Tous les articles par Thierry Barbaut - Stratégie Digitale, expert Afrique

- Directeur du média www.info-afrique.com - Responsable stratégies Internet, digitales et communications à l'Agence des Micro-Projets de La Guilde (ONG) - Président de l'association www.solidaritedigitale.org

Congo TechDays, numérique et codeurs en RDC

Quand un jeune entrepreneur motivé, Malcolm Kambaj, t’envoie un email de Lubumbashi en Mars pour te proposer d’intervenir pour la première édition des #CongoTechDays début Juillet en République Démocratique du Congo, et que tu dis “bien sur je viens” !

Finalement tu donnes tout sur trois jours après 24h de voyage éreintant pour vivre un moment énorme que tu n’oublieras jamais !

Les impressionnants codeurs, sans moyens, parviennent à développer une plateforme collaborative de mise en relation du producteur au consommateur avec au final une API vers une solution de mobile money (paiement par mobile) Pepele Mobile de la Trust Merchant Bank !

La, en RDC, dans la région historique du Katanga tu découvres une équipe de 20 jeunes amis, formés en réseau local et venant d’horizons différents qui veulent participer au développement du pays, convaincu que cela passera par le numérique, alors tu sens que vraiment, avec eux tout est possible !

Conférences, Hakathon, pitchs, rencontres, workshops, mais aussi détente, travail acharné, horaires de fous avec toujours la bonne ambiance et le sourire…

Fabien Kadimba, Huberto Mathe , Daniel Philippe Kaninda, Malcolm Kambaj, Gervais, Yvon Shumbusho, Phinées Kis Kalaba, Caleb Banza, Yannick Kiluba, Chriskadim Kadimba, Jean-marc Kadimba, Jonas Lungo, Cornelie Mak et tous les autres, vous irez tous ensemble très très loin.

85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément modifier notre notion du travail.

Si l’étude semble très optimiste, elle n’est pas sans incohérences ni douces illusions sur l’économie du futur.

 

L’avenir de l’économie serait-il écrit d’avance ?

Vingt experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), invités par Dell et l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, se sont réunis lors d’ateliers en mars 2017, afin d’anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l’entreprise et du travail. Et le résultat semble spectaculaire: d’après l’étude parue à la suite de leurs analyses, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.

En cause: la ringardisation progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles.

Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins.

Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différents mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Et la transition devrait aller vite, car la numérisation permet d’ores et déjà d’améliorer productivité et coûts du travail pour l’entreprise. Les premiers emplois concernés sont bien évidemment les métiers manuels. Selon une étude du Guardian de 2015, quand une délocalisation permet d’économiser jusqu’à 65% sur le coût du travail, une robotisation peut réduire ce coût de 90%.

La transition, grand défi des prochaines années

Et c’est cette «destruction créatrice» qui, d’après le rapport, pose un défi majeur: celui de la transition vers cette économie numérique avancée. Une destruction trop abrupte des vieux emplois menace la stabilité économique de nombreux foyers et donc la paix sociale. Le document cite un sondage réalisée par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse?

Pour rester positif, mais sans vraiment convaincre, le rapport s’enthousiasme sur le fait que la nomadisation du travail va permettre de dégager de nouvelles opportunités. Les individus pourront travailler pour plusieurs organisations en même temps, par delà les frontières et les décalages horaires.

Sur ce point, l’étude n’hésite pas à faire des constats en forme de promesse, voire de rêve éveillé: le travail digital pourrait aller chercher ses talents jusque dans les régions les plus enclavées, comme l’Afrique subsaharienne, (qui doit croître d’un milliard d’individus d’ici 2030), résolvant d’un seul coup le problème des déplacements économiques de population. Le numérique permettra aussi de réduire les inégalités: on pourra travailler sans contact physique, et donc sans révéler son sexe ou sa race, ce qui empêchera les refus d’embauche sur ces critères.

Visite et conseils d'une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo - Thierry BARBAUT - Juillet 2017
Visite et conseils auprès d’une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – Thierry BARBAUT – Juillet 2017

Incohérences et douces illusions

On l’aura compris, l’étude tient plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique. Avec surtout une absence totale de réponse sur les incertitudes de l’économie numérique: quid des conflits entre organisations? De la détention effective du pouvoir dans l’entreprise, si tous les salariés ne font que passer? Et enfin, quelles réponses sur les omniprésentes inquiétudes quant au respect de la vie privée, ou encore l‘exacerbation des inégalités sous le règne du numérique?

La question de la continuité des organisations et de la prise de décision par les humains est toutefois abordée, mais balayée en quelques lignes: pour assurer la continuité, dit l’étude, certains emplois seront fixes et de longue durée au sein d’une même organisation. On reste perplexe devant la solution, qui semble sortie du chapeau.

En cela, l’étude illustre bien la déconnexion entre les acteurs du monde numérique, talentueux et précis mais bien souvent subjectifs dans leur imagination du futur, et la réalité du sentiment du public, légitimement inquiet pour son avenir.


Emmanuel Macron lance un fonds de 10 milliards pour le numérique

Le président lance officiellement le fonds de 10 milliards d’euros sur le numérique à Paris lors de VivaTech

Emmanuel Macron a officiellement annoncé qu’il créerait ce fonds doté de 10 milliards d’euros avec l’objectif d’investir dans les startups, une de ses promesses phares de la campagne en matière de numérique.

“Faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation”

C’était une promesse de campagne, elle vient de se concrétiser. Le fonds d’investissement de 10 milliards d’euros qu’avait évoqué Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République a pris davantage de corps ce jeudi. Lors de son allocution à Viva Technology, le président a souligné combien il était urgent “de faciliter le réinvestissement dans les startups et dans l’innovation“. Et quoi de mieux que de montrer l’exemple ?

Un fonds pour l’innovation sera doté de 10 milliards d’euros pour investir aux étapes clés de la croissance“, a annoncé Emmanuel Macron devant un parterre de startups et d’investisseurs enthousiastes.

Le président Emmaunel Macron a également félicité bpifrance pour son rôle dans l’écosystème startup, tout en soulignant qu’il fallait “aller encore plus loin : faciliter l’innovation, donner de la visibilité au financement de l’innovation en France, ce sera l’objet de ce fonds pour l’innovation“.

Dans son programme de campagne, il précisait que ces fonds proviendraient “des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’État” et que la structure servirait notamment à financer “l’industrie du futur“.

Photo – Le digital – Thierry BARBAUT

Une industrie du digital mais aussi de l’humain, exactement ce pour quoi je suis investit depuis plus de 15 ans dans le numérique entre la France et l’Afrique !

Un passeport “French Tech Visa :entrepreneur des technologies”

Emmanuel Macron lance également un appel aux entrepreneurs étrangers qui voudraient s’installer en France.

Le «French tech visa est inauguré aujourd’hui. Il dure quatre ans. Un site a été ouvert aujourd’hui pour cela. Allez-vous inscrire». Une heure auparavant, Emmanuel Macron avait encouragé un jeune américain travaillant dans une entreprise de restauration en ligne et inquiet par l’arrivée de Donald Trump, à s’y inscrire. «Voulez-vous un passeport français?», lui avait demandé le président, en anglais, en se saisissant du passeport américain du jeune homme, un brin surpris, puis en mettant en relation le start-upper et le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, qui se tenait aux côtés du président.

Les enjeux du numérique en Afrique

Intervention à l’Institut internationale de la communication de Paris (IICP) sur les enjeux du numérique en Afrique

  • Réseaux internet
  • Réseaux sociaux
  • Mobile money et les nouveaux services
  • Les villes intelligentes ou “Smart City”
  • Les services publics en ligne avec le cas du Rwanda Development Board ou “RDB”
  • Les applications sur mobile et smartphone sur la santé, l’agriculture, l’éducation, l’énergie et entrepreneuriat
  • Les usages des drones dans les différentes thématiques (agriculture, environnement…)
  • L’innovation
  • Les risques et les freins de développement du numérique
  • Les écosystèmes dans le E-commerce (Jumia).
  • Du numérique pour les humains !

L’intelligence artificielle et les drones en protection des animaux

Le programme Air Shepherd associe drones et intelligence artificielle pour sauver éléphants et rhinocéros des braconniers.

Depuis dix ans, un éléphant est tué par des braconniers toutes les 14 minutes et deux rhinocéros meurent tous les jours. A ce rythme, ces deux espèces animales auront disparu du continent africain dans dix ans, s’alarme la Lindbergh Foundation. Alors, pour éviter le pire, la fondation s’est associée à la société Neurala qui va équiper ses drones de surveillance d’un système d’intelligence artificielle.

Le programme Air Shepherd, actif depuis déjà plusieurs années, consiste à veiller sur des zones à risques, là où les braconniers ont l’habitude d’agir, en particulier la nuit grâce à des caméras à infrarouge. Jusqu’à maintenant, les drones, qui pouvaient voler cinq heures d’affilée maximum, se contentaient de déclencher un enregistrement vidéo à chaque détection d’une forme vivante.

Ces images étaient alors transmises à des opérateurs au sol chargés de les analyser. Si une forme humaine était repérée, l’information était transmise aux gardes chargés d’intercepter les suspects. Mais Air Shepherd ne pouvait pas embaucher suffisamment de monde pour visionner 24h/24 les milliers d’heures d’images filmées par les drones.

Désormais, les protecteurs des animaux seront assistés par le logiciel d’intelligence artificielle de Neurala, Neurala Brain. Celui-ci a appris à identifier éléphants et rhinocéros. Il pourra repérer des formes non répertoriées, en temps réel, dans les téraoctets de vidéos fournis par les drones. L’alerte pourra alors être envoyée immédiatement aux rangers, avant même que les intrus aient pu atteindre les animaux.

 

Cette IA, a expliqué le PDG de Neurala, Max Versace, a d’abord été développée pour la Nasa afin de participer à l’exploration autonome d’autres planètes.

Cette nouvelle collaboration « est un très bon exemple de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour une bonne cause », a-t-il ajouté en espérant qu’elle parviendra à sauver la vie de milliers d’animaux tout en permettant l’arrestation de nombreux braconniers.

Numérique et Développement

J’intervenais pendant une semaine sur les thématiques du numérique au Gabon. Ces interventions furent l’occasion d’échanger avec la société civile gabonaise mais aussi avec de nombreux acteurs de l’aide au développement.

Une semaine riche en rencontres lors du Forum mais aussi de découverte et d’échanges avec les gabonais. Une journée aussi en foret avec un guide qui nous présente les différentes essences naturelles et leurs usages !

Forum “Numérique et Développement” à Libreville au Gabon

Des interventions dans le cadre d’une invitation du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Gabon pour le Forum “Numérique et Développement”.

Après avoir dressé un état des lieux du numérique en Afrique (taux de pénétration d’Internet dans les pays, communautés sur les réseaux sociaux et impact sur les associations et ONG), un focus sur l’utilisation du mobile et du smartphone a été fait.

Des applications mobile ou smartphone pour les organisations ont été présentées sur les thématiques de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie.

Le mobile banking, ou “mobile monnaie” a été présenté avec les avantages de la bancarisation d’une partie de la population et des nouveaux services qu’il propose : assurance, crédit, épargne…

Les usages des drones pour les ONG ont également été développés : agriculture, photos, vidéos et outils désormais indispensables de la préservation de la faune et de la flore.

Enfin une présentation des “hubs” (plateformes de rencontres physiques) et de leurs acteurs permettant à la société civile de se fédérer a permis aux auditeurs de mieux comprendre les réseaux qui animent le numérique en Afrique.

L’importance d’évaluer les projets de développement

Je suis parti au Togo pour évaluer les microprojets de l’AMP financés ces dernières années.

Une mission d’évaluation, de rencontres et de capitalisation.

Un voyage passionnant ou j’ai pu rencontrer l’ensemble des acteurs, les porteurs de projets bien sur mais aussi et surtout les communautés des bénéficiaires qui savent plus que quiconque quels sont leurs besoins et comment trouver des solution pérennes !

En parallèle de cette mission, un documentaire a été réalisé et sera disponible début 2017.

J’étais accompagné de Victor Cavaillole, réalisateur, afin de rencontrer les acteurs des microprojets dotés au Togo ces dernières années. La mission d’évaluation a donc été couplée à des interviews filmées qui ont permis de donner la parole aux acteurs locaux.

Notre documentaire, les trois premières minutes :

 

De Lomé à Dapaong et même sur la « Corne » du Togo entre le Ghana et le Burkina, de nombreuses rencontres enrichissantes ont permis d’en savoir plus sur les microprojets depuis ma dernière visite en 2013.

 De projets en projets…

Microprojet « Garage Wuzdrape Lavoisier » porté par l’association Les amis de l’Enije.

Ce projet est atypique et très intéressant puisqu’il met en avant les nouvelles technologies, l’apprentissage et l’entrepreneuriat.

La demande de financement déposée auprès de l’AMP portait sur la construction d’un bâtiment à 35 kilomètres au nord de Lomé, à Adetikopé. L’AMP a pu se rendre compte de la bonne réalisation du projet : le garage désormais construit est moderne et le bâtiment très bien réalisé.

Sur place le partenaire local, assisté de Yohan, un Volontaire de Solidarité Internationale, nous présentent le projet avec des exemples de réparations sur des voitures modernes qui ont souffert du climat et du sable. L’objectif est de former les jeunes à la mécanique sur les voitures de nouvelle génération qui affluent désormais au Togo.

Cela constitue une démarche complexe car ces voitures sont équipées de moteur à injection électronique et également de nombreux capteurs électroniques sur les roues et d’autres parties mécaniques. Une tablette tactile et des outillages sont mis à la disposition des jeunes pour les former aux nouvelles technologies.

De réelles perspectives d’avenir sont envisagées pour ces jeunes qui bénéficient d’un savoir-faire divulgué par des experts. Des instituts de formation et d’autres garages du pays souhaitent inscrire leurs élèves au cursus proposé par le garage Lavoiser. Un exemple dans la région…

Microprojet « Assainissement du marché de Yemboate » porté par l’association AJFD, Avenir des Jeunes Filles de Dapaong.

Ce projet se situe à l’extrême nord du Togo, à coté de la ville de Dapaong. Il représente un véritable cycle vertueux d’activités sur le développement durable et l’assainissement. En effet, il associe la création d’un groupement de femmes avec une activité de recyclage et donc d’assainissement sur le marché de Yemboate ainsi que la création de compost afin que ces femmes puissent cultiver l’arachide, des oignons et des tomates tout au long de l’année. Ces femmes vendent ensuite ces produits sur le même marché et profitent donc d’activités génératrices de revenus.

Par ailleurs, des latrines ont été mises en service et permettent ainsi de rendre le site plus sain. Un accès de 25 CFA est demandé pour y avoir accès.

La population a adopté ce nouveau marché qui fait figure de modèle dans la région ! Une rencontre avec le chef du village et la police a confirmé l’intérêt porté par l’ensemble des acteurs de la région à cette initiative.

 

Microprojet « Activités agropastorales pour les femmes vulnérables » porté par l’association AJFD

Située à 25 kilomètres au sud de Dapaong, le village de KoyaKoya a accueilli ce projet ou un apatame a été construit afin de piloter de nombreuses activités comme par exemple des cours et des formations à l’agriculture et à l’alphabétisation pour les femmes.

C’est dans ce cadre que 5 ha de terre ont été mis à disposition des femmes, dont 1 ha à titre expérimental, afin de leur permettre de cultiver le riz, le maïs et l’arachide et d’en commercialiser les récoltes. Ces femmes montent en compétences grâce aux formations et deviennent vendeuses ambulantes dans la région et sur les marchés avec une production locale appréciée et BIO.

Un forage et une machine à moudre le maïs ont également été mis en place afin de produire la farine Misola issue de la production locale. C’est encore une fois un produit très apprécié de la population.

 

Microprojet « Alimentation en énergie photovoltaïque du dispensaire de Boadé » porté par AJFD

Ce dispensaire isolé sur la Corne du Togo permet aux populations de la région ainsi qu’aux habitants du Ghana et du Burkina voisins de se faire soigner. Le dispensaire propose un service d’urgence, des consultations avec prescription de médicaments et un suivi et planification des grossesses grâce à une matrone.

L’objectif de ce dispensaire très excentré était d’ouvrir la nuit : un système de panneaux photovoltaïques avec stockage de l’énergie a été mis en place. Désormais son fonctionnement est optimal et le taux de fréquentation a augmenté de 50% en 1 an.

 

Microprojet « Réfection de l’école de Tagbadza » porté par SOS pour l’Afrique

Ce microprojet a pour but la réfection totale d’une école isolée. Le projet permet également aux enfants de ne pas faire plus de 10 kilomètres à pieds pour accéder à une école. C’est donc au cœur du village que cette école à été entièrement rénovée.

Des latrines ont été installées et un système de récupération d’eau de pluie avec une cuve de stockage de 5 000 litres permet aux enfants de boire et de se laver les mains.

 

Microprojet « Élevage de porcs à Tagbadza », porté par SOS pour l’Afrique

Cet élevage de porcs a été mis en place dans un deuxième temps afin de développer des activités génératrices de revenus pour couvrir les frais de fonctionnement de l’école de Tagbadza.

La porcherie est construite mais pas encore opérationnelle. Les travaux ont été très bien réalisés et un forage a été construit récemment. La nourriture pour les cochons sera issue des champs avoisinants et plus de 60 bêtes seront vendues chaque année pour générer des revenus.

Une partie des revenus sera mise à disposition des gérants de la porcherie afin de couvrir les salaires et entretenir le site. Une autre partie sera dédiée à l’école de Tagbadza pour couvrir les salaires des professeurs, l’entretien du bâtiment, du mobilier, du forage et des latrines.

Microprojet de « bibliothèque à Yiéviépé », porté par ASTOVOT

Mettre à disposition une bibliothèque pour les enfants de la région était indispensable. En effet, aucune structure de ce type n’existait dans la région. C’est aujourd’hui plus de 200 bénéficiaires qui peuvent en profiter.

La bibliothèque a été entièrement construite et elle est alimentée à 100% par l’énergie solaire avec un système pertinent de stockage de l’énergie avec des batteries et un convertisseur.

D’autres activités sont proposées dans la bibliothèque : diffusions de films, activités de jeux, d’animations…

La bibliothèque permet de générer des revenus grâce à des services de bureautique qui sont proposés : courriers, impressions, photocopies, email et navigation sur Internet. Les revenus devraient permettre un équilibre budgétaire du site dans 2 ans. .

En marge des rencontres des porteurs de projets, des bénéficiaires et de tous les acteurs impliqués dans les microprojets, nous avons souhaité filmer chacune de ces initiatives et allons proposer un documentaire qui sera disponible début 2017 !

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Développement numérique, entre miracle et mirage

Si les technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde, ce n’est pas le cas de la répartition des revenus qu’ils dégagent…

L’internet, les téléphones mobiles et d’autres technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde et particulièrement dans les pays en développement, mais les dividendes escomptés du numérique, à savoir une croissance plus forte, la création de plus d’emplois ainsi que de meilleurs services publics, ne sont pas à la hauteur des attentes !

Hélas, 60 % de la population mondiale reste exclue d’une économie numérique en constante expansion

Aujourd’hui et particulièrement sur le continent Africain, ce sont les personnes riches, compétentes et influentes qui bénéficient d’une expansion rapide du numérique, des personnes qui sont mieux placées pour tirer parti des nouvelles technologies.

Il faut également prendre en compte que malgré le fait que le nombre d’utilisateurs de l’internet dans le monde ait plus que triplé depuis 2005, quatre milliards de personnes n’y ont toujours pas encore accès !

Photo : Le mobile en Afrique, une arme de développement massive !

Le vecteur de développement du numérique n’est pas uniquement financier ou technologique, ce sont les politiques publiques qui doivent démocratiser l’accès

« Les technologies numériques transforment le monde des affaires, du travail et de l’administration publique », a déclaré Jim Yong Kim, le président du Groupe Banque mondiale. « Nous devons continuer à connecter tout le monde et ne laisser personne sur la touche, parce que le coût des opportunités perdues est énorme. Mais pour que les dividendes du numérique soient largement partagés entre toutes les franges de la société, les pays doivent aussi améliorer leur climat des affaires, investir dans l’éducation et la santé, et promouvoir la bonne gouvernance. »

photo : Les axes de développement du numérique en Afrique lors du premier Forum International sur la jeunesse et l’entrepreunariat organisé par le MEDEF à Paris en décembre 2016

Des technologies pour quels utilisateurs ?

Bien sur il existe de nombreux cas de succès individuels, mais le constat est sans appel, l’effet des technologies sur la productivité globale, l’accroissement des opportunités pour les pauvres et la classe moyenne, et la généralisation de la gouvernance responsable n’ont pas été à la hauteur des attentes. Les technologies numériques se diffusent rapidement, mais leurs dividendes comme la croissance, les emplois et services, tardent à suivre.

La révolution numérique est en train de transformer le monde, facilitant les flux d’information et la montée en puissance des pays en développement qui sont en mesure de tirer profit de ces nouvelles opportunités.

Le fait qu’aujourd’hui 40 % de la population mondiale soit connectée par l’internet constitue une transformation stupéfiante. S’il faut se féliciter de cet exploit, c’est également l’occasion d’imaginer que nous devons éviter de créer une nouvelle classe exlue. Dans un monde où près de 20 % de la population est incapable de lire et d’écrire, la seule diffusion des technologies numériques a peu de chances de combler le fossé du savoir.

Photo : une publicité vante “internet qui fonctionne” au Burundi – Crédits : Thierry Barbaut 2015 www.barbaut.net

“Dans les pays en voie de développement je préconise plus d’acheter une poule qu’un smartphone ou un ordinateur” Bill Gates, fondateur de Microsoft et de la Fondation Bille & Melinda

Les technologies numériques peuvent favoriser l’inclusion, l’efficacité et l’innovation

Plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est paient leurs factures de services publics par téléphone mobile avec le mobile money, M-pesa en tête avec plus de 2,8 millions de transactions par jours.

En Chine, huit millions d’entrepreneurs, dont un tiers de femmes, utilisent une plateforme de commerce en ligne pour vendre des produits à l’échelle nationale et les exporter vers 120 pays. L’Inde a fourni une identité numérique à caractère unique à près d’un milliard de personnes en cinq ans ; elle a par également élargi l’accès aux services publics et réduit la corruption sur ce front. Et dans le domaine des services de santé publique, de simples SMS se sont avérés efficaces pour rappeler à des personnes vivant avec le VIH de prendre leurs médicaments vitaux.

Les nouvelles technologies favorisent l’inclusion bancaire et freinent la corruption

Pour tenir toute la promesse de développement d’une nouvelle vague numérique, il faut développer deux grandes mesures : réduire la fracture numérique en rendant l’internet universel, abordable, ouvert et sûr ; et renforcer les réglementations qui garantissent la concurrence entre les entreprises, adapter les compétences des travailleurs aux exigences de la nouvelle économie, et promouvoir des institutions responsables. Le travail des institutions politiques en Afrique est prépondérant.

Les stratégies de développement du numérique doivent être d’une portée beaucoup plus importante que celle des stratégies pour les technologies de l’information et de la communication. Pour bénéficier au maximum du numérique, les pays doivent créer un environnement propice aux technologies : des réglementations spécifiques qui facilitent la concurrence et l’entrée sur les marchés, des compétences qui permettent aux travailleurs de tirer parti de l’économie numérique, et des institutions qui rendent compte aux citoyens. Les technologies numériques peuvent, quant à elles, accélérer le développement, l’effet levier ou synergie des NTIC est majeur.

Il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les TIC

Des axes de développement indispensables : investir dans les infrastructures de base, réduire le coût de la conduite des affaires, abaisser les barrières commerciales, faciliter l’entrée de start-up, renforcer les autorités de la concurrence, et faciliter la concurrence entre les plateformes numériques.

FORMER ! Si l’alphabétisation de base reste essentielle pour les enfants, il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, d’inculquer des aptitudes cognitives d’ordre supérieur, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les systèmes avancés de TIC. L’enseignement d’aptitudes techniques à un stade précoce et l’exposition des enfants à la technologie favorisent une meilleure maîtrise des TIC et influent sur les choix de carrière.

Les technologies numériques peuvent participer à transformer nos économies, nos sociétés et nos institutions publiques

Ces changements ne sont ni acquis ni automatiques. Les pays qui investissent à la fois dans les technologies numériques engrangeront des revenus importants, tandis que les autres resteront probablement écartés. Si elles ne reposent pas sur un socle solide, les technologies risquent de créer des disparités sur le plan économique, d’accroître les inégalités et d’ouvrir la voie à l’ingérence des pouvoirs publics.

Thierry Barbaut – www.info-afrique.com

Le mobile money transforme l’économie informelle en Afrique

S’il est une révolution technologique qui ne peut être contestée c’est bien celle du mobile banking ou monnaie mobile en français

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 milliard de cartes SIM en Afrique, 750 millions de téléphones mobile en service, c’est plus qu’en Europe ou aux USA.

“Vers de nouveaux services sur mobile, s’assurer, épargner, emprunter…”

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Si aujourd’hui les Kenyans, les Maliens, les Algériens plébiscitent ces fintech (Technologies Financières) c’est que tout passe par le mobile et que la population est largement impactée et surtout dans les zones rurales, toutes les thématiques sont concernées : agriculture, santé, énergie mais aussi le bâtiment, les infrastructures et les administrations.

L’argent sur mobile va également drainer des services comme l’emprunt, l’épargne et l’assurance.

Il se murmure que Xavier Niel préparerait un service de banque en ligne mais j’y reviendrais dans un prochain article !

Une autre révolution en Afrique qui va avoir deux grands effets vertueux…

De nouveaux services

Le premier est le passage d’une économie informelle estimée à 70% en Afrique à une économie formelle. Cette économie permettra de se projeter dans l’avenir quel qu’en soit le secteur d’activité et l’acteur. Épargner, emprunter, assurer vont être les services qui permettront à des centaines de millions d’habitants de se projeter dans l’avenir au sein d’une entreprise, d’une famille ou d’une communauté.
La sécurisation des transactions permet aussi de supprimer les risques et de tracer les transactions, la aussi un changement important qui non seulement sécurise les échanges mais aussi lutte efficacement contre la corruption qui paralyse souvent une partie des activités.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Des taxes sur les transaction pour le développement de l’administration

Le deuxième est la possibilité pour les états de créer ou de développer l’imposition qui va permettre aux administrations de se développer et de proposer des services à la hauteur de la demande en Afrique. Un état sans taxes ne peut se développer et répondre à la demande de services des particuliers comme des entreprises.

Les transactions sur mobile vont permettre de tracer et d’imposer les échanges monétaires équitablement et ainsi faire passer l’administration de nombreux pays vers d’autres systèmes vertueux comme la dématérialisation des services publics ou des douanes apportant ainsi de nouveaux services à la population, des services qui font actuellement cruellement défaut.

Des nouveaux modèles émergent et prouvent que ces systèmes sont largement plébiscités par les populations comme au Rwanda ou les démarches administratives et payantes se font avec le RDB pour Rwanda Development Board… Une administration 2.0

Thierry Barbaut
www.strategie-afrique.com

Internationaliser l’innovation

L’innovation numérique en Afrique représente un marché colossal qui place au centre du jeu la valorisation du capital humain

Vecteur d’emploi, ce sont les centaines de milliers et bientôt les millions de jeunes sur le continent qui doivent profiter de cette effervescence.

Cette innovation se développe sur des marchés structuraux comme la santé, l’énergie, l’éducation… Des secteurs qui affichent justement une croissance record en Afrique.

Des exemples concrets mêlant innovation, mobile et collaboratif

Pour bien comprendre ce processus, prenons deux cas concrets comme le mobile banking au Kenya dont les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2,5 millions de transactions par jour et 30% (en 2013, cela a progressé depuis) du PIB sont réalisés sur M-Pesa, la solution de paiement mobile de l’opérateur Safaricom.

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Un autre exemple est la m-farm pour « ferme sur mobile » ou parfois évoqué comme « Agri Business » : des SMS sont envoyés à des millions d’agriculteurs en Afrique tous les jours à l’aube leur mettant à disposition les cours des produits qu’ils cultivent. Des utilisateurs qui peuvent répondre à ces messages en indiquant le prix auquel ils auront vendu le mil, le sorgho ou le manioc. Ils deviennent ainsi des analystes et bénéficient concrètement d’un équilibrage des prix entre le producteur et le consommateur. Les intermédiaires ne peuvent plus tricher.

Les perspectives qu’offrent les mobiles et le compte en banque sur mobile sont l’accès à de véritables opportunités de développement jamais mises à disposition des populations isolées: l’investissement par le crédit, l’assurance, l’épargne. Une révolution en Afrique où seul 20% du milliard d’habitants dispose d’un compte en banque. Le mobile devient plus qu’un outil multitâche, il se transforme en carte d’identité économique.

 « Imaginons les perspectives qu’offriront ces applications avec le renouvellement des téléphones ancienne génération par des smartphones. Ce sera la démocratisation de la cartographie, de la gestion des stocks et ainsi de la logistique ouverte à un potentiel d’un demi-milliard de clients »

Une innovation internationalisée «agile » ?

Dans ce contexte, la réplicabilité devient un enjeu d’innovation particulier. Qu’elle soit locale ou internationale, elle touche les 54 pays du continent, qu’elle relie entre eux, mêlant des cultures, des contextes et des économies diverses. Cela contribue à faire de l’Afrique un incroyable incubateur en temps réel et de l’innovation africaine une innovation vernaculaire, forgée par et pour les Africains tant les spécificités culturelles et sociales sont prédominantes.

En voyageant de pays en pays, du Maghreb à l’Océan Indien, de Dakar à Nairobi en passant par l’incroyable dynamisme de Kigali, on constate l’incroyable contraste entre des déserts numériques et des écosystèmes dynamiques. Des hubs émergent, signes qu’une troisième révolution industrielle a leapfroggé la seconde : l’Ethiopie et Kigali pour les investisseurs d’Afrique centrale, Dakar pour le web, Lagos pour les services…

L’innovation s’étend de région en pays et transforme radicalement l’économie informelle qui représente 70% des échanges en Afrique

Les Africains sont maintenant connectés par la fibre en ville ou en clef/point d’accès mobile 3G en brousse. Les nouveaux modes de transactions et de commerces virtuels permettent la sécurisation et la traçabilité des échanges, un avantage significatif dans des zones où le cash pose des problèmes de sécurité et où les commerçants se déplacent perpétuellement !

Le E-commerce ou plutôt le M-commerce vient ainsi supplanter un modèle de distribution qui n’avait pas fait ses preuves. C’est avec du click & collect ou du HTTPS que  les africains consomment aujourd’hui! Dans des pays où moins de 4% des villes sont équipées de supermarchés, le mobile devient le relais entre les consommateurs et les plateformes comme Jumia ou Cdiscount. Ceux-ci deviennent les nouveaux commerçants en synergie avec les gigantesques et grouillants marchés africains : ils ont compris que pour séduire en Afrique, il faut développer du « local » avec l’inébranlable « bouche à oreille » et avec des marketeurs « made in Africa”…

Les entreprises étrangères qui tentent de développer des technologies de services échouent quand elles n’embauchent pas des équipes locales expertes. La clef de l’internationalisation des innovations passera donc nécessairement par du “made in Africa” et de la montée en compétences des acteurs locaux. Le continent, dont 60% de la population a moins de 20 ans, parviendra à relever le défi de sa croissance en favorisant la formation de sa jeunesse et la valorisation d’écosystèmes locaux!

Révolution digitale en Afrique ? Écosystèmes, applications mobiles et cartographies

Depuis plus de 10 ans je découvre des nouveaux projets directement liés aux nouvelles technologies s’installer en Afrique et par milliers.

Les porteurs de projets sont unanimes : une personne qui n’a jamais eu de mobile ou d’ordinateur est capable de prendre en main une tablette et de l’utiliser en un temps record, et encore plus vite que celui qui à déjà eu un accès à ces technologies !

Et je l’ai personnellement remarqué il y à au cœur de la Guinée ou j’utilisais un PC sous Windows 10 avec écran tactile.

Les jeunes Guinéens, âgés en moyenne de 10 ans, l’apprivoisait avec une inventivité déconcertante…
Je pense que c’est aussi du au fait qu’il ne réfléchissent pas en prenant en compte les systèmes qu’ils utilisaient s’ils étaient équipés, mais avec un regard nouveau, curieux et donc quelque part parfaitement innovant.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Alors quels sont les freins au développement d’écosystèmes alliant numérique, hardware et digital dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’entrepreneuriat ?

C’est la connexion…
Les infrastructures : filaire, câble, satellites sont systématiquement trop chère, peut développées ou inexistantes (lire mon dossier sur le Cameroun, le Rwanda et le Burundi dans Info Afrique). Les gens n’ont pas accès aux mises à jours, aux téléchargements, et ne peuvent consulter que les données ayant le poids le plus faible.

C’est donc la connexion qui fait cruellement défaut 🙁

 

Quelles solutions pour le développement d’écosystèmes digital en Afrique ?

La solution c’est bien sur de disposer de système, tablettes, PC, notebook, phablettes ou Smartphones qui sont “pré chargés” avec des programmes ou applications. Cela existe et il faut être capable de désactiver les mises à jours automatiques, les logiciels qui téléchargent sans prévenir etc…
Les succès des projets avec ces méthodes sont désormais généralisés et l’Afrique de l’est et les projets éducatifs les utilisent à grande échelle.

“Il est impossible de développer des systèmes ou des applications en Afrique sans être parfaitement conscient des exigences culturelles, il est primordial d’être sur le terrain, longtemps et en parfaite harmonie avec les usagers des technologies”

Du OFFLINE pour l’Afrique avec Google, et les autres ?

Mais la ou se situe une progression vraiment remarquable c’est dans les systèmes ou écosystèmes qui permettent d’être utilisés “offline”
C’est bien sur Google qui performe dans ces développement que je qualifierais d’innovants dans la mesure ou ils vident des pays en voie de développement sans coûts complémentaires ou avec gratuité totale.

Comparatif Google Maps et Open Street Map

Les cartes avec Google Maps permettent aujourd’hui d’être de plus en plus consultés offline. La aussi une petite révolution.

A noter qu’OSM ( Open Street Map ) le permet également avec par exemple l’application Map Factor, sur mobile, qui donne la possibilité de se géolocaliser sans aucune connexion et en utilisant son Smartphone comme un GPS professionnel.

Avec une vrai évolution qui sont les options de temps de trajets, de traces ou routes sauvegardés etc… des options astucieuses. Le système bénéficie d’une précision assez stupéfiante, mais pas sur la cartographie Google Maps hélas…

Le comparatif Google Maps et Open Street Maps lors de ma mission en Guinée:

Voici la version de Google Maps pour la ville de Dalaba en Guinée…

 

Et la version que propose Open Street Map !

Je vous laisse juge de la différence de détails…

A noter que Youtube se met également à proposer des usages “offline”, je l’évoque dans mon article sur Info Afrique. ceux-ci permettent d’envisager de nouvelles perspectives de développement par exemple pour l’éducation numérique avec le partage de cours dans des zones non couvertes par Internet en Afrique.

Des applications mobiles pour tous les usages

Règle numéro 1: toujours avoir dans le développement de l’application un mode “SMS”. C’est aujourd’hui l’usage le plus prisé pour 80% des Africains qui utilisent des mobiles et non des Smartphones.

Il est indispensable d'être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement
Il est indispensable d’être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement

Permettre aux client final ou au bénéficiaire d’avoir des informations précises en adéquation avec le besoin mais systématiquement en synergie avec la culture locale et le contexte.

– Application de cours des matières premières : avec par exemple l’agriculture ou les cultivateurs reçoivent les informations tous les jours ou toutes les heures sur les cours de leurs produits, lire le dossier Info Afrique.

– Ajouter des datas pertinentes en synergie avec le contexte. Par exemple les informations météo géolocalisés pour ces agriculteurs qui, en Afrique, ont un besoin crucial de stockage et de gestion.

Les applications de santé ou d’éducation évoluent dans le même cadre mais avec d’autres spécificités. Je reviendrais sur ce sujet en détail dan un prochain post.

Le numérique et le code en Afrique

Les nouvelles technologies en Afrique représentent le plus gros marché au monde selon de nombreux experts financiers

Il y aurait actuellement 800 millions de téléphones mobile en Afrique, c’est plus qu’en Europe ou aux USA. Sachant que 80% de ces mobiles sont d’ancienne génération imaginons l’impact sur les applications et l’échange d’information quand ils seront renouvelés par des Smartphones.

Les nouveaux leaders de l’économie numérique ne sont pas uniquement Google, Facebook, SAP, Atos, mais aussi désormais Jumia, MTN, Orange… Des groupes qui définissent de nouveaux paradigmes « agiles » des entreprises participatives, collaboratives… du web 3.0 ?

Interview FedAfrica sur le digital en Afrique

Parmi les nombreuses mutations qui permettent à l’Afrique de s’imposer comme le continent de la croissance, l’essor de la sphère digitale, synonyme de développement économique et social est incontournable.
Le continent est aujourd’hui doté d’un très fort potentiel, tant en termes de nombre d’utilisateurs que d’accès aux offres les plus innovantes. C’est par ailleurs pour répondre à de nouvelles habitudes de consommation, ainsi qu’à un besoin de réactivité et d’inter-connectivité que l’ensemble des acteurs économiques ont pris part à cette révolution.

A ce titre, Fed Africa lance en 2016 le chantier de son nouveau site Internet qui promet d’être responsive et plus ergonomique.
Afin d’en savoir plus sur le virage numérique et ses formes multiples, nous avons convié Thierry Barbaut – expert Digital & Afrique, à nous faire un état des lieux du marché.
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Fed Africa : Dans quelle mesure les nouvelles technologies sont-elles un enjeu de développement ?

Thierry Barbaut : Les nouvelles technologies en Afrique touchent tous les secteurs d’activités : l’industrie, la finance, les matières premières mais aussi et surtout l’agriculture, la santé, les déplacements, les énergies renouvelables et bien sûr l’éducation. Grâce aux NTIC des perspectives incroyables se dessinent et plus particulièrement en Afrique grâce à deux leviers :

  1. Le premier levier est l’accès à l’information et c’est le mobile qui l’a rendu possible. Le marché est passé à une étape de renouvellement avec l’arrivée des smartphones low cost, c’est une deuxième phase de cette révolution télécom qui offrira l’accès à des applications plus inclusives pour des centaines de millions d’utilisateurs.
  2. Le second levier est représenté par les services qu’offre aujourd’hui le mobile. Le plus marquant est bien sur le mobile banking qui démocratise l’accès à la bancarisation. Toutes les classes sociales utilisent le mobile banking et les PME sont de plus en plus représentées. De nouveaux marchés s’ouvrent : l’assurance, l’épargne ou le micro-crédit

– L’émergence des réseaux sociaux en Afrique permet principalement l’échange d’information et donc le contact entre usagers : entreprises, particuliers, organisations avec un accent particulier sur le mode collaboratif. En effet l’outil est extrêmement utile aux populations en recherche de structuration, de fonds et bien sûr de mise en œuvre d’actions.

– Le big data est prépondérant car les données collectées changeront définitivement le visage de l’Afrique avec des perspectives de personnalisation des services adaptés aux besoins des utilisateurs.

– La cartographie et la géolocalisation en temps réel permettent déjà de lutter contre le développement du paludisme, de gérer le trafic des bus de Nairobi en mode collaboratif ou d’apporter des données météo précieuses aux millions d’agriculteurs ou éleveurs par le biais de SMS journaliers.

– le Crowdfunding mais aussi le crowdsourcing ou le crowdimpactingpermettront de mieux gérer l’aide au développement en récoltant et diffusant des données plus efficientes.
Fed Africa : Quels impacts à la sphère digitale dans les habitudes de consommation ?

Thierry Barbaut : Un des impacts majeurs a été de mettre en contact les populations, les familles, les régions et même les pays d’Afrique. Comme l’Afrique est dans le noir la nuit par manque d’électricité, elle est aussi dans l’ombre au niveau de la communication.

La diaspora entre enfin de manière efficiente dans le développement de l’Afrique, des HUBS se développent afin de faciliter les contacts mais aussi les financements, les échanges et les bonnes pratiques.

Jumia bien sûr avec la société AIG (Africa Internet Group) mais aussi Cdiscount (Bolloré et le groupe Casino) possèdent à eux deux plus de 40 sites internet de e-commerce en Afrique.

Mais là ou Jumia s’est particulièrement démarqué c’est dans l’adaptabilité des différents sites internet aux spécificités locales et culturelles mais aussi techniques et législativement : pas de HTTPS (paiement sécurisé sur Internet) ou de paiement par carte dans tel ou tel pays, c’est alors du «click and collect » qui est mis en place (système ou le consommateur commande en ligne et payera à la réception du produit).

Finance, marché informel et lutte contre la corruption

Le digital permet à l’Afrique de se placer sur les marchés financiers et de développer ses propres fonds d’investissement d’incubateurs et enfin de ne pas dépendre systématiquement de l’aide internationale même si des contrastes restent saisissants d’un pays à l’autre, ce qui est logique sur 54 pays.

Le fait de piloter des marchés financiers dans un écosystème digital permet ausside transformer le marché informel qui représente 70% en Afrique.Formaliser les échanges, par exemple sur les différents marchés journaliers qui se tiennent dans les villes et qui mettent à disposition des populations les denrées de première nécessité, représenterait plus de 500 milliards d’euros par an dans sa phase N+1. Le mobile banking sera bien sur le principal vecteur des connexions financières entre clients et vendeurs.

Fed Africa : Quelles sont vos projections concernant la prochaine décennie ?

Thierry Barbaut : Les HUBS liés aux nouvelles technologies vont exploser, ils sont des pépinières de jeunes vecteurs d’innovations locales et adaptés aux cultures et mode de consommation des 54 pays du continent.

– Les applications mobiles et les objets connectés, qu’ils soient chez les particuliers, dans les usines ou grandes entreprises joueront un rôle essentiel.

– Il est probable que l’Afrique soit finalement cette locomotive de la croissance mondiale dès 2030 avec deux milliards d’habitants. Les défis à relever sont énormes mais la croissance est présente et perdure même avec la chute des cours du pétrole. Cette croissance, même si elle est inégalement répartie, touchera de plus en plus de monde et donnera plus d’impact et de pouvoir d’achat aux populations.

Dans les bonnes initiatives digitales en Afrique il faut citer We Think Code, une ONG Sud-Africaine qui ouvrira début 2015 la première école gratuite de codeurs ouverte aux pays limitrophes sur le même modèle que « 42 Born to Code » l’école du fondateur d’Iliad (Free) Xavier Niel à Paris.
L’économie informelle va se structurer progressivement permettant aux Etats de mieux se développer financièrement notamment en collectant des impôts importants. La bonne gouvernance sera bien sûr aussi décisive qu’indispensable. Faisons confiance aux jeunes, 50% de la population Africaine à moins de 25 ans et la jeunesse rime avec innovation.

Smartphones are changing lives in Africa

The recent pace of economic growth in sub-Saharan Africa has undeniably been of enormous benefit to the continent

Countries such as Angola, Ghana, Mozambique, and Nigeria have profited from high levels of foreign investment and commodity exports, enabling them to invest in much-needed infrastructure. While this has certainly led to societal transformations, it has also exacerbated the gap between new technologies and old, often defective systems.

Much of sub-Saharan Africa continues to be plagued by poor access to electricity, sporadic Internet coverage, and weak governance—none of which is promising for the development of the latest technologies. These obstacles, while challenging, have nevertheless provided fertile ground for innovations using an already widespread technology: the mobile phone.

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One of the most important advances in mobile technology has been the rapid growth of mobile banking. Africa has been and continues to be one of the most un-banked populations in the world. Millions of Africans are paid in cash, have no access to social security or financial services, and don’t pay taxes. Mobile banking works to alleviate this problem by offering individual users a convenient way to make payments at retailers with only a basic mobile phone that uses near field communications (NFC), meaning that no Internet connection is necessary. Likewise, in Kenya, Safaricom pioneered mobile money transfers, enabling individuals to easily transfer money to a friend or relative via SMS. The service, called M-Pesa, has reached millions of people who previously had no access to financial services. Such services, while basic, help to improve security, offer a more flexible way to manage funds, and allow individuals to manage their income in a structured way.

Mobile payments also enable consumers to make long-distance purchases, thereby opening retailers up to a diverse body of consumers, irrespective of geography. Since payment is made through a mobile phone, the transactional cost to the retailer is much lower than debit or credit card processing fees. Banks across the continent are also opening their doors to new customers. For instance, in Angola, Banco Angolana de Investimentos (BAI) launched the e-Kwanza, a phone application through which new customers can register and set up their accounts for free.

SMS is also becoming an increasingly invaluable tool in the provision of health care services for those living outside of major urban areas. In Kenya, health care professionals are able to stay in touch with individuals living with HIV through the Weltel Project, while in Nigeria, SMS is being used to track the distribution of mosquito nets.

Mobile technology is also creating business opportunities for entrepreneurs working to develop new health care solutions. Health insurance is one such industry sector. One of the world’s largest “micro-insurance” companies, MicroEnsure, has built a business through the provision of mobile-based health insurance in collaboration with mobile network providers. The company has offices in Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, and Tanzania, and provides insurance services to some of the poorest people on the continent—even those living on less than $4 a day. To date, the company has around 4 million customers.

It is in the business arena that mobile technology is proving to be especially fruitful from a socio-economic perspective. A recent research paper from Forbes Africa in collaboration with Djembe Communications showed that the vast majority of young Africans (around 80 percent) would rather work for themselves than for an existing company—a prospect made more viable by access to mobile technology. In the agricultural sector, which accounts for roughly 60 percent of the continent’s export revenues, young entrepreneurs are creating new solutions for farming industries. M-Farm delivers real-time market information to farmers, helping them to better understand the true market price of crop supplies, as well as to negotiate more advantageous prices with wholesalers and importers. Other simple mobile phone ideas include iCow, which delivers a breeding calendar for cows’ gestation periods, in addition to providing farmers with advice on the best breeding practices.

The mobile phone’s educational capacities aren’t limited to the farming sector. A pilot program in Uganda called MobiLiteracy Uganda uses SMS and audio technology to support home learning, offering daily reading lessons in local languages via the parent’s mobile phone to students who are unable to physically attend classes. Because the lessons are delivered by SMS and audio, illiterate parents are also able to participate. In Kenya a 32-year-old teacher has created a mobile phone-based teaching platform, which acts as a virtual tutor and teacher’s assistant, enabling students to access all of their courses outside of the classroom. It is a for-profit business whose success is based on a high volume of low-cost users. As of November 2015 the service had 500,000 customers.

Utilizing existing technology is a smart way for entrepreneurs to create much-needed solutions across Africa. Foreign direct investment and top-down government investment will continue to improve infrastructure, but in the meantime there is money to be made through the most basic mobile phones. Young business leaders across the continent are creating new solutions, but they remain frustrated by poor access to capital, which prevents them from investing in order to expand. Lack of capital is an ongoing issue in Africa, which is why many young businesses look towards foreign investors for help. There are an increasing number of solutions, such as one provided by the pairing service FACRA, a government-backed venture capital fund in Angola. It acts as a conduit between successful Angolan businesses and foreign investors—an introduction that makes it easy for home-grown businesses to source capital from a range of potential suitors. It also provides an easy-access route for foreign firms looking for opportunities in the country, offering cultural and business initiation services and attractive financial terms for direct investment.

Organizations such as FACRA are supporting enterprises and making it much easier for growing businesses to find ways of expanding nationally and across borders. It is especially important for mobile-based businesses to succeed because they deliver low-cost solutions that have the potential for high returns, not to mention the socioeconomic benefits they provide to communities.

Over the next few years, it is likely that the use of mobile technology—even basic SMS services—will grow. The cost of basic phones has fallen dramatically over recent years and even smartphones are becoming commonplace. Foreign investors now have an opportunity to look at this fast-growing sector as a way of securing long-term gains through businesses that have a strong socio-economic impact, which could provide a win-win scenario for African economies, entrepreneurs, and foreign investors.

Will Africa be digitally relevant in the next 10 years ?

By 2025, jobs which were common place in 2015 will no longer exist. Students graduating in 2016, will have obsolete qualifications for which there will no longer be a profession by 2025.

  • Front-line military personnel will be replaced with robots
  • Private bankers and wealth managers will be replaced with algorithms
  • Telemarketers, data entry capturers, tax preparers, lawyers, accountants, actuaries, statisticians and consulting engineers will be replaced with Artificial Intelligence (AI).

New business models, like those of Uber and Alibaba, are already industry-shaping disruptors, and each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable.

Traditional enterprises, whilst presently successful by today’s standards, are scrambling to make sense of Business Digitisation in order to stay relevant in the Digital future. Many are attempting to create new Digital business models which will eventually cannibalise their traditional business, rather than capitulating to new disruptive Digital start-ups. Companies are also digitising their products and services, along with operational processes and customer channels. Over 70% of top fortune 500 companies have plans to offer their products as a Digital service by 2020.  Presently, the 10 most valuable start-ups globally are estimated to have a value of $172.7 billion – all embracing Digital platform based business models. Around 90% of the business models in 2020 will be driven by the cloud.

Cloud computing concept with copy space

Globally, the number of connected devices will nearly quadruple by 2025, significantly altering the skills employers hold most valuable. Increasing connectivity will change how employees choose to work (for example: remotely, part-time, independently, or dispersed), and provide employers with a spectrum of hiring options.

Millennials, most of whom are Digital Natives, will comprise an estimated 48.3% of the global labour force in 2025, while those aged 60 and older will comprise 9.9% (compared with 7.9% in 2015).

Each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable

The line between what has traditionally been business and IT is becoming more and more blurred. Largely due to the early adoption and impact of Digital marketing, The Chief Marketing Officer or CMO, now controls a bigger “IT” budget and influence than the CIO. This is only set to increase and expand across the organisation, as Digital Natives become future business leaders.

What new skills and expertise will be required to lead and manage the Digital enterprise of the future?

As robots, AI and Digital algorithms continue to replace many jobs and professions; new and emerging professions by 2025 will focus more on human interaction, augmented through Digital mechanisms. Jobs requiring uniquely human characteristics, such as cultural deftness, caretaking, or empathy, and creative thinking, are those least threatened by automation.

The ability to work anywhere, anytime is fuelling the Digital nomad trend, which is highly appealing to millennials, but will also blur political and economic boundaries, and test national labour codes.

Artificial Intelligence, its subfields, and automation will create some specific reflecting trends associated with new and emerging technology advances. Career gains from AI and automation include:

  • Artificial Intelligence technology and automation salesperson
  • Specialist programmers
  • Cybersecurity experts
  • Engineering psychologists
  • Robot and automation technology manufacturer, distributor, servicer, and refurbisher
  • Technology-specific trainer
  • Neuro-implant technicians
  • Virtual health care specialist
  • Virtual reality experience designer

Conclusion:

Digital transformation cannot be ignored without becoming irrelevant, and an adaptive Digital strategy is imperative.

The Digital workforce will be largely millennial, and significantly different from today in terms of culture, leadership style and skills. Artificial Intelligence, robots and Digital algorithms will automate many professions, but jobs requiring uniquely human characteristics – or are critical to the development of Digital solutions – will be in great demand by 2025.

A holistic Digital transformation strategy, which considers the Digital workforce along with the business model, process and customer channel dimensions, will be imperative for organisations wishing to remain relevant in the next 10 years

With Wayne Houghton, Director of Growth Implementation Solutions, Frost & Sullivan Africa