Archives de catégorie : Numérisation

85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément modifier notre notion du travail.

Si l’étude semble très optimiste, elle n’est pas sans incohérences ni douces illusions sur l’économie du futur.

 

L’avenir de l’économie serait-il écrit d’avance ?

Vingt experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), invités par Dell et l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, se sont réunis lors d’ateliers en mars 2017, afin d’anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l’entreprise et du travail. Et le résultat semble spectaculaire: d’après l’étude parue à la suite de leurs analyses, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.

En cause: la ringardisation progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles.

Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins.

Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différents mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Et la transition devrait aller vite, car la numérisation permet d’ores et déjà d’améliorer productivité et coûts du travail pour l’entreprise. Les premiers emplois concernés sont bien évidemment les métiers manuels. Selon une étude du Guardian de 2015, quand une délocalisation permet d’économiser jusqu’à 65% sur le coût du travail, une robotisation peut réduire ce coût de 90%.

La transition, grand défi des prochaines années

Et c’est cette «destruction créatrice» qui, d’après le rapport, pose un défi majeur: celui de la transition vers cette économie numérique avancée. Une destruction trop abrupte des vieux emplois menace la stabilité économique de nombreux foyers et donc la paix sociale. Le document cite un sondage réalisée par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse?

Pour rester positif, mais sans vraiment convaincre, le rapport s’enthousiasme sur le fait que la nomadisation du travail va permettre de dégager de nouvelles opportunités. Les individus pourront travailler pour plusieurs organisations en même temps, par delà les frontières et les décalages horaires.

Sur ce point, l’étude n’hésite pas à faire des constats en forme de promesse, voire de rêve éveillé: le travail digital pourrait aller chercher ses talents jusque dans les régions les plus enclavées, comme l’Afrique subsaharienne, (qui doit croître d’un milliard d’individus d’ici 2030), résolvant d’un seul coup le problème des déplacements économiques de population. Le numérique permettra aussi de réduire les inégalités: on pourra travailler sans contact physique, et donc sans révéler son sexe ou sa race, ce qui empêchera les refus d’embauche sur ces critères.

Visite et conseils d'une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo - Thierry BARBAUT - Juillet 2017
Visite et conseils auprès d’une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – Thierry BARBAUT – Juillet 2017

Incohérences et douces illusions

On l’aura compris, l’étude tient plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique. Avec surtout une absence totale de réponse sur les incertitudes de l’économie numérique: quid des conflits entre organisations? De la détention effective du pouvoir dans l’entreprise, si tous les salariés ne font que passer? Et enfin, quelles réponses sur les omniprésentes inquiétudes quant au respect de la vie privée, ou encore l‘exacerbation des inégalités sous le règne du numérique?

La question de la continuité des organisations et de la prise de décision par les humains est toutefois abordée, mais balayée en quelques lignes: pour assurer la continuité, dit l’étude, certains emplois seront fixes et de longue durée au sein d’une même organisation. On reste perplexe devant la solution, qui semble sortie du chapeau.

En cela, l’étude illustre bien la déconnexion entre les acteurs du monde numérique, talentueux et précis mais bien souvent subjectifs dans leur imagination du futur, et la réalité du sentiment du public, légitimement inquiet pour son avenir.


Emmanuel Macron lance un fonds de 10 milliards pour le numérique

Le président lance officiellement le fonds de 10 milliards d’euros sur le numérique à Paris lors de VivaTech

Emmanuel Macron a officiellement annoncé qu’il créerait ce fonds doté de 10 milliards d’euros avec l’objectif d’investir dans les startups, une de ses promesses phares de la campagne en matière de numérique.

“Faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation”

C’était une promesse de campagne, elle vient de se concrétiser. Le fonds d’investissement de 10 milliards d’euros qu’avait évoqué Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République a pris davantage de corps ce jeudi. Lors de son allocution à Viva Technology, le président a souligné combien il était urgent “de faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation“. Et quoi de mieux que de montrer l’exemple ?

Un fonds pour l’innovation sera doté de 10 milliards d’euros pour investir aux étapes clés de la croissance“, a annoncé Emmanuel Macron devant un parterre de startups et d’investisseurs enthousiastes.

Le président Emmaunel Macron a également félicité bpifrance pour son rôle dans l’écosystème startup, tout en soulignant qu’il fallait “aller encore plus loin : faciliter l’innovation, donner de la visibilité au financement de l’innovation en France, ce sera l’objet de ce fonds pour l’innovation“.

Dans son programme de campagne, il précisait que ces fonds proviendraient “des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’État” et que la structure servirait notamment à financer “l’industrie du futur“.

Photo – Le digital – Thierry BARBAUT

Une industrie du digital mais aussi de l’humain, exactement ce pour quoi je suis investit depuis plus de 15 ans dans le numérique entre la France et l’Afrique !

Un passeport “French Tech Visa :entrepreneur des technologies”

Emmanuel Macron lance également un appel aux entrepreneurs étrangers qui voudraient s’installer en France.

Le «French tech visa est inauguré aujourd’hui. Il dure quatre ans. Un site a été ouvert aujourd’hui pour cela. Allez-vous inscrire». Une heure auparavant, Emmanuel Macron avait encouragé un jeune américain travaillant dans une entreprise de restauration en ligne et inquiet par l’arrivée de Donald Trump, à s’y inscrire. «Voulez-vous un passeport français?», lui avait demandé le président, en anglais, en se saisissant du passeport américain du jeune homme, un brin surpris, puis en mettant en relation le start-upper et le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, qui se tenait aux côtés du président.

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Education numérique: La plateforme Google Play bientôt opérationelle, développeurs soumettez vos applications !

Google annonce le lancement d’ une plateforme éducative nommée “Google Play for education”.

Le premier moteur de recherche et géant de l’internet vient d’inviter officiellement les développeurs à soumettre leurs  applications.

Google PlayDans la guerre des contenus et services à destination du monde éducatif que se mènent les géants Google, Apple et Amazon, les approches diffèrent, mais l’objectif est identique : vendre ses matériels ou/et contenus aux écoles et universités.

Si Amazon avait cherché à imposer son Kindle DX il y a quelques années, Apple n’est pas en reste avec entre autres iTunes U (pour University), à destination des enseignants et des élèves et étudiants. On rappellera aussi qu’iBooks Author est à l’origine orienté vers le monde éducatif, et permet la création de livres scolaires. Quant à Google, ses Google Apps pour le domaine éducatif, et “Google in Education” montrent son investissement dans ce domaine.

Le programme “Google Play for Education”

Avec Google Play for education, qui rassemble des applications, mais aussi ebooks et vidéos à caractère pédagogique, Google continue son effort en vue de conquérir les salles de classe. Un des critères de sélection des applications est d’ailleurs l’utilisation en classe.

Pour crédibiliser son approche, Google a même décidé de transformer les professeurs en curateurs. En d’autres termes, ce sont eux qui choisissent les applications que l’on trouve dans le catalogue.

Il faut dire que c’est aussi eux qui vont les utiliser. Pour cela, ils pourront créer des groupes via Google +, groupes qui pourront utiliser l’application sélectionnée sur les terminaux de tous les élèves grâce à la possibilité de faire des achats d’applications groupés, avec téléchargement instantané, et même possibilité de payer avec le compte de l’école.

Google n’oublie pas dans une page spéciale de recommander la Nexus 7 aux élèves, la tablette idéale selon eux pour l’éducation, expliquant que simplicité d’utilisation et portabilité des tablettes sont parfaitement complémentaires avec les ressources du catalogue éducatif. L’idée de faire rentrer Google, Apple ou Amazon dans les salles de classe n’a pas l’air de choquer outre-mesure, alors qu’on imagine les levées de bouclier si un tel projet était annoncé chez nous.

La question est d’ailleurs loin d’être seulement théorique, car le catalogue est voué à s’internationaliser.

Outre-Atlantique, l’école numérique est déjà en énorme enjeu, un gâteau que les géants de l’internet voudraient s’accaparer. Des acteurs comme Ectaco y sont d’ailleurs implantés (la première liseuse couleur, la Jetbook Color était d’ailleurs destinée au marché éducatif US).

Que ce soit Apple qui verrait bien ses iPad (mini maintenant) entre les mains de chaque élève, ou Google, qui se verrait bien alimenter l’école en Nexus 7 et en contenus et applications Google Play, le marché de l’école numérique semble en tout cas attirer bien des convoitises….

Thierry Barbaut

Edito: Ce qui serait possible en 2013 dans le Web 2.0, et les nouvelles technologies en général

2013 sera riche en développements et en innovation.

L’innovation est pour moi comme pour beaucoup d’entreprises LE mot clef qui va permettre de passer cette période de crise en développant son CA.

 

– L’édition numérique

Les chiffres sont éloquents: Nous allons passer de 1,2% (pourcentage des parts de marché du livre en version numérique) à 18% en 2015.

Les ventes de papiers sont désormais plus faible que le numérique, dans la presse comme dans le livre.

De nombreux groupes privilégient le format digital et s’associent à des constructeur pour lancer leurs propres tablettes tactiles (France Loisirs, la Fnac, etc…) Avec bien sûr en toile de fond le désir de s’approcher du Kindle le produit phare d’Amazon, véritable Business model à lui seul car meilleur objet vendu sur le site Amazon.com !

Tous les constructeurs sortent leurs tablettes et leurs systèmes d’exploitation, Google, Sony, Nokia,etc… Et bien sur tous regardent la succès story de l’Ipad et de l’IPhone.

On n’ose mème enfin dire que: « Le numérique est à lui seul un levier de l’économie française »

En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015
(source industrie.gouv.fr)

 

 

 

 

– WEB 2.0, Smartphones & Tablettes + Géolocalisation & réalité augmentée…

Là aussi pas la peine de revenir sur le développement colossal du e-commerce, qui se nomme maintenant f-commerce (Facebook) m-commerce (Mobile) et ainsi de suite selon les supports ou les systèmes utilisés.

Mais ce qui bouleverse ce secteur c’est le Web 2.0 participatif et géolocalisé.
Non seulement vous pouvez savoir ou vous êtes et ou vous voulez aller mais aussi comment et ce que vous pourrez y trouver, du particulier, au touristes (potentiel énorme du tourisme en France pour la clientèle étrangère) en passant par le professionnel qui a besoin de nombreux services comme, hôtels, parkings,horraires, traduction, etc. etc…

Le SoLoMo, social – Local – Mobile est de plus en plus à la mode et les applications associés aussi.
La réalité augmentée apparait et permets d’utiliser pour la plupart des cas l’appareil photo de son smartphone pour y associer des applications mobile, elles s’interfacent avec ce que voit l’appareil et propose des services connectés !

Là aussi donc bouleversement présent et à venir !

 

 

– Dématérialisation, numérisation & Externalisation

De nombreuses entreprises prennent conscience qu’il faut se concentrer sur son savoir-faire et confier le reste à des prestataires. C’est un process, c’est un changement mais en temps de crise cela permet de faire des économies et de se recentrer sur son cœur de métier en focalisant ses forces vives sur l’expertise de l’entreprise.

Là aussi l’offre est importante, que ce soit en dématérialisation RH (Novapost) ou en externalisation de process, que ce soit en stockage physique, (avec enfin la possibilité de consulter ses archives sur une plateforme online en mode SAAS) et grâce aux solutions CMS: Drupal, WordPress, SPIP, Magento etc… Solutions a succès car des milliers de sites s’ouvrent chaque jours.

Là aussi cela touche de nombreux secteurs (devrais-je dire TOUS les secteurs ?) RH, administration, musées, privé, politique et grande consommation. Avec des surprises, comme le fait que les plus de 50 ans acceptent plus de passer au “zéro papier” que les “geeks” !

Une initiative intéréssante aussi pour Smartsy, application mobile dédié a l’image ou les possibilités offerte par la reconnaissance de photos, d’images et de logos sont quasiment sans limites.

A suivre…
Thierry Barbaut

Numérique: Les ventes de tablettes dépasseront celles de PC portables en 2016

 

  • Les deux marchés seront en croissance lors des quatre prochaines années, mais pas au même rythme…

Pour l’institut d’études NPD, il n’y pas photo. Les tablettes tactiles vont constituer le moteur principal de la croissance des appareils portables dans les prochaines années. Au point de dépasser en volume les ventes de laptops.

Pour le moment, les PC portables sont encore loin devant avec 208 millions d’unités écoulées cette année contre 121 millions d’unités pour les tablettes. Les deux marchés seront en croissance lors des quatre prochaines années, mais pas au même rythme…

  • Disparition des netbooks

Selon NPD, en 2016, il se vendra sur la planète 416 millions de tablettes tactiles contre 393 millions de PC portables. “Les consommateurs préfèrent de plus en plus les tablettes aux ordinateurs portables”, commente Richard Shim, analyste. Quant aux netbooks, ils devraient complètement disparaître du paysage.

Cette demande sera également portée par l’arrivée de nouveaux acteurs comme Google (avec le Nexus 7 et pourquoi pas 10) et surtout Microsoft avec sa gamme Surface. De quoi un peu faire bouger les lignes du marché, lignes pour le moment bien figées.

Toujours selon NPD, en mai, Apple détenait ainsi 62,8% des parts de marché, suivi, loin derrière, par Samsung, avec 7,5%.

Thierry Barbaut

 

 

Numérisation des livres: les éditeurs français et Google trouvent un accord

Le Syndicat national de l’édition (SNE) et le géant américain Google sont parvenus à un accord-cadre sur la numérisation des oeuvres indisponibles sous droits, mettant fin au contentieux qui les opposait depuis six ans, a annoncé lundi le président du SNE Antoine Gallimard.

La procédure ouverte pour contrefaçon en 2006 par le groupe La Martinière-Le Seuil, auquel s’étaient joints le SNE et la Société des gens de lettres (SGDL), contre le programme de numérisation du moteur de recherche ne se poursuivra donc pas en appel.

“C’est à présent à chaque éditeur de décider s’il souhaite ou non, pour lui-même, signer un accord-cadre avec Google dans le respect du droit d’auteur”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Cet accord-cadre “n’aurait pu être trouvé sans la Société des gens de lettres”, qui représente 6.000 auteurs français ou francophones, a souligné le président du SNE qui regroupe près de 600 éditeurs. “Les auteurs pourront dire oui ou non pour l’indexation de leurs oeuvres”, a précisé M. Gallimard.

“Les deux parties sont parvenues à un accord permettant d’encourager les initiatives pour la diffusion du livre numérique et la diversité de la création dans le respect du droit d’auteur”, précise la SGDL dans un communiqué.

Cet accord prévoit notamment le soutien financier de Google au développement du fichier SGDL des auteurs de l’écrit et de leurs ayants droit.

Pour le SNE, “cette annonce constitue une avancée favorable pour la mise au jour du patrimoine imprimé français sous droits et contribue à l’élargissement de l’offre de livres numériques”.

Parallèlement, Google apportera son soutien financier à une opération lancée par le SNE, “Les petits champions de la lecture”, destinée à promouvoir le plaisir de la lecture à haute voix auprès des élèves de CM2.

Cet accord “constitue une étape-clé dans nos relations avec les acteurs français du livre. Toutes les conditions sont ainsi réunies pour que Google participe au développement du livre numérique en France et contribue au rayonnement de la culture française”, a souligné pour sa part Philippe Colombet, directeur du Google Livres France.

Le groupe La Martinière s’était retiré en août 2011 de la procédure contre Google, après avoir signé une transaction prévoyant que le moteur de recherche demanderait l’autorisation de numériser les ouvrages épuisés. En novembre 2010, Hachette Livre (Lagardère), qui n’avait engagé aucune procédure, avait déjà annoncé un protocole d’accord sur les mêmes bases avec Google, signé en juillet 2011.

Thierry Barbaut

[sc:barbaut]

Les tablettes et l’usage pédagogique

EduTablettes-86 est un projet d’expérimentation et de réflexion sur l’usage pédagogique des tablettes numériques à l’école. EduTablettes-86 sera piloté par la Cité des Savoirs et réunit plusieurs partenaires. L’objectif est de créer un Living Lab (un laboratoire d’observation des usages). les particpants iront sur le terrain et observeront notamment des classes de l’école élémentaire et de collège.

Dans ce projet, enseignants, parents d’élèves, services académiques et départementaux de l’éducation nationale, services des collectivités territoriales et bien entendu les élèves, sont impliqués.
Les objectifs sont multiples, les résultats de ces travaux permettront d’adapter au mieux l’usage des tablettes à l’école et de les insérer de façon optimisée pendant les cours :
Pour cela, l’équipe se focalisera sur 4 sujets majeurs :
1/ Expérimenter les spécificités et les contraintes techniques, organisationnelles, et stratégiques du déploiement des tablettes numériques
2/ Evaluer les exerciseurs (logiciels qui permet à l’utilisateur (enseignant ou élève) de créer ses propres questions avec ses propres documents) et leurs usages dans le cadre des objectifs d’apprentissage du CM2 et de la 6ème
3/ Mieux connaître l’activité des élèves et identifier les meilleures conditions de réussite, apprécier les apports, les difficultés et les limites de ce nouvel usage
4/ Evaluer les apports pour les enseignants et les apprentissages des élèves

Afin d’être dans le concret, le Living Lab ira directement dans les classes. Les élèves de deux classes de CM2 de Poitiers, ainsi que deux classes de 6eme du département se prêteront à l’expérience et recevront des tablettes numériques à la rentrée prochaine.

Sony ouvre son Reader Store, la librairie en web application

C’est désormais clair pour tout le monde : la web application devient la norme pour l’ebookstore. Bien moins contraignante que les applications, coûteuses et nécessairement limitées à un environnement, elles furent la Voie Royale, voilà quelque temps, mais désormais, les acteurs préfèrent tabler sur des librairies optimisées pour navigateurs web…

Dernier arrivé sur le principe, Sony, qui vient de lancer Reader Store, une application web qui permet de retrouver, sur n’importe quel type d’appareil, ses lectures du moment, et ce, sans aucune restriction de système d’exploitation. Indifféremment utilisable depuis Safari, Internet Explorer, Chrome et Firefox, la boutique est à découvrir à cette adresse.

Bien évidemment, dans ce contexte, qu’importe la tablette pour retrouver l’ivresse ou le lecteur ebook – à condition que la machine dispose d’une connexion de temps à autre, fut-ce pour retrouver sa lecture.

De nombreux autres acteurs ont lancé leur projet de web-app, que ce soit des libraires en ligne exclusivement, basée sur du HTML 5. L’un des derniers en date n’est ni plus ni moins que le prestataire des bibliothèques, OverDrive. Celui-ci permet de retrouver tous les ouvrages numériques empruntés dans les établissements, depuis n’importe quel appareil.

Rendez-vous a la BNF pour découvrir les métiers du livre numérique

Le monde du livre est en pleine mutation, nouveaux usages de lecture, nouveaux outils et surtout des métiers qui changent, qui évoluent ou qui se créent.

Pour faire le point sur ces grandes mutations professionnelles, le Labo BnF, lieu expérimental de la Bibliothèque nationale de France dédié à la lecture et aux nouvelles technologies, propose 3 ateliers autour des métiers liés aux ebooks.

La BNF Quai François Mauriac a Paris dans le 13eme

Au programme, 12 intervenants avec des profils très différents évoqueront leurs métiers : bibliothécaire, éditeur traditionnel, éditeur 100% numérique, libraire, auteur, webmarketeur, community manager etc…
Ces ateliers se tiendront dans l’enceinte du Labo de 12h à 13h30 les 13, 20 et 27 juin.

Voici le programme détaillé:
Le 13 juin
Vincent Marty, directeur Général de Dilicom (Bases de données interprofessionnelle pour les libraires)
Stéphane Michalon, directeur d’ePagine (libraire 100% numérique)
Nicolas Francannet, co-fondateur de StoryLab (éditeur 100% numérique)
Clément Oury, chargé du dépôt légal numérique à la BnF

Le 20 juin
Jeff Balek (auteur de romans numériques)
Aurélie Scart, responsable numérique et Web aux Editions Leduc S
Térence Mosca, responsable du développement d’application de livres enrichis chez Gallimard Jeunesse
Philippe Michel, directeur de projets chez Orange (Community Management lecteurs.com)

Le 27 juin
Nicolas Tissier, directeur informatique éditorial aux Editions Dalloz
Jean-Philippe Gallet, co-fondateur de My Elefant (Web marketing éditeur)
Louis Jauberie, coordonnateur des services aux publics, BnF
Chargé de production pour la numérisation des fonds à la BnF

Rendez-vous
De 12h à 13h30
Au Labo BnF Entrée Hall Est
Bibliothèque nationale de France – François Mitterrand
Quai François Mauriac
75013
Entrée libre et gratuite
nçois Mitterrand
Quai François Mauriac
75013
Entrée libre et gratuite

Presse : le numérique prend le relais du papier

Le Financial Times et le New York Times voient leurs abonnés aux éditions numériques dépasser les ventes de journaux imprimés.

C’est un tournant pour la presse. Comme si le tabou de la gratuité sur le Web était en train de tomber, les abonnements aux éditions numériques de journaux anglo-saxons deviennent substantiels. Chez certains, les recettes générées par la vente de contenus commencent aussi à l’emporter sur les revenus publicitaires. Deux points d’inflexion qui risquent de remodeler le paysage de la presse en ligne.

Le quotidien britannique Financial Times a déjà gagné sur ces deux tableaux. À la fin de l’année, le journal référent de la City comptera plus d’abonnés à ses éditions numériques que de ventes d’exemplaires papier. C’est le pronostic fait par Rob Grimshaw, directeur de FT.com, lors de l’Internet Week New York mi-mai. Le quotidien économique est aujourd’hui diffusé à 310.000 exemplaires, pour 270.000 abonnés numériques. La bascule s’est déjà faite sur le marché américain, en 2011. Le point d’inflexion sera atteint globalement grâce à l’essor du mobile. Chaque semaine, le Financial Timesrecrute 15 à 20% de ses nouveaux abonnés à travers ce canal. Pour Rob Grimshaw, il sera même le principal canal de distribution de l’information dans trois à quatre ans.

En 2012, leFinancial Times devrait aussi voir la part du chiffre d’affaires généré par les ventes de contenus l’emporter sur la publicité. «Au final, nous disposons d’une activité qui est fondamentalement plus stable, plus prévisible, ce qui facilite les décisions d’investissement à long terme», avait résumé Rob Grimshaw, lors de la conférence «News on the move» en mars dernier.

Marge de progrès

À l’instar du Financial Times, le quotidien américain The New York Times assiste lui aussi aux premières victoires du numérique sur le papier. De septembre 2011 à mars 2012, la diffusion des éditions numériques du New York Timesa dépassé 807.000 exemplaires quotidiens, selon l’Audit Bureau of Circulations, l’équivalent américain de l’OJD. Sur la même période, le journal papier s’est vendu à près de 780.000 exemplaires par jour. L’ensemble de la diffusion du New York Timesa ainsi progressé de 73% par rapport à l’année précédente. «Ces gains peuvent être largement attribués à la popularité des offres d’abonnements numériques proposés par le Times», a indiqué le groupe de presse dans un communiqué. Par ailleurs, il estime que le couplage systématique de l’offre papier avec un accès numérique permet de limiter l’érosion des ventes du papier.

Mais la marge de progression est considérable sur l’ensemble du secteur: les éditions numériques représentent 14,2% de la diffusion globale des journaux américains, selon l’ABC, contre 8,7% en 2011. Confortés par les résultats de ces géants, un nombre croissant d’éditeurs de presse américains explorent des formules payantes sur le numérique. Dernier en date, le Chicago Tribune envisagerait des formules d’abonnement pour certaines rubriques de son site. Son concurrent local, le Chicago Sun-Times , a introduit un abonnement mensuel de 6,99 dollars pour une offre numérique en décembre. Le groupe McClatchy (Miami Herald, Kansas City Star…) va lancer des tests dans quelques villes avant de dresser le calendrier d’un lancement général d’abonnements numériques. En février, le groupe Gannett avait fait basculer 80 titres. À la fin de l’année, 20% des 1400 quotidiens américains pourraient ainsi avoir fait le pari du numérique payant.

Source: www.lefigaro.fr

Le marché du livre et sa mutation numérique

Le marché du livre doit préparer sa mutation numérique

La France est en retard. Le marché du livre numérique est bien plus important aux États-Unis et au Royaume-Uni. Hachette est décidé à accélérer dans l’Hexagone.

Réputé solide, le marché français de l’édition fait grise mine depuis deux ans. Par le passé, les éditeurs se rassuraient: les années fastes compensaient toujours les années de vache maigre. Mais, cette fois, les professionnels commencent à douter de la pérennité de ce scénario.

En retrait depuis deux ans, le marché du livre est victime d’une moindre fréquentation des librairies et de la baisse du pouvoir d’achat. Bien que l’offre soit dynamique, avec un record de 64.000 nouveautés en 2011, les ventes de livres ont plus reculé en 2011 que l’ensemble du commerce de détail, tous produits confondus, laissant penser que les lecteurs regardent davantage les prix, malgré une hausse modérée des tarifs. Certes, les éditions de poche, qui pèsent un quart des ventes, restent bien orientées (+ 1 %), mais les autres genres importants en valeur (jeunesse et BD notamment) ne jouent plus leur rôle de locomotives.

C’est dans ce contexte que les éditeurs s’engagent, à pas lents et mesurés, dans l’économie numérique. Le précédent de l’industrie du disque, ravagée par le piratage sur Internet en quelques années, est un épouvantail qui effraie autant qu’il tétanise. L’avenir n’a jamais été aussi incertain. La mise en vente de Flammarion intervient à ce moment clé.

Pour l’instant, en France, le numérique ne décolle pas. Il représente moins de 1 % des ventes. Mais aux États-Unis ou au Royaume-Uni, il explose. Outre-Atlantique, le livre électronique représente déjà 17 % du marché en valeur. Or c’est en se frottant à ces marchés «pilotes» qu’un groupe comme Hachette Livre (Lagardère), septième acteur aux États-Unis et leader outre-Manche, fait son apprentissage.

Amazon et Apple incontournables

Hachette a d’ailleurs été longtemps partagé entre les prises de position de ses grandes consœurs françaises indépendantes – Gallimard ou Albin Michel en tête -, souvent défensives face au numérique, et sa confrontation avec la réalité du marché américain, où la plus grande chaîne de libraires Borders a fait faillite il y a un an sous les coups de boutoir des ­e-books.

Mais, aujourd’hui, Hachette n’a plus d’hésitation. Pragmatique, il voit se mettre en place de nouveaux canaux de distribution qu’il ne peut se permettre de snober. À fin mars, le livre numérique frôlait 10 % de ses ventes. Comme lui, tous les éditeurs français ont donc signé avec Amazon, le géant de la distribution en ligne qui se positionne, avec le Kindle, sur les contenus pour liseuses et tablettes en face d’Apple et de son iPad.

Les projets de plates-formes numériques des éditeurs français ont de fait perdu de leur utilité. Hachette Livre vient ainsi de se désengager de sa plate-forme Numilog, qui cherchait à fédérer des éditeurs ayant préféré monter d’autres plates-formes. Tous observent à la loupe la croissance du parc de tablettes, qui devrait doubler en France cette année.

Hachette en a pris acte en annonçant, le 3 mai dernier, l’alignement des prix de vente des versions numériques de 2 000 de ses titres de littérature sur les prix de vente du format poche, afin de «répondre à la demande croissante des lecteurs utilisateurs de liseuses numériques». Tous les éditeurs en ont désormais pleinement conscience.

source: lefigaro.fr

Hachette aligne le prix de ses livres numériques sur le poche

Hachette Livre a décidé de baisser à partir de ce jeudi le prix de vente des versions numériques de près de 2.000 titres de littérature édités en grand format par les maisons d’édition du groupe pour les harmoniser avec le prix de vente du format poche.

Cette adaptation de la tarification concerne uniquement le périmètre des livres de littérature parus en grand format dans les maisons du groupe (Grasset, Stock, Fayard, JC Lattès, Calmann-Lévy…) et disponibles au format poche, précise Hachette dans un communiqué.

L’éditeur du groupe dans ce format est Le Livre de Poche.

Cette décision “correspond à une nouvelle étape dans le développement de l’offre numérique du groupe Hachette Livre (Lagardère), qui entend répondre à la demande croissante des lecteurs utilisateurs de liseuses numériques”, précise le communiqué

Hachette Livre

Microsoft signe un partenariat historique avec B&N

Microsoft et Barnes & Noble – B&N – ont annoncé hier la conclusion d’un partenariat sous la forme d’une nouvelle société commune. Ce serait la division numérique de B&N, le libraire américain le plus avancé dans le développement du livre numérique avec sa liseuse Nook sous Androïd, qui avait annoncé au préalable vouloir séparer ses activités d’éditions de celles liées au numérique. Rappelons que le livre numérique décole sur le marché américain et que Borders l’un de ses anciens concurrents de B&N a mis la clef sous la porte pour avoir raté ce virage (Livre numérique un petit village gaulois résiste et regarde passer les opportunites).

L’effet a donc été immédiat pour B&N dont l’action cotée à New York s’est envolée, signe que ce partenariat est vu positivement pour eux. Mais qu’en est-il pour Microsoft? Pourquoi diantre Microsoft s’embarque dans l’aventure du livre numérique alors que tout le monde l’attend sur le Cloud, le téléphone avec WindowsPhone + Nokia et Windows 8?

Déjà, cette société commune règle le différend entre Microsoft et B&N qui portait sur l’utilisation de brevets de Microsoft dans la liseuse de B&N. Ainsi la nouvelle société est détentrice des droits, ce qui assurera des revenus de propriété intellectuelle à Microsoft. Bien joué pour une opération qui rappelle l’importance des brevets dans ces ecosystèmes en forte évolution. Et aussi que Microsoft touche $5 par smartphone HTC Androïd grâce a ces mêmes droits sur les brevets.

Mais aussi bien joué car les derniers dénouements de l’affaire allaient dans le sens de la non-violation de brevets Microsoft par B&N (Le lecteur de Barnes & Noble ne violerait pas de brevets de Microsoft)…

Mais au-delà de ce différend sur les brevets il y a de vrais enjeux industriels :
pour B&N qui peut miser sur le succès de Windows 8 et la sortie d’une version de son Nook sous ce futur OS afin de renouveller sa liseuse et d’augmenter le nombre de clients potentiels de ses livres numériques. On peut aussi imaginer la disponibilité d’un logiciel lecteur de livre numérique Nook installé en standard sur toutes les moutures de Windows 8 pour contrer l’approche multiplateformes de son concurrent Amazon que l’on peut lire sur un Kindle, mais qui a aussi son appli sur PC, iPad, iPhone, Androïd… Tous les livres étant stockés avec leur “DRM” dans le nuage.

Et puis si Windows8 ne décolle pas, la maitrise de la carte Androïd est toujours un atout dans la main de B&N. Rappelons l’échec de la Fnac qui a voulu introduire son propre FnacBook en 2010 pour l’abandonner un an plus tard et rejoindre la technologie du canadien Kobo avec “Kobo by Fnac”. Et donc, économies d’échelle obligent, un partenaire industriel de taille mondiale sur ces nouveaux équipements.

pour Microsoft c’est un moyen d’ajouter un fil de plus à la toile de son futur écosysteme Cloud+Mobile qui combine une accès multiplateformes via Windows8 a ses “clouds” qui eux gèrent le contenu et les services : Office365, Windows Live et XBox Live et Zune pour la musique. Comme le modèle iTunes+iPad+iPhone.

Et là, en plus de Google et Apple qui adoptent une stratégie d’intégration verticale similaire, Microsof a un adversaire potentiel commun avec B&N… Amazon bien sûr!

Aujourd’hui c’est le leader des plateformes Cloud, même si son offre de services se concentre pour l’instant que sur les biens culturels numériques. Et pour parler encore de la Fnac, notre référence nationale, la disponibilité cette semaine en France du nouveau Kindle Touch d’Amazon, lui a fait baisser son Kobo de 130€ a 100€ pour s’aligner sur le prix d’entré d’Amazon. Il n’y a donc aucun doute sur qui domine ce marché.

Aucune annonce n’a été faite sur la feuille de route de cette société commune, alors restons prudents, mais il semblerait que cette alliance a quand même beaucoup de sens.

GreenSI y mettra quand même un bémol sur la nature du marché visé.

Il s’agit du B2C, Business to Consummer, et non pas du B2B le marché entreprises où Microsoft est aujourd’hui dominant et où se joue la partie Windows8 et Office365 en remplacement de Office, WindowsXP et Windows7 dont l’entreprise tire une grande part de ses revenus et certainement le meilleur de sa marge. Il ne sera pas simple de continuer à mobiliser des ressources sur deux marchés qui n’évoluent pas à la même vitesse et qui demandent chacun leur propre mode de commercialisation et leur propre écosysteme.

GreenSI ne serait donc pas surpris par une claire séparation des activités entreprises et leur rapprochement avec des intégrateurs ou des constructeurs pour en tirer de plus fortes synergies et rendre plus lisible sa stratégie globale. Car au bout du compte le marché ne voit toujours par le potentiel de Microsoft si on se réfère à la simple comparaison de son cours de bourse depuis 2009 avec Apple et Amazon. A suivre donc…

www.zdnet.fr

Des boutiques de lecture numérique au Royaume-Uni

Kobo et WH Smith mettent le paquet

La guerre des chiffres et des parts de marché vient de prendre une nouvelle tournure, suite à cette annonce du partenariat entre Kobo et la chaîne de librairies britanniques WH Smith. Dans ses projets de développements, la firme canadienne, avait assuré qu’elle s’appuierait sur des partenariats solides.

« Notre stratégie au sein de nouveaux territoires est celle que nous avons appliquée ici, c’est un peu notre recette maintenant. Nous trouvons une librairie de premier ordre, nous trouvons des détaillants d’appareils électroniques, et saupoudrons nos produits chez quelques autres vendeurs. (…) Cette stratégie consiste à couvrir différents segments du marché, car des personnes allant chez WH Smith ne vont pas forcément chez Dixons, et vice-versa », expliquait le grand patron, Michael Serbinis. (voir notre actualitté)

Et c’est ce même PDG de la société qui assure que le partenariat avec WH Smith sera bien oplus concret encore. Une centaine de boutiques estampillées Kobo et WH Smith devraient ouvrir au Royaume-Uni, sans qu’une date ne soit pour le moment avancée. Cela se déroulera gentiment, dans le courant de l’année prochaine.

Dans ces boutiques, les trois appareils Kobo Wireless, Kobo Vox et Kobo Touch seront commercialisés pour 60 £, 80 £ et 150 £. (voir The Digital Reader)

Cet accent porté sur le marché britannique est également motivé par les résultats qui ont été constatés dan le pays. Serbinis avait assuré que les parts de marché sont à deux chiffres dans le pays, avec un optimisme pour le moins étonnant. « Nous pensons que nous avons pris le large par rapport à Amazon, mais nous avons également constaté que certains acteurs locaux abandonnent, alors que Waterstone’s n’a toujours pas de solution de lecture numérique actuellement. »

La vente de la chaîne au milliardaire russe, Alexandre Mamut n’aide évidemment pas à stabiliser la situation du concurrent. Or, la Grande-Bretagne pourrait ne pas être le seul pays où Kobo l’emporte sur Amazon. (via The Bookseller)

Kobo et WH Smith mettent le paquet

Selon des informations livrées sur les ventes en France, les Kobo by Fnac se seraient écoulés à 60.000 exemplaires entre le lancement et le 1er mars. Le cabinet d’analyse GfK projetait que pour l’année 2012, ce seraient 300.000 lecteurs ebook qui seraient vendus en France.

Qui plus est, Serbinis assure avoir pris le pas sur la firme de Seattle, en arrivant à vendre plus d’appareils qu’elle, mais également en réalisant plus de ventes de livres numériques depuis ses plateformes – l’ebookstore de Kobo, ainsi que celui de la Fnac.

Reste que l’ouverture de boutiques en partenariat avec WH Smith sera un apport évident dans la croissance de la société, tout en profitant de l’expertise des libraires.

Thierry Barbaut