Archives de catégorie : Editions numériques / Digital Publishing

Accord entre l’état Français et Google avec un fond de 60 millions d’euros pour les éditions numériques

L’accord signé entre Google et les éditeurs de presse français est basé sur un “partenariat commercial” destiné à aider la presse à se développer sur internet et à “accroître ses revenus en ligne”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du géant américain.

ipad“Nous avons trouvé un accord qui est principalement basé sur un partenariat commercial”, a déclaré ce responsable, qui tient à préciser qu’il ne s’agit pas d’allouer une enveloppe aux éditeurs de presse mais “d’initier de nouveaux projets ensemble”.

“Le premier projet consiste à conclure des accords commerciaux avec les éditeurs pour les aider à tirer le meilleur parti d’internet et accroître leurs revenus en ligne, au moyen de solutions publicitaires”, via notamment les plateformes spécialisées du géant de l’internet AdSense, AdMob et AdExchanges.

La deuxième partie de l’accord prévoit la mise en place par Google d’un fonds pour l’innovation dans la presse numérique, doté de 60 millions d’euros, afin d’encourager et de stimuler l’innovation digitale dans les médias.

Ce fonds “sélectionnera des initiatives prometteuses qui permettront de faire émerger en ligne de nouveaux contenus digitaux”, a précisé le porte-parole.

En Belgique, un accord similaire était intervenu au terme d’un bras de fer de six ans entre Google et Copiepresse, l’organisme qui défend les intérêts des journaux belge et francophones.

Il prévoyait un partenariat commercial destiné à stimuler la fréquentation des sites de ces journaux et de les aider à monétiser leurs contenus en ligne, ainsi que l’achat par Google d’espaces publicitaires auprès des éditeurs. Parallèlement, les éditeurs s’étaient engagés à faire appel aux solutions publicitaires de Google.

Depuis début décembre, les patrons de presse et les représentants du moteur de recherche américain se sont réunis jusqu’à plusieurs fois par semaine avec le médiateur nommé par le gouvernement, Marc Schwartz, du cabinet de conseil Mazars.

Les éditeurs de presse exigent que Google paie des droits voisins du droit d’auteur, au regard des importants bénéfices publicitaires qu’il réalise en se contentant de référencer leurs titres.

Le président de la République, François Hollande, qui avait reçu à la fin octobre Eric Schmidt, avait annoncé qu’une loi pourrait “intervenir si nécessaire” pour faire payer une taxe à Google, dans l’hypothèse d’un échec des négociations avant fin décembre.

Le gouvernement avait ensuite accordé un mois supplémentaire aux différentes parties, jusqu’au 31 janvier.

Thierry Barbaut

Source: Lepoint.fr

Vidéo: Le marché Français semble porteur graçe au numérique

Deuxième marché culturel en chiffre d’affaires derrière le livre et de la même taille que le marché des entrées salles, le marché vidéo occupe une place déterminante dans le paysage audiovisuel. Même s’il est moins contributif que les chaînes de télévision dans ses contributions au CNC (Taxe Vidéo et Taxe sur la VOD), même s’il semble moins spectaculaire que le marché de la salle, le marché vidéo demeure l’un des piliers de l’économie des films, des séries, du spectacle vivant, de l’animation et du documentaire.

Le secteur vidéo indispensable à l’économie du secteur

Le Syndicat de l’édition vidéo numérique (SEVN) a présenté ce matin le Bilan 2012 du marché vidéo, du DVD à la VOD.

 

Place d’autant plus importante que la vidéo compte pour 20 à 50% de l’amortissement d’un film de cinéma. Si le marché du DVD pique du nez, c’est toute la profession qui risque de se planter ! En 2011, le marché vidéo a perdu 110 millions d’euros.

Une perte identique en 2012 aurait eu l’effet d’une douche froide pour tous les éditeurs. C’est donc avec une certaine fierté que Pauline Grimaldi, la présidente du SEVN a annoncé que pour l’année 2012, le repli du chiffre d’affaires n’a été que de 5%,, soutenu par les évolutions positives du Blu-Ray et de la VOD.

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En restant au dessus de 1,3 milliard d’euros de recettes, le marché de la vidéo offre finalement une belle résistance dans un contexte économique compliqué. Ajoutons que ces statistiques ne comprennent pas les ventes réalisées en kiosque et qui comptent, selon les cas, pour 10 à 30% des ventes à 8 semaines.

 

La France fait mieux que le Royaume-Uni

Si l’on compare le marché français aux principaux marchés vidéo du monde, il enregistre le 3ème repli, derrière l’Allemagne et les Etats-Unis, mais loin devant le Royaume-Uni qui lui dévisse complètement alors qu’il a toujours été le marché le plus dynamique en Europe.

La VOD dépasse le DVD en volume et le Blu-Ray en valeur

En volume, le DVD s’est vendu à 65 millions d’unités (105 millions en quantités éclatées, chiffre publié par le CNC et GFK), tandis que le Blu-Ray atteint 14 millions d’unités vendues. La VOD a vendu plus de 60 millions de séances, sans prise en compte du marché adulte. Si on ajoute les ventes de films adulte, la VOD dépasse en nombres de transactions le nombre de DVD vendus en 2012, comme nous l’avions prévu en début d’année 2012. Certes, l’écart de recettes entre les 2 activités reste important du fait de la différence de prix de vente unitaire. Mais en volume, cela offre une place désormais incontournable à la VOD.

A 200M€ le marché VOD franchit un palier sans toutefois avoir explosé en 2012. Au delà du piratage, l’offre TNT et le lancement de 6 nouvelles chaînes offre de nombreuses alternatives gratuites aux consommateurs. Si on ajoute que de nombreuses chaînes offrent des programmes en HD alors que la plupart des programmes VOD sont en SD, cela permet d’expliquer que la croissance est à 2 chiffres, mais elle ralentit d’année en année. Les trois premiers films du Top ont vendu plus de 300.000 séances chacun, en nette augmentation par rapport à 2011.

 

Avec un CA adulte compris de 250 M€, la VOD coiffe sur le poteau le marché du Blu-Ray qui s’établit à 225 M€.

Bien qu’il soit en repli de plus de 12%, le DVD continue à représenter 80% du marché de la vidéo physique, le Blu-Ray 20%. La VOD pèse 15% du marché total. Aux Etats-Unis, la VOD est nettement plus en avance puisque grâce au poids de la SVOD, le digital pèse 28% du CA du marché vidéo à fin 2012. Cela nous donne une idée de ce que pèsera le marché digital en France lorsque la SVOD aura pris son essor.

Le marché du Blu-Ray demande à confirmer

Le Blu-Ray affiche une progression de 9,3%, mais cela reste deux fois moins important qu’en 2011 (+18%). Une croissance certes, mais qui ralentit. Pour le SEVN, l’explication se trouve dans le déploiement du parc de lecteurs « composé aux ¾ de PS3 et de FreeBox Revolution. La présence d’un lecteur de Blu-Ray dans les nouvelles box de Numericable et d’Orange devraient soutenir la croissance du marché en 2013. »

Le Blu-Ray occupe une place de plus en plus importante dans les ventes, en particulier pour les films d’action et pour les films qui comportent de nombreux effets spéciaux.

Le marché de la VOD adulte en repli

Les statistiques fournies par le SEVN isolent désormais les ventes VOD des films adulte (afin d’avoir un périmètre de comparaison identique au marché physique qui ne prend pas en compte cette catégorie), ce qui permet non seulement d’en calculer le poids, mais aussi l’évolution.

En 2012, le marché de l’adulte aurait donc généré 50 M€ de CA contre 57 M€ en 2011 (-12%) et son poids dans les ventes VOD serait passé de 26% à 20% en 2012.  Un phénomène à prendre en compte car cette catégorie de programmes a toujours été un des piliers de la rentabilité des plateformes de VOD depuis leur apparition en 2005.

Plusieurs facteurs expliquent le repli de l’adulte en VOD : la première raison de cette baisse est le piratage du contenu X par les “tube” qui proposent une offre très importante (qui n’existe pas pour les films de cinéma). De plus, l’accès aux plateformes légales est de plus en plus complexe, en particulier dans les Box, mais aussi sur les TV connectées où il n’y a quasiment pas d’offre de programmes pour adultes.

L’offre VOD la plus importante d’Europe

Avec 29.000 programmes disponibles, dont 9.000 films, le SEVN se félicite que la France propose l’offre VOD la plus large en Europe. Les scores atteints par les films en 2012 prouve que le marché est très dynamique (425.000 séances vendues par Intouchables) et que dans certains cas, la VOD dépasse de très loin les performances du DVD : c’est par exemple le cas de Hollywoo qui a réalisé 378.000 séances en VOD alors qu’il n’a pas dépassé 100.000 ventes en DVD et en Blu-Ray.

La SVOD en question

Le représentant de TF1 a été interrogé sur le projet de SVOD entre TF1 et M6. Selon lui : «cela fait partie des chantiers possibles. Mais la SVOD c’est de la Pay TV thématique. Il faut savoir que les business plan de la SVOD sont compliqués et qu’en plus il n’y a pas eu de grosse progression du marché». Tristan du Laz conclut : «le niveau d’obligations est trop élevé et s’avère décourageant».

Cela maintenant plus de quatre ans que TF1 et M6 discutent de la mutualisation  de leurs activités de vidéo à la demande, payante et gratuites.  Le projet M1, qui mixait la VOD à l’acte et le Replay n’a jamais abouti, faute de réelles synergies entre les offres des deux chaînes. Aujourd’hui,  ce rapprochement aurait sans doute du sens sur les séries, mais sur le cinéma, aucune des deux chaînes ne disposent en propre d’un catalogue assez fourni pour nourrir un service par abonnement.

Pour le moment, TF1 semble plus préoccupé sur les expériences de second écran pour ses grands rendez-vous d’audience. Logique, car cela doit permettre à terme de développer le chiffre d’affaires publicitaire. L’abonnement n’est pas le point fort d’une chaîne gratuite.

Les marchés physiques et dématérialisés se croiseront en 2017

Si les tendances actuelles se confirment, j’estime qu’en 2017 le marché physique et le marché vidéo pourraient se croiser autour d’un volume d’affaires de l’ordre de 600 à 700 millions d’euros. Ce qui laisse supposer que la taille globale du marché ne subisse pas de réelle modification d’ici, oscillant entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros. Ce n’est qu’une projection, sachant que certains analystes américains anticipent la disparition complète du DVD au début des années 2020. Si on se tient à notre projection, il se vendra encore des supports physiques en 2020, probablement uniquement du Blu-Ray.

 

Le cinéma, moteur des ventes de vidéo

Quel que soit le support, c’est toujours le cinéma qui est la locomotive des ventes de vidéo. Le film, bien qu’en repli de 8,2% en 2012, représente 62% du CA des ventes physiques. Au sein de la famille cinéma, les films français s’en sortent plutôt bien en affichant une croissance de +0,9% alors que les films américains sont en recul de 4,5%. Le cinéma américain, malgré la performance de Intouchables à plus d’un million de DVD écoulés, reste leader en part de marché avec un CA de 434 M€ et une part de marché de 62,8%. Si l’on isole le support Blu-Ray, la part de marché du cinéma américain grimpe à 74,5 %.

 

UltraViolet attendu fin 2013

9 millions de comptes ouverts aux Etats-Unis, près de 200.000 en Grande-Bretagne, mais toujours rien en France. Pourtant, le SEVN est confiant. UltraViolet sera lancé en France avant la fin de l’année. «Ultraviolet amènera plus de valeur sur le marché. C’est une proposition d’EST (téléchargement définitif) ouverte, elle redonne de la valeur au support physique» selon l’un des éditeurs membre du SEVN.

 

Des éditeurs vidéo réformateurs

Très sincèrement c’est bien la première fois que je sens chez les éditeurs du SEVN un tel désir envers le numérique. Bien que le Président du Syndicat des Editeurs de Vidéo à la Demande ait été absent, la VOD est au cœur des préoccupations du SEVN. Un SEVN qui se met en ordre de bataille pour défendre ses intérêts et qui a fait état de propositions pour lutter contre la piraterie et faire évoluer le secteur :

  • 4 propositions pour lutter contre le piratage : maintien de la réponse graduée sur le P2P et extension au streaming, blocage et déréférencement des sites qui exploitent de manière illicite les œuvres protégées, responsabilisation des régies qui participent au financement des sites pirates, contraindre les acteurs du paiement en ligne à bloquer les flux financiers des sites illégaux.
  • Révision de la chronologie des médias en permettant aux films sortis en salle au 3ème trimestre 2013 de pouvoir être disponibles en vidéo avant la fin de l’année. C’est à dire que les films sortis entre juillet et septembre devraient pouvoir sortir dans un délai inférieur à 4 mois. Tout simplement parce que les 2 derniers mois de l’année représentent 30% des ventes de vidéo.
  • Demande de sortir la chronologie des supports physiques de la loi pour être introduite dans un accord interprofessionnel, comme la VOD.

2013, année charnière

Bien que le SEVN ne se soit pas livré à un exercice de prévision pour 2013, on peut anticiper la poursuite de la lente décroissance du marché DVD, l’augmentation quelque peu poussive (inférieure à 10 points) du marché du Blu-Ray et la progression soutenue de la VOD, surtout si les nouvelles offres de SVOD réussissent leur entrée sur le marché. Le marché 2013 devrait donc se situer entre 1,2 et 1,3 milliard d’euros.

C’est plutôt du côté réglementaire que la bataille va se jouer. Mission Lescure, Loi sur l’audiovisuel, modification de la chronologie, évolution des aides sélectives et automatiques du CNC. Autant de discussions et de négociations qui pourraient modifier les règles du jeu du marché vidéo. En espérant que tout cela profite aux ventes vidéo !

Contrairement à une idée reçue, non seulement la vidéo fait de la résistance, mais elle s’offre de réelles perspectives de développement avec le déploiement des offres numériques.

@plechevallier

France : le Top 20 des marques consacre l’avènement du numérique

Dans le  baromètre annuel d’Havas Media, 9 des 20 marques “les plus présentes dans la vie des Français” sont issues de l’informatique ou du Web.

 

Les géants du Web ou les fabricants d’ordinateurs ou de smartphones entrent de plus en plus dans la vie quotidienne des Français. Au point que les marques associées soient désormais plus populaires que les marques historiques du pays.

C’est ce qui ressort du Top 20 des marques les plus présentes dans la vie des Français élaboré par l’institut CSA pour le compte d’Havas Media. En effet, 9 des 20 marques du palmarès sont issues de l’informatique, du mobile ou du Web.

Chute des marques patrimoniales françaises

La médaille d’or est ainsi prise par Google, suivi de Facebook et de TF1. Orange prend la 6e place. Seules Coca Cola, 5ème, et Mac Donald’s, 10ème, font exception dans un Top 10 qui consacre fortement les univers du digital, des media et des nouvelles technologies. La marque Samsung entre dans le top 10 directement à la 7ème place.

Microsoft est 11e tandis que YouTube gagne 9 places pour se hisser au 12e rang. Apple est juste derrière (+6), SFR est 16e et Free gagne 5 rangs pour entrer dans le top 20 à la 17e place.

Cette ‘digitalisation’ se fait donc au détriment de grandes marques patrimoniales françaises comme L’Oréal qui perd 8 places (24e), Danone qui perd 7 places (14e) ou encore Renault (14e alors qu’il était 9e l’an passé).

Pour Havas Media, “les réseaux sociaux, le mobile et les usages de plus en plus importants des tablettes tactiles ont créé un véritable trait d’union entre les marques et les individus. Le digital autorise et banalise les conversations en temps réel avec les marques. Celles qui ne se sont pas mises en position de converser avec leurs publics, d’entrer en interaction via les sites, pages fans, applications, mobile et autres media deviennent moins centrales et ont du mal à garder le contact avec le public devenu acteur de la relation”.

Edito: Ce qui serait possible en 2013 dans le Web 2.0, et les nouvelles technologies en général

2013 sera riche en développements et en innovation.

L’innovation est pour moi comme pour beaucoup d’entreprises LE mot clef qui va permettre de passer cette période de crise en développant son CA.

 

– L’édition numérique

Les chiffres sont éloquents: Nous allons passer de 1,2% (pourcentage des parts de marché du livre en version numérique) à 18% en 2015.

Les ventes de papiers sont désormais plus faible que le numérique, dans la presse comme dans le livre.

De nombreux groupes privilégient le format digital et s’associent à des constructeur pour lancer leurs propres tablettes tactiles (France Loisirs, la Fnac, etc…) Avec bien sûr en toile de fond le désir de s’approcher du Kindle le produit phare d’Amazon, véritable Business model à lui seul car meilleur objet vendu sur le site Amazon.com !

Tous les constructeurs sortent leurs tablettes et leurs systèmes d’exploitation, Google, Sony, Nokia,etc… Et bien sur tous regardent la succès story de l’Ipad et de l’IPhone.

On n’ose mème enfin dire que: « Le numérique est à lui seul un levier de l’économie française »

En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015
(source industrie.gouv.fr)

 

 

 

 

– WEB 2.0, Smartphones & Tablettes + Géolocalisation & réalité augmentée…

Là aussi pas la peine de revenir sur le développement colossal du e-commerce, qui se nomme maintenant f-commerce (Facebook) m-commerce (Mobile) et ainsi de suite selon les supports ou les systèmes utilisés.

Mais ce qui bouleverse ce secteur c’est le Web 2.0 participatif et géolocalisé.
Non seulement vous pouvez savoir ou vous êtes et ou vous voulez aller mais aussi comment et ce que vous pourrez y trouver, du particulier, au touristes (potentiel énorme du tourisme en France pour la clientèle étrangère) en passant par le professionnel qui a besoin de nombreux services comme, hôtels, parkings,horraires, traduction, etc. etc…

Le SoLoMo, social – Local – Mobile est de plus en plus à la mode et les applications associés aussi.
La réalité augmentée apparait et permets d’utiliser pour la plupart des cas l’appareil photo de son smartphone pour y associer des applications mobile, elles s’interfacent avec ce que voit l’appareil et propose des services connectés !

Là aussi donc bouleversement présent et à venir !

 

 

– Dématérialisation, numérisation & Externalisation

De nombreuses entreprises prennent conscience qu’il faut se concentrer sur son savoir-faire et confier le reste à des prestataires. C’est un process, c’est un changement mais en temps de crise cela permet de faire des économies et de se recentrer sur son cœur de métier en focalisant ses forces vives sur l’expertise de l’entreprise.

Là aussi l’offre est importante, que ce soit en dématérialisation RH (Novapost) ou en externalisation de process, que ce soit en stockage physique, (avec enfin la possibilité de consulter ses archives sur une plateforme online en mode SAAS) et grâce aux solutions CMS: Drupal, WordPress, SPIP, Magento etc… Solutions a succès car des milliers de sites s’ouvrent chaque jours.

Là aussi cela touche de nombreux secteurs (devrais-je dire TOUS les secteurs ?) RH, administration, musées, privé, politique et grande consommation. Avec des surprises, comme le fait que les plus de 50 ans acceptent plus de passer au “zéro papier” que les “geeks” !

Une initiative intéréssante aussi pour Smartsy, application mobile dédié a l’image ou les possibilités offerte par la reconnaissance de photos, d’images et de logos sont quasiment sans limites.

A suivre…
Thierry Barbaut

Le duo Google/Samsung prépare un iPad killer

L’iPad 3 va se retrouver face à un nouveau concurrent. Les deux principaux concurrents d’Apple préparent une contre-attaque avec une tablette 10 pouces haut de gamme.

Visiblement, Google et Samsung veulent mettre la pression à Apple.

À peine, la rumeur de l’iPad Mini se confirme que le duo américano-coréen laisse filtrer la préparation d’une nouvelle tablette dont le format et les caractéristiques ne laissent aucun doute sur la stratégie engagée.

Selon le site américain Cnet, une tablette dotée d’un écran de 10,1 pouces est en train de voir le jour. Si la Nexus 7 à 99 dollars est destiné à attaquer la Kindle Fire sur le low cost, la vocation du projet Google/Samsung est d’attaquer le haut de gamme, en l’occurrence l’iPad 3, dit, nouvel iPad.
Pour ce faire, l’écran offrira une résolution de 2560×1600 pixels pour une densité de 299 points par pouce. Ces performances pourraient donner un coup de vieux au nouvel iPad dont la résolution est de 2048 x 1536 pixels à 264 pixels par pouce.

Thierry Barbaut

Dématérialisation: Une direction spécifique pour un sujet transverse ? Aucun service n’échappe à la dématérialisation

Marketing, comptabilité, achats, production…
Tous les services de l’entreprise succombent aujourd’hui aux charmes, amis aussi aux contraintes de la dématérialisation.

Aussi, la nécessité d’uniformiser le processus et de le piloter de manière globale apparaît-elle de plus en plus prégnante.

De quoi justifier la création d’un poste de direction spécifique, ou à défaut d’un chef de projet , pour un rôle néanmoins plus temporaire que durable.

Le 30 novembre dernier, dans le cadre des 4es Assises du numérique, le ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Eric Besson, présentait officiellement le bilan du programme France Numérique 2012 et proposait de nouveaux objectifs à l’horizon 2020. En ce qui concerne le développement de l’administration électronique, ceux-ci étaient clairs : “100 % des démarches [administratives, ndlr] les plus attendues seront disponibles sur Internet” d’ici 2013, et d’ici 2020 “le papier devra être définitivement abandonné et l’intégralité des démarches administratives seront dématérialisées.”

Ni plus, ni moins ! Abolir purement et simplement l’utilisation du papier, c’est bien là toute l’ambition de la dématérialisation. Et pas seulement pour l’Etat puisque, s’adressant aux entreprises, le ministre ajoutait que “la maîtrise du numérique deviendra autant un enjeu de survie que de compétitivité”. Encore faudra-t-il être capable de mettre en œuvre ce processus…

Au milieu du gué Si la dématérialisation s’est installée en entreprise, dans les faits, les professionnels demeurent au milieu du gué. “Lorsque l’on ne s’affranchit pas totalement du flux papier, et que l’original reste le papier, on ne fait pas de la dématérialisation pure”, explique Charles du Boullay, directeur général de CDC Arkhinéo, filiale de la Caisse des dépôts. Etienne Plouvier, responsable des solutions dématérialisation chez Atos, un des géants du secteur, abonde en ce sens et pointe cette distinction : “Nous observons deux types de dématérialisation sur le marché : la dématérialisation simple où le document papier va servir d’original et de preuve devant un juge lorsqu’il y a un litige, et la dématérialisation fiscale où l’on va créer un document d’origine électronique qui aura valeur légale du consentement d’une personne, par exemple lors de la signature d’un contrat.”

Car supprimer le papier n’est en réalité pas si simple ! Si dans le premier cas, on se sert bien d’outils de numérisation et de dématérialisation des flux (e-mails par exemple) dans le but de simplifier les processus internes et de réduire les coûts, on ne peut s’affranchir totalement de la référence papier en cas de contrôle ou de procédure administrative. Le premier pas vers ce type de dématérialisation existe ainsi depuis le début des années 2000, sous le nom de GED, et consiste à faire circuler des documents électroniques dans l’entreprise au lieu des originaux papiers. Il suivait le mouvement initié au début des années 90 par les EDI. Ces échanges de données par voie électronique, de système d’information à système d’information, impliquaient encore “la conservation de l’original papier à valeur juridique pour les contrôles fiscaux”, rappelle Charles du Boullay.

La double contrainte, légale et technologique Le développement de la dématérialisation totale a été conditionné par une double contrainte. Légale tout d’abord avec l’ouverture progressive du cadre législatif européen entourant les documents à valeur de preuve : contrats, factures, relevés client. “Les lois ont précédé les usages, ce qui est très rare”, souligne Nathalie Schlang, directrice Marketing et Développement de CertEurope. En France, deux dates clefs ont dès lors permis la libéralisation du secteur. Le 13 mars 2000, l’application de la directive européenne sur la signature électronique a d’abord permis d’accorder la même valeur à un document électronique qu’à un document papier, avec les premières définitions d’une signature électronique notamment.

L’autre grande date correspond à la transposition en juillet 2003 de la directive européenne de décembre 2001 sur la facture électronique. Tout un arsenal de normes et de certifications vient compléter cet encadrement avec notamment la définition électronique de la fiche de paye en 2009 (NFZ42-025), mais aussi l’archivage (NFZ42-013) ou le coffre-fort numérique (NFZ42-020). Elles permettent de s’assurer de la conformité à un certain nombre de critères des solutions produites ou achetées.

L’autre obligation est d’ordre technologique. Les acteurs doivent de ce point de vue réunir les conditions de sécurité nécessaires à la mise en place de la dématérialisation. C’est le rôle des tiers de confiance dont fait partie Nathalie Schlang, qui explique que “si l’on veut vraiment supprimer le papier, il faut que l’on soit sûr que ces documents soient signés électroniquement et horodatés, ce qui permet de valider la traçabilité d’un document et garantir son intégrité”.

Plus qu’une simple réduction des coûts Dans ce contexte, la dématérialisation touche toutes les entreprises. Pourquoi un tel engouement ? Pour Etienne Plouvier, la dématérialisation demeure, même en ces temps de crise, “l’un des rares secteurs dans lequel les entreprises investissent encore, parce qu’elle génère des réductions de coûts”. Une réduction immédiate des frais liés à la consommation de papier, d’encre et de traitement d’abord, mais aussi de frais de mise sous pli, d’expédition, de transport ou de stockage.

Pourtant selon Charles du Boullay il existe d’autres avantages : “Paradoxalement, ces économies viennent presque après car les plus gros bénéfices concernent la manière de travailler, la qualité du travail et du service rendu, et la perception que va donner l’entreprise à ses clients.” La liste des avantages est longue : meilleure réactivité, valorisation qualitative du travail, développement de nouveaux services pour les clients, sans négliger la valorisation du patrimoine documentaire et l’impact favorable sur l’environnement !

La migration vers le “zéro papier” intéresse ainsi en premier lieu les secteurs qui consomment énormément de papier ou ceux qui impliquent de nombreux intermédiaires. Grande distribution d’abord, puis l’industrie et le secteur automobile habitués au travail collaboratif ont vite été imités par les banques, assurances, et autres opérateurs de service. Mais les grands groupes ne sont pas les seuls à être concernés. Dans les plus petites structures, générant beaucoup de petites commandes ou avec des clientèles nombreuses, la dématérialisation apporte aussi des économies en temps et en argent significatives. Charles du Boullay insiste sur ce domaine trop souvent négligé : “Dans le monde des petites PME et des TPE, il y a un secteur dans lequel il faut absolument dématérialiser, c’est la relation client.”

Par où commencer ? Au sein de ces entreprises, il reste encore à déterminer comment s’y prendre. Un constat partagé par Nathalie Schlang : “On se rend compte dans tous ces projets que les entreprises ont envie de dématérialiser, mais souvent elles ne savent pas par où commencer.” Historiquement, la dématérialisation était réservée au traitement des documents, qui constituait souvent la première étape du processus. Logique, puisque sa fonction première est bien de simplifier l’accès aux documents numérisés, d’automatiser leur indexation, et de sécuriser leur archivage et leur stockage.

Cependant, même cette gestion des documents est en train d’évoluer vers des politiques de gestion des connaissances, en créant un accès central aux ressources intellectuelles. Côté commercial, les habitudes sont également en train de changer, poursuit Nathalie Schlang, car “le retour sur investissement de la signature de contrat en ligne est immédiat car elle permet de limiter les pertes et les abandons de procédures”.

“Même le marketing commence à s’y mettre, car ces services comprennent que c’est un moyen d’accélérer les ventes et ne considèrent plus la dématérialisation comme un outil uniquement administratif”, ajoute-t-elle. Dernièrement ce sont les ressources humaines qui ont à leur tour été au cœur de ces problématiques, avec l’apparition d’une dématérialisation complète du dossier du salarié, au-delà de celle du bulletin de paye. De façon générale, tous les collaborateurs de l’entreprise sont donc en train de s’approprier ces nouveaux usages.

Et les champs d’application de la dématérialisation apparaissent désormais extensibles dès qu’il existe des documents en circulation. Elle concerne maintenant l’ensemble des échanges internes : achats, du bon de commande émis, au paiement, en passant par la facture, mais aussi production, gestion, comptabilité et finances. Aucun service n’y échappe ! En externe, elle touche en premier lieu les échanges avec l’administration fiscale. Sylvain Arquié confirme : “La dématérialisation s’est imposée sur toute la chaîne de la gestion, et impacte aussi bien l’entreprise en interne, que dans ses rapports avec ses fournisseurs, ses sous-traitants ou l’administration.”

A sujet transverse, direction transverse Tout ce beau monde doit donc être impliqué, mais de façon coordonnée. En effet, la dématérialisation est une chaîne qui impose que chacun puisse communiquer avec les autres. “Il faut veiller à la connexion avec les autres systèmes d’information : gestion des stocks, achats, etc.”, considère Nathalie Schlang. Par ailleurs, l’intégration d’un tel processus entraîne des problématiques transverses, allant de l’étude, à la conduite du changement, en passant par l’analyse légale et la mise en place de solutions techniques. “Il faut un dialogue entre ces différentes compétences techniques et légales pour mettre en place ce type de processus”, affirme ainsi Etienne Plouvier.

Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas : “Aujourd’hui, dans les entreprises, on envisage la dématérialisation par compartiments : contrats, bons de commande, factures, documentation interne, alors qu’il faudrait la concevoir comme une chaîne et intégrer par exemple la dimension d’archivage”, regrette ainsi Nathalie Schlang. Pourtant les solutions techniques sont adaptées : “Il peut y avoir des contraintes technologiques liées au défaut d’équipement, mais aujourd’hui les solutions existent et sont de plus en plus simples et abordables à mettre en place, dans la mesure où beaucoup sont en mode SaaS”, ajoute-t-elle.

Cette transversalité demande enfin une volonté et une implication forte de la part de la direction. “Pour que cela fonctionne il faut qu’il y ait un patron ou un chef de projet, porté par la direction”, explique Charles du Boullay, avant d’évoquer la nécessite de “faire un effort pédagogique auprès des salariés” car “ils ne voient pas forcément le côté retour sur investissement qu’apporte la dématérialisation.”

La dématérialisation ne doit surtout pas être perçue comme un risque pour leur emploi. Pour Nathalie Schlang, cette résistance “culturelle” au changement est normale : “Les principaux freins sont les difficultés à changer les habitudes, mais aussi le besoin d’accompagnement et de formation des utilisateurs une fois que le projet est mis en place.” La décision de l’implantation par la direction doit ainsi être adoptée par les employés pour son bon déroulement. “Il faut susciter l’adhésion, former correctement les gens, et leur expliquer pourquoi cela va enrichir leur travail et ne pas être forcément facteur de licenciement”, note Sylvain Arquié.

Pour éviter que chacun ne dématérialise dans son coin, s’impose la nécessité de structurer et d’encadrer ces démarches. Ce qui n’empêche pas de sélectionner quels services devront lancer le processus de dématérialisation, avant de l’étendre éventuellement à l’ensemble de la structure. Reste une question : à qui confier de tels projets au sein de l’entreprise ? Premier écueil selon Etienne Plouvier : “Il faut prendre en compte la dimension multidisciplinaire de la dématérialisation et ne pas tomber dans des projets impliquant uniquement la direction informatique, marketing ou commerciale.”

Pour que chacun se sente concerné, créer une direction de la dématérialisation se justifie dans certains cas, selon Sylvain Arquié : “Cela dépend de la taille des entreprises. Pour qu’une chaîne de dématérialisation fonctionne, il faut que tout soit en corrélation, en harmonie, avec des normes identiques, pour que tout puisse communiquer. Une direction de la dématérialisation proprement dite peut donc être pertinente dans les grands groupes.” Ce besoin de complémentarité justifie aussi une telle direction pour Nathalie Schlang : “Ces directions paraissent logiques, car si la mise en place est uniquement confiée à la Direction des systèmes d’information, elle sera forcément moins concernée par certains aspects, comme le juridique, par exemple.”

Néanmoins cette idée ne fait pas l’unanimité. Pour les autres, la méthodologie imposée (analyse des besoins, modélisation, implémentation technique du processus et accompagnement du changement humain) s’apparente plutôt à une gestion en mode projet. Pour sa part Sylvain Arquié développe sa propre vision d’une telle équipe : “Plutôt une structure relativement petite, mais qui par contre doit avoir un ou plusieurs correspondants dans chaque service transverse.”

Charles du Boullay précise : “Sur le plan technique, ces projets sont portés par les directions informatiques”, ajoutant que “l’informatique est plutôt l’exécutant, mais cela peut être piloté par le fonctionnel.” C’est aussi une question de taille : “Dans le cas de moyennes et grosses PME, ces projets sont directement portés par la direction générale”, complète-t-il, avant de s’interroger sur la pertinence de telles structures à long terme, tant la dématérialisation sera omniprésente : “La dématérialisation va devenir tellement naturelle, qu’à un moment donné un directeur de la dématérialisation n’aura plus tellement de sens.”

3 questions à Sylvain Arquié, président de Groupe Solutions et Infopromotions, et directeur du salon Solutions-Dématérialisation*

“Il n’y a pas de bastions de résistance”

Dans quellesmesure la fonction de directeur de la dématérialisation se développe-t-elle ? Aujourd’hui, il existe assez peu de professionnels arborant un titre de directeur de la dématérialisation. Mais si le titre est rare, la fonction elle, existe bien. Il y a bien évidemment dans les entreprises des gens en charge de cela. La mise en œuvre appartient majoritairement à la direction informatique parce qu’il s’agit de flux informatiques avant tout. Mais la dématérialisation reste une problématique
véritablement transversale, et doit concerner tous les processus de l’entreprise en relation avec les services opérationnels. Car ce sont les services concernés en bout de chaîne qui peuvent expliquer et transmettre leur fonctionnement, leurs besoins et leurs demandes.

Selon la taille des entreprises l’organisation nécessaire à la mise en place de la dématérialisation ne sera pas la même : dans une PME de 40 personnes par exemple, ce sera du ressort du dirigeant seul, tandis que dans une entreprise de 200 ou 1 000 personnes, ce sera celui du service informatique. En tout état de cause, les services dédiés à la dématérialisation sont l’affaire de très grosses sociétés.

Les nouveaux territoires de l’entreprise récemment investis ? Au départ le document a été dématérialisé pour pouvoir être géré plus facilement. Il s’agissait d’une motivation pratique. Ça a été la première dématérialisation avec la GED. Ensuite il y avait des échanges vraiment axés sur les grands donneurs d’ordres de sous-traitants, pour gagner de la flexibilité, de la rapidité, aux frontières du travail collaboratif. C’est de ce type d’applications, qu’est née la dématérialisation, avec ce qu’on appelait l’EDI. Aujourd’hui la signature électronique désormais actée de façon légale, permet à deux PME de s’envoyer des recommandés ayant valeur probante. Ainsi il devient possible de ne plus avoir du tout de papier et de gérer de plus en plus d’échanges de documents, uniquement de façon électronique. Par ailleurs, d’autres thèmes avancent en ce moment autour des notions de sécurité et d’authentification, notamment la signature électronique et les coffres-forts électroniques.

Les derniers bastions de résistance ? Il n’y a pas de bastions de résistance à proprement parler, car c’est juste une question de temps. Il existe plutôt des petites résistances inconscientes. C’est une question de transformation d’habitudes et ceux qui ne prennent pas le train en marche risquent de disparaître. Mais il n’existe pas d’autres résistances car ce n’est pas dans l’intérêt des entreprises. En tout cas dans le champ d’application de la dématérialisation puisque la production physique ou la logistique par exemple ne seront jamais dématérialisées !

En revanche tout ce qui est information au sens large a vocation à se dématérialiser progressivement. Il y a trois 3 ou 4 ans encore, pouvaient exister des freins technologiques comme l’absence de signature électronique vis-à-vis de certaines administrations, mais là aussi ces verrous sont en train de tomber.

Par Pierre Havez
www.lenouveleconomiste.fr

 

Les enfants de plus en plus fans de tablettes et liseuses !

Un sondage de l’institut CSA souligne la hausse de l’utilisation des tablettes tactiles chez les moins de 12 ans, alors que de nouveaux produits destinés aux enfants s’apprêtent à être commercialisés.

La tablette tactile est-elle en passe de devenir le nouveau compagnon des plus petits? C’est ce que porte à croire un sondage de l’institut CSA pour l’observatoire Orange Terrafemina publié aujourd’hui. Il souligne l’utilisation de plus en plus fréquente des tablettes tactilespar les enfants dans les foyers équipés: selon les parents, 71% de leur(s) enfant(s) de moins de 12 ans «utilise(nt) fréquemment ou de temps en temps» la tablette présente dans le foyer, 67% la liseuse, 55% l’ordinateur, 51% la TV connectée et 43% le téléphone multifonction.L’utilisation «précoce» des nouveaux outils numériques par les jeunes enfants semble «être souvent consciemment initiée par les parents», dont l’achat d’applications spécialisées se développe, note le rapport. Plus d’un tiers des possesseurs de téléphone multifonction ou de tablette (38%) déclare avoir déjà acheté «au moins une fois une application spécialement pour un enfant de moins de 12 ans, 27% l’ayant même fait plusieurs fois». Parmi ces applications, les plus fréquentes sont les jeux: 84% des parents concernés par l’acte d’achat déclarent avoir déjà acheté une application «pour jouer», 46% une «application éducative» (de lecture, d’écriture, de culture) et 36% une application «pour raconter des histoires».

Alors que les ventes mondiales de tablettes informatiques devraient dépasser les 100 millions d’unités cette année, les terminaux spécifiquement destinés aux enfants connaissent un succès commercial croissant. Leap Pad, la tablette du leader américain Leap Frog, vient d’être primée aux États-Unis par le site Toy Insider. Quant à la chaîne de magasins de jouets Toys’R’Us, elle s’apprête à lancer le 21 octobre son propre appareil baptisé «Tabeo», un écran tactile de 7 pouces de diagonale (17,8 centimètres) vendu 149,99 dollars (115 euros).

Une utilisation qui fait débat

«Ces nouveaux comportements ne semblent en tout cas pas inquiéter les parents, puisque 76% d’entre eux considèrent que c’est une bonne chose que les plus jeunes enfants se familiarisent de plus en plus tôt avec les nouveaux outils numériques», peut-on lire dans le rapport publié aujourd’hui. De la même manière, seuls 12% des parents estiment que cela sera plus tard «un désavantage pour les enfants, car cela les habitue à avoir accès à tout facilement sans faire d’efforts».

Cet enthousiasme est tempéré par de nombreux professionnels de santé, comme le psychiatre Serge Tisseron , pour qui «le jeune enfant a besoin en priorité d’autres choses que d’écrans». «De la même manière que la culture du livre a précédé celle des écrans, le jeune enfant a d’abord besoin de repères spatiaux et temporels que rien ne permet mieux de construire que les jouets traditionnels et les livres d’images», peut-on lire sur son blog. «Si les écrans prennent trop tôt la place des activités traditionnelles, l’enfant risque d’être fragilisé par eux et d’échouer à construire une pensée organisée et logique», ajoute-t-il.

Ce sondage intervient alors que les pouvoirs publics s’interrogent sur l’utilisation des nouvelles technologies au sein de l’institution scolaire. Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, souhaite mettre en place un conseil de l’innovation afin d’étudier la question, tandis que le rapport de l’Académie des sciences concernant l’effet des écrans sur les cerveaux des enfants devrait être rendu public en janvier 2013.

Thierry Barbaut
www.lefigaro.fr

 

Google Play passe les 25 milliards de téléchargements

Le magasin d’applications Android de Google compte aujourd’hui 675 000 titres.

Google a annoncé avoir franchi le cap des 25 milliards de téléchargements avec son magasin d’applications Android Google Play qui totalise 675 000 titres. À titre de comparaison, Apple avait atteint ce chiffre en mars dernier avec son App Store qui a lui dépassé les 700 000 applications.

Pour marquer le coup, Google a prévu une sélection d’applications qui sont proposées au prix promotionnel de 0,25 euros. Opération similaire pour les livres avec 25 titres à 0,99€, les films (0,99 € sur une sélection) et, dans les pays où l’offre disponible, des albums de musique et des magazines à prix cassés. Google a récemment indiqué que plus de 500 millions de terminaux Android ont été activés dans le monde. (Eureka Presse)

Thierry Barbaut

Les ventes mondiales de tablettes: 126,6 millions d’unités en 2012

Les ventes mondiales de tablettes informatiques pourraient atteindre 126,6 millions d’unités cette année, dopées par l’iPad d’Apple et d’autres produits concurrents de plus petit format, a estimé lundi le cabinet de rechercher IHS iSupply.

Cela représenterait une croissance de 56% comparé à 2011, où 82,1 millions de tablettes avaient été vendues.

Le cabinet estime que 59% des tablettes appartiendront au segment des plus grands écrans, où l’iPad (9 pouces de diagonale, 22,9 centimètres) “est le leader incontesté”, mais le segment qui croît le plus vite est désormais celui des écrans 7 pouces, tels la Galaxy Tab de Samsung ou le Kindle Fire d’Amazon.

Le marché spécule d’ailleurs sur le lancement en octobre par Apple d’une version “mini” de son iPad.

IHS se montre encore plus optimiste qu’un autre cabinet, ABIresearch, qui avait estimé en août que 102 à 110 millions de tablettes pourraient être vendues cette année.

Le marché des tablettes, qui selon certaines études pourrait d’ici quelques années dépasser celui des ordinateurs portables, est encore largement dominé par Apple et son iPad, qui représentait 17 des 25 millions de tablettes vendues au deuxième trimestre. Son premier concurrent, Samsung, arrive loin derrière avec 2,4 millions d’unités au deuxième trimestre.

Thierry Barbaut

Les tablettes Apple et Amazon en tête d’une étude de satisfaction

C’est un fait : les tablettes ont changé la manière de consommer les  contenus et font désormais de l’ombre aux ordinateurs portables. JD  Power and Associates vient de publier les résultats d’une enquête  portant sur la satisfaction des propriétaires de tablettes. Les chiffres montrent que  les utilisateurs passent 7,5h par semaine à naviguer sur Internet, à  regarder des vidéos, à écouter de la musique ou encore à lire des  livres, contre 9,6h pour les mêmes activités sur ordinateur.

« Les tablettes, le multimédia, l’affichage,  les applications évoluent et leur impact sur les habitudes de consommation va  continuer de croître», analyse Uma S. Jha, le directeur des appareils  mobiles de JD Power and Associates.

En termes de contentement, la tablette tactile affiche donc un score  général de 857/1000. Pour arriver à ce résultat, l’étude se base sur cinq critères de “satisfaction”.  Dans l’ordre, la performance du produit représente 26%, la facilité  d’utilisation 22%, le design 19%, les caractéristiques techniques 17%  et, enfin, le prix 16%.

Le classement des marques

Sans grande surprise, Apple est en tête avec la note de  848 sur 1000. Amazon talonne la pomme et prend la seconde place avec 841 points. Ensuite, on retrouve Samsung à 827 point, Acer à  811, Barnes & Noble à 803, puis HP avec un score de 709.  Bizarrement, Asus est le grand absent de cet étude. Le constructeur de  tablettes Android a pourtant de quoi se faire remarquer, notamment avec  la Nexus7.

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Outre les résultats des grands acteurs du marché, l’étude montre également que c’est avant tout la taille de l’écran qui incite à consommer des contenus. La tablette tactile vient donc progressivement remplacer l’ordinateur portable et complète l’expérience mobile. En effet, les utilisateurs possèdent bien souvent un smartphone, mais ce dernier est de moins en mois privilégié lorsqu’il s’agit de naviguer sur un Internet. Même chose pour les applications de jeu, où 56% de temps en plus est passé sur une tablette plutôt que sur un smartphone.

De manière globale, les appareils séduisent et continueront de séduire fortement. 37% des propriétaires estiment pouvoir acheter une nouvelle tablette au cours des douze prochains mois. La satisfaction atteint pour certain fabriquant la note de 10/10, et 90% des personnes interrogées déclarent être susceptibles d’acheter des appareils électroniques supplémentaires de même marque.

Enfin, pour couper court à l’image de l’utilisateur seul dans son coin avec un écran tactile entre les mains, plus de la moitié des sondés (61%) affirment partager leur tablette avec au moins une autre personne. Nous voilà rassurés !

Thierry Barbaut
www.zdnet.fr

 

Amazon lance son App-Shop en France

Amazon vient de lancer son magasin en ligne d’applications sur le continent européen, et notamment en France.

Après un an d’existence aux États-Unis, Amazon vient de faire traverser l’atlantique à son « App-Store ».

Sa boutique en ligne d’applications pour smartphones et tablettes Android débarque dans cinq pays européens : le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la France. Chez nous, elle s’appelle App-Shop et vous pouvez la télécharger sur votre terminal en scannant, par exemple, le QR code disponible sur la page spécifique d’Amazon.

Comme sur Google Play, les clients bénéficieront de recommandations, de commentaires des autres utilisateurs, ou encore d’une procédure de téléchargement en un clic. Attention, une fois l’application installée, il vous faudra cocher dans les paramètres de sécurité l’option qui autorise le rapatriement d’applications provenant de « sources inconnues ». A noter, Amazon vous offre une application par jour et promet d’en mettre en avant en fonction de la zone géographique ou du pays où il est intéressant d’en avoir l’usage.

 

Ce magasin d’applications en ligne laisse présager que la tablette Kindle Fire (sous Android) ne va pas tarder, elle aussi, à traverser les mers pour arriver dans nos contrées. Pour rappel, elle a rencontré un véritable succès aux États-Unis dans les premiers temps de sa commercialisation, avant de s’essouffler un peu.

Thierry Barbaut

Enorme succés des tablettes en France, analyses et chiffres

3,4 millions, c’est le nombre de tablettes qui devraient se vendre en France en 2012 auprès du grand-public selon GFK. C’est 140% de plus qu’en 2011. L’adoption des tablettes profite notamment de la baisse du prix de ces produits (-13%). Une chute des prix qui fléchit.

Additionnant PC et tablettes, le cabinet GFK s’attend à ce que le marché des micro-ordinateurs batte des records de vente auprès du grand public en France. Avec plus de 9 millions d’unités qui devraient ainsi s’écouler en 2012, le marché progresserait de 14% sur un an.

Toutefois, en décomposant PC et tablettes, comme c’est habituellement le cas, la situation est bien plus morose dans la micro-informatique. GFK anticipe en effet un recul en volume des ventes de PC de l’ordre de 12%.

Prix moyen d’une tablette en 2012 : 365 euros TTC

La croissance attendue par GFK découle donc exclusivement de l’explosion des ventes de tablettes auprès du grand-public en France. Avec une prévision de 3,4 millions d’unités, la croissance de ce segment, sur un an, serait de l’ordre de 140%. Une estimation d’ailleurs revue à la hausse par rapport au 1er trimestre 2012 (3 millions d’unités).

« La tablette propose une navigation simplifiée, confortable et une ouverture vers de nouveaux usages. Ce sont des arguments que le consommateur comprend facilement » analyse François Klipfel, directeur général adjoint de GfK Consumer Choices.

La baisse très significative des prix des tablettes a aussi favorisé leur adoption par les consommateurs français. Après une baisse du prix de 22% entre 2010 et 2011 à 417 euros TTC, GFK table sur la poursuite de cette tendance en 2012. Le cabinet estime que le prix moyen d’une tablette en France devrait être de l’ordre de 365 euros TTC, soit 13% de moins qu’en 2011.

La tablette, le “compagnon idéal du PC”

Mais cet essor des tablettes ne menace-t-il pas le marché des PC, déjà morose ? « Face à ce marché du PC en transition, les Tablettes triomphent » commente d’ailleurs GFK, qui considère cependant que chacun des produits a « sa place dans le foyer » : le PC en tant qu’équipement principal et la tablette en tant que terminal complémentaire, dynamisant ainsi le multi-équipement.

Néanmoins, le multi-équipement écarte-t-il tout risque de cannibalisation ? GFK esquive la question, préférant s’interroger sur « les innovations technologiques susceptibles de convaincre un consommateur exigeant » et aborder le sujet des « machines hybrides ». Des produits qui devraient faire disparaître la frontière entre tablettes et PC.

« L’arrivée très prochaine de machines hybrides comme la démocratisation d’outils de création sur les tablettes rend la frontière entre Tablettes et PC de plus en plus poreuse » juge ainsi Anselme Laubier, chef de groupe IT chez GfK.

Thierry Barbaut

 

Ouverture de Google Play livres en France !

 

Mercredi matin Google a mis à jour Google Play Livres, la boutique de livres numériques. Des milliers d’ebooks en français sont désormais disponibles.  De Musso à Levy en passant par Kerouac, l’intégralité du catalogue français numérique semble être présent dans la libriairie.

Une sélection particulière a été faite pour les lectures de vacances : « les livres de l’été ». Une autre section est consacrée aux ebooks à moins de 5 euros. Harry Potter est également là avec un lien menant vers PottermoreShop.

La Trilogie Hunger Games bénéficie également d’une mise en avant spéciale. On attendait depuis plusieurs mois ce lancement maintes fois retardé. Les éditeurs ont finalement  répondu OUI à Google. Il y a désormais 3 acteurs américains majeurs sur le territoire français prêts à se battre pour emporter la part du lion, Amazon, Apple et Google !

Thierry Barbaut

Bercy lance une réflexion sur le rôle du Conseil national du numérique

Mise a jour du 05 Juillet a 12h24:

La nomination d’un transfuge du cabinet ministériel de Fleur Pellerin et l’annonce d’une mission de réflexion sur l’évolution du Conseil national du numérique ont été accueillies par la démission de tous les membres du CNNum. Le rejet collectif d’une prise en main du CNN par le gouvernement ?

Avis de tempête. Est-ce la nomination par le gouvernement d’un membre d’un cabinet ministériel au poste de secrétaire général du Conseil national du numérique qui a mis le feu aux poudres ? Ou est-ce plutôt la mention de la réflexion engagée par le gouvernement sur le rôle du CNN ?

Quoi qu’il en soit, cette nomination et l’officialisation de l’évolution prochaine du rôle du CNN ont été accueillies froidement par le Conseil qui a publié un communiqué annonçant que tous les membres remettaient leur mandat au président et au premier ministre. En clair, les membres du CNN démissionnent en bloc.

“L’indépendance” du CNN en péril ?

« Soucieux de faciliter cette réflexion sur la gouvernance du numérique, les membres du CNNum ont décidé de remettre leur mandat à la disposition du Président de la République et du gouvernement. Cette décision n’engage toutefois pas Gilles Babinet, dont la mission de “digital champion” auprès de la Commission européenne doit être préservée dans l’intérêt du numérique » écrivent-ils ainsi.

Le communiqué précise également que le CNNum « prend acte » de la nomination de Jean-Baptiste Soufron et rappelle que « depuis sa création, de nombreux rapports et avis ont été émis en toute indépendance. » Une indépendance que le CNNum estimerait donc remise en cause ?

Cette indépendance avait pourtant été remise en question dès la création du CNN, dont les membres avaient tous été désignés. par Nicolas Sarkozy. Dans une interview, l’ex-président du CNN, Gilles Babinet reconnaît d’ailleurs avoir été “cornaqué par l’Elysée“.
Article du 5 Juillet a 17h24:

Le gouvernement a annoncé jeudi la nomination d’un nouveau secrétaire général du Conseil national du numérique, Jean-Baptiste Soufron, qui sera chargé de “mener une réflexion” sur la gouvernance du numérique et “notamment sur le rôle” du CNN, dans un communiqué.

Organe consultatif mis en place en avril 2011, le CNN est composé de dix-huit membres – représentants des opérateurs télécoms ou encore dirigeants de sociétés internet – et a pour mission d'”éclairer” le gouvernement sur les questions numériques et d’améliorer le dialogue entre acteurs du secteur et autorités.

Il est régulièrement saisi pour avis sur des projets de décret ou d’ordonnance, et travaille sur plusieurs chantiers liés au numérique.

A la suite de l’entrepreneur Gilles Babinet qui a occupé pendant un an les fonctions de président, Patrick Bertrand, président de l’Association française des éditeurs de logiciels (Afdel) a pris en avril dernier les rênes du Conseil national du numérique.

Le secrétaire général du CNN, Benoît Tabaka, avait annoncé son départ en mai dernier pour rejoindre Google France.

“Le gouvernement engage une réflexion sur la gouvernance du numérique, notamment sur le rôle du Conseil National du Numérique” et “une concertation s’engage avec l’ensemble des acteurs concernés”, a indiqué jeudi un communiqué de Bercy.

Jean-Baptiste Soufron, actuellement conseiller numérique au cabinet de la ministre déléguée Fleur Pellerin, chargée des Petites Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, “est nommé secrétaire général du Conseil national du numérique pour mener à bien cette mission”, est-il indiqué.

Thierry Barbaut
Sources : AFP

 

 

Kindle Touch : la liseuse d’Amazon réussit son passage au tactile

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Depuis novembre 2007, Amazon a commercialisé cinq générations de Kindle. A un rythme quasi-annuel, l’entreprise a corrigé, amélioré et peaufiné son terminal dédié à la lecture. Avec d’autres entreprises comme Sony ou Bookeen, la firme de Seattle a accumulé une expérience hors-pair dans ce domaine. Loin de profiter de sa place de leader sur le marché américain, la dernière gamme lancée au mois de novembre est sûrement celle qui a apporté le plus de changement : sans compter les modèles “with Ads” aux Etats-Unis, ce sont au total 7 références qui sont désormais au catalogue (Kindle 4, Kindle Touch WiFi, Kindle Touch 3G WiFi, Kindle 3 WiFi, Kindle 3 3G+WiFi, Kindle DX, Kindle Fire). En plus du lancement d’une première tablette LCD, le Fire, Amazon a enfin lancé un premier ereader E-Ink avec un écran tactile.

Il faut le reconnaître, Amazon avait du retard sur ce point. Sony, Barnes&Noble, Kobo et Bookeen avaient déjà leur reader tactile pendant que le Kindle 3 misait encore sur un clavier physique et des boutons de navigation. Peut-être que le succès des différents Kindle n’a pas poussé la firme de Seattle à revoir sa copie. Des rumeurs voulaient plutôt qu’Amazon travaille sur une technologie tactile originale, peut-être le fruit du rachat de la société Touchco (cf. notre précédent article). Les ingénieurs du Lab126 ont opté pour un choix plus raisonnable : l’interface infrarouge Zforce de la société suédoise Neonode.

Du coup, le Kindle Touch se différencie peu, à première vue, de ses concurrents : écran E-Ink Pearl V220 et processeur dernière génération (ici un Freescale iMX508 cadencé à 800Mhz), une combinaison offrant un très bon confort de lecture et une ergonomie améliorée par rapport aux précédents Kindle. Pourtant, le Kindle Touch (ou Kindle 5, nom de code “Whitney”) dispose de quelques fonctionnalités intéressantes : mémoire interne de 4Go (contre 2Go pour la concurrence), haut-parleur stéréo, prise jack 3.5mm, Text-To-Speech, compatibilité Audible etc. Alors que le Kindle 4 a dû faire des concessions pour voir son prix tomber en-dessous des 99$/99€, le Kindle Touch est présenté comme un ereader haut de gamme, surtout dans sa version Wi-Fi 3G.

Est-ce que cela suffira pour que cette nouvelle liseuse, fraichement arrivée en France, s’impose face au Kobo Touch, déjà vendu à plus de 60 000 exemplaires en France, et deux autres readers tactiles bien installés, le Cybook Odyssey et le Sony Reader PRS-T1 ? Amazon fait le pari de proposer un ereader plus performant à un prix abordable (129€ pour le modèle Wi-Fi, 189€ pour le 3G), complété par un modèle haut de gamme, et sans concurrence en France, pour les utilisateurs les plus nomades.

Pari réussi ? A quel public s’adresse ce nouveau modèle ? Est-ce que les fonctionnalités qui l’équipent ne sont pas superflues ? Il y a quelques semaines, nous avons pu tester il y a plusieurs semaines le Kindle Touch dans sa version Wi-Fi, prêté par Amazon France pendant quelques jours. Voici notre verdict.

Le déballage

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Le Kindle Touch n’est pas vendu moins de 100€ mais Amazon fait toujours preuve de minimalisme dans le contenu de la boîte. Le Kindle, un câble USB/MicroUSB, quelques feuillets pour démarrer l’ereader et… c’est tout. Pas de chargeur secteur (en option, 14,99€) ni de housse (en option aussi, mais plus aucun fabricant ne livre un ereader avec cet accessoire). Si vous voulez équiper votre liseuse, il faudra alourdir la facture, notamment pour le chargeur secteur qui est très appréciable. Cela dit, un chargeur d’iPhone branché sur le câble USB fourni fera l’affaire.

Prise en main

Le design

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La gamme Kindle 2011-2012 a abandonné le design avec un clavier physique mais aussi les coloris gris noir et blanc qui avaient été si caractéristiques des premiers modèles. Désormais, c’est un casing gris, rigidifié par une structure en aluminium, qui caractérise la liseuse. Le regard se pose tout de suite sur l’écran E-Ink Pearl. Seul un bouton d’accueil situé en bas de l’écran vient compléter le cadre. Le dos du Kindle révèle des ajouts d’importances : deux grilles indiquent l’emplacement des haut-parleurs du Kindle 5, tandis qu’une prise jack a pris place entre le bouton d’allumage et la porte MicroUSB.

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Ce Kindle a un design tellement proche du Kindle 4 qu’un ancien utilisateur se surprendra sûrement à essayer d’appuyer sur les boutons de navigation latéraux qui n’équipent malheureusement pas le reader. En tout cas, en utilisateur quotidien du Kindle 4, nous nous sommes fait avoir ! Comparé au modèle entrée de gamme, le Kindle Touch est plus lourd d’environ 40 grammes (170 grammes contre 213 pour le Kindle Touch Wi-Fi). A caractéristiques quasiment égales, le Kobo Touch est plus léger (185 grammes). Cet embonpoint se paie avec des dimensions supérieures de quelques millimètres par rapport au Kindle 4 (les housses d’Amazon sont donc compatibles qu’avec un seul modèle). En main, la différence est sensible lorsque l’on passe d’un modèle à l’autre. Beaucoup plus compact que le Kindle avec clavier, il tient sans problème dans une poche de veste ou dans un sac à main. La gamme 2011 du Kindle peut être transportée partout.

Premier allumage

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Dès que l’écran E-Ink Pearl s’anime (modèle V220 comme sur le Kindle 4, le Kobo Touch, le Cybook Odyssey, Sony Reader PRS-T1 etc) et les premières étapes de configuration passées, nous avons été impressionnés par la vélocité de ce Kindle. Nous ne nous y attendions pas. Lors de la sortie du modèle, la presse américaine avait publié plusieurs critiques négatives, indiquant qu’il ne tenait pas la comparaison face au récent Nook Touch. La version 5.1.0 du logiciel, mise à jour une semaine avant le lancement de la liseuse en Europe, semble avoir réglé les défauts de jeunesse. Le Nook Touch n’étant pas disponible en France, nous avons pu comparer l’appareil à un Kobo et le Kindle 5 s’avère bien plus réactif.

Cet aspect a rapidement été mis en valeur par les travaux de certains développeurs. Grâce à son processeur performant, le Kindle Touch est tout à fait capable de faire tourner des animations et de lire des vidéos (cf. The Digital Reader ou cet extrait de Rebecca de Hitchcock joué sur un Kindle). Il n’y a plus rien à envier au Nook. Tactile et plus véloce, le Kindle Touch reste quand même dans la lignée de ses prédécesseurs, notamment du point de vue de l’interface.

La bibliothèque

Kindle Touch

Un utilisateur de Kindle ne sera pas dérouté par l’interface du Kindle Touch. Même si le logiciel a été construit sur de nouvelles bases, on retrouve les codes de l’interface des précédents modèles : une bibliothèque sous forme de liste dans laquelle on navigue à coup de “swipe” à la place des boutons de navigation qui existaient depuis le premier modèle. En haut de l’écran, on trouve un bouton retour, un bouton d’accès direct au Kindle Store et un autre dédié au menu. Un champ de recherche permet de saisir une recherche en un clic. Ce raccourci sera particulièrement utile pour les utilisateurs qui rempliront une bonne partie des 4Go de stockage du reader. Le moteur de recherche est efficace et rend la navigation dans la bibliothèque bien plus aisée.

Kindle Touch

Comparé à un Nook ou un Kobo, l’interface est sobre (ou austère, cela dépend du point de vue). Pas de recommandations d’achat en page d’accueil (la version française du Kindle est vendue sans publicité), de notifications sur l’activité de vos amis lecteurs, mais une bibliothèque numérique dans sa plus simple représentation. Du coup, on ne perd pas son temps puisqu’elle permet un accès rapide aux contenus. Dommage cependant qu’il n’y ait pas un encart avec les dernières lectures effectuées, comme sur un Kobo ou un Nook. Le classement par “Plus récent” permet cependant de palier grossièrement à ce manque.

Kindle Touch

Pour organiser votre bibliothèque, il est toujours possible de créer des collections pour y ranger des ebooks. Les options de classement n’ont pas changé : par nom, par date d’ajout, par auteur ou bien le dernier livre ouvert. La fonction de recherche sera sûrement le point d’entrée le plus utilisé. Le clavier virtuel est très réactif ce qui rend son utilisation très agréable. De plus, la frappe prédictive affine automatiquement la recherche. Par rapport au Kindle 4, l’ergonomie n’a plus rien à voir et le Kindle Touch bien plus efficace.

Les fonctions avancées

Kindle Touch

Comme ses prédécesseurs, le Kindle 5 est équipé de fonctions avancées qui permettent à cette liseuse d’être un peu plus qu’un simple appareil de lecture. On retrouve ainsi le traditionnel navigateur, basé sur WebKit, et qui reprend les mêmes fonctionnalités que celui du Kindle 4 (notamment le mode Article). C’est aussi l’occasion de voir réapparaitre deux fonctions disparues sur le Kindle 4 : le lecteur audio et la synthèse vocale (ou Text-to-Speech). Le lecteur audio, basique, peut lire des fichiers aux formats Audible et MP3, même lorsqu’un ebook est ouvert. La sortie son se fait soit sur les deux haut-parleurs stéréo (qui saturent assez vite) soit sur un casque audio branché sur la prise jack 3,5mm. Si vous comptez utiliser régulièrement le lecteur audio, les 4Go de stockage seront rapidement saturés avec quelques podcasts ou morceaux. Dommage du coup que le Touch n’ait pas de port pour carte MicroSD.

Kindle Touch

Le Text-to-Speech fonctionne quant à lui sur des textes en anglais uniquement. Et, si l’éditeur a autorisé la fonctionnalité, en effet, plusieurs éditeurs américains, et non des moindres, bloquent la fonctionnalité pour éviter de cannibaliser les ventes de leurs livres audios. Particularité du Kindle depuis sa première génération, le Text-to-Speech n’a cependant pas beaucoup évolué depuis le temps. La qualité de la lecture reste moyenne mais remplit son office. On comprend dans ce cas le statut de ” Fonction expérimentale”…

La lecture

Avec un logiciel révisé de fond en comble, nous nous attendions à quelques changements du côté de la lecture. Pourtant, on retrouve l’application de lecture habituelle du Kindle, avec toutes ses fonctions, mais avec une nouvelle interface. Lorsqu’un fichier est ouvert, la navigation ne se fait plus à l’aide des boutons latéraux mais d’un glissement de doigts. Pour rappeler les boutons historiques, Amazon a découpé l’écran du Kindle en différentes zones avec une attribution propre.

Kindle Touch

Un “tap” sur le haut de l’écran fait apparaître les menus (“Aa”, “Aller à”, “Synchroniser”, le champ de recherche etc). Une bordure de deux centimètres permet quant à elle de revenir à la page précédente, tandis qu’un effleurement sur le reste de l’écran permet d’aller à page suivante. Mais n’en déplaise à Amazon, le swipe est le geste instinctif que fera l’utilisateur. Pourtant, la configuration proposée par Amazon s’avère assez réactive et agréable à l’usage. Reste un défaut majeur : il est impossible de configurer, ni même d’inverser les zones de changement de page, si bien qu’un gaucher devra utiliser sa main droite pour cliquer sur la zone pour changer de page. Espérons qu’une mise à jour va rapidement effacer cette limitation.

Les ebooks

Kindle Touch

Pas de changement sur ce point. Le moteur de lecture offre le rendu habituel du Kindle. Le texte est toujours aussi lisible notamment grâce à la police par défaut utilisée par Amazon, le fameuse Caecilia. Les options de personnalisation sont nombreuses (taille de caractère, réglage des marges et de l’interligne, choix du format de police) mais moins pléthoriques que sur certains ereaders (notamment le Nook ou le Cybook Odyssey). Suite à la demande des premiers utilisateurs, Amazon a ajouté un mode paysage.

Kindle Touch

Comme c’est le cas depuis le premier modèle de Kindle, il est possible de prendre des notes sur les textes. L’écran tactile rend de nouveau cette fonction utilisable, là où le Kindle 4 l’avait rendue assez désagréable, surtout pour la prise de notes (le surlignage peut être utilisé facilement). Il est aussi possible de partager des notes sur Facebook et Twitter, mais l’usage n’est pas encore démocratisé.

Contrairement à la version US du Kindle (cf. notre article précédent), plusieurs nouvelles fonctionnalités n’ont pas traversé l’Atlantique. La plus attendue est sûrement X-Ray, un système de lecture enrichie qui ajoute au livre numérique un résumé progressif, des fiches sur les personnages du récit et des liens connexes pour fournir plus d’informations sur des lieux ou des éléments centraux de l’ouvrage. Annoncé comme l’un des fonctionnalités principales de l’ereader lors de sa sortie aux Etats-Unis, X-Ray n’a pas rencontré le succès escompté. Nécessitant un travail supplémentaire de l’éditeur (même si une partie des informations sont récupérées sur Wikipedia), X-Ray reste cantonné à un catalogue restreint. Pour l’instant, aucun déploiement sur les livre numériques français n’est à l’ordre du jour.

L’autre fonctionnalité supplémentaire est la traduction automatique. Elle fonctionne à l’aide du traducteur du moteur de recherche Bing. Le résultat est satisfaisant et permettra de ne pas être arrêté dans la lecture par une phrase qui n’a pas été comprise. Malheureusement, cette fonction n’est possible qu’avec une connexion Internet.

Cependant, la nouveauté majeure de ce Kindle est le compatibilité avec le format KF8. Comme détaillé dans un précédent article (cf. notre article sur le format KF8), l’arrivée de ce format risque de changer le quotidien des éditeurs mais surtout des lecteurs sur Kindle. Feuille de style en CSS3, polices intégrées, HTML5 et fixed layout etc. Les livres numériques, jadis uniformisés par le moteur de lecture du Kindle, vont rattraper leur retard sur ceux publiés en EPUB.

Mais où trouve-t-on des ebooks en KF8 ? Le Kindle Store n’en regorge pas encore mais Amazon France nous a confirmé que certains ouvrages de référence débarqueront très prochainement dans ce format. En attendant, la meilleure manière de constater l’évolution est de récupérer un EPUB 2.0 avec une police embarquée, une feuille de style CSS complexe et de faire le passer dans la moulinette KindleGen dans sa version 2.4.

En général, le résultat n’est pas mauvais et les fichiers générés sont rétro-compatibles avec les anciens Kindle qui ne lisent pas le KF8. L’astuce vient du format lui-même qui comprend une version KF6 (Kindle Format 6) compatible avec les précédentes générations de Kindle. La contrepartie de cette compatibilité étendue est la génération d’un fichier plus lourd. Ce nouveau format va cependant s’instaurer comme le standard de la plateforme Kindle, notamment depuis que le Kindle 4 est capable de lire les fichiers de ce type.

En plus du format Mobipocket (.mobi ou .azw), le Kindle Touch est compatible, comme ses prédécesseurs, avec le format PDF. Malheureusement, cette compatibilité reste toujours très sommaire par rapport aux readers concurrents. Ce Kindle ne tire pas vraiment partie de son interface tactile, là où le Sony Reader PRS-T1 et le Cybook Odyssey ont travaillé l’ergonomie pour faciliter la lecture de fichiers PDF non formatés pour un écran 6 pouces. Ce support minimal du format PDF n’est pas un défaut du produit (le Kobo Touch ne fait pas mieux) mais rappelle à que les liseuses epaper 6 pouces ne sont pas les outils de prédilection pour la lecture de PDF.

Reste que le Kindle n’est toujours pas compatible avec le format EPUB ce qui gênera de nombreux utilisateurs. Convertir des fichiers EPUB vers le format .mobi n’est pas compliqué (KindleGen ou Calibre font l’affaire) mais seulement s’ils ne sont pas verrouillés par des DRM. En revanche, impossible de récupérer les fichiers acquis sur le Kindle Store (souvent protégés par DRM, choix à la discrétion de l’éditeur) pour les convertir en EPUB. Le Kindle a beau avoir des atouts, cela reste une écosystème fermé.

Kindle Touch

Au final, la lecture sur le Kindle Touch est particulièrement agréable. La liseuse est très réactive, notamment avec les fichiers en KF8. Les férus du tactile seront sûrement conquis par ce Kindle sans compromis (mis à part la disparition des boutons de changements, très appréciés des utilisateurs de Kindle).

La presse

Kindle Touch

Le moteur de lecture de journaux et de magazines est celui qui a connu le plus de changements. La page d’accueil a été revue pour être plus facilement utilisable avec l’écran tactile. A l’usage, ce sommaire est plus fonctionnel et la navigation est bien plus réactive. Malheureusement, cela n’a pas amélioré la qualité des contenus que nous dénoncions dans un précédent article (cf. http://www.ebouquin.fr/2011/11/30/kindle-des-offres-de-presse-inadaptees/). Amazon nous a précisé que la qualité des fichiers dépend des flux qui leur sont fournis par les éditeurs. Dommage car KF8 améliore la qualité de mise en page. Vivement une mise à jour du kiosque d’Amazon !

Active Content

Kindle Touch

En cherchant un peu dans le Kindle Touch, on trouve à plusieurs endroits la trace des Active Content, ces applications conçues pour les Kindle avec écran E-Ink. Aujourd’hui, ces contenus ne sont pas disponibles sur Amazon.fr. Là encore, le Kindle Touch est le même modèle que celui vendu aux Etats-Unis mais avec un logiciel qui n’est pas équivalent.

La librairie

Kindle Touch

Pour s’adapter à l’écran tactile, Amazon a revu l’interface de sa librairie numérique. Accessible en Wi-Fi et en 3G (suivant le modèle), le design est aussi austère que sur le Kindle 4. Les noms des catégories sont les seuls guides pour l’utilisateur, tains que l’affichage sous forme de liste peut maintenant être modifié pour afficher uniquement les couvertures des ebooks. Rien de bien révolutionnaire ? Et pourtant, la librairie du Kindle Touch est bien plus agréable à utiliser que celle du Kindle 4.

La raison tient principalement au bénéfice de l’écran tactile qui rend la recherche bien plus ergonomique. Plus besoin de naviguer avec le pad multidirectionnel, il suffit de taper sa recherche avec la clavier virtuel, très réactif. Au fil de la frappe, le champ de recherche se complète de suggestions pour accéder rapidement au résultat. Là encore, l’expérience utilisateur a été considérablement améliorée par rapport aux anciens modèles non-tactiles.

Kindle Touch

En revanche, la librairie d’Amazon, dans sa version mobile, est assez pauvre sur la mise en avant de contenus. Les catégories ou le classement des meilleures ventes seront les seuls points d’entrée. Un choix guère étonnant de la part d’Amazon mais l’utilisateur peut s’attendre à mieux. Le Bookeen Store est bien plus complet sur ce point, grâce à l’animation quotidienne d’un libraire (tout comme la librairie ePagine avec le travail réalisé sur son blog). Les algorithmes ne font pas tout…

L’autonomie

Nous n’avons pas vu d’évolution significative sur l’autonomie par rapport au Kindle 4. Equipé du même processeur et d’un bon nombre de composants en commun, il n’est pas surprenant que les deux ereaders fassent jeu égal. Pourtant, Amazon annonce bien une différence d’autonomie, de 1 mois pour le Kindle 4 et de 2 mois pour le Kindle 5.

Kindle 4 :

Une seule charge de batterie dure jusqu’à un mois avec la connexion sans fil désactivée, à raison d’une demi-heure de lecture par jour. Avec la connexion sans fil activée en permanence, la batterie dure jusqu’à 3 semaines. L’autonomie de la batterie variera en fonction de l’utilisation de la connexion sans fil, comme l’achat dans la boutique Kindle, les recherches sur internet, et le téléchargement de contenus.

Kindle Touch :

Une seule charge de batterie dure jusqu’à deux mois avec la connexion sans fil désactivée, à raison d’une demi-heure de lecture par jour. Avec la connexion sans fil activée en permanence, la batterie dure jusqu’à 6 semaines. L’autonomie de la batterie variera en fonction de l’utilisation de la connexion sans fil, comme l’achat dans la boutique Kindle, les recherches sur internet, et le téléchargement de contenus.

Pour en avoir le coeur net, nous avons étudié deux démontages de chacun des modèles de Kindle, l’un sur TechRepublic et l’autre sur BlogKindle. Techniquement, le Kindle Touch a une batterie avec une capacité presque deux fois supérieure à celle du Kindle 4 (1420mAh contre 890mAh).

Depuis l’arrivée des chipsets ultra-basse consommation tel que l’iMX.508 de Freescale, l’autonomie n’est plus vraiment un point qui permet de différencier les ereaders. La principale source de consommation d’énergie n’est plus l’écran ni le processeur mais la connexion sans-fil, Wi-Fi ou 3G. Comme le Kindle 4, le Kindle Touch Wi-Fi tiendra facilement un mois sans avoir besoin d’être rechargé. Tout dépendra de la fréquence d’utilisation du produit.

Cependant, il y a certaines astuces pour optimiser l’utilisation de la batterie d’un Kindle. Si vous n’en n’avez pas besoin, coupez le connexion Wi-Fi et activez-la uniquement en cas de besoin. L’abonnement à un quotidien sollicitera l’utilisation de la connexion sans-fil et donc de la batterie.

Enfin, la connexion 3G est bien plus gourmande en énergie que le Wi-Fi. Là où il est difficile d’observer une différence d’autonomie entre le Kindle 4 et le Touch Wi-Fi, le modèle 3G sera sûrement moins autonome même si la batterie haute-capacité lui confèrera une bonne autonomie. Nous ne manquerons pas de tester l’autonomie de ce modèle dès que nous recevrons un exemplaire de test.

Conclusion

photo

Avec cette cinquième génération de Kindle, Amazon se donne les moyens pour rester dans la course et fait jeu égal avec les autres readers tactiles du marché. Du point de vue des fonctionnalités, le Kindle Touch est un produit complet et agréable à utiliser. Difficile de revenir au Kindle 4 après avoir utilisé l’interface tactile pendant quelques jours…

Reste que la concurrence est particulièrement agressive, notamment en terme de prix. Le Kindle Touch n’est pas le reader tactile le moins cher du marché, titre qui revient au Kobo Touch maintenant vendu pour seulement 99€. Les écosystèmes de Kobo et d’Amazon sont relativement proches en terme de fonctionnalités et, à première vue, le nouveau venu au livre numérique ne verra pas de grandes différences entre les deux produits.

Pourtant, pour la première fois, la non-compatibilité avec le format EPUB est un vrai frein à l’achat sur ce produit. Le choix d’un format propriétaire au dépend du format standard s’avère gênant, même si le KF8 améliore l’expérience de lecture et les outils de conversion vers le format Mobipocket ne manquent pas.

Un ancien utilisateur de Kindle ne sera pas gêné par l’absence de format EPUB mais le néophyte pourra être rebuté par le format propriétaire Kindle, qui empêchera de s’approvisionner en EPUB sur d’autres librairies, notamment si le fichier EPUB est verrouillé par DRM. Pour adopter le standard, le choix de la liseuse de Kobo est idéal… et pour 30 euros de moins.

Au final, le Kindle Touch, notamment dans sa version 3G séduira dans un premier lieu les anciens possesseurs d’un Kindle, notamment d’un Kindle 3. Le clavier virtuel remplace parfaitement le clavier physique du précédent Kindle et l’on retrouve l’ergonomie qui avait disparu dans certains aspects sur le Kindle 4. Le tout conjugué à une réactivité hors-pair, le Kindle Touch est une liseuse haut de gamme (jusqu’à 189€ pour le modèle 3G) un quasi sans-faute. Si l’EPUB n’est pas votre format d’ebook de prédilection.

Thierry Barbaut

Sources : ebouquin.fr