Archives de catégorie : Mobiles et Smartphones

Congo TechDays, numérique et codeurs en RDC

Quand un jeune entrepreneur motivé, Malcolm Kambaj, t’envoie un email de Lubumbashi en Mars pour te proposer d’intervenir pour une keynote d’une heure trente sur le numérique lors de la première édition des #CongoTechDays début Juillet en République Démocratique du Congo…  Réponse : “bien sur je viens” !

Finalement tu donnes tout sur trois jours après 24h de voyage éreintant pour vivre un moment énorme que tu n’oublieras jamais !

Les impressionnants codeurs, sans moyens, parviennent à développer une plateforme collaborative de mise en relation du producteur au consommateur de maïs avec au final une API vers une solution de mobile money (paiement par mobile) : Pepele Mobile de la Trust Merchant Bank !

La, en RDC, dans la région historique du Katanga tu découvres une équipe de 20 jeunes amis, formés en réseau local et venant d’horizons différents qui veulent participer au développement du pays. Ils sont convaincu que cela passera par le numérique, alors tu sens que vraiment, avec eux tout est possible !

Conférences, Hakathon, pitchs, rencontres, workshops, mais aussi détente, travail acharné, horaires de fous avec toujours la bonne ambiance et le sourire…

Fabien Kadimba, Huberto Mathe , Daniel Philippe Kaninda, Malcolm Kambaj, Gervais, Yvon Shumbusho, Phinées Kis Kalaba, Caleb Banza, Yannick Kiluba, Chriskadim Kadimba, Jean-marc Kadimba, Jonas Lungo, Cornelie Mak et tous les autres, vous irez tous ensemble très très loin.

vivement les Congo TechDays 2018 !

Numérique et Développement

J’intervenais pendant une semaine sur les thématiques du numérique au Gabon. Ces interventions furent l’occasion d’échanger avec la société civile gabonaise mais aussi avec de nombreux acteurs de l’aide au développement.

Une semaine riche en rencontres lors du Forum mais aussi de découverte et d’échanges avec les gabonais. Une journée aussi en foret avec un guide qui nous présente les différentes essences naturelles et leurs usages !

Forum “Numérique et Développement” à Libreville au Gabon

Des interventions dans le cadre d’une invitation du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Gabon pour le Forum “Numérique et Développement”.

Après avoir dressé un état des lieux du numérique en Afrique (taux de pénétration d’Internet dans les pays, communautés sur les réseaux sociaux et impact sur les associations et ONG), un focus sur l’utilisation du mobile et du smartphone a été fait.

Des applications mobile ou smartphone pour les organisations ont été présentées sur les thématiques de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie.

Le mobile banking, ou “mobile monnaie” a été présenté avec les avantages de la bancarisation d’une partie de la population et des nouveaux services qu’il propose : assurance, crédit, épargne…

Les usages des drones pour les ONG ont également été développés : agriculture, photos, vidéos et outils désormais indispensables de la préservation de la faune et de la flore.

Enfin une présentation des “hubs” (plateformes de rencontres physiques) et de leurs acteurs permettant à la société civile de se fédérer a permis aux auditeurs de mieux comprendre les réseaux qui animent le numérique en Afrique.

Le mobile money transforme l’économie informelle en Afrique

S’il est une révolution technologique qui ne peut être contestée c’est bien celle du mobile banking ou monnaie mobile en français

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 milliard de cartes SIM en Afrique, 750 millions de téléphones mobile en service, c’est plus qu’en Europe ou aux USA.

“Vers de nouveaux services sur mobile, s’assurer, épargner, emprunter…”

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Si aujourd’hui les Kenyans, les Maliens, les Algériens plébiscitent ces fintech (Technologies Financières) c’est que tout passe par le mobile et que la population est largement impactée et surtout dans les zones rurales, toutes les thématiques sont concernées : agriculture, santé, énergie mais aussi le bâtiment, les infrastructures et les administrations.

L’argent sur mobile va également drainer des services comme l’emprunt, l’épargne et l’assurance.

Il se murmure que Xavier Niel préparerait un service de banque en ligne mais j’y reviendrais dans un prochain article !

Une autre révolution en Afrique qui va avoir deux grands effets vertueux…

De nouveaux services

Le premier est le passage d’une économie informelle estimée à 70% en Afrique à une économie formelle. Cette économie permettra de se projeter dans l’avenir quel qu’en soit le secteur d’activité et l’acteur. Épargner, emprunter, assurer vont être les services qui permettront à des centaines de millions d’habitants de se projeter dans l’avenir au sein d’une entreprise, d’une famille ou d’une communauté.
La sécurisation des transactions permet aussi de supprimer les risques et de tracer les transactions, la aussi un changement important qui non seulement sécurise les échanges mais aussi lutte efficacement contre la corruption qui paralyse souvent une partie des activités.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Des taxes sur les transaction pour le développement de l’administration

Le deuxième est la possibilité pour les états de créer ou de développer l’imposition qui va permettre aux administrations de se développer et de proposer des services à la hauteur de la demande en Afrique. Un état sans taxes ne peut se développer et répondre à la demande de services des particuliers comme des entreprises.

Les transactions sur mobile vont permettre de tracer et d’imposer les échanges monétaires équitablement et ainsi faire passer l’administration de nombreux pays vers d’autres systèmes vertueux comme la dématérialisation des services publics ou des douanes apportant ainsi de nouveaux services à la population, des services qui font actuellement cruellement défaut.

Des nouveaux modèles émergent et prouvent que ces systèmes sont largement plébiscités par les populations comme au Rwanda ou les démarches administratives et payantes se font avec le RDB pour Rwanda Development Board… Une administration 2.0

Thierry Barbaut
www.strategie-afrique.com

Le pari Afrique pour Orange

Orange se développe de plus en plus en Afrique

De l’opérateur France Télécom à Orange, l’histoire du groupe est impressionnante entre réussite mutations, mais un marché, avec l’avènement du mobile, permet de nouvelles perspectives au groupe: l’Afrique

ORANGE EN AFRIQUE C’EST UNE PRÉSENCE DANS 19 PAYS, 130 MILLIONS DE CLIENTS ET 4 MILLIARDS D’EUROS !

Ce marché émergent un moteur de croissance incroyable pour l’opérateur Français. Le principal levier est l’incroyable succès du mobile. L’Afrique en compte plus de 750 millions…

Le Mobile Banking y est pour beaucoup avec le produit phare d’Orange: Orange Money:

Orange Money permet d’ouvrir un compte bancaire virtuel sur un smartphone ou un téléphone mobile et de transférer simplement de l’argent vers un autre compte mobile.
C’est la dématérialisation du transfert d’argent.
Un miracle pour l’Afrique dont seulement 20% de la population dispose d’un compte un banque.

Orange arrive en retard sur le M-banking mais parvient à conquérir de nouveaux marchés

C’est M-pesa, la solution de mobile banking de Vodafone Safaricom qui arrive en tête en Afrique. C’est aujourd’hui 30% du PIB du Kenya (record mondial) qui est réalisé chaque jours par mobile banking soit 2,5 millions de transactions par jours…

En France Orange compte 34 millions de clients, 130 millions en Afrique, quelles seront les évolutions du marché d’ici 10 ans ? Il est probable que l’Afrique double sa population en 20 ans, ce qui représenterait un potentiel de 200 millions de nouveaux clients !

La moitié de la population du continent Africain à moins de 25 ans et 750 millions de mobiles sont en service.

Orange parvient à développer un réseau puissant qui vise à rattraper son retard estimé à environ 10 ans dans le mobile banking. En effet le groupe Français est désormais présent dans 19 pays d’Afrique et dispose de relais locaux par milliers.

La force du réseau local, la clef du succès en Afrique

Ce réseau de boutiques ou de micro-boutiques qui permet de recharger en crédit son mobile permet aussi aujourd’hui de créditer en cash son compte Orange Money ! A noter qu’une percée remarquable est effectuée au Mali en 2015.

“ORANGE COLLECTE” REPRÉSENTE LE SYSTÈME DES “TONTINES” AVEC LA TOUCHE DÉMATÉRIALISATION, TOUCHANT AINSI LA DIASPORA QUI REPRÉSENTE UN MARCHÉ PUISSANT ET INTERNATIONAL

Orange a parfaitement intégré que pour développer son réseau et ses clients il fallait innover.

Les banques traditionnelles ne parviennent pas à se démocratiser en Afrique car les agences sont rares, couteuses et les taux de crédits trop élevés. Il faut donc passer intégralement par le mobile qui est la connexion directe avec l’utilisateur. Et pour cela Orange devient donc émetteur de monnaie électronique.

Lire mon interview d’Alban Luherne directeur d’Orange Moneyorange-afrique

Le e-commerce et Orange

Avec l’incroyable développement du e-commerce: Jumia et CDiscount (groupe Casino et Bolloré) se partagent un marché estimé à 150 milliards d’euros en 2020. Orange est présent en proposant habillement une “API” (Application Interface Connection) qui permet aux utilisateur de mobiles de payer sur certains sites. Jumia propose de payer avec… un compte MTN Mobile Money, mais pas encore Orange Money !

Il est possible de payer avec MTN Mobile Money mais pas Orange Money sur Jumia Côte d’Ivoire !

Les nouveaux marchés et leurs produits

Orange s’ouvre aux nouveaux produits comme l’épargne, le crédit ou l’assurance, grâce a son nouveau statut de banque en Afrique. Des perspectives économiques fabuleuses et particulièrement innovantes.

Orange sera bientôt porté par l’innovation et son réseau physique

Pour croître il va falloir innover !

Le succès des nouveau services est systématiquement lié à l’innovation : proposer des services mobiles intelligents, adaptés à la culture locale et en adéquation avec le besoin.

  • Le service est un des clefs du système, avec par exemple l’aide vocale permettant aux usagers analphabètes de se faire assister dans leurs différentes démarches.
  • Un autre point clef est la confiance, elle est stratégiquement liée au déploiement des points de ventes, et c’est un domaine ou justement Orange est parfaitement conscient de l’importance de mailler ce réseau partout la ou c’est nécessaire.
  • Le grand défi va être de muter avec les spécificités de chaque pays et liés aux cultures et modes de consommation. Il va falloir recruter local et international mais avec le savoir faire “made in Africa”.

Une aubaine aussi pour l’emploi avec en ligne de mire les télécoms, le digital et l’innovation, des centaines de milliers de postes à pourvoir !

La guerre et les chiffres des OS (Systèmes Opérateurs)

l’étude Kantar Worldpanel ComTech sur les parts de marché des OS pour smartphones viennent d’être publiés, cette fois pour la période de début juin à fin août 2015.

A noter le redressement de Windows Phone ainsi que le coup de mou d’iOS outre-Atlantique.

Android iOS Windows Phone

Sur les mois de juin, juillet et août, 83 % des mobiles vendus en France étaient des smartphones.

Parmi ces mobiles, 71 % étaient mus par Android, contre 76,2 % un an plus tôt. 15,4 % étaient animés par iOS, soit une progression de 2,6 points sur l’année, et 13,1 % étaient sous Windows Phone — synonyme d’une progression de 3,2 points par rapport à la même période en 2014. Les autres, qu’ils soient estampillés BlackBerry ou tirent profit d’une jeune plateforme comme Firefox OS, n’ont représenté que 0,5 % du marché.

À l’échelle mondiale, Android n’a pas profité de l’été pour mettre fin à la lente fonte de ses parts de marché. Il demeure toutefois un leader incontesté et incontestable sur nos téléphones intelligents. Aux États-Unis, en Italie et en Espagne, il s’est même offert un peu de croissance, avec une part de marché respective de 66,9 % (+2,5 pts), 74,8 % (+1,8 pts) et 89,5 % (+1,4 %). Mais cela ne compense pas son recul de 7,1 points à 75,2 % du marché en Allemagne, de 11,2 points à 53,1 % en Australie, de 5,6 points à 78,1 % en Chine ou de 5,9 points à 64,5 % du marché britannique. Sur l’ensemble des cinq marchés majeurs européens, le petit robot vert accuse d’ailleurs un repli sur l’année de 3,3 points (72,2 %).

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Du côté de la pomme, seuls deux territoires affichent un recul sur la période. En Espagne, iOS a vu son poids fondre à 6,2 % du marché au fil de l’été, perdant ainsi 1,3 point sur l’année. Il a aussi concédé 2,1 points aux États-Unis, où il a atteint son niveau le plus bas de l’année avec 28,4 % du marché. Cela n’a toutefois rien d’inquiétant pour la firme : il est de coutume, outre-Atlantique, que les ventes connaissent un important coup de mou plusieurs mois avant le lancement d’un nouvel iPhone (en l’occurrence, l’iPhone 6s). Ailleurs, l’appareil a continué à séduire : +5,1 points à 19,4 % du marché en Chine, +8,5 points à 37,8 % en Australie, +6,7 points à 33,8 % au Japon, +5,8 points à 33,7 % au Royaume-Uni…

Microsoft, enfin, a su redresser la barre après un printemps quelque peu difficile. Si Windows Phone n’est toujours pas un acteur de poids en Asie (2,3 % du marché en Chine ; +1,6 point) ou aux États-Unis (3,5 % ; stable), il perce globalement en Europe, avec 11 % de parts de marché, contre 9,3 % un an auparavant. Cette progression, il la doit certes essentiellement à deux marchés, à savoir la France (+3,2 points) et l’Allemagne (+3,6 points à 10,5 % du marché), mais ne démérite pas non plus outre-Manche (+0,3 point à 11,3 %). Il peine par contre à franchir la barre des 15 % sur son marché fétiche, à savoir l’Italie, où il est redescendu à 13,7 % du marché après un pic à 14,5 % un an plus tôt et sur les mois de mai, juin et juillet 2015. L’Espagne, placée sous l’écrasante domination d’Android, est naturellement un cas à part : Windows Phone n’y pèse que 3,9 % du marché, en baisse de 0,3 point sur l’année.

Thierry Barbaut

Amazon: le Fire Phone est lancé avec un écran 3D !

Le groupe d’e-commerce a dévoilé hier un nouveau smartphone baptisé Fire phone, doté d’un écran qui donne une impression de profondeur. Un moyen de rapprocher les consommateurs de son magasin.

Amazon-Fire-Phone-barbaut.netIl fallait voir l’enthousiasme et la sérénité de Jeff Bezos pour prendre la pleine mesure de l’annonce d’Amazon.

Ravi d’en découdre enfin avec Apple, Google et Microsoft, le patron du géant américain de l’e-commerce a dévoilé mercredi soir son premier smartphone, le Fire phone. Il sera vendu aux États-Unis à partir du 25 juillet en exclusivité chez l’opérateur AT&T, à 199 dollars en version 32 Go avec un abonnement de deux ans, ou 299 dollars en version 64 Go. Aucune date de sortie ni aucun prix ne sont pour l’instant connus pour la France.

La présentation d’Amazon, savamment mise en scène, est l’aboutissement de cinq ans de travaux dans le plus grand secret. Les équipes du Lab126, la cellule interne de recherche créée par Jeff Bezos en 2004, planchaient depuis 2009 sur le développement de leur premier smartphone. De ces bureaux étaient déjà sorties la liseuse Kindle en 2007, la tablette Kindle Fire il y a deux ans et la box Fire TV en début d’année.

Tout cela n’était rien face à ce qui attendait Amazon dans le mobile. Les smartphones sont devenus le juge de paix de l’électronique grand public. Ce marché gigantesque d’un milliard de pièces en 2013 a assis la domination d’Apple et de Google et précipité la chute de deux géants d’hier, Nokia et BlackBerry.

Un écran avec effet relief pour se différencier

Le Fire phone dispose d'un capteur photo de 13 mégapixels.
Le Fire phone dispose d’un capteur photo de 13 mégapixels. Crédits photo : Ted S. Warren/AP 

Parti après tout le monde, Amazon devait à tout prix se démarquer. La trouvaille de Jeff Bezos se situe du côté de l’écran de 4,7 pouces de diagonale (11,9 cm) du Fire phone, qui donne un effet de relief sans qu’il soit nécessaire de porter de lunettes spéciales, ce qu’Amazon appelle la «perspective dynamique». Le système fonctionne grâce des caméras et à des capteurs placés sur la façade de l’appareil. Concrètement, l’image bouge en fonction de la position du regard et du visage, ce qui donne cette impression de relief. «Il y a toujours plus à voir en changeant de perspective», a plaisanté Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a déposé lui-même un brevet sur cette technologie dès 2009, appelé «perspective dynamique», comme Steve Jobs l’avait fait sur certains éléments de l’iPhone.

Après l’écran tactile de l’iPhone, qui a révolutionné une première fois la téléphonie mobile, Amazon compte sur ce gimmick pour séduire les nouveaux acheteurs de smartphone et chasser parmi les possesseurs actuels d’iPhone et d’Android. Un défi, dans un marché qui approche de la saturation dans les pays émergents. Amazon n’y parviendra pas seul: il doit convaincre les développeurs d’exploiter cet écran pour réinventer leurs applications. Comme la tablette Kindle Fire, son smartphone fonctionne avec une version dérivée du système mobile Android, Fire OS, qui nécessite d’adapter les logiciels. Plus de 240 000 apps pour tablettes sont disponibles dans son Appstore, trois fois plus que l’an dernier.

Amazon a développé le Fire phone pour les mêmes raisons qui ont poussé Google à lancer Android. Le groupe Internet voulait à l’époque s’assurer que son moteur de recherche soit en bonne place sur le plus grand nombre de téléphones possible, sans être à la merci d’Apple ou d’un autre fabricant. Une réussite: plus d’un milliard d’appareils Android, embarquant tous les services de Google, ont été vendus à ce jour.

Un canal de vente supplémentaire

Le bouton «Firefly», pour reconnaître des objets et des contenus.
Le bouton «Firefly», pour reconnaître des objets et des contenus. Crédits photo : Ted S. Warren/AP 

La société de Jeff Bezos n’a jamais communiqué ses chiffres de ventes de Kindle. Des études indépendantes le placent en cinquième position dans les tablettes. Son succès ne se mesure cependant pas seulement en parts de marché. Avec son Fire phone, Amazon noue un contact plus direct avec ses clients, qui auront toujours un contact avec le site d’e-commerce dans leurs poches. Un bouton Flirefly, situé sur la tranche gauche du smartphone, permet de lancer une reconnaissance d’objet, de sons et de vidéos, et de passer commande sur Amazon. Plus de 100 millions d’objets peuvent être reconnus. Un kit de développement sera proposé pour intégrer cette fonction dans d’autres applications.

Le Fire phone accélère aussi la mutation d’Amazon d’un vendeur de biens physiques à un distributeur de livres, de films, et de séries télévisées et de musique au format numérique. L’appareil est une passerelle vers le service Amazon Prime. Cet abonnement annuel de 99 dollars ouvre droit à des livraisons gratuites et à une consultation illimitée de films, de séries et de musiques. Une première année d’abonnement sera offerte avec le téléphone. Ce modèle est vertueux pour Amazon. Les clients Prime dépensent en effet deux fois plus que les autres, selon une étude de RBC Capital Markets. Amazon comptait plus de 20 millions d’abonnés Prime au début de l’année. En outre, les clients du Fire phone pourront stocker un nombre illimité de photos sur Internet, dans le cloud d’Amazon. «Les services sont importants, ce n’est pas qu’une question de matériel», a dit Jeff Bezos.

La sortie du Fire phone d’Amazon achève la recomposition du high-tech américaine, qui se présente désormais en quatre grandes plateformes. Apple, Google, Amazon et Microsoft développent à la fois des matériels, des systèmes d’exploitation et des boutiques d’applications, ce qui leur confère aussi un pouvoir considérable sur leurs partenaires et leurs clients.

4G: Tarif attrayant de FREE avec un forfait à 19,99 euros par mois avec une couverture à confirmer

  • Free annonce une offre 4G à 19,99 par mois, le même prix que la 4G.

  • Xavier Niel prend à contre-pied ses concurrents qui vendent la 4G plus cher.

  • Free a activé 700 antennes en 4G et dit desservir 1000 communes.

Free lance la 4G par surprise. Mardi, le dernier arrivé des opérateurs mobiles a annoncé qu’il incluait désormais la 4G dans son forfait à 19,99 par mois (15,99 euros pour les abonnés Freebox) sans hausse de prix. Il y a deux semaines, le fondateur d’Iliad-Free, Xavier Niel, avait promis qu’il proposerait de l’Internet haut débit dans deux fois moins cher que ses concurrents. C’est donc une promesse – presque – tenue. Les forfaits les moins chers, ceux de Bouygues Telecom, démarrent actuellement à 29,99 euros.

L’annonce de la nouvelle offre 4G de Free par Xavier Niel, sur Twitter:

Xavier Niel @Xavier75 Follow

€19.99/m: 20GB ! 4G4U 🙂

freemobileComme pour la 3G, l’offre 4G de Free inclut les appels et les SMS illimités, ainsi que le FreeWiFi en illimité. Pour Free, la 4G ne justifie pas un surcoût tarifaire pour les consommateurs. Contrairement à ses concurrents, qui ajoutent des services à leur offre 4G, comme les «Extras» de SFR, Free propose simplement l’accès au réseau. Free tout de même la barre très haut en ce qui concerne le volume de données, avec 20 Go de données en téléchargement disponibles. Jusqu’à présent Bouygues Telecom était le mieux-disant du marché avec son offre à 16 Go, facturée 59,99 euros par mois.

700 antennes 4G activées

Xavier Niel avait laissé entendre qu’il ne lancerait la 4G, qui n’est pas une priorité pour les consommateurs français selon lui, lorsqu’il disposerait d’une couverture suffisante.

La promesse n’est pas tout à fait au rendez-vous. Free annonce disposer de 700 antennes en 4G, qui lui permettent de desservir 1000 communes, affirme-t-il, sans préciser le pourcentage de la population concerné. A titre de comparaison, Orange annonce couvrir 50% de la population avec 4000 sites, et Bouygues Telecom, 63% avec 5600 antennes.

La couverture de Free en 4G à Paris.
 

Sur une carte de son réseau mise en ligne par Free, on remarque que des pans de Paris ne sont pas encore couverts, dans le 2e, le 3e, le 4e, le 14e, le 15e, le 16e et le 17e arrondissement. Il en va de même dans le 2e, le 6e et le 7e à Lyon, dans le 6e à Marseille. Les centres de Lille, Bordeaux, Montpellier, Toulouse sont en revanche quasi couverts en intégralité. À Strasbourg, mieux vaut habiter à l’extérieur de la Petite France. On remarque aussi des zones non couvertes dans les centes historiques de Rennes et Nantes, où il est plus compliqué d’installer des antennes. À Nice, la 4G de Free n’est presque pas déployée.

«Nous sommes partis pour un an de polémique! Avec une antenne, à la campagne, on peut couvrir plusieurs communes, mais dans une grande ville, cela ne suffit pas, note un spécialiste du secteur. Free a aussi l’avantage d’arriver dix ans après les autres, cela lui permet de sauter directement une génération».

De son côté, Free mentionne dans son communiqués que «son réseau 4G va rapidement croître avec la mise en place de plusieurs centaines de nouveaux sites 4G dans les prochaines semaines». L’opérateur ajoute que «plusieurs facteurs impactent la réception du service 4G: la proximité d’un site 4G, le nombre d’utilisateurs connectés simultanément sur un site 4G, les éventuels obstacles (immeubles hauts, reliefs…), le dimensionnement du réseau de transmission auquel est relié le site».

Le geofencing est accepté par la majorité des mobinautes

La seconde édition de l’étude Mobile Marketing Attitude du SNCD confirme le succès des appareils connectés et leurs atouts en marketing localisé.

Le Syndicat National de la Communication Directe a dévoilé sur le salon VAD.Conext les résultats de la seconde édition de son étude Mobile Marketing Attitude.

Des résultats très surprenants pour certains, notamment au regard des chiffres indiqués lors de la première édition, en 2012.

GeoFenceImageEn comparaison de la première enquête, le nombre de mobinautes interrogés souhaitant dématérialiser les éléments des programmes de fidélisation baisse drastiquement. De 86%, le pourcentage passe à 52% de consommateurs en faveur de la dématérialisation des cartes de fidélité.

De même pour ceux souhaitant virtualiser les bons de réduction, qui passent de 68% à 45%. Deux explications possibles quant à cette chute : soit la méthodologie de calcul a changé d’une édition sur l’autre, soit les mobinautes sont moins sensibles à l’intégration du canal mobile dans un programme de fidélisation.

Geofencing et push notification : duo gagnant

Le chiffre le plus encourageant de cette seconde édition est la forte proportion de consommateurs acceptant d’être géolocalisés à des fins marketing : 59%. Puisque le nombre d’utilisateurs de smartphones et de tablettes augmentent, le geofencing devrait devenir un fort relai de croissance. D’autant que 39% des sondés emporte leur appareil connecté partout, offrant donc une vraie pertinence à cette mécanique marketing. Le SNCD préconise bien évidemment l’intégration du mobile dans les campagnes géolocalisées ou de proximité, notamment pour les réseaux de magasins physiques.

Notez que la MMA confirme la tendance indiquée par Forrester il y a quelques jours sur le succès des push notifications : Si l’institut anglo-saxon estime que 76% des consommateurs acceptent de type de démarche, le SNCD n’en décompte que 52% (et 40% qui refuse catégoriquement). La différence s’explique certainement par le panel utilisé dans les deux cas : l’étude de Forrester est européenne, tandis que la MMA est franco-française.

L’usage d’un smartphone et d’une tablette tend à devenir plus marchand, et toujours autant consultatif. 31% des répondants sont adeptes du m-commerce et 36% de la banque mobile. Des chiffres assez proches des résultats de l’édition précédente. Rappelons que les secteurs d’activité les plus consultés sur téléphone et tablette étaient en 2012, dans l’ordre, les banques et assurances, les voyages et transports, les médias, la high-tech et les produits culturels, et la grande distribution, les autres secteurs étant consultés par moins d’une personne sur dix.

 

Méthodologie Échantillon : 1 118 répondants majeurs représentatifs des possesseurs de smartphones ou tablettes se connectant à Internet via leur appareil. Redressement sur des critères socio-démographiques (sexe, âge, urbanité). Mode de recueil : questionnaire en ligne. Date de terrain : enquête réalisée par Internet du 18 juillet au 30 août 2012.

Nokia: Un comparatif afin de convaincre les professionnels sur le choix du mobile

A mesure que la part de marché des Lumia augmente, Nokia semble devenir de plus en plus agressif dans sa communication.

Dernier exemple en date avec une publicité comparative destinée à convaincre les professionnels de ‘switcher’ et d’abandonner leurs OS.

nokia_pubBlackBerry est évidemment particulièrement visé, d’ailleurs la mûre écrasée sur la publicité ne laisse guère de place au doute quant à la volonté de Nokia de décrédibiliser le canadien actuellement en difficulté.

Reste que les arguments choisis par Nokia sont dans la plupart des cas tronqués. En termes de productivité, Nokia met en avant l’intégration native d’Office et d’Outllook de Microsoft dans ses Lumia permettant d’éditer des documents et de lire ses mails dans un environnement similaire à celui du PC.

La recharge sans fil, un argument pour les pros ?

Concernant BlackBerry, Nokia joue avec les mots en affirmant qu’un abonnement à un logiciel est nécessaire alors que BB10 embarque nativement Documents to Go qui est une suite bureautique puissante. Quant aux mails, on ne peut pas dire que le canadien soit un amateur en la matière, tout comme GMail pour Android qui a fait ses preuves pour les pros.

Certes, la présence d’Office et d’Outlook est un atout de taille pour le couple Nokia/Windows Phone. Mais chaque plate-forme propose des alternatives interopérables.

Du côté de la sécurité, Nokia met en avant IRM, son gestionnaire de propriété intellectuelle qui “aide à protéger les brevets des entreprises”, une fonction absente des plates-formes concurrentes.

Curieux que Nokia réduise la sécurité à ce point. N’est évidemment pas évoqué la sécurisation des échanges, des données, des applications déployées qui sont au coeur de l’environnement Blackberry qui reste encore la plate-forme la plus sécurisée pour les entreprises…

Le finlandais évoque également la recharge sans fil comme un argument de poids pour les pros… On ne voit pas très bien le rapport.

Enfin, le seul point où Nokia ne souffre pas la comparaison est la navigation avec l’intégration de différents outils notamment off-line et couvrant 95 pays. Mais pour le reste, on a du mal à croire le numéro deux mondial…

Le Phonebloks est un téléphone dont les composants sont amovibles, il n’est jamais obsolète et s’adapte à nos envies

Est-ce le début d’une révolution dans le monde des smartphones ?

Au moment où Apple a plutôt déçu, un nouveau concept pourrait non seulement séduire les geeks, mais changer la vie des utilisateurs de portables, c’est-à-dire nous tous.

Son nom : le Phonebloks. Le principe : un téléphone en kit, entièrement démontable, dont les composants peuvent se remplacer à volonté.

À quoi bon ? D’abord à éviter de devoir jeter votre appareil quand seule sa batterie est défectueuse ou que simplement son écran est cassé. Le propos du concepteur de Phonebloks est clairement militant : il souhaite lutter contre l’obsolescence programmée et en finir avec ce monstrueux gaspillage.

Un seul défaut

phone-bloksMais le Phonebloks n’est pas seulement un téléphone “vert”. C’est du même coup un appareil qui s’adapte à vos besoins ou vos envies. Vous avez surtout besoin d’une grande autonomie ? Vous pouvez opter pour une batterie plus importante. Vous ne souhaitez que passer des SMS et des appels ? Vous pouvez donc vous passer des millions de pixels inutiles de l’appareil photo.

Et si toutes vos données sont stockées dans un nuage, pourquoi vous encombrer d’une mémoire inutile ? De même, plus besoin de changer de téléphone pour obtenir une version plus performante. Il suffit de commander le composant pour être à la pointe.

C’est bien simple, sur le papier le Phonebloks apparaît (enfin !) comme le seul vrai concurrent de l’iPhone, puisqu’il résout tous les agaçants défaut du smartphone d’Apple ! Il n’a qu’un défaut : il n’existe pas encore. Mais qu’à cela ne tienne : le papa de Phonebloks y croit dur comme fer.

Il est néerlandais, designer de formation, et il a tout juste 25 ans. Il a lancé son projet via une vidéo sur YouTube qui fait un tabac et a réussi sa levée de fonds sur le Net. Son nom : Dave Hakkens. Retenez-le ! Il s’agit peut-être du futur Steve Jobs.

Microsoft achète Nokia

Coup de tonnerre ou demi-surprise dans l’univers hyper concurrentiel de la téléphonie mobile ? Nokia, l’équipementier en télécoms finlandais, a annoncé ce mardi céder son activité téléphones portables au géant informatique américain Microsoft pour la coquette somme de 5,44 milliards d’euros.

 

Si l’ancien numéro un mondial des téléphones portables va concentrer désormais son activité sur les services et les réseaux, cette décision a été qualifiée de «meilleur chemin pour aller de l’avant, à la fois pour Nokia et ses actionnaires», selon son président Risto Siilasmaa.

La transaction devrait être finalisée au premier trimestre de l’an prochain, après accord des actionnaires et des autorités de régulation. Quelque 32.000 employés de Nokia passeront chez Microsoft.

Si Nokia reste à la seconde place des équipementiers mondiaux, derrière Samsung et devant Apple, avec la vente de près de 61 millions de terninaux dans le monde au second trimestre 2013, l’entreprise est confrontée a d’importantes difficultés.

Nokia Lumia microsoftL’an passé à la même période, les ventes dépassaient les 80 millions d’exemplaires. Selon une récente étude de Swedbank, «l’érosion des volumes et des prix de vente moyens de l’activité de téléphonie mobile de Nokia est plus rapide que ce à quoi nous nous attendions. Nokia est en train de passer à côté de la rapide hausse des ventes de smartphones de moins de 100 dollars, un segment pour lequel le groupe ne propose aucun produit». Si l’évolution du chiffre d’affaires des téléphones traditionnels se poursuit, sans redressement des ventes de smartphones, le chiffre d’affaires total de Nokia dans les terminaux mobiles passera sous son seuil d’équilibre, qui se situe à 12 milliards d’euros. «De nouvelles réductions des coûts seront nécessaires», poursuit l’analyste.

Dans le même temps, Nokia affiche de nouvelles ambitions et semble s’orienter vers de nouveaux marchés. Lors du prochain salon automobile de Francfort (Allemagne), la firme finlandaise va présenter une offre complète destinée à fournir un système de navigation embarquée à bord des voitures. Outre la cartographie, cette plateforme devrait proposer des applications pour les smartphones Windows Phone.

Pourquoi l’arrivée de Microsoft ? Actuellement, Nokia règne en maître dans le monde de Windows Phone. Pour la régie publicitaire Ad Duplex, la firme finlandaise détient 86,9% dans le monde des appareils fonctionnant avec l’OS mobile de Microsoft avec sa gamme Lumia. Le Lumia, concerne environ la moitié du chiffre d’affaires du groupe finlandais, soit près de 15 milliards d’euros. Microsoft a donc des intérêts évidents pour soutenir l’équipementier. D’autant que de nouvelles marques, comme les Chinois Lenovo et Yulong, affichent des ambitions qui pourraient bouleverser la hièrachie mondiale à moyen terme.

En attendant, Nokia ne baisse pas la garde en cette rentrée en France. Dans les prochains jours, l’équipementier va proposer un nouveau terminal, le Lumia 1020, un smartphone spécialement orienté pour la photographie avec un capteur de 41 mégapixels. De quoi toucher un nouveau public ?

Les caractéristiques techniques de la Samsung Galaxy Gear

Attendue pour être officiellement présentée par Samsung le 4 septembre prochain, à l’occasion d’un évènement dédié, la Galaxy Gear, cette montre connectée, aurait déjà vu ses caractéristiques techniques fuiter sur la toile.

Samsung Galaxy GearDe ce fait, il semblerait que la montre en question soit vouée à s’appuyer sur un processeur dual-core Exynos 4212 à 1.5 GHz, mais aussi sur un GPU arm Mali-400 MP4, sur 1 Go de RAM, sur un écran 1.67″ (résolution de 320 x 320 pixels), et enfin sur un capteur 2 mégapixels.

A noter que la Galaxy Gear, de par son format « compagnon » (elle devrait être liée à un terminal de la gamme Galaxy pour être pleinement utilisée), sera compatible NFC et Bluetooth.

Alors, la montre connectée : le gadget de la fin de l’année 2013 ?

Nouveautés Apple: Nouveaux Mac, nouvel Iphone avec IOS revu, et l’apparition de Itunes Radio

  • Apple a présenté une nouvelle version d’iOS

  • Son interface est entièrement revue

  • Il lance aussi une radio en ligne et de nouveaux Mac

Apple fait sa révolution. Lundi soir, son PDG, Tim Cook, a présenté une refonte générale d’iOS, le système d’exploitation qui anime l’iPhone, l’iPad et l’iPod touch. Au menu, une nouvelle ergonomie et des applications entièrement revues.

En six ans, iOS est devenu l’un des systèmes d’exploitation les plus utilisés au monde, avec plus de 600 millions de terminaux vendus. Mais depuis le lancement de l’iPhone en 2007, l’interface n’a évolué que par petites touches et l’avance d’Apple en la matière s’est grandement estompée. Google a peaufiné son système d’exploitation Android, recrutant des pointures du design comme Matias Duarte, un ancien de Palm. Microsoft s’est distingué en lançant Windows Phone, à l’interface séduisante et colorée. BlackBerry vient lui aussi de moderniser son système d’exploitation en lançant BlackBerry 10. «L’innovation va si vite dans notre industrie que si vous ne suivez pas ce rythme, vous pouvez être remplacés très rapidement», prévenait récemment Thorsten Heins, le PDG de la société canadienne.

Une iTunes Radio gratuite

iTunes Radio diffusera des morceaux personnalisés selon les goûts de ses utilisateurs.
iTunes Radio diffusera des morceaux personnalisés selon les goûts de ses utilisateurs. Crédits photo : Eric Risberg/AP

L’an dernier, Tim Cook a confié le rafraîchissement d’iOS à Jonathan Ive. Ce fidèle parmi les fidèles de Steve Jobs, à qui l’on doit le design des produits Apple depuis quinze ans, a été propulsé responsable de l’interface utilisateur. S’il n’a pas touché au principe d’utilisation de l’iPhone, organisé autour de grilles d’applications, il a débarrassé iOS d’effets chargés, et privilégié le blanc et les couleurs pastel.

IOS 2013iOS 7 apporte aussi de nombreuses nouveautés, comme une manière repensée de déverrouiller le téléphone et un accès direct à des paramètres, pour par exemple activer rapidement le Wi-Fi. L’application de photos propose d’ajouter des filtres, à la manière d’Instagram. L’assistant vocal Siri a été amélioré.

Comme attendu, Apple a aussi annoncé le lancement d’iTunes Radio. Cette radio en ligne diffusera des morceaux personnalisés selon les goûts de ses utilisateurs, en partant d’un artiste ou d’un morceau. Elle sera gratuite et financée par des annonces publicitaires, dont un pourcentage des revenus sera reversé aux maisons de disques.

Le nouveau système d’Apple, iOS 7, sera disponible gratuitement cet automne pour les iPhone 4 et ultérieurs, iPad 2 et ultérieurs, pour l’iPad mini et l’iPod touch de cinquième génération. Cette refonte doit replacer Apple dans la course à l’innovation, qui se déplace du matériel au logiciel. Lors de l’annonce en mars de son nouveau smartphone vedette, le Galaxy S4, Samsung a passé l’essentiel de sa conférence à présenter des applications exclusives à son smartphone, et non des améliorations matérielles.

De nouveaux Mac, mais pas d’iPhone 5S pour le moment

Apple avait consacré une – longue – première partie de sa conférence au Mac, un secteur qu’il a eu tendance à mettre au second plan avec le succès de l’iPhone et de l’iPad. Apple a ainsi dévoilé une nouvelle version du système OS X, dont le nom de code est «Mavericks». Cette version apporte un système d’onglets dans les fenêtres du Finder, comme dans les navigateurs Internet, une meilleure gestion des multi-écrans et de la batterie. Il reprend aussi beaucoup des idées de l’iPhone, comme un nouveau système de notifications, et intègre deux applications qui ont d’abord été lancées sur les mobiles d’Apple, Plans et iBooks. La sortie est prévue pour l’automne, sous forme de téléchargement. Le prix n’a pas été annoncé. Dans ce domaine, Apple a enfin mis à jour ses applications de bureautique de la suite iWork, longtemps délaissées, en y intégrant mieux son service de stockage de documents sur Internet, iCloud.

Côté matériel, Apple a présenté un nouveau MacBook Air, son ordinateur portable, dont la batterie serait capable de durer jusqu’à 12 heures. «Vous pouvez regarder toute la trilogie du Seigneur des anneaux», a plaisanté Phil Schiller, responsable marketing d’Apple. La nouvelle gamme sera distribuée immédiatement dans le commerce, à partir de 999 dollars. Plus impressionnant, il a enfin mis à jour le Mac Pro, son ordinateur pour les professionnels. Son apparence a été totalement revue. Ce Mac sera assemblé aux États-Unis et non plus en Chine.

En revanche, il faudra attendre pour voir de nouveaux smartphones. L’iPhone 5S et le nouvel iPhone d’entrée de gamme attendront. Ils devraient être annoncés vers la rentrée. Des pièces détachées commencent à apparaître sur des sites Internet spécialisés asiatiques, signe d’un début imminent de production dans les usines des sous-traitants d’Apple.

Thierry Barbaut
Avec LeFigaro

Afrique: Les nouvelles technologies sont le secteur le plus porteur d’investissements pour les grands groupes et les spécialistes mondiaux

Depuis le début de l’année 2013, patrons et cadres de la Silicon Valley enchaînent les tournées en Afrique. Au cours de six derniers mois, la patronne d’IBM Ginni Rometty s’est rendue deux fois sur le continent.

Début janvier, c’est son homologue de Google, Eric Schmidt, qui a fait le déplacement. Le 25 mars, Bill Gates, l’ancien patron de Microsoft devenu philanthrope, atterrit à Accra.

A coup de millions de dollars et d’innovations technologiques, ces pontes de la Silicon Valley ne cachent pas leur ambition de contribuer à résoudre les maux de cette Afrique où le taux de croissance dépasse les 6%. Après l’Asie, « c’est l’heure de l’Afrique nouvelle », martèlent les géants technologiques qui ont jusque-là délaissé ce continent.  Ils avancent leurs pions et investissent massivement pour connecter les Africains à internet et adaptent leurs stratégies aux spécificités locales.

Une Afrique mobile et bientôt ultra-connectée

Bill-Gates_afriqueLe continent compte le moins d’internautes au monde avec près de 16% de la population en ligne. Et les prix de connexion à internet y sont parmi les plus élevés de la planète. Pourtant, des câbles internet sous-marins relient les côtes africaines au reste du monde et irriguent le continent de haut-débit (voir carte). « Il est désormais inexact de dire que l’Afrique est techniquement sous-connectée même s’il reste à établir plus de câbles terrestres et des infrastructures. Mais les prix de connexion devraient baisser rapidement », prédit Alan Mauldin, analyste chez TeleGeography.

Pour le moment, si « révolution technologique » il y a, elle repose sur un vieil appareil qui vient de fêter ses trente ans : le téléphone mobile. Grâce au génie de certains geeks d’Afrique, le téléphone mobile y est augmenté voire hacké tant il ouvre des possibilités bien plus sophistiquées que des appels vocaux et des sms. « De par le manque d’infrastructures et le coût élevé de l’internet fixe, la démocratisation de l’accès à internet se fera avec le mobile en Afrique », explique le spécialiste Vincent Douin du cabinet de consultant Greenwich Consulting.

Il y aurait aujourd’hui plus de 700 millions de cartes SIM activées sur le continent contre moins de 16 millions en 2000 (voir graphique 1). Rapidement, la majorité de ces appareils seront des smartphones connectés à internet.

Des géants technologiques qui s’africanisent

Le smartphone constitue la porte d’entrée vers un web africain en construction et donc vers des applications mobiles et de la publicité à terme rentables. Et des alliances uniques sont apparues. Microsoft vient de s’associer au Chinois Huawei et au Finlandais Nokia pour lancer des « Windows phones » à bas coût en Afrique et tenter de contrer Google qui, avec son système d’exploitation Android, occupe une place de leader.

En Afrique, même le mastodonte des micro-processeurs Intel s’essaie au mobile avec un smartphone Android à 100 euros. Tandis que le Coréen Samsung maintient sa présence. De son côté, Orange vient de sceller un partenariat avec le moteur de recherche chinois Baidu pour équiper des mobiles et conforter sa place en Afrique et au Moyen-Orient où elle enregistre une hausse de 5,3% de son chiffre d’affaires en 2012, « tirée par la Côte d’Ivoire et la Guinée ».

En Afrique depuis 1992, Microsoft y compte aujourd’hui 750 employés. Présent dans 20 pays d’Afrique, c’est à Nairobi qu’IBM a décidé d’installer son douzième laboratoire de recherches cet été. Le premier en Afrique. Parmi les priorités de recherches de ce laboratoire : développer un secteur public de demain ultra-informatisé et vendre des solutions innovantes aux Etats.

En cinq ans, IBM entend générer un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars en Afrique. Un objectif récemment atteint en quinze années par ses laboratoires asiatiques. Dernier venu, en 2007, Google pilote sa stratégie depuis Johannesburg et Nairobi, qualifiée de « hub technologique » par Eric Schmidt.

« Ces géants ne créent que très peu de richesses locales. Tous font du non profit pour approcher le continent. Mais c’est une façade pour conquérir des parts de marché », observe l’entrepreneure franco-camerounaise Reine Essobmadje.

Des millions de dollars de la Silicon Valley sont dépensés depuis cinq ans dans des oeuvres de bienfaisance technologique. Microsoft a récemment investi 75 millions de dollars pour attirer un million de PME sur les territoires numériques. « C’est important pour nous de faire de l’argent en Afrique avec des outils qui contribuent à l’éducation, la santé et l’entreprenariat  », explique la cyberactiviste kényane Ory Okolloh, désormais en charge de la stratégie de Google en Afrique.

Google investit à tout-va dans des universités africaines, des programmes de formation d’étudiants et d’entrepreneurs ou encore directement dans des infrastructures. Avec IBM, Samsung, ou encore Nokia, Google soutient des espaces innovants comme le désormais célèbre iHub de Nairobi. Tous s’échinent à augmenter la connectivité des populations et à les inciter à produire du contenu et des services en ligne appropriés et utiles pour les internautes locaux.

Et ça, seule la société civile peut le faire avec brio.

Thierry Barbaut avec RFI

Aux Etats-Unis, un camp de désintoxication pour ceux qui abusent d’Internet et des Smartphones

En Californie, un camp de “digital detox” vend aux accros de l’Internet des week-ends en camp de vacances déconnectés, pour retrouver un peu “d’humanité”, rapporte le Guardian.

 

Le lieu est baptisé “Camp Grounded” et cible les surmenés de la Silicon Valley, dans un pays où  la dépendance à Internet est considérée officiellement depuis 2009 comme un désordre de comportement mental.

pole-digital-paris-20eme accro-internetIl s’agit de les aider à retrouver, loin des smartphones et du réseautage, les joies simples de l’enfance : des combats de polochons, des concours de rire, des jeux d'”action ou vérité”, des ateliers de cuisine pieds nu, d’autres pour faire le mur et des danses sous la lune… Le tout se veut “vintage”, modelé sur un camp de vacance des années 1970 (ceux que le public ciblé a connu enfant), avec un petit côté Boy scout ou Moonrise kingdom, film de camping enfantin légèrement dépressif de Wes Anderson (2012).

A Camp grounded, on dort dans des lits superposés, en dortoirs collectifs. On fait griller des guimauves au feu de bois, en chantant, et on peut tenter de revivre son premier amour, s’il y a des filles.

Le week end est facturé 305 dollars, dans une région viticole de Californie. Au printemps, le groupe lance des séjours d’une semaine en Amérique du sud : au Nicaragua et au Costa Rica.

Catégorie plus luxueuse : le Guardian relève ce séjour “detox” dans les Grenadines, en mer des Caraïbes, à 4 500 dollars la semaine.

Thierry Barbaut
Source: LeMonde.fr