Archives de catégorie : Digital

Rencontre avec Zipline au Rwanda

La société américaine Zipline, experte dans la livraison de sang avec des drones lance un nouvel appareil et va se développer en Tanzanie.

Un des drone de Zipline a terminé sa mission et retourne se poser sur la base de Muhanga au Rwanda
Un des drone de Zipline a terminé sa mission et retourne se poser sur la base de Muhanga au Rwanda

C’est un succès pour Zipline au Rwanda et l’entreprise ne s’arrête pas dans son développement. Lors d ‘une conférence TEDm le PDG présentait son nouveau modèle et évoquait les prochaines ouvertures pays. Première information Zipline ouvre un nouveau site à Kayonza afin de couvrir 100% du territoire au Rwanda !

Zipline sauve des vies en livrant du sang, aucune autre énergie que l’électricité n’est utilisée.

Zipline est implantée à Muhanga, 45 kilomètres de la capitale du Rwanda, Kigali, c’est ici que Arthur Draber m’a reçu pour évoquer en détail et sans tabou les activités passionnantes de Zipline.

Thierry Barbaut: Arthur Draber dirige les nouveaux déploiements de Zipline.  Comment définissez-vous votre premier site ici au Rwanda, comment le définissez-vous et quelles en sont les principales fonctions ?

Arthur Draber: un aérodrone, un droneport, finalement nous innovons et comme dans toute innovation il n’y a pas encore de terme définissant ce site. Nous sommes sur un aéroport de drone et comme dans un aéroport standard il y a une piste de décollage spécifique,  une tour de contrôle, des bureaux, du stockage mais aussi une banque de sang et des colis avec des parachutes, ce qui est moins courant !

Arthur Draber dirige les nouveaux déploiements de Zipline
Arthur Draber dirige les nouveaux déploiements de Zipline

Thierry Barbaut: pouvez-vous nous décrire le processus complet d’une commande que vous recevez ici à Muhanga pour une livraison de sang ?

 

Lire la suite sur Info Afrique

AfricaCodeWeek à Bujumbura

J’intervenais a l’Africa Code Week à Bujumbura au Burundi

La clôture de l’Africa Code Week était organisée dans un hôtel sur les hauteurs de Bujumbura.
Les codeurs mais aussi des personnes de la société civile ainsi que les autorités locales étaient présentes.

L’AfricaCodeWeek en images

A Bujumbura et à Gitega, les futurs formateurs découvrent SCRATCH, le logiciel avec lequel ils feront la programmation avec les enfants, ils sont surpris de constater que logiciel peut être configuré dans plusieurs langues dont le swahili et le kinyarwanda… mais pas encore le kirundi. Il n’en fallait pas plus pour stimuler leur ardeur, leur orgueil légèrement pincé ; ils sont décidés à produire la traduction en kirundi au plus vite.

Toutes les séances de formation se passent dans la bonne humeur, SCRATCH permet de facilement créer des animations, des jeux…

Congo TechDays, numérique et codeurs en RDC

Quand un jeune entrepreneur motivé, Malcolm Kambaj, t’envoie un email de Lubumbashi en Mars pour te proposer d’intervenir pour une keynote d’une heure trente sur le numérique lors de la première édition des #CongoTechDays début Juillet en République Démocratique du Congo…  Réponse : “bien sur je viens” !

Finalement tu donnes tout sur trois jours après 24h de voyage éreintant pour vivre un moment énorme que tu n’oublieras jamais !

Les impressionnants codeurs, sans moyens, parviennent à développer une plateforme collaborative de mise en relation du producteur au consommateur de maïs avec au final une API vers une solution de mobile money (paiement par mobile) : Pepele Mobile de la Trust Merchant Bank !

La, en RDC, dans la région historique du Katanga tu découvres une équipe de 20 jeunes amis, formés en réseau local et venant d’horizons différents qui veulent participer au développement du pays. Ils sont convaincu que cela passera par le numérique, alors tu sens que vraiment, avec eux tout est possible !

Conférences, Hakathon, pitchs, rencontres, workshops, mais aussi détente, travail acharné, horaires de fous avec toujours la bonne ambiance et le sourire…

Fabien Kadimba, Huberto Mathe , Daniel Philippe Kaninda, Malcolm Kambaj, Gervais, Yvon Shumbusho, Phinées Kis Kalaba, Caleb Banza, Yannick Kiluba, Chriskadim Kadimba, Jean-marc Kadimba, Jonas Lungo, Cornelie Mak et tous les autres, vous irez tous ensemble très très loin.

vivement les Congo TechDays 2018 !

85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément modifier notre notion du travail.

Si l’étude semble très optimiste, elle n’est pas sans incohérences ni douces illusions sur l’économie du futur.

 

L’avenir de l’économie serait-il écrit d’avance ?

Vingt experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), invités par Dell et l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, se sont réunis lors d’ateliers en mars 2017, afin d’anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l’entreprise et du travail. Et le résultat semble spectaculaire: d’après l’étude parue à la suite de leurs analyses, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.

En cause: la ringardisation progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles.

Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins.

Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différents mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Et la transition devrait aller vite, car la numérisation permet d’ores et déjà d’améliorer productivité et coûts du travail pour l’entreprise. Les premiers emplois concernés sont bien évidemment les métiers manuels. Selon une étude du Guardian de 2015, quand une délocalisation permet d’économiser jusqu’à 65% sur le coût du travail, une robotisation peut réduire ce coût de 90%.

La transition, grand défi des prochaines années

Et c’est cette «destruction créatrice» qui, d’après le rapport, pose un défi majeur: celui de la transition vers cette économie numérique avancée. Une destruction trop abrupte des vieux emplois menace la stabilité économique de nombreux foyers et donc la paix sociale. Le document cite un sondage réalisée par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse?

Pour rester positif, mais sans vraiment convaincre, le rapport s’enthousiasme sur le fait que la nomadisation du travail va permettre de dégager de nouvelles opportunités. Les individus pourront travailler pour plusieurs organisations en même temps, par delà les frontières et les décalages horaires.

Sur ce point, l’étude n’hésite pas à faire des constats en forme de promesse, voire de rêve éveillé: le travail digital pourrait aller chercher ses talents jusque dans les régions les plus enclavées, comme l’Afrique subsaharienne, (qui doit croître d’un milliard d’individus d’ici 2030), résolvant d’un seul coup le problème des déplacements économiques de population. Le numérique permettra aussi de réduire les inégalités: on pourra travailler sans contact physique, et donc sans révéler son sexe ou sa race, ce qui empêchera les refus d’embauche sur ces critères.

Visite et conseils d'une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo - Thierry BARBAUT - Juillet 2017
Visite et conseils auprès d’une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – Thierry BARBAUT – Juillet 2017

Incohérences et douces illusions

On l’aura compris, l’étude tient plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique. Avec surtout une absence totale de réponse sur les incertitudes de l’économie numérique: quid des conflits entre organisations? De la détention effective du pouvoir dans l’entreprise, si tous les salariés ne font que passer? Et enfin, quelles réponses sur les omniprésentes inquiétudes quant au respect de la vie privée, ou encore l‘exacerbation des inégalités sous le règne du numérique?

La question de la continuité des organisations et de la prise de décision par les humains est toutefois abordée, mais balayée en quelques lignes: pour assurer la continuité, dit l’étude, certains emplois seront fixes et de longue durée au sein d’une même organisation. On reste perplexe devant la solution, qui semble sortie du chapeau.

En cela, l’étude illustre bien la déconnexion entre les acteurs du monde numérique, talentueux et précis mais bien souvent subjectifs dans leur imagination du futur, et la réalité du sentiment du public, légitimement inquiet pour son avenir.


Emmanuel Macron lance un fonds de 10 milliards pour le numérique

Le président lance officiellement le fonds de 10 milliards d’euros sur le numérique à Paris lors de VivaTech

Emmanuel Macron a officiellement annoncé qu’il créerait ce fonds doté de 10 milliards d’euros avec l’objectif d’investir dans les startups, une de ses promesses phares de la campagne en matière de numérique.

“Faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation”

C’était une promesse de campagne, elle vient de se concrétiser. Le fonds d’investissement de 10 milliards d’euros qu’avait évoqué Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République a pris davantage de corps ce jeudi. Lors de son allocution à Viva Technology, le président a souligné combien il était urgent “de faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation“. Et quoi de mieux que de montrer l’exemple ?

Un fonds pour l’innovation sera doté de 10 milliards d’euros pour investir aux étapes clés de la croissance“, a annoncé Emmanuel Macron devant un parterre de startups et d’investisseurs enthousiastes.

Le président Emmaunel Macron a également félicité bpifrance pour son rôle dans l’écosystème startup, tout en soulignant qu’il fallait “aller encore plus loin : faciliter l’innovation, donner de la visibilité au financement de l’innovation en France, ce sera l’objet de ce fonds pour l’innovation“.

Dans son programme de campagne, il précisait que ces fonds proviendraient “des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’État” et que la structure servirait notamment à financer “l’industrie du futur“.

Photo – Le digital – Thierry BARBAUT

Une industrie du digital mais aussi de l’humain, exactement ce pour quoi je suis investit depuis plus de 15 ans dans le numérique entre la France et l’Afrique !

Un passeport “French Tech Visa :entrepreneur des technologies”

Emmanuel Macron lance également un appel aux entrepreneurs étrangers qui voudraient s’installer en France.

Le «French tech visa est inauguré aujourd’hui. Il dure quatre ans. Un site a été ouvert aujourd’hui pour cela. Allez-vous inscrire». Une heure auparavant, Emmanuel Macron avait encouragé un jeune américain travaillant dans une entreprise de restauration en ligne et inquiet par l’arrivée de Donald Trump, à s’y inscrire. «Voulez-vous un passeport français?», lui avait demandé le président, en anglais, en se saisissant du passeport américain du jeune homme, un brin surpris, puis en mettant en relation le start-upper et le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, qui se tenait aux côtés du président.

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Développement numérique, entre miracle et mirage

Si les technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde, ce n’est pas le cas de la répartition des revenus qu’ils dégagent…

L’internet, les téléphones mobiles et d’autres technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde et particulièrement dans les pays en développement, mais les dividendes escomptés du numérique, à savoir une croissance plus forte, la création de plus d’emplois ainsi que de meilleurs services publics, ne sont pas à la hauteur des attentes !

Hélas, 60 % de la population mondiale reste exclue d’une économie numérique en constante expansion

Aujourd’hui et particulièrement sur le continent Africain, ce sont les personnes riches, compétentes et influentes qui bénéficient d’une expansion rapide du numérique, des personnes qui sont mieux placées pour tirer parti des nouvelles technologies.

Il faut également prendre en compte que malgré le fait que le nombre d’utilisateurs de l’internet dans le monde ait plus que triplé depuis 2005, quatre milliards de personnes n’y ont toujours pas encore accès !

Photo : Le mobile en Afrique, une arme de développement massive !

Le vecteur de développement du numérique n’est pas uniquement financier ou technologique, ce sont les politiques publiques qui doivent démocratiser l’accès

« Les technologies numériques transforment le monde des affaires, du travail et de l’administration publique », a déclaré Jim Yong Kim, le président du Groupe Banque mondiale. « Nous devons continuer à connecter tout le monde et ne laisser personne sur la touche, parce que le coût des opportunités perdues est énorme. Mais pour que les dividendes du numérique soient largement partagés entre toutes les franges de la société, les pays doivent aussi améliorer leur climat des affaires, investir dans l’éducation et la santé, et promouvoir la bonne gouvernance. »

photo : Les axes de développement du numérique en Afrique lors du premier Forum International sur la jeunesse et l’entrepreunariat organisé par le MEDEF à Paris en décembre 2016

Des technologies pour quels utilisateurs ?

Bien sur il existe de nombreux cas de succès individuels, mais le constat est sans appel, l’effet des technologies sur la productivité globale, l’accroissement des opportunités pour les pauvres et la classe moyenne, et la généralisation de la gouvernance responsable n’ont pas été à la hauteur des attentes. Les technologies numériques se diffusent rapidement, mais leurs dividendes comme la croissance, les emplois et services, tardent à suivre.

La révolution numérique est en train de transformer le monde, facilitant les flux d’information et la montée en puissance des pays en développement qui sont en mesure de tirer profit de ces nouvelles opportunités.

Le fait qu’aujourd’hui 40 % de la population mondiale soit connectée par l’internet constitue une transformation stupéfiante. S’il faut se féliciter de cet exploit, c’est également l’occasion d’imaginer que nous devons éviter de créer une nouvelle classe exlue. Dans un monde où près de 20 % de la population est incapable de lire et d’écrire, la seule diffusion des technologies numériques a peu de chances de combler le fossé du savoir.

Photo : une publicité vante “internet qui fonctionne” au Burundi – Crédits : Thierry Barbaut 2015 www.barbaut.net

“Dans les pays en voie de développement je préconise plus d’acheter une poule qu’un smartphone ou un ordinateur” Bill Gates, fondateur de Microsoft et de la Fondation Bille & Melinda

Les technologies numériques peuvent favoriser l’inclusion, l’efficacité et l’innovation

Plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est paient leurs factures de services publics par téléphone mobile avec le mobile money, M-pesa en tête avec plus de 2,8 millions de transactions par jours.

En Chine, huit millions d’entrepreneurs, dont un tiers de femmes, utilisent une plateforme de commerce en ligne pour vendre des produits à l’échelle nationale et les exporter vers 120 pays. L’Inde a fourni une identité numérique à caractère unique à près d’un milliard de personnes en cinq ans ; elle a par également élargi l’accès aux services publics et réduit la corruption sur ce front. Et dans le domaine des services de santé publique, de simples SMS se sont avérés efficaces pour rappeler à des personnes vivant avec le VIH de prendre leurs médicaments vitaux.

Les nouvelles technologies favorisent l’inclusion bancaire et freinent la corruption

Pour tenir toute la promesse de développement d’une nouvelle vague numérique, il faut développer deux grandes mesures : réduire la fracture numérique en rendant l’internet universel, abordable, ouvert et sûr ; et renforcer les réglementations qui garantissent la concurrence entre les entreprises, adapter les compétences des travailleurs aux exigences de la nouvelle économie, et promouvoir des institutions responsables. Le travail des institutions politiques en Afrique est prépondérant.

Les stratégies de développement du numérique doivent être d’une portée beaucoup plus importante que celle des stratégies pour les technologies de l’information et de la communication. Pour bénéficier au maximum du numérique, les pays doivent créer un environnement propice aux technologies : des réglementations spécifiques qui facilitent la concurrence et l’entrée sur les marchés, des compétences qui permettent aux travailleurs de tirer parti de l’économie numérique, et des institutions qui rendent compte aux citoyens. Les technologies numériques peuvent, quant à elles, accélérer le développement, l’effet levier ou synergie des NTIC est majeur.

Il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les TIC

Des axes de développement indispensables : investir dans les infrastructures de base, réduire le coût de la conduite des affaires, abaisser les barrières commerciales, faciliter l’entrée de start-up, renforcer les autorités de la concurrence, et faciliter la concurrence entre les plateformes numériques.

FORMER ! Si l’alphabétisation de base reste essentielle pour les enfants, il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, d’inculquer des aptitudes cognitives d’ordre supérieur, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les systèmes avancés de TIC. L’enseignement d’aptitudes techniques à un stade précoce et l’exposition des enfants à la technologie favorisent une meilleure maîtrise des TIC et influent sur les choix de carrière.

Les technologies numériques peuvent participer à transformer nos économies, nos sociétés et nos institutions publiques

Ces changements ne sont ni acquis ni automatiques. Les pays qui investissent à la fois dans les technologies numériques engrangeront des revenus importants, tandis que les autres resteront probablement écartés. Si elles ne reposent pas sur un socle solide, les technologies risquent de créer des disparités sur le plan économique, d’accroître les inégalités et d’ouvrir la voie à l’ingérence des pouvoirs publics.

Thierry Barbaut – www.info-afrique.com

Internationaliser l’innovation

L’innovation numérique en Afrique représente un marché colossal qui place au centre du jeu la valorisation du capital humain

Vecteur d’emploi, ce sont les centaines de milliers et bientôt les millions de jeunes sur le continent qui doivent profiter de cette effervescence.

Cette innovation se développe sur des marchés structuraux comme la santé, l’énergie, l’éducation… Des secteurs qui affichent justement une croissance record en Afrique.

Des exemples concrets mêlant innovation, mobile et collaboratif

Pour bien comprendre ce processus, prenons deux cas concrets comme le mobile banking au Kenya dont les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2,5 millions de transactions par jour et 30% (en 2013, cela a progressé depuis) du PIB sont réalisés sur M-Pesa, la solution de paiement mobile de l’opérateur Safaricom.

barbaut-guinee

Un autre exemple est la m-farm pour « ferme sur mobile » ou parfois évoqué comme « Agri Business » : des SMS sont envoyés à des millions d’agriculteurs en Afrique tous les jours à l’aube leur mettant à disposition les cours des produits qu’ils cultivent. Des utilisateurs qui peuvent répondre à ces messages en indiquant le prix auquel ils auront vendu le mil, le sorgho ou le manioc. Ils deviennent ainsi des analystes et bénéficient concrètement d’un équilibrage des prix entre le producteur et le consommateur. Les intermédiaires ne peuvent plus tricher.

Les perspectives qu’offrent les mobiles et le compte en banque sur mobile sont l’accès à de véritables opportunités de développement jamais mises à disposition des populations isolées: l’investissement par le crédit, l’assurance, l’épargne. Une révolution en Afrique où seul 20% du milliard d’habitants dispose d’un compte en banque. Le mobile devient plus qu’un outil multitâche, il se transforme en carte d’identité économique.

 « Imaginons les perspectives qu’offriront ces applications avec le renouvellement des téléphones ancienne génération par des smartphones. Ce sera la démocratisation de la cartographie, de la gestion des stocks et ainsi de la logistique ouverte à un potentiel d’un demi-milliard de clients »

Une innovation internationalisée «agile » ?

Dans ce contexte, la réplicabilité devient un enjeu d’innovation particulier. Qu’elle soit locale ou internationale, elle touche les 54 pays du continent, qu’elle relie entre eux, mêlant des cultures, des contextes et des économies diverses. Cela contribue à faire de l’Afrique un incroyable incubateur en temps réel et de l’innovation africaine une innovation vernaculaire, forgée par et pour les Africains tant les spécificités culturelles et sociales sont prédominantes.

En voyageant de pays en pays, du Maghreb à l’Océan Indien, de Dakar à Nairobi en passant par l’incroyable dynamisme de Kigali, on constate l’incroyable contraste entre des déserts numériques et des écosystèmes dynamiques. Des hubs émergent, signes qu’une troisième révolution industrielle a leapfroggé la seconde : l’Ethiopie et Kigali pour les investisseurs d’Afrique centrale, Dakar pour le web, Lagos pour les services…

L’innovation s’étend de région en pays et transforme radicalement l’économie informelle qui représente 70% des échanges en Afrique

Les Africains sont maintenant connectés par la fibre en ville ou en clef/point d’accès mobile 3G en brousse. Les nouveaux modes de transactions et de commerces virtuels permettent la sécurisation et la traçabilité des échanges, un avantage significatif dans des zones où le cash pose des problèmes de sécurité et où les commerçants se déplacent perpétuellement !

Le E-commerce ou plutôt le M-commerce vient ainsi supplanter un modèle de distribution qui n’avait pas fait ses preuves. C’est avec du click & collect ou du HTTPS que  les africains consomment aujourd’hui! Dans des pays où moins de 4% des villes sont équipées de supermarchés, le mobile devient le relais entre les consommateurs et les plateformes comme Jumia ou Cdiscount. Ceux-ci deviennent les nouveaux commerçants en synergie avec les gigantesques et grouillants marchés africains : ils ont compris que pour séduire en Afrique, il faut développer du « local » avec l’inébranlable « bouche à oreille » et avec des marketeurs « made in Africa”…

Les entreprises étrangères qui tentent de développer des technologies de services échouent quand elles n’embauchent pas des équipes locales expertes. La clef de l’internationalisation des innovations passera donc nécessairement par du “made in Africa” et de la montée en compétences des acteurs locaux. Le continent, dont 60% de la population a moins de 20 ans, parviendra à relever le défi de sa croissance en favorisant la formation de sa jeunesse et la valorisation d’écosystèmes locaux!

Révolution digitale en Afrique ? Écosystèmes, applications mobiles et cartographies

Depuis plus de 10 ans je découvre des nouveaux projets directement liés aux nouvelles technologies s’installer en Afrique et par milliers.

Les porteurs de projets sont unanimes : une personne qui n’a jamais eu de mobile ou d’ordinateur est capable de prendre en main une tablette et de l’utiliser en un temps record, et encore plus vite que celui qui à déjà eu un accès à ces technologies !

Et je l’ai personnellement remarqué il y à au cœur de la Guinée ou j’utilisais un PC sous Windows 10 avec écran tactile.

Les jeunes Guinéens, âgés en moyenne de 10 ans, l’apprivoisait avec une inventivité déconcertante…
Je pense que c’est aussi du au fait qu’il ne réfléchissent pas en prenant en compte les systèmes qu’ils utilisaient s’ils étaient équipés, mais avec un regard nouveau, curieux et donc quelque part parfaitement innovant.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Alors quels sont les freins au développement d’écosystèmes alliant numérique, hardware et digital dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’entrepreneuriat ?

C’est la connexion…
Les infrastructures : filaire, câble, satellites sont systématiquement trop chère, peut développées ou inexistantes (lire mon dossier sur le Cameroun, le Rwanda et le Burundi dans Info Afrique). Les gens n’ont pas accès aux mises à jours, aux téléchargements, et ne peuvent consulter que les données ayant le poids le plus faible.

C’est donc la connexion qui fait cruellement défaut 🙁

 

Quelles solutions pour le développement d’écosystèmes digital en Afrique ?

La solution c’est bien sur de disposer de système, tablettes, PC, notebook, phablettes ou Smartphones qui sont “pré chargés” avec des programmes ou applications. Cela existe et il faut être capable de désactiver les mises à jours automatiques, les logiciels qui téléchargent sans prévenir etc…
Les succès des projets avec ces méthodes sont désormais généralisés et l’Afrique de l’est et les projets éducatifs les utilisent à grande échelle.

“Il est impossible de développer des systèmes ou des applications en Afrique sans être parfaitement conscient des exigences culturelles, il est primordial d’être sur le terrain, longtemps et en parfaite harmonie avec les usagers des technologies”

Du OFFLINE pour l’Afrique avec Google, et les autres ?

Mais la ou se situe une progression vraiment remarquable c’est dans les systèmes ou écosystèmes qui permettent d’être utilisés “offline”
C’est bien sur Google qui performe dans ces développement que je qualifierais d’innovants dans la mesure ou ils vident des pays en voie de développement sans coûts complémentaires ou avec gratuité totale.

Comparatif Google Maps et Open Street Map

Les cartes avec Google Maps permettent aujourd’hui d’être de plus en plus consultés offline. La aussi une petite révolution.

A noter qu’OSM ( Open Street Map ) le permet également avec par exemple l’application Map Factor, sur mobile, qui donne la possibilité de se géolocaliser sans aucune connexion et en utilisant son Smartphone comme un GPS professionnel.

Avec une vrai évolution qui sont les options de temps de trajets, de traces ou routes sauvegardés etc… des options astucieuses. Le système bénéficie d’une précision assez stupéfiante, mais pas sur la cartographie Google Maps hélas…

Le comparatif Google Maps et Open Street Maps lors de ma mission en Guinée:

Voici la version de Google Maps pour la ville de Dalaba en Guinée…

 

Et la version que propose Open Street Map !

Je vous laisse juge de la différence de détails…

A noter que Youtube se met également à proposer des usages “offline”, je l’évoque dans mon article sur Info Afrique. ceux-ci permettent d’envisager de nouvelles perspectives de développement par exemple pour l’éducation numérique avec le partage de cours dans des zones non couvertes par Internet en Afrique.

Des applications mobiles pour tous les usages

Règle numéro 1: toujours avoir dans le développement de l’application un mode “SMS”. C’est aujourd’hui l’usage le plus prisé pour 80% des Africains qui utilisent des mobiles et non des Smartphones.

Il est indispensable d'être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement
Il est indispensable d’être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement

Permettre aux client final ou au bénéficiaire d’avoir des informations précises en adéquation avec le besoin mais systématiquement en synergie avec la culture locale et le contexte.

– Application de cours des matières premières : avec par exemple l’agriculture ou les cultivateurs reçoivent les informations tous les jours ou toutes les heures sur les cours de leurs produits, lire le dossier Info Afrique.

– Ajouter des datas pertinentes en synergie avec le contexte. Par exemple les informations météo géolocalisés pour ces agriculteurs qui, en Afrique, ont un besoin crucial de stockage et de gestion.

Les applications de santé ou d’éducation évoluent dans le même cadre mais avec d’autres spécificités. Je reviendrais sur ce sujet en détail dan un prochain post.

Will Africa be digitally relevant in the next 10 years ?

By 2025, jobs which were common place in 2015 will no longer exist. Students graduating in 2016, will have obsolete qualifications for which there will no longer be a profession by 2025.

  • Front-line military personnel will be replaced with robots
  • Private bankers and wealth managers will be replaced with algorithms
  • Telemarketers, data entry capturers, tax preparers, lawyers, accountants, actuaries, statisticians and consulting engineers will be replaced with Artificial Intelligence (AI).

New business models, like those of Uber and Alibaba, are already industry-shaping disruptors, and each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable.

Traditional enterprises, whilst presently successful by today’s standards, are scrambling to make sense of Business Digitisation in order to stay relevant in the Digital future. Many are attempting to create new Digital business models which will eventually cannibalise their traditional business, rather than capitulating to new disruptive Digital start-ups. Companies are also digitising their products and services, along with operational processes and customer channels. Over 70% of top fortune 500 companies have plans to offer their products as a Digital service by 2020.  Presently, the 10 most valuable start-ups globally are estimated to have a value of $172.7 billion – all embracing Digital platform based business models. Around 90% of the business models in 2020 will be driven by the cloud.

Cloud computing concept with copy space

Globally, the number of connected devices will nearly quadruple by 2025, significantly altering the skills employers hold most valuable. Increasing connectivity will change how employees choose to work (for example: remotely, part-time, independently, or dispersed), and provide employers with a spectrum of hiring options.

Millennials, most of whom are Digital Natives, will comprise an estimated 48.3% of the global labour force in 2025, while those aged 60 and older will comprise 9.9% (compared with 7.9% in 2015).

Each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable

The line between what has traditionally been business and IT is becoming more and more blurred. Largely due to the early adoption and impact of Digital marketing, The Chief Marketing Officer or CMO, now controls a bigger “IT” budget and influence than the CIO. This is only set to increase and expand across the organisation, as Digital Natives become future business leaders.

What new skills and expertise will be required to lead and manage the Digital enterprise of the future?

As robots, AI and Digital algorithms continue to replace many jobs and professions; new and emerging professions by 2025 will focus more on human interaction, augmented through Digital mechanisms. Jobs requiring uniquely human characteristics, such as cultural deftness, caretaking, or empathy, and creative thinking, are those least threatened by automation.

The ability to work anywhere, anytime is fuelling the Digital nomad trend, which is highly appealing to millennials, but will also blur political and economic boundaries, and test national labour codes.

Artificial Intelligence, its subfields, and automation will create some specific reflecting trends associated with new and emerging technology advances. Career gains from AI and automation include:

  • Artificial Intelligence technology and automation salesperson
  • Specialist programmers
  • Cybersecurity experts
  • Engineering psychologists
  • Robot and automation technology manufacturer, distributor, servicer, and refurbisher
  • Technology-specific trainer
  • Neuro-implant technicians
  • Virtual health care specialist
  • Virtual reality experience designer

Conclusion:

Digital transformation cannot be ignored without becoming irrelevant, and an adaptive Digital strategy is imperative.

The Digital workforce will be largely millennial, and significantly different from today in terms of culture, leadership style and skills. Artificial Intelligence, robots and Digital algorithms will automate many professions, but jobs requiring uniquely human characteristics – or are critical to the development of Digital solutions – will be in great demand by 2025.

A holistic Digital transformation strategy, which considers the Digital workforce along with the business model, process and customer channel dimensions, will be imperative for organisations wishing to remain relevant in the next 10 years

With Wayne Houghton, Director of Growth Implementation Solutions, Frost & Sullivan Africa

ONG, fondations & associations, les enjeux de la dématérialisation et du digital

Cartographie interactive, dématérialisation des projets, réseaux sociaux et finance participative mais aussi crowdimpacting…

Une révolution digitale est en marche dans le monde de l’aide au développement et de l’humanitaire.

Des milliers de projets voient le jour chaque années en Afrique et des millions de personnes travaillent sur le pilotage de ces projets aux quatre coins du monde, une chose les relient tous: internet

Quels sont les nouveaux outils ?
Quels enjeux représentent-t’ils ?
Qui sont les ONG qui innovent dans ce secteur clé pour le développement de l’Afrique et du monde ?

Dématérialisation, du papier au numérique, processus de gestion de projets

Pour une association ou une ONG, et quelle qu’en soit la taille, passer d’un dossier “papier” à un PDF est déjà une révolution, mais concrètement comment cela fonctionne-t’il ? Quel sont les processus de gestion de projet et workflow métier, et qui en profité réellement ?

Prenons l’exemple de l’Agence des Micro Projets de l’ONG La Guilde: Ce programme, soutenu par l’Agence Française de Développement, recevait en 2012 les projets des associations françaises par courrier, des dossiers papier donc, de ces associations qui sollicitent un financement compris entre 2 000 et 15 000 euros. Ces financements sont réservés à des projets de solidarité internationale.

Strategie_digitaleL’AMP (Agence des Micro Projets) lance deux appels à projets par ans et distribue 600 000 euros. Les dossiers éligibles passent devant un préjury puis devant un jury composé de membres de l’AMP et d’experts externes pour une parfaite équité.

Les projets retenus reçoivent une “dotation” et bénéficient de cofinancements, leurs budgets moyens sont de 45 000 euros mais peuvent aller jusqu’à 250 000 euros pour des actions pluriannuelles.
Les lauréats mettent en place le projet en Afrique pour 74% des cas et pour les 26% restant en Asie et Amérique du Sud. Les associations qui portent ces projets doivent ensuite rendre un bilan de l’action menée au bout d’un an. Une fois le projet effectif l’AMP se rend sur le terrain afin d’effectuer une évaluation avec le partenaire local de l’association Française.

Un processus de dématérialisation de projet a donc été développé fin 2013 pour permettre aux associations de ne plus envoyer de dossier papier mais remplir un dossier en ligne. Ce processus est réparti en plusieurs étapes matérialisé par des onglets du site.

L’AMP, grâce à un “backoffice” pilote et ouvre des sessions de dépôt de dossier, elle attribue des critères d’éligibilité selon les accords définis par son expertise et en accord avec son bailleur. Ces critères peuvent évoluer au fil des ans, comme les dates de clôture de dépôt de dossier, de jury, de bilan et d’évaluation. Nous sommes dons déjà dans une flexibilité du système rare couplé à un système intuitif et utilisable par tous sans formation particulière.

De leurs coté les “porteurs” de projets vont suivre ces fléchages de dates de sessions et cocher des critères d’éligibilités afin d’être en accord avec leur planning mais aussi de ne pas déposer un dossier ou l’ONG ou l’association ne serait pas éligible, gain de temps pour tous…

Quelles sont les étapes de dépôt et de gestion de dossier ?

Il faut que l’organisme, association ou ONG ouvre un espace avec un email et un mot de passe. Ensuite elle peut déposer un ou plusieurs projets.

deposer-un-dossier-financement-projet

  • Etape “dépôt de dossier”
    Un dépôt de dossier dématérialisé en 11 étapes, passant de la description du projet, des activités menées, le contact complet du partenaire local, les prolongements envisagés, les activités génératrices de revenus, les populations cible, le budget avec les cofinancements et l’upload de photos, annexes et vidéos.
    Une fois le dossier validé par le porteur, et c’est une première évolution, l’utilisateur peut extraire son dossier complet en fichier zippé et ainsi disposer de son projet en format PDF parfaitement mis en page.
  • Etape Instruction
    Un pilotage de l’instruction directement sur la plateforme de l’AMP ou a la fois les jury interne et externe vont pouvoir lire, commenter, noter et juger le dossier. cette action est effectué sur un espace spécifique tout en ayant accès à l’ensemble des données du projet, un PDF de présentation est aussi disponible pour ceux qui souhaitent l’extraire ou le sauvegarder. Ceux-ci se réunissent ensuite pour une décision finale d’attribution des fonds dans les locaux de l’AMP afin de délibérer et d’attribuer les financements.
  • Etape “Dotation et décaissement”
    L’AMP va piloter le versement des fonds, la date d’envoi du premier versement composé des deux tiers, puis du solde la aussi sur un espace dédié.
  • Etape Bilan
    Un bilan va pouvoir être rempli en ligne, un an après la “dotation”. Le porteur de projet se connecte sur son espace association et rempli les champs disponibles, ceux-ci sont superposés au dépôt initial du projet, le porteur peut dons comparé ses actions effectuées et ce qu’il a finalement réussi à mettre en place. Deux actions résultent de cette étape: le versement du dernier tiers de la dotation à l’association, et bien sùr de connaitre les activités menées et de les comparer aux activités prévues. Ce bilan est visible du grand public sur l’Observatoire de l’AMP, par le biais d’une cartographie interactive et d’un moteur de recherche. Les onglets du projet deviennent au fur et à mesure de l’évolution du dossier visible au grand public.
  • Etape “Evaluation”
    Une section évaluation va permettre de remplir différent champs d’information, de photos et de vidéo du projet évalué sur le terrain par l’équipe de l’AMP ou par des évaluateurs locaux. Cette section évaluation est visible du grand public sur l’Observatoire de l’AMP.
La plateforme de finance participative www.microprojets.org
La plateforme de finance participative www.microprojets.org
  • Finance Participative microprojets.org
    En synergie avec l’innovation digitale l’AMP a développé sa propre plateforme de finance participative www.microprojets.org. Cette plateforme propose grâce à un moteur de recherche cartographique de découvrir les microprojets ayants déjà reçu une impulsion financière de l’AMP (gage de qualité, de passage devant un jury et de mise en place, une forme de “label microprojets”.
    Les projets sont mis en avant avec description, photos, vidéos et informations sur l’association. Deux objectifs: Permettre aux associations de disposer d’une page sur internet mettant en avant leur actions et l’association et collecter les dons du grand public avec un système de paiement en ligne sécurisé qui va jusqu’à mettre à disposition immédiate du donateur un reçu fiscal permettant de déduire 77% du don.

Thierry Barbaut sur France 2 pour la Finance Participative

Chacune de ces étapes est exportable dans un fichier PDF qui se génère automatiquement, permettant ainsi d’extraire des étapes ou le dossier complet: informations globales, jury, bilan, évaluation…

Nous sommes donc bien dans une dématérialisation complète d’un processus de gestion de projet couplé à un workflow métier intuitif et modulable selon les profils des utilisateurs: équipes interne, porteurs de projets, jury externe, grand public, donateurs.

“Non seulement la dématérialisation est complète et intuitive pour le porteur de projet, mais elle va jusqu’à suivre le workflow de gestion du cycle de vie du projet, allant de l’initiative du porteur local jusqu’à l’évaluation terrain et la capitalisation des informations dans l’Observatoire de l’AMP” explique Cécile Vilnet, coordinatrice de l’Agence des Micro Projets

Dématérialisation – Harmonisation et… Partenaires !

mutualisation-des-services-financiers-ONG-associationsCe nouveau système de dématérialisation permet non seulement de piloter la vie du projet en mode informatique mais aussi de fédérer d’autres bailleurs, en effet depuis Mars 2015 la fondation Agir sa Vie est partenaire de l’Agence des Micro Projets sur la plateforme.

Concrètement non seulement les personnes en charge de l’instruction des projets de la fondation auront un accès leur permettant de piloter leurs dossiers mais coté porteur ce sera un seul et même dossier à remplir pour deux demande de financement.

Une association peut dons solliciter 15 000 euros à l’AMP et 15 000 à la fondation Agir sa Vie. Un gain de temps, de gestion, de lisibilité et une harmonisation du pilotage des projets indéniable. Dernier atout et non des moindres, les projets financés pourront être évalué par l’AMP sur le terrain, la fondation Agir sa Vie bénéficiera donc des services de l’AMP et les rapports des projets qu’elle soutient seront publiés en ligne.

 

Cartographie interactive, crowdimpactig et crowdfunding, les nouvelles technologies qui servent la solidarité internationale

Que ce soit Google Map, Google Earth, Open Street Map ou Here de Nokia & Microsoft, tous les systèmes et toutes les grandes entreprises des NTIC mettent en avant la géolocalisation.
Google Earth avait mis en avant les zones de conflits et d’intervention humanitaire dans Google Earth dès 2002 avec le conflit du Darfour. Géolocaliser et rendre public dans le monde entier les zones précise sur une carte en ligne représentait une révolution.

darfour-cartographie-crise

Aujourd’hui toutes les cartes et leurs différentes applications et développements permettent de découvrir une multitude d’opportunités. Suivre en temps réel la mise en place d’un projet, superposer des calques d’actions ou d’activités, les logiciels apportant des options sont nombreux et puissants. Google Maps permet même de charger ses cartes sur un notebook ou une tablette afin de les utiliser en mode non connecté, très utile en Afrique ou la connexion est aléatoire voire inexistante surtout en brousse.

Localiser une zone aride, voir les accès et la typologie du sol, les villages avoisinant, comparer saison sèche et saison des pluies, les possibilités semblent sans limites.

L'observatoire de l'Agence des Micro Projets
L’observatoire de l’Agence des Micro Projets

Un des points clé est pour les populations locales est d’avoir enfin accès à Internet et aux systèmes cartographiés et ainsi de pouvoir localiser qui intervient et précisément dans quel secteur (la aussi une des possibilité offerte par l’Observatoire de l’Agence des Micro Projets), cela rend possible la mise en relation entre les acteurs et le début d’un projet possible, l’impact d’un projet peut aussi être visible avec des système de liens, de vignettes projets ou de superposition de données donnant enfin possible les datas de crowdimpacting.

En effet les données de financement des projets des ONG et de l’aide au développement en général permet aujourd’hui de cartographier précisément l’impact et les bénéfices sur les régions et les populations locales, c’est le Crowdimpacting ! L’exploitation des données d’impacts d’actions d’aide au développement.

Des bénéficiaires au cœur de l’aide au développement, de l’émergence du besoin jusqu’au partage sur les réseaux sociaux

Que ce soit la dématérialisation, la cartographie ou l’émergence des nouveaux moyens de communication que sont les mobiles et les réseaux sociaux, tous le monde s’accorde pour enfin mettre en avant et au cœur de la stratégie de l’aide au développement les bénéficiaires. En effet ceux-ci parviennent maintenant à mieux communiquer même dans les zones rurales et c’est un véritable cercle vertueux qui est mis en place.

facebook-afriquePar exemple les bénéficiaires d’un villages au Togo peuvent faire des remarques pertinentes sur la mise en place d’un projet par le biais de la page Facebook des ONG et ainsi faire émerger des perspectives nouvelles sur le projet émanant directement du terrain. ces remarques souvent innovantes permettent d’ajuster les besoins et les ressources afin d’orienter de manière optimale les nouvelles actions. Et ceci sans attendre des mois ou parfois des années, la réactivité est décuplée et les actions également.

Grace aux dossiers dématérialisés ils peuvent les recevoir par email ou par messagerie instantanée comme Skype ou Facebook et ainsi apporter de précieux compléments d’informations.

Cette cohésion permet aussi de mieux préparer les missions d’évaluations des ONG sur le terrain.

Mais ce qui frappe le plus sur les réseaux sociaux c’est l’émergence des besoins et le partage d’information en temps réel. Les besoins sont mis en adéquation avec les sollicitations et les différents partenaires. Les acteurs sur le terrain par exemple envoient immédiatement des photos prises avec des téléphones mobile par le biais de Facebook et rendent ainsi compte en temps réel de ce qui se passe ! Des chantiers sont ainsi pilotés en “live” entre le partenaire français et le bailleur qui peut suivre la cohérence des actions menés.

Nous entrons ainsi dans un univers du “big data” non pas orienté business mais solidaire et c’est peut être ici que se trouve la vrai révolution digitale qui est en train de révolutionner l’aide au développement.

Thierry Barbaut

 

 

Google Ventures arrive en Europe

Un fond de Google en Europe avec 100 millions de dollars

Le fonds Google Ventures , bras financier du géant de l’internet américain Google , débarque en Europe avec une enveloppe de 100 millions de dollars pour investir dans les start-up, selon un message consulté jeudi sur son blog.

google-venturesPour ce faire, Google Ventures va lancer une déclinaison européenne de sa propre structure consacrée exclusivement au Vieux Continent.

“Notre objectif est simple: nous voulons investir dans les bonnes idées venant des meilleurs entrepreneurs européens et les aider à concrétiser ces idées”, écrit Bill Maris, l’un des responsables de Google Ventures, sur le blog.

“Nous sommes persuadés que la scène des start-up européennes a un gros potentiel. Nous avons vu des entreprises captivantes émerger de Londres, Paris, Berlin, des pays nordiques et au-delà”, ajoute Google Ventures.

Le fonds cite en particulier les plateformes de musique en ligne SoundCloud, fondée en Suède et basée à Berlin, et le suédois Spotify, de même que l’application finlandaise de jeux vidéo en ligne Supercell.

M. Maris ne donne pas de détails sur les secteurs visés ni les cibles potentielles.

Google avait créé Google Ventures en 2009 pour accompagner le développement de start-up américaines.

Environnement de travail en 2053: Nouveaux bureaux, nouvelles technologies, avis d’experts

Comment s’organisera une journée de travail en 2053 ?

Plusieurs experts se sont posés la question, et expliquent notamment que la retraite aura potentiellement disparu, ainsi que la hiérarchie dans les entreprises, tandis que l’alternance des métiers sera devenue la norme.

Imaginez: nous sommes en 2053. La notion de «bureau» a quasiment disparu, les usines ne sont peuplées que de robots, qui ont fait disparaître la notion de pénibilité au travail, les métiers manuels sont devenus minoritaires…

bureau-nouvelles-technologiesÀ l’occasion du 40e anniversaire de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), célébré mardi, des experts, des syndicalistes ou des représentants du patronat se sont prêtés au jeu de se projeter 40 ans en avant, et d’essayer d’imaginer, ce qui va potentiellement changer dans notre quotidien au travail.

Pour Jacques Froissant, fondateur du cabinet de recrutement Altaïde, les prévisions observées sont plutôt réalistes. «À la vitesse où la technologie accélère nos vies au quotidien, il est légitime de penser que le travail aussi, devra s’adapter» explique-t-il.

bureau-ntic-barbaut.net• Travailler plus longtemps, mais sur des périodes plus courtes. En 2053, «nous travaillons plus longtemps mais sur des périodes plus courtes» souligne Hervé Lanouzière à l’AFP, en réaction à l’augmentation de l’espérance de vie. «Certains scientifiques prétendent qu’il n’est pas absurde de penser que les enfants qui naissent aujourd’hui pourront vivre bien au delà des 100 ans… Ce simple constat fait réfléchir à la façon dont la notion même de travail va être bouleversé!» explique Jacques Froissant.

• La «retraite» n’existera plus. Le concept de «retraite» sera complètement tombé en désuétude. À la CGT, Maryse Dumas souligne que la notion de retraite qui «recouvrait une idée de retrait de la vie sociale» a disparu et qu’au-delà de 60 ans – car le rythme biologique l’exige – les personnes sont libres de leur participation».

• Les robots auront pris le contrôle des métiers manuels (et auront supprimé la notion de pénibilité). Les robots ne nous aurons pas débarassés de toutes nos tâches, mais au moins une bonne partie. De nombreux métiers manuels auront disparu. «On disait déjà il y a 30 ans que les robots allaient prendre notre travail, ce n’est pas nouveau. Mais là, ça se concrétise. Des robots qui seront en vente dans 5 à 10 ans seront en mesure de reproduire exactement les mêmes gestes qu’un humain… Et déjà actuellement, il y a de nombreuses usines qui sont simplement peuplées de robots, et sans présence humaine» observe Jacques Froissant. Une part «non négligeable» de la production est «prise en charge par des robots, des ordinateurs ou même des avatars» ce qui a «supprimé le concept de pénibilité».

• La notion de «bureau» et d’entreprise physique aura disparu. En 2053, nous «n’irons» plus au travail. Philippe Durance, chercheur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) explique que «la disparition du lieu de travail (…) touche quasiment toutes les catégories professionnelles». On travaillera depuis son domicile, dans des espaces de «co-working», dans les transports, dans les lieux de restauration, dans des parcs… Le «bureau» à l’ancienne existera peut-être, mais il sera la plupart du temps vide. Il sera un espace de travail aussi éphémère que les autres. «Pourquoi s’embêter à se rendre dans un lieu pour effectuer des tâches que l’on peut faire dans n’importe quel autre lieu?» questionne Jacques Froissant.

• Les «chefs» n’existeront plus, et l’avis de tout le monde sera pris en compte. Que ceux qui aspirent aujourd’hui à devenir des petits – ou grands – chefs se fassent une raison: les managers n’existeront plus, et les organigrammes complexes des entreprises auront disparu. «Les niveaux hiérarchique seront au maximum de deux!» prédit Christian Leroy, représentant du Medef dans le Nord-Pas de Calais, qui explique aussi que la parole des salariés «sera systématiquement prise en compte», les représentants du personnel ayant «été intégrés dans les structures de gouvernance des entreprises».

• «Alterner» les métiers sera devenu la norme. Selon Maryse Dumas, les parcours professionnels ne seront plus linéaires et permettront «d’alterner des métiers, des fonctions, des filières différentes», avec des droits nouveaux «attachés à chaque personne» et «mis en oeuvre tout au long de l’activité professionnelle». Une tendance dont les prémisses sont déjà visibles actuellement. «L’explosion des offres de formation et l’incitation à se reconvertir sont des éléments déjà très en vogue! De même que cumuler plusieurs activités professionnelles est aujourd’hui à la portée de n’importe qui!» insiste Jacques Froissant.

• La technologie au service de la surveillance. Certains responsables de l’Anact imaginent des cas où «les compétences sont validées par des tests génétiques», les neurosciences «ayant conforté l’idée de la différence femme/homme» ou un monde où la technologie est au service de la surveillance. Ainsi, dans certaines suppositions, «le télétravail ne pourrait être rendu possible que si l’opérateur accepte un implant intégré à l’avant-bras pour surveiller ses gestes en temps réel» et des ordinateurs permettent «de décompter du salaire le temps où le salarié gère ses mails et affaires personnelles».

Télévison et Internet: Le combat entre Google et… Apple

NTERVIEW Google entend prendre position sur ce marché. Apple aussi mais avec une stratégie différente.

Virginie Lazès, spécialiste des nouvelles technologies, décrypte cette bataille à venir.

 

Multi media screens displaying images/information on whiteAprès Internet et le mobile, via son système d’exploitation Android, Google s’attaque à la télévision. D’après le Wall Street Journal du 16 juillet, Google réfléchirait à lancer un service de télévision payante en ligne aux Etats-Unis. Dans ses colonnes, le quotidien économique se faisait l’écho de discussions entre le géant américain de l’Internet et de grands médias américains pour que ces derniers diffusent leurs contenus sur cette nouvelle plateforme concurrente du câble.

Dans le même temps, d’autres acteurs poussent leurs pions. Apple étudie le lancement d’une télévision en direct à la demande et sans publicité, le géant des semi-conducteurs Intel et le groupe de médias japonais Sony étudient des offres similaires à celle de Google. Des sociétés comme Netflix, Hulu ou Amazon offrent des programmes à la demande mais les projets de télévision par internet comme celui de Google envisagent une offre de programmes traditionnels permettant aux internautes de surfer comme ils passent d’une chaîne à l’autre en “zappant” sur de la télé traditionnelle.

Virginie Lazès, directrice associée de la banque d’affaires Bryan Garnier & Co et spécialiste des nouvelles technologies, décrypte la stratégie de Google sur la télévision ainsi que les enjeux de la télévision sur Internet.

Quelle est la stratégie de Google ?

Nous sommes à un moment où il y a une fusion des écrans. D’ici 5 ans, on ne verra plus la différence entre un écran d’ordinateur et un écran de télévision. Google veut se positionner en tant qu’acteur incontournable comme il a réussi à le devenir avec son système d’exploitation Android sur les smartphones. La télévision est devenue le nouveau champ de bataille car d’ici 2 à 3 ans nous regarderons Internet sur notre télévision. A partir de là, Google a deux possibilités : il peut rester sur Internet mais à ce moment-là les spectateurs regarderont le même contenu partout ou alors il peut aller voir les chaînes de télévision pour leur acheter du contenu et les distribuer sur une plateforme spécifique. C’est ce qu’il a choisi de faire.

Comment Google va-t-il convaincre les producteurs de vendre leurs contenus? Qu’apporte Google de si spécifique ?

Je ne sais pas. Ils vont certainement proposer des programmes sans les coupures publicitaires que l’on peut voir à la télévision, mais des bannières comme sait les faire Google. De plus la concurrence n’est pas féroce sur le câble aux Etats-Unis donc Google peut proposer un service un peu moins cher par exemple. Mais reste que Google aura du mal à convaincre les producteurs de contenus télévisuels car ils voient d’un mauvais œil son arrivée sur le marché de la télévision. Pour eux, c’est comme faire entrer le loup dans la bergerie. Google est quand même le champion du service gratuit donc ils peuvent légitimement avoir peur de l’arrivée de Google.

Comment réagit Apple qui est aussi intéressé par la télévision sur Internet ?

Tout l’enjeu est de savoir qui va prendre le contrôle de ce marché. Or, pour le moment, toutes les entreprises tâtonnent et personne ne sait quelle stratégie sera finalement la bonne. Lorsque l’on regarde la stratégie d’Apple c’est très surprenant parce qu’il n’attaque pas le marché frontalement et en solitaire comme ils ont eu l’habitude de le faire. Les dirigeants d’Apple cherchent à collaborer avec les diffuseurs et les opérateurs câblés. Ils veulent développer des applications permettant d’enrichir les contenus télévisuels comme la possibilité de commenter, d’avoir plus d’informations sur les acteurs, etc. Ils ont donc une stratégie complètement différente de celle de Google mais néanmoins la même ambition.

Propos recueillis par Laure-Emmanuelle HUSSON

Cloud dans les entreprises Francaises: 33% l’utilisent avec comme argument la flexibilité

Cloud Computing : Si 33% d’entreprises et administrations déclarent utiliser du Cloud, l’adoption est d’abord le fait des grands comptes (53%) plutôt que des PME selon le CloudIndex de PAC.

Et pour une majorité d’entreprises, le Cloud reste exclusivement du SaaS, et l’IaaS privé plutôt que public.

« Les entreprises françaises sur la bonne voie en termes de maturité. » C’est la conclusion du premier CloudIndex du cabinet français PAC, un indicateur semestriel dont l’objectif est de mesurer le niveau de maturité du marché des solutions Cloud en France.

Et sur la base de cette étude réalisée auprès de 220 entreprises et administrations dites représentatives de l’économie française, PAC a établi un score de maturité pour la France : 443 sur 1.000 (ou 4,43/10). Le marché français est donc loin encore de l’âge de raison.

Les PME restent à convaincre

cloud-france-barbautCar si le Cloud est une réalité, il ne concerne cependant pas encore une majorité d’entreprises : 33% d’entre elles l’utilisent. A des niveaux divers. L’usage de ces technologies (SaaS, IaaS et PaaS) est ainsi nettement plus répandu (53%) parmi les grands comptes que parmi les PME (20% pour les sociétés de moins de 200 salariés).

Et parmi les petites entreprises, l’adoption du Cloud pourrait bien être encore plus restreinte comme le soulignait d’ailleurs en septembre 2012 une étude de TNS-Sofres : seules 6% des PME et 5% des TPE déclaraient connaître et utiliser le Cloud Computing.

L’utilisation du Cloud n’est donc pas généralisée, ce que rappelle d’ailleurs ce score de 443 défini par PAC. Mais en outre, tous les types de Cloud ne bénéficient pas du même degré d’intérêt. Le marché français (il n’est pas le seul) du Cloud est ainsi d’abord celui du SaaS qui représente ainsi 62% des utilisateurs du Cloud.

« C’est en quelque sorte le Cheval de Troie, souvent ignoré d’ailleurs des DSI, qui ont tendance à considérer qu’ils ne recourent pas au Cloud, alors que les utilisateurs métier font usage de SaaS pour tel ou tel service qu’il serait contre-productif de vouloir développer ou installer en interne » commente le cabinet PAC.

Et, surprise, contrairement à ce qui est communément admis, le SaaS ne se borne pas au CRM. D’ailleurs, en termes d’utilisation, ce sont les applications RH qui se classent à la première place (45%), devant les applications métiers/verticales (29%), bureautiques et collaboratives (24%), et seulement ensuite le CRM (24%).

Le IaaS à 75% en modèle privé

Pour les analystes de PAC, cette prééminence du SaaS dans le domaine RH s’explique par la « maturité des entreprises françaises par rapport à l’externalisation des fonctions de support et en particulier la paie », ainsi que par l’abondance des offres SaaS destinées à cette fonction.

Concernant l’IaaS et le PaaS («un outsider prometteur »), elles sont respectivement 34% et 22% d’entreprises et administrations à déclarer utiliser ces technologies Cloud. « 16% des entreprises utilisatrices ont recours à deux type de Cloud et 8% aux trois » ajoute PAC.

Précision de taille : si les entreprises se tournent peu à peu vers l’IaaS, c’est toutefois le modèle du Cloud privé qui est ici largement privilégié (75%). Pour Capgemini, le recours au Cloud public est toutefois amené à se développer, avec une tendance significative en ce sens d’ici 5 à 6 ans.

« Dans les grandes entreprises, qui ont généralement une informatique en place, on a ce besoin de comprendre et de maîtriser. Et elles considèrent alors qu’il est plus simple de le réaliser en interne, car permettant ainsi de monter en connaissances et compétences, pour ensuite envisager d’aller le pousser ailleurs » observe Christophe Delsaux, responsable Cloud chez Capgemini. Depuis 2009, les choses semblent donc figées.

La sécurité : un frein bien serré

Quant aux motivations des entreprises à se convertir au Cloud, peu de nouveaux enseignements, même si pour PAC le fait que l’augmentation de la flexibilité (71%) se positionne, au rang des bénéfices, devant la réduction des coûts (56%) constitue « une bonne surprise ».

« Ces résultats montrent sans aucun doute une maturité croissante dans la perception et l’approche du Cloud computing » suggère le cabinet français. Une maturité à tempérer cependant par un autre chiffre : seules 12% des organisations ont une stratégie Cloud définie.

Au niveau des obstacles, la tendance reste là aussi globalement la même. La sécurité, étude après étude, est ainsi citée comme le premier frein à l’adoption du Cloud (44%), devant l’absence de solution adaptée au métier (37%) et de gains financiers démontrés (34%).

Thierry Barbaut