Archives de catégorie : SoLoMo (Social Local Mobile)

Congo TechDays, numérique et codeurs en RDC

Quand un jeune entrepreneur motivé, Malcolm Kambaj, t’envoie un email de Lubumbashi en Mars pour te proposer d’intervenir pour la première édition des #CongoTechDays début Juillet en République Démocratique du Congo, et que tu dis “bien sur je viens” !

Finalement tu donnes tout sur trois jours après 24h de voyage éreintant pour vivre un moment énorme que tu n’oublieras jamais !

Les impressionnants codeurs, sans moyens, parviennent à développer une plateforme collaborative de mise en relation du producteur au consommateur avec au final une API vers une solution de mobile money (paiement par mobile) Pepele Mobile de la Trust Merchant Bank !

La, en RDC, dans la région historique du Katanga tu découvres une équipe de 20 jeunes amis, formés en réseau local et venant d’horizons différents qui veulent participer au développement du pays, convaincu que cela passera par le numérique, alors tu sens que vraiment, avec eux tout est possible !

Conférences, Hakathon, pitchs, rencontres, workshops, mais aussi détente, travail acharné, horaires de fous avec toujours la bonne ambiance et le sourire…

Fabien Kadimba, Huberto Mathe , Daniel Philippe Kaninda, Malcolm Kambaj, Gervais, Yvon Shumbusho, Phinées Kis Kalaba, Caleb Banza, Yannick Kiluba, Chriskadim Kadimba, Jean-marc Kadimba, Jonas Lungo, Cornelie Mak et tous les autres, vous irez tous ensemble très très loin.

Emmanuel Macron lance un fonds de 10 milliards pour le numérique

Le président lance officiellement le fonds de 10 milliards d’euros sur le numérique à Paris lors de VivaTech

Emmanuel Macron a officiellement annoncé qu’il créerait ce fonds doté de 10 milliards d’euros avec l’objectif d’investir dans les startups, une de ses promesses phares de la campagne en matière de numérique.

“Faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation”

C’était une promesse de campagne, elle vient de se concrétiser. Le fonds d’investissement de 10 milliards d’euros qu’avait évoqué Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République a pris davantage de corps ce jeudi. Lors de son allocution à Viva Technology, le président a souligné combien il était urgent “de faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation“. Et quoi de mieux que de montrer l’exemple ?

Un fonds pour l’innovation sera doté de 10 milliards d’euros pour investir aux étapes clés de la croissance“, a annoncé Emmanuel Macron devant un parterre de startups et d’investisseurs enthousiastes.

Le président Emmaunel Macron a également félicité bpifrance pour son rôle dans l’écosystème startup, tout en soulignant qu’il fallait “aller encore plus loin : faciliter l’innovation, donner de la visibilité au financement de l’innovation en France, ce sera l’objet de ce fonds pour l’innovation“.

Dans son programme de campagne, il précisait que ces fonds proviendraient “des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’État” et que la structure servirait notamment à financer “l’industrie du futur“.

Photo – Le digital – Thierry BARBAUT

Une industrie du digital mais aussi de l’humain, exactement ce pour quoi je suis investit depuis plus de 15 ans dans le numérique entre la France et l’Afrique !

Un passeport “French Tech Visa :entrepreneur des technologies”

Emmanuel Macron lance également un appel aux entrepreneurs étrangers qui voudraient s’installer en France.

Le «French tech visa est inauguré aujourd’hui. Il dure quatre ans. Un site a été ouvert aujourd’hui pour cela. Allez-vous inscrire». Une heure auparavant, Emmanuel Macron avait encouragé un jeune américain travaillant dans une entreprise de restauration en ligne et inquiet par l’arrivée de Donald Trump, à s’y inscrire. «Voulez-vous un passeport français?», lui avait demandé le président, en anglais, en se saisissant du passeport américain du jeune homme, un brin surpris, puis en mettant en relation le start-upper et le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, qui se tenait aux côtés du président.

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Le mobile money transforme l’économie informelle en Afrique

S’il est une révolution technologique qui ne peut être contestée c’est bien celle du mobile banking ou monnaie mobile en français

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 milliard de cartes SIM en Afrique, 750 millions de téléphones mobile en service, c’est plus qu’en Europe ou aux USA.

“Vers de nouveaux services sur mobile, s’assurer, épargner, emprunter…”

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Si aujourd’hui les Kenyans, les Maliens, les Algériens plébiscitent ces fintech (Technologies Financières) c’est que tout passe par le mobile et que la population est largement impactée et surtout dans les zones rurales, toutes les thématiques sont concernées : agriculture, santé, énergie mais aussi le bâtiment, les infrastructures et les administrations.

L’argent sur mobile va également drainer des services comme l’emprunt, l’épargne et l’assurance.

Il se murmure que Xavier Niel préparerait un service de banque en ligne mais j’y reviendrais dans un prochain article !

Une autre révolution en Afrique qui va avoir deux grands effets vertueux…

De nouveaux services

Le premier est le passage d’une économie informelle estimée à 70% en Afrique à une économie formelle. Cette économie permettra de se projeter dans l’avenir quel qu’en soit le secteur d’activité et l’acteur. Épargner, emprunter, assurer vont être les services qui permettront à des centaines de millions d’habitants de se projeter dans l’avenir au sein d’une entreprise, d’une famille ou d’une communauté.
La sécurisation des transactions permet aussi de supprimer les risques et de tracer les transactions, la aussi un changement important qui non seulement sécurise les échanges mais aussi lutte efficacement contre la corruption qui paralyse souvent une partie des activités.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Des taxes sur les transaction pour le développement de l’administration

Le deuxième est la possibilité pour les états de créer ou de développer l’imposition qui va permettre aux administrations de se développer et de proposer des services à la hauteur de la demande en Afrique. Un état sans taxes ne peut se développer et répondre à la demande de services des particuliers comme des entreprises.

Les transactions sur mobile vont permettre de tracer et d’imposer les échanges monétaires équitablement et ainsi faire passer l’administration de nombreux pays vers d’autres systèmes vertueux comme la dématérialisation des services publics ou des douanes apportant ainsi de nouveaux services à la population, des services qui font actuellement cruellement défaut.

Des nouveaux modèles émergent et prouvent que ces systèmes sont largement plébiscités par les populations comme au Rwanda ou les démarches administratives et payantes se font avec le RDB pour Rwanda Development Board… Une administration 2.0

Thierry Barbaut
www.strategie-afrique.com

Smartphones are changing lives in Africa

The recent pace of economic growth in sub-Saharan Africa has undeniably been of enormous benefit to the continent

Countries such as Angola, Ghana, Mozambique, and Nigeria have profited from high levels of foreign investment and commodity exports, enabling them to invest in much-needed infrastructure. While this has certainly led to societal transformations, it has also exacerbated the gap between new technologies and old, often defective systems.

Much of sub-Saharan Africa continues to be plagued by poor access to electricity, sporadic Internet coverage, and weak governance—none of which is promising for the development of the latest technologies. These obstacles, while challenging, have nevertheless provided fertile ground for innovations using an already widespread technology: the mobile phone.

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One of the most important advances in mobile technology has been the rapid growth of mobile banking. Africa has been and continues to be one of the most un-banked populations in the world. Millions of Africans are paid in cash, have no access to social security or financial services, and don’t pay taxes. Mobile banking works to alleviate this problem by offering individual users a convenient way to make payments at retailers with only a basic mobile phone that uses near field communications (NFC), meaning that no Internet connection is necessary. Likewise, in Kenya, Safaricom pioneered mobile money transfers, enabling individuals to easily transfer money to a friend or relative via SMS. The service, called M-Pesa, has reached millions of people who previously had no access to financial services. Such services, while basic, help to improve security, offer a more flexible way to manage funds, and allow individuals to manage their income in a structured way.

Mobile payments also enable consumers to make long-distance purchases, thereby opening retailers up to a diverse body of consumers, irrespective of geography. Since payment is made through a mobile phone, the transactional cost to the retailer is much lower than debit or credit card processing fees. Banks across the continent are also opening their doors to new customers. For instance, in Angola, Banco Angolana de Investimentos (BAI) launched the e-Kwanza, a phone application through which new customers can register and set up their accounts for free.

SMS is also becoming an increasingly invaluable tool in the provision of health care services for those living outside of major urban areas. In Kenya, health care professionals are able to stay in touch with individuals living with HIV through the Weltel Project, while in Nigeria, SMS is being used to track the distribution of mosquito nets.

Mobile technology is also creating business opportunities for entrepreneurs working to develop new health care solutions. Health insurance is one such industry sector. One of the world’s largest “micro-insurance” companies, MicroEnsure, has built a business through the provision of mobile-based health insurance in collaboration with mobile network providers. The company has offices in Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, and Tanzania, and provides insurance services to some of the poorest people on the continent—even those living on less than $4 a day. To date, the company has around 4 million customers.

It is in the business arena that mobile technology is proving to be especially fruitful from a socio-economic perspective. A recent research paper from Forbes Africa in collaboration with Djembe Communications showed that the vast majority of young Africans (around 80 percent) would rather work for themselves than for an existing company—a prospect made more viable by access to mobile technology. In the agricultural sector, which accounts for roughly 60 percent of the continent’s export revenues, young entrepreneurs are creating new solutions for farming industries. M-Farm delivers real-time market information to farmers, helping them to better understand the true market price of crop supplies, as well as to negotiate more advantageous prices with wholesalers and importers. Other simple mobile phone ideas include iCow, which delivers a breeding calendar for cows’ gestation periods, in addition to providing farmers with advice on the best breeding practices.

The mobile phone’s educational capacities aren’t limited to the farming sector. A pilot program in Uganda called MobiLiteracy Uganda uses SMS and audio technology to support home learning, offering daily reading lessons in local languages via the parent’s mobile phone to students who are unable to physically attend classes. Because the lessons are delivered by SMS and audio, illiterate parents are also able to participate. In Kenya a 32-year-old teacher has created a mobile phone-based teaching platform, which acts as a virtual tutor and teacher’s assistant, enabling students to access all of their courses outside of the classroom. It is a for-profit business whose success is based on a high volume of low-cost users. As of November 2015 the service had 500,000 customers.

Utilizing existing technology is a smart way for entrepreneurs to create much-needed solutions across Africa. Foreign direct investment and top-down government investment will continue to improve infrastructure, but in the meantime there is money to be made through the most basic mobile phones. Young business leaders across the continent are creating new solutions, but they remain frustrated by poor access to capital, which prevents them from investing in order to expand. Lack of capital is an ongoing issue in Africa, which is why many young businesses look towards foreign investors for help. There are an increasing number of solutions, such as one provided by the pairing service FACRA, a government-backed venture capital fund in Angola. It acts as a conduit between successful Angolan businesses and foreign investors—an introduction that makes it easy for home-grown businesses to source capital from a range of potential suitors. It also provides an easy-access route for foreign firms looking for opportunities in the country, offering cultural and business initiation services and attractive financial terms for direct investment.

Organizations such as FACRA are supporting enterprises and making it much easier for growing businesses to find ways of expanding nationally and across borders. It is especially important for mobile-based businesses to succeed because they deliver low-cost solutions that have the potential for high returns, not to mention the socioeconomic benefits they provide to communities.

Over the next few years, it is likely that the use of mobile technology—even basic SMS services—will grow. The cost of basic phones has fallen dramatically over recent years and even smartphones are becoming commonplace. Foreign investors now have an opportunity to look at this fast-growing sector as a way of securing long-term gains through businesses that have a strong socio-economic impact, which could provide a win-win scenario for African economies, entrepreneurs, and foreign investors.

Réalité virtuelle et la stratégie de Google

Google ouvre un département dédié à la réalité virtuelle.

Google se doit de proposer les solutions les plus innovantes dans le domaine.

La Silicon Valley en est sûre : 2016 sera l’année de la guerre de la réalité virtuelle.  Et Google peaufine sa stratégie. Le géant de l’Internet se réorganise en créant une division consacrée à la réalité virtuelle.

À la tête des opérations, une pointure : Clay Bavor, anciennement responsable des applications (Gmail, Drive, Docs…), révèle le site américain Re/Code.

© Capture écran

La réalité virtuelle, c’est une expérience sensorielle totalement inédite qui permet d’immerger l’utilisateur dans un monde fictif. Concrètement, on pourra voyager aux quatre coins du monde ou pénétrer dans l’univers de son jeu vidéo préféré.

Google n’en est pas à son coup d’essai en manière de réalité virtuelle. Le Cardboard présenté en 2014 se présente comme une option low-cost en la matière. C’est un simple masque en carton avec un smartphone inséré. Grâce à des applications spécifiques, il est possible visualiser des images de réalité virtuelle générées ainsi que des vidéos en 360 degrés.

Le Google Cardboard est un dispositif peu onéreux permettant d’expérimenter la réalité virtuelle. © Google Cardboard

 

Dans ce domaine, Google fait bien pâle figure face à ses concurrents préparant des options plus hauts de gamme. Samsung a sorti son extension de Smartphone l’an dernier, Sony et HTC annoncent respectivement la sortie de la Playstation VR et le Vive. Le plus gros concurrent reste Facebook. La firme de Marc Zuckenberg a lancé les précommandes pour son Oculus Rift le 6 janvier dernier.

Abandon des Google Glass

Jusqu’ici Google s’était avant tout consacré au domaine de la réalité augmentée. Ici, non point d’immersion totale dans une autre réalité mais un enrichissement de ce qui nous entoure avec l’incorporation d’éléments virtuels comme des photos, des sons et des informations. Google s’est voulu pionnier en la matière avec ses Google Glass.
Mais celles-ci n’ont pas obtenu le succès escompté.

Trop chères, intrusives, mal acceptées par le grand public… Google a annoncé la suspension du programme en janvier 2015 pour le réformer complètement. Une nouvelle version doit sortir dans le courant de l’année 2016.

Loin de se laisser abattre, Google observe une nouvelle approche de la réalité augmentée en investissant dans Magic Leap. Doté de 1,4 milliards de dollars, cette start-up développe actuellement une nouvelle technologie qui, selon les rumeurs, permettrait d’insérer des images directement dans la rétine de l’utilisateur : une révolution.

Conscient de l’enjeu que représentent ces “nouvelles réalités”, Google s’est ménagé plusieurs options. Ce nouveau département dédié à la réalité virtuelle n’est qu’une corde de plus à son arc.

 

Afrique, technologies, logistique et… Aéroports de drones

C’est encore une fois le Rwanda qui s’illustre dans les nouvelles technologies et l’innovation !

Après le lancement d’un fonds dédié aux nouvelles technologies c’est  le projet de lancement du premier DronePort en Afrique qui va voir le jour !

Ce sera le premier drone-port au monde, sur les rives rwandaises du lac Kivu, à Kibuye. ville frontalière de Goma

Cinq dômes au bout d’une piste de terre ocre qui abriteront des drones de trois ou six mètres, lesquels feront des va-et-vient, transportant des colis de 10 à 100 kg, que ce soit de la volaille, des médicaments ou des poches de sang. A terre, une poste et une clinique sont prévues sur le site pensé par l’architecte britannique Norman Foster qui travaille depuis janvier dernier sur ce projet, à la demande de Jonathan Ledgard qui dirige le centre Afrotech de l’école polytechnique de Lausane (Suisse).

Le Rwanda bénéficie d’une croissance économique importante et devient un modèle de croissance comme indique Mireille Modoi sur Info Afrique

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« Norman Foster a réalisé le plus grand aéroport de la planète, à Pékin. Il va réaliser le plus petit aéroport du monde, en Afrique, le moins cher possible, et intégrant une myriade de technologies », expliquait au « Monde Afrique » M. Ledgard en juin dernier. Les premiers vols devraient se dérouler au début 2016 à Kibuye et les opérations commerciales pourraient démarrer trois ans plus tard. Selon la proposition dévoilée par le cabinet Foster & Partners, des dizaines de drones-ports pourraient ensuite se créer à travers le Rwanda et peut-être dans la région.

Le Rwanda a été privilégié pour cette expérience, parce que le transport de marchandises est complexe dans ce petit pays vallonné d’Afrique centrale. Mais aussi en raison de son cadre législatif plus souple et sa politique de développement faisant la part belle aux nouvelles technologies.

aerodrones

Si l’Afrique du Sud ou le Kenya ont adopté des régulations très strictes quant à l’usage de drones dans leur espace aérien, les autorités d’aviation civile rwandaises sont actuellement en train d’aménager un cadre législatif permettant le développement de drone-port à des fins humanitaires et commerciales. Ces propositions seront soumises au conseil des ministres prochainement et devraient entrer en vigueur en 2016.

Plusieurs pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir ce premier drone-port.

Et les initiateurs de ce projet discutent avec les responsables angolais, botswanais, ougandais, tanzaniens ou mozambicains. « Nous recherchons d’abord un lieu sécurisé dans un pays où les autorités locales participent au projet en identifiant les besoins des populations défavorisées, explique M. Ledgard. Car nous tenons à ce que nos “cargos-ports” se trouvent dans des zones pauvres et reculées où les drones livreront des produits de première nécessité tels que des médicaments, de la nourriture et des produits médicaux ».

Selon les études du centre Afrotech, les drones-cargos pourraient assurer à terme 10 à 15 % du transport de marchandises dans les pays qui les auront accueillis.

Microsoft: La nouvelle tablette Surface 3 !

« La tablette qui remplacera votre laptop »

La Surface Pro, la nouvelle tablette 12 pouces de Microsoft aux performances égalant un ordinateur portable, a été officialisée hier à New York. La communication de l’entreprise autour de ce nouveau produit s’adresse à un public très ciblé. De plus en plus de gens recherchent une machine convergente, capable de remplacer la myriade d’appareils et de terminaux que les constructeurs nous ont servis pendant des années.

Et il faut bien avouer que la Surface Pro 3 a des arguments pour tenir ce rôle :

  • Microsoft a généralement besoin de trois essais pour réussir quelque chose de correct. La Surface Pro est à sa troisième génération.
  • La taille de l’écran et la résolution de 2160×1440 pixels confèrent à la Surface Pro 3 un vrai confort d’utilisation
  • Les puces i7 d’Intel permettront à la tablette de se comporter exactement comme un ordinateur portable.

surface-pro3Ces trois facteurs pourraient bien être la clef pour réussir le pari de Microsoft, malgré la gamme de prix qui réserve cette tablette à un public restreint. Mais la question centrale reste posée : Microsoft parviendra-t-il à transformer l’essai ? L’éditeur de logiciel saura-t-il convaincre les acheteurs de passer sur sa tablette ? Et Microsoft est il capable de se distinguer de ses concurrents sur du matériel ?

La dernière question est particulièrement importante. Tout le monde veut une tablette capable d’égaler un ordinateur portable, mais la gamme Yoga de Lenovo dispose aussi de sérieux arguments en ce sens. Dell se positionne également sur cette ligne et pourrait bien réussir le pari de Microsoft avec ses tablettes Venue Pro.

L’analyste Daniel Ives, de FBR Capital Markets & co, remarque à ce sujet que « malgré cette annonce, nous continuons à penser que Microsoft doit encore faire ses preuves face à des acteurs tels que Samsung ou Apple. Microsoft est arrivé en retard sur le secteur des tablettes et l’influence de la Surface Pro était jusqu’ici un peu mitigé. La Surface pro 3 a de sérieux arguments, mais le défi à relever est titanesque compte tenu de la forte concurrence sur le secteur. »

L’horloge tourne pour la Surface Pro et Microsoft. Plusieurs raisons viennent expliquer cela :

  • Les utilisateurs de tablette se servent de plus en plus de leurs appareils comme des ordinateurs portables. Et ces utilisateurs sont déjà des clients Android ou Apple pour la plupart. Si Microsoft ne parvient pas à remettre en cause le statu quo, il risque de perdre une génération entière d’utilisateurs.
  • Surface n’a jamais vraiment réussi à être cool. Avec Surface 3, Microsoft se positionne pour toucher les business, intéressés par un appareil tout en un pour équiper leurs employés.
  • Si Microsoft ne parvient pas à convaincre avec cette annonce, alors il y a de fortes chances pour qu’il n’y arrive jamais.

« J’aimerais que vous pensiez à tout ce que vous pouvez faire avec votre tablette et votre ordinateur portable. Et que vous réfléchissiez à comment un simple appareil aussi fin et léger peut vous permettre de faire encore plus. » a ainsi déclaré Panos Panay, vice président de la section Surface chez Microsoft.

Les gens y pensent, cela n’a rien de nouveau. Reste à voir si Microsoft saura effectivement réaliser cette ambition et à la vendre suffisamment bien pour motiver l’achat.

les tendances dans le digital pour 2014

L’année 2013 tire à sa fin et déjà des interrogations se posent sur ce que nous réserve 2014. Dans le domaine des TIC, le service marketing d’un grand l’équipementier télécom a déjà sa petite idée.

ntic-digital-afrique-technologie.comDepuis 15 ans, il analyse au travers de multiples recherches, les valeurs et comportements de la population, notamment la perception et l’utilisation de produits et services TIC. S’appuyant sur des enquêtes menées chaque année auprès d’un panel de 100 000 personnes résidant dans 40 pays et 15 grandes villes, ce programme de recherche, à l’échelle mondiale a identifié les 10 tendances qui guideront l’industrie des TIC en 2014 :

Les applications vont transformer la société

Avec l’adoption du smartphone un peu partout dans le monde, la façon de communiquer et d’utiliser Internet va changer, entraînant une forte demande d’applications dans tous les secteurs de la société (achats, soins, communication, accès aux services publics, transports, etc.).

L’utilisation du corps comme mot de passe va s’accentuer

Les solutions biométriques vont connaitre leur essor face à la complication des mots de passes de plus en plus longs, comportant des combinaisons de chiffres, de lettres et de symboles et donc de plus en plus difficiles à retenir.

Le corps humain sera au centre de la technologie

Les appareils joueront le rôle de moniteur de vie, surveilleront les constantes physiques. D’un simple clic, des applications adaptées permettront de mieux connaître son corps.

Internet sera accessible partout

La multiplication des points d’accès au haut débit est en cours et aboutira à un environnement toujours connecté. L’internet mobile y jouera un grand rôle.

Les smartphones seront incontournables pour réduire la fracture numérique

L’arrivée des modèles à bas prix enlèvera aux gens le besoin d’acheter du matériel informatique coûteux pour accéder aux services Internet. Il sera le principal outil d’accès au web.

Les avantages de l’Internet occulteront ses risques

Du fait de son importance dans la vie quotidienne, les internautes deviendront plus souples sur des aspects comme la protection de la vie privée. Ils feront de moins en moins attention au type d’informations personnelles qu’ils communiquent.

La vidéo sur commande va exploser.

Les gens regarderont davantage les vidéos qui leur auront été recommandées par des amis. Malgré le large éventail de médias qui s’offrira, faire ses propres choix de programmes deviendra difficile.

Mieux comprendre la consommation de données

De plus en plus de gens voudront avoir une visibilité des données qu’ils consomment, s’assurer  que le montant qui leur est facturé est correct, qu’elles ne dépassent pas leur plafond de données fixé par leur opérateur.

L’omniprésence des capteurs

Les gens voudront que leur environnement soit interactif pour faciliter leurs déplacements.

Lire, mettre en pause, reprendre la lecture ailleurs

Les consommateurs auront tendance à vouloir commencer à lire une vidéo depuis chez eux, la mettre en pause pour continuer à la visionner pendant leur trajet ou à leur lieu de destination, mais chaque fois sur un support différent. Cela laisse présager de nouveaux terminaux.

Publicité comportementale: Criteo fait une entrée réussie sur le Nasdaq

Criteo, la start-up française spécialiste du ciblage publicitaire sur internet, a réussi mercredi son entrée en Bourse sur le Nasdaq de New York, son titre ayant gagné 14% par rapport à son prix d’introduction.

A la clôture de Wall Street, le cours de l’action de Criteo s’est établi à 35,39 dollars, après être monté jusqu’à 45 dollars en séance.

«CRTO»: c’est sous ce symbole que la société a introduit sur la Bourse électronique américaine quelque 8,083 millions d’actions, initialement fixées à 31 dollars. L’opération a permis à la société de lever 250 millions de dollars (182 millions d’euros), a confirmé une source proche du dossier .

criteoA cela s’ajoute une surallocation de 1,21 million d’actions supplémentaires, disponibles pendant les 30 prochains jours, ce qui pourrait monter la somme levée à quelque 288 millions de dollars (environ 209 millions d’euros).

Le prix de lancement, au départ fixé dans une fourchette de 23 à 26 dollars, n’a cessé de grimper ces derniers jours, Criteo l’ayant ajusté à 29 dollars lundi, puis 31 dollars à quelques heures de son entrée en Bourse, preuve de l’appétit des investisseurs pour cette pépite technologique.

Fondée en 2005, la société a lancé en septembre la procédure pour se faire coter à la Bourse électronique Nasdaq. Elle avait alors indiqué vouloir lever jusqu’à 190 millions de dollars.

En janvier, le dernier de ses quatre tours de table lui avait permis de lever 30 millions d’euros auprès d’un groupe d’investisseurs menés par le Japonais SoftBank.

Si le siège social de Criteo reste installé à Paris, son cofondateur et patron, Jean-Baptiste Rudelle, avait décidé dès 2008 de s’installer en Californie, Mecque des nouvelles technologies, pour mieux s’adresser au marché américain et mondial.

Le cabinet Deloitte l’a classée l’an dernier comme l’entreprise technologique ayant connu le plus fort taux de croissance en Europe en cinq ans, soit +202,100%.

Criteo est aujourd’hui présente dans 37 pays et compte 15 bureaux à travers le monde. Grâce à ses algorithmes de prédiction, la plate-forme achète et revend en quelques millisecondes aux annonceurs des emplacements publicitaires sur internet.

Pas de «Nasdaq européen»

Des bannières publicitaires peuvent ainsi être diffusées en temps réel en ciblant finement les utilisateurs selon les sites qu’ils visitent. Ces espaces publicitaires sont ensuite facturés sur un modèle de coût par clic: les annonceurs ne payent l’hébergeur de la publicité que lorsqu’un internaute clique dessus.

En 2012, Criteo a réalisé pour 272 millions d’euros (353 millions de dollars) d’activité, en hausse de 89% sur l’année précédente. La société parisienne a dégagé dans le même temps un bénéfice net ramené à 0,8 million d’euros, contre 6,1 millions un an plus tôt, en raison d’une forte augmentation de ses dépenses administratives et commerciales.

Sur les six premiers mois de l’année en cours, l’envolée de ses ventes s’est poursuivie (+72%, à 194,3 millions d’euros), mais ses pertes se sont simultanément creusées (à 4,9 millions).

L’entrée au Nasdaq de ce joyau de la high-tech française est certes une reconnaissance pour le secteur français mais souligne de façon criante l’absence d’une place de marché européen tourné vers les sociétés innovantes.

«Nous avons été plusieurs à plaider auprès de M. Hollande la mise en place d’un Nasdaq européen» lors du déjeuner du président français le 22 octobre avec une dizaine de représentants de la filière numérique française, a indiqué mercredi à l’AFP Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique (CNN).

Il souligne «le problème du financement des entreprises en Europe», rappelant qu’aux Etats-Unis, une majorité d’entre elles (80%) sont financées par des fonds d’investissement «alors que c’est le contraire en Europe», où le financement se fait principalement via des prêts bancaires.

«L’écosystème est entièrement à créer en Europe concernant les formes de financement des entreprises du numérique. Mais on se réjouit du succès de Criteo et il faut aussi souligner que c’est une force pour la France d’avoir des champions tels Criteo mais aussi CDiscount ou venteprivée.com. Car il n’y a pas, par exemple, de Criteo allemand ou de CDiscount italien», juge Benoît Thieulin.

Thierry Barbaut
Avec AFP

Nokia: Un comparatif afin de convaincre les professionnels sur le choix du mobile

A mesure que la part de marché des Lumia augmente, Nokia semble devenir de plus en plus agressif dans sa communication.

Dernier exemple en date avec une publicité comparative destinée à convaincre les professionnels de ‘switcher’ et d’abandonner leurs OS.

nokia_pubBlackBerry est évidemment particulièrement visé, d’ailleurs la mûre écrasée sur la publicité ne laisse guère de place au doute quant à la volonté de Nokia de décrédibiliser le canadien actuellement en difficulté.

Reste que les arguments choisis par Nokia sont dans la plupart des cas tronqués. En termes de productivité, Nokia met en avant l’intégration native d’Office et d’Outllook de Microsoft dans ses Lumia permettant d’éditer des documents et de lire ses mails dans un environnement similaire à celui du PC.

La recharge sans fil, un argument pour les pros ?

Concernant BlackBerry, Nokia joue avec les mots en affirmant qu’un abonnement à un logiciel est nécessaire alors que BB10 embarque nativement Documents to Go qui est une suite bureautique puissante. Quant aux mails, on ne peut pas dire que le canadien soit un amateur en la matière, tout comme GMail pour Android qui a fait ses preuves pour les pros.

Certes, la présence d’Office et d’Outlook est un atout de taille pour le couple Nokia/Windows Phone. Mais chaque plate-forme propose des alternatives interopérables.

Du côté de la sécurité, Nokia met en avant IRM, son gestionnaire de propriété intellectuelle qui “aide à protéger les brevets des entreprises”, une fonction absente des plates-formes concurrentes.

Curieux que Nokia réduise la sécurité à ce point. N’est évidemment pas évoqué la sécurisation des échanges, des données, des applications déployées qui sont au coeur de l’environnement Blackberry qui reste encore la plate-forme la plus sécurisée pour les entreprises…

Le finlandais évoque également la recharge sans fil comme un argument de poids pour les pros… On ne voit pas très bien le rapport.

Enfin, le seul point où Nokia ne souffre pas la comparaison est la navigation avec l’intégration de différents outils notamment off-line et couvrant 95 pays. Mais pour le reste, on a du mal à croire le numéro deux mondial…

Google Glass: “Ok Glass” le test

« Ok, Glass !» Cette formule risque de devenir culte lorsque les lunettes de Google seront mises sur le marché. En effet, il faut répéter cet ordre pour les démarrer.

Une fois ces mots prononcés, vous pouvez enfin pénétrer dans l’univers que propose Google.
Cet accessoire devient commun aux États-Unis où les développeurs les portent en permanence dans les rues de San Francisco ou de New-York depuis plusieurs mois. Mais ailleurs, peu les ont vus puisque la compagnie a interdit aux premiers utilisateurs de les sortir hors du territoire américain.
Pour mettre le public européen sur un pied d’égalité avec les Américains, Google nous a proposé de vivre cette expérience.

Une surface tactile sur la branche

google-glassD’abord, elles sont légères et bien équilibrées. On ne les sent plus au bout de quelques minutes. Quant à leur manipulation, elle se maîtrise en un rien de temps. Une tape sur la branche pour les allumer et pouvoir prononcer le fameux « OK, Glass ! ».
Il suffit ensuite d’apprendre quelques gestes pour naviguer. La branche de droite est équipée d’une surface tactile qui réagit en tapotant dessus, mais aussi en faisant glisser son doigt d’avant en arrière ou de haut en bas. Rien de bien sorcier.
Une fois le sésame prononcé, un écran s’allume pour proposer quelques actions comme effectuer une recherche ou chercher une information, prendre une photo ou une vidéo, partager un contenu sur les réseaux sociaux ou chercher un itinéraire. Sans oublier l’envoi et la lecture de courriels et de SMS.
Tout se déroule vocalement casse un peu la crainte de filme ou photographier en secret. Pour prendre une photo, il faut le demander distinctement. Les modèles que nous avons essayés ne comprennent que l’anglais qu’il faut prononcer avec un accent américain. Les versions francophones arriveront plus tard.
Même pas besoin de chausser ses lunettes pour lire le texte qui s’affiche. La définition est également très claire pour regarder une vidéo en ligne. Pour les corrections plus fortes, un système est prévu pour adapter la vision.

D’abord sur Android, puis bientôt sur iOS

Le son est impressionnant. Le système de transmission par conduction osseuse est d’une efficacité redoutable. Qu’il s’agisse de discussion ou de musique, la qualité est suffisante, mais ne concurrence évidemment par un casque audio de bonne qualité.
Enfin, lorsqu’on les éteint, on ne les sent plus. Elles restent pourtant parfaitement fixées sur le nez. Même si l’on saute, si l’on court ou si l’on tourne brusquement la tête, elles restent bien en place. Les opticiens devraient s’en inspirer…
Cette prise en main a également cassé l’idée reçue qu’il faut les porter en permanence. En fait, les Google Glass sont des accessoires à utiliser, il faut le préciser, quand on en a besoin. C’est donc à chacun d’en définir l’usage selon ses habitudes, ses besoins ou ses envies.
Elles permettent d’abord de ne plus utiliser son smartphone sans le manipuler. Car, sans lui, les Glass ne fonctionnent pas. Cet usage fait poser la question du prix. Le ticket d’entrée annoncé à 1500 dollars n’est-il pas un peu excessif ? Ce sera à chacun de voir en fonction de ses besoins, de ses envies et de ses moyens financiers.

Les tests ont été effectués sur un Nexus sous Android avec l’application adéquate qui est en cours de développement sur iOS pour permettre aux utilisateurs d’iPhone de dire, comme les « andronautes » : « OK, Glass ! »

Les données sont bien dans la ligne de mire des entreprises pour 2014

Les chiffres de l’étude réalisée par l’Ifop pour Makazi Group indiquent que les patrons français négligent de moins en moins l’utilisation des données.

 

Certes, les dirigeants d’entreprises françaises perçoivent l’utilisation des données comme un levier de croissance et de performance.

Mais d’après l’étude réalisée par l’Ifop pour Makazi, ils ne sont pas pour autant prêts à sacrifier la réputation de leur entreprise. Ils se positionnent en effet en faveur d’une utilisation mesurée et responsable des données personnelles (respectueuse de la vie privée et des réglementations).

Les données personnelles

big-dataPour 46% des dirigeants, l’utilisation des données personnelles des clients et prospects représente un enjeu important pour leur entreprise.

26% considèrent qu’elle revêt même une importance stratégique. Cette dimension stratégique est davantage mise en avant par les entreprises de services (35%).

Interrogés sur l’utilisation des données personnelles, les dirigeants évoquent des enjeux d’image tels que l’éthique (42%), la réputation (30%) et la transparence (30%). S’ils sont 18% à y rattacher une notion de risque et 8% une idée de contrainte, un tiers d’entre eux l’associent spontanément à l’idée d’opportunité (32%) et un sur cinq à celle d’innovation (22%).

L’utilisation des données personnelles est perçue par les dirigeants comme une opportunité pour conquérir de nouveaux clients (84%) et fidéliser les clients (83%). De même, c’est pour l’entreprise un levier de croissance et de performance (83%) ainsi qu’une source d’opportunités en termes de différenciation par rapport aux concurrents (78%) et de valorisation de l’entreprise (79%).

Les dirigeants d’entreprises voient les données personnelles comme un levier de performance, tout en étant conscients des risques liés à leur utilisation“, souligne Stéphane Darracq, PDG de Makazi Group (ex-LeadMedia Group). “Cela signifie aussi qu’en tant qu’annonceurs, ils sont prêts à en déléguer l’exploitation à des tiers, à condition de garder le contrôle sur l’utilisation qui en est faite et de réinjecter dans leurs propres bases de données la connaissance client issue des campagnes qu’ils délèguent.”

Les limites de l’utilisation des données

La majorité des dirigeants reconnaissent que les impératifs de performance auxquels ils sont soumis peuvent conduire à une utilisation excessive des bases de données personnelles des clients et des prospects (61%), sans pour autant enfreindre la loi : une attitude qui les place face à un risque de lassitude et de rejet de la part des consommateurs (et ce en dépit des risques juridiques qu’ils sont 81% à juger élevés).

58% sont très conscients des risques commerciaux liés à l’utilisation des données personnelles, en particulier ceux dont la société réalise un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros (65%). Néanmoins, 87% estiment qu’une bonne utilisation de ces données peut permettre à leur entreprise de mieux se valoriser financièrement et 84% qu’elle peut avoir un impact positif sur l’image de leur entreprise.

Pointant l’excès de formalités administratives qu’engendre l’utilisation de données personnelles (51%), près de la moitié des personnes interrogées craint également que la législation en matière de protection des données personnelles ne désavantage les entreprises françaises (47%).

 

Dans un contexte où 80% des dirigeants interrogés reconnaissent subir une pression forte ou très forte à court terme pour améliorer la performance opérationnelle, commerciale et financière de leur entreprise, l’utilisation des données personnelles des clients et des prospects est à juste titre perçue comme une opportunité commerciale mais non sans risque.
Quelle que soit l’évolution de la législation européenne et française, l’anonymisation des données utilisées à des fins commerciales et marketing sera de plus en plus à l’ordre du jour. Conjuguée à l’optimisation incrémentale des algorithmes de ciblage et d’enrichissement de données, elle permet d’ores et déjà aux entreprises de valoriser leurs données clients et de gagner en performance tout en réduisant leur exposition au risque“, indique Stéphane Darracq.

Il est à noter que seuls 14% des dirigeants interrogés estiment être parfaitement au fait de la législation en vigueur dans ce domaine. Si 47% pensent la connaître “assez bien”, ils sont tout de même près de deux sur cinq à reconnaître qu’ils la connaissent mal, voire très mal.

22% considèrent que l’importance accordée actuellement à la confidentialité et à l’anonymat des données personnelles est excessive. 43% pensent qu’une législation plus souple en matière d’utilisation des données personnelles permettrait d’améliorer la performance financière de leur entreprise.

 

– 80% des dirigeants interrogés reconnaissent subir une pression forte ou très forte à court terme pour améliorer à la fois la performance opérationnelle, commerciale et financière
– Risque d’image / risque juridique : 81% des chefs d’entreprise françaises jugent les risques juridiques liés à l’utilisation des données personnelles élevés
– 84% des dirigeants français voient l’utilisation des données personnelles comme une opportunité pour conquérir de nouveaux clients
– Pour 42% des dirigeants interrogés, le mot ” éthique ” est le premier qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de données personnelles
– Une bonne utilisation des données personnelles peut être très positive pour la valorisation financière d’une entreprise pour 87% des dirigeants interrogés

Le Phonebloks est un téléphone dont les composants sont amovibles, il n’est jamais obsolète et s’adapte à nos envies

Est-ce le début d’une révolution dans le monde des smartphones ?

Au moment où Apple a plutôt déçu, un nouveau concept pourrait non seulement séduire les geeks, mais changer la vie des utilisateurs de portables, c’est-à-dire nous tous.

Son nom : le Phonebloks. Le principe : un téléphone en kit, entièrement démontable, dont les composants peuvent se remplacer à volonté.

À quoi bon ? D’abord à éviter de devoir jeter votre appareil quand seule sa batterie est défectueuse ou que simplement son écran est cassé. Le propos du concepteur de Phonebloks est clairement militant : il souhaite lutter contre l’obsolescence programmée et en finir avec ce monstrueux gaspillage.

Un seul défaut

phone-bloksMais le Phonebloks n’est pas seulement un téléphone “vert”. C’est du même coup un appareil qui s’adapte à vos besoins ou vos envies. Vous avez surtout besoin d’une grande autonomie ? Vous pouvez opter pour une batterie plus importante. Vous ne souhaitez que passer des SMS et des appels ? Vous pouvez donc vous passer des millions de pixels inutiles de l’appareil photo.

Et si toutes vos données sont stockées dans un nuage, pourquoi vous encombrer d’une mémoire inutile ? De même, plus besoin de changer de téléphone pour obtenir une version plus performante. Il suffit de commander le composant pour être à la pointe.

C’est bien simple, sur le papier le Phonebloks apparaît (enfin !) comme le seul vrai concurrent de l’iPhone, puisqu’il résout tous les agaçants défaut du smartphone d’Apple ! Il n’a qu’un défaut : il n’existe pas encore. Mais qu’à cela ne tienne : le papa de Phonebloks y croit dur comme fer.

Il est néerlandais, designer de formation, et il a tout juste 25 ans. Il a lancé son projet via une vidéo sur YouTube qui fait un tabac et a réussi sa levée de fonds sur le Net. Son nom : Dave Hakkens. Retenez-le ! Il s’agit peut-être du futur Steve Jobs.

Facebook voudrait connecter plus de 5 milliards de personnes

Sept géants du secteur s’associent dans un vaste projet, internet.org, qui vise à rendre le Web accessible partout dans le monde. Pour cela, ils appellent à la mobilisation générale.

Les deux tiers de la planète n’ont pas accès à Internet: 5 milliards de personnes ne sont pas connectées. Pis, s’inquiète le PDG de Facebook, le taux d’adoption d’Internet ne croit que de 9 % par an. «Pas assez rapide», pour Mark Zuckerberg, bien décidé à accélérer le mouvement grâce à internet.org, cette association qui a été lancée ce 20 août.

facebook-internet-mondeElle compte, outre Facebook, six autres membres fondateurs: Nokia, Samsung, l’équipementier télécom Ericsson, l’éditeur de logiciels Opera, les fabricants de semi-conducteurs Qualcomm et MediaTek. Son but est d’apporter le Web à tous ceux qui n’y ont pas accès pour des raisons économiques et technologiques. Des freins que les géants du secteur veulent faire sauter, non pas tant par altruisme que par nécessité de faire grossir leur marché, cantonné aux zones développées. Facebook, comme Nokia avant lui, a déjà fait sien le slogan «connecter le prochain milliard» (de personnes). L’Afrique et l’Asie, où respectivement 15 % et 27 % de la population ont un accès à Internet, sont les principales cibles de ce projet (voir infographie).

«Nous avons déjà investi plus d’un milliard de dollars pour connecter les habitants de pays en voie de développement, au cours des dernières années, et nous avons prévu de continuer», explique Mark Zuckerberg. Conscient qu’il faudrait des dizaines de milliards de dollars pour connecter les deux tiers manquants de l’humanité, internet.org dresse la liste des initiatives qui permettrait d’alléger la facture.

Économiser le trafic de données en ligne

D’abord, il faudra abaisser le coût d’accès à Internet. Dans sa présentation, Mark Zuckerberg chiffre à 2000 dollars sur deux ans le coût d’un abonnement avec un accès illimité au Web (aux États-Unis): 500 dollars proviennent du coût du smartphone, en partie pris en charge par l’opérateur, et 1500 dollars sont imputables au coût de la transmission de données. Un tarif inabordable pour les deux tiers de l’humanité.

Il faut donc apprendre à économiser le trafic de données en ligne, comme on économise l’électricité. Cela passe par la compression de données, qui permet de réduire un fichier photo à la taille d’un fichier texte sans en altérer la qualité, par le développement de sites et d’applications dont l’utilisation réclame moins de téléchargement de données.

Ensuite, Mark Zuckerberg mise sur la capacité des équipementiers télécoms à améliorer la qualité de leur réseau mobile, sans pour autant augmenter le nombre d’émetteurs. Les progrès technologiques devraient d’ici cinq à dix ans permettre de multiplier par dix les capacités d’un réseau à coût constant. À terme, cela permettra d’abaisser le tarif facturé pour la consultation de données sur mobile. Car il s’agit avant tout de mobile. Pas question pour internet.org d’encourager les États à développer leur réseau filaire. C’est même totalement inimaginable dans certaines régions du monde. En revanche, l’association compte bien peser sur les États pour faire baisser le coût des licences pour réseaux mobiles.

Nouveaux modèles

Le troisième et dernier principe posé par internet.org est tout aussi ambitieux, il vise à développer de nouveaux modèles économiques qui rendront plus facile l’accès au Web.

Dans ce volet, Mark Zuckerberg envisage notamment que ne soit plus commercialisé un «accès aux données», notion complexe à expliquer, mais un «accès à Facebook», censé être plus vendeur. Cela se traduirait alors par une autre répartition des revenus générés par les abonnements ou les cartes prépayées. Ces revenus seraient alors distribués entre les équipementiers, les opérateurs et les fournisseurs de service, en l’occurrence Facebook!

Le projet ne prévoit pas pour autant d’équiper les gens en PC ou smartphones (outil privilégié pour accéder au Web), mais il part de l’hypothèse que le nombre de possesseurs de smartphones va continuer à augmenter – il y en a déjà un milliard en circulation dans le monde – avec la baisse du coût de ces appareils. Aujourd’hui, 4 milliards de simples téléphones mobiles sont utilisés dans le monde. L’enjeu est de convertir la majorité d’entre eux en smartphones dans les cinq prochaines années. Une façon très efficace pour les acteurs d’Internet d’augmenter leur marché potentiel.