Google Glass: “Ok Glass” le test

« Ok, Glass !» Cette formule risque de devenir culte lorsque les lunettes de Google seront mises sur le marché. En effet, il faut répéter cet ordre pour les démarrer.

Une fois ces mots prononcés, vous pouvez enfin pénétrer dans l’univers que propose Google.
Cet accessoire devient commun aux États-Unis où les développeurs les portent en permanence dans les rues de San Francisco ou de New-York depuis plusieurs mois. Mais ailleurs, peu les ont vus puisque la compagnie a interdit aux premiers utilisateurs de les sortir hors du territoire américain.
Pour mettre le public européen sur un pied d’égalité avec les Américains, Google nous a proposé de vivre cette expérience.

Une surface tactile sur la branche

google-glassD’abord, elles sont légères et bien équilibrées. On ne les sent plus au bout de quelques minutes. Quant à leur manipulation, elle se maîtrise en un rien de temps. Une tape sur la branche pour les allumer et pouvoir prononcer le fameux « OK, Glass ! ».
Il suffit ensuite d’apprendre quelques gestes pour naviguer. La branche de droite est équipée d’une surface tactile qui réagit en tapotant dessus, mais aussi en faisant glisser son doigt d’avant en arrière ou de haut en bas. Rien de bien sorcier.
Une fois le sésame prononcé, un écran s’allume pour proposer quelques actions comme effectuer une recherche ou chercher une information, prendre une photo ou une vidéo, partager un contenu sur les réseaux sociaux ou chercher un itinéraire. Sans oublier l’envoi et la lecture de courriels et de SMS.
Tout se déroule vocalement casse un peu la crainte de filme ou photographier en secret. Pour prendre une photo, il faut le demander distinctement. Les modèles que nous avons essayés ne comprennent que l’anglais qu’il faut prononcer avec un accent américain. Les versions francophones arriveront plus tard.
Même pas besoin de chausser ses lunettes pour lire le texte qui s’affiche. La définition est également très claire pour regarder une vidéo en ligne. Pour les corrections plus fortes, un système est prévu pour adapter la vision.

D’abord sur Android, puis bientôt sur iOS

Le son est impressionnant. Le système de transmission par conduction osseuse est d’une efficacité redoutable. Qu’il s’agisse de discussion ou de musique, la qualité est suffisante, mais ne concurrence évidemment par un casque audio de bonne qualité.
Enfin, lorsqu’on les éteint, on ne les sent plus. Elles restent pourtant parfaitement fixées sur le nez. Même si l’on saute, si l’on court ou si l’on tourne brusquement la tête, elles restent bien en place. Les opticiens devraient s’en inspirer…
Cette prise en main a également cassé l’idée reçue qu’il faut les porter en permanence. En fait, les Google Glass sont des accessoires à utiliser, il faut le préciser, quand on en a besoin. C’est donc à chacun d’en définir l’usage selon ses habitudes, ses besoins ou ses envies.
Elles permettent d’abord de ne plus utiliser son smartphone sans le manipuler. Car, sans lui, les Glass ne fonctionnent pas. Cet usage fait poser la question du prix. Le ticket d’entrée annoncé à 1500 dollars n’est-il pas un peu excessif ? Ce sera à chacun de voir en fonction de ses besoins, de ses envies et de ses moyens financiers.

Les tests ont été effectués sur un Nexus sous Android avec l’application adéquate qui est en cours de développement sur iOS pour permettre aux utilisateurs d’iPhone de dire, comme les « andronautes » : « OK, Glass ! »

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Thierry Barbaut - Stratégie numérique, expert Afrique Auteur

Expert en stratégie numérique et projets de développement - #innovation #Afrique #Digital - Responsable de la stratégie numérique et communication digitale de l'Agence des Micro Projets depuis 2013. 20 années de pilotage de projets dans plus de 40 pays en Afrique : eau, santé, éducation, agriculture, énergies renouvelables, entrepreneuriat et numérique. Auteur et conférencier sur l'Afrique l'innovation et le numérique.