Archives de catégorie : blog

Congo TechDays, numérique et codeurs en RDC

Quand un jeune entrepreneur motivé, Malcolm Kambaj, t’envoie un email de Lubumbashi en Mars pour te proposer d’intervenir pour la première édition des #CongoTechDays début Juillet en République Démocratique du Congo, et que tu dis “bien sur je viens” !

Finalement tu donnes tout sur trois jours après 24h de voyage éreintant pour vivre un moment énorme que tu n’oublieras jamais !

Les impressionnants codeurs, sans moyens, parviennent à développer une plateforme collaborative de mise en relation du producteur au consommateur avec au final une API vers une solution de mobile money (paiement par mobile) Pepele Mobile de la Trust Merchant Bank !

La, en RDC, dans la région historique du Katanga tu découvres une équipe de 20 jeunes amis, formés en réseau local et venant d’horizons différents qui veulent participer au développement du pays, convaincu que cela passera par le numérique, alors tu sens que vraiment, avec eux tout est possible !

Conférences, Hakathon, pitchs, rencontres, workshops, mais aussi détente, travail acharné, horaires de fous avec toujours la bonne ambiance et le sourire…

Fabien Kadimba, Huberto Mathe , Daniel Philippe Kaninda, Malcolm Kambaj, Gervais, Yvon Shumbusho, Phinées Kis Kalaba, Caleb Banza, Yannick Kiluba, Chriskadim Kadimba, Jean-marc Kadimba, Jonas Lungo, Cornelie Mak et tous les autres, vous irez tous ensemble très très loin.

85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément modifier notre notion du travail.

Si l’étude semble très optimiste, elle n’est pas sans incohérences ni douces illusions sur l’économie du futur.

 

L’avenir de l’économie serait-il écrit d’avance ?

Vingt experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), invités par Dell et l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, se sont réunis lors d’ateliers en mars 2017, afin d’anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l’entreprise et du travail. Et le résultat semble spectaculaire: d’après l’étude parue à la suite de leurs analyses, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.

En cause: la ringardisation progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles.

Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins.

Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différents mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Et la transition devrait aller vite, car la numérisation permet d’ores et déjà d’améliorer productivité et coûts du travail pour l’entreprise. Les premiers emplois concernés sont bien évidemment les métiers manuels. Selon une étude du Guardian de 2015, quand une délocalisation permet d’économiser jusqu’à 65% sur le coût du travail, une robotisation peut réduire ce coût de 90%.

La transition, grand défi des prochaines années

Et c’est cette «destruction créatrice» qui, d’après le rapport, pose un défi majeur: celui de la transition vers cette économie numérique avancée. Une destruction trop abrupte des vieux emplois menace la stabilité économique de nombreux foyers et donc la paix sociale. Le document cite un sondage réalisée par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse?

Pour rester positif, mais sans vraiment convaincre, le rapport s’enthousiasme sur le fait que la nomadisation du travail va permettre de dégager de nouvelles opportunités. Les individus pourront travailler pour plusieurs organisations en même temps, par delà les frontières et les décalages horaires.

Sur ce point, l’étude n’hésite pas à faire des constats en forme de promesse, voire de rêve éveillé: le travail digital pourrait aller chercher ses talents jusque dans les régions les plus enclavées, comme l’Afrique subsaharienne, (qui doit croître d’un milliard d’individus d’ici 2030), résolvant d’un seul coup le problème des déplacements économiques de population. Le numérique permettra aussi de réduire les inégalités: on pourra travailler sans contact physique, et donc sans révéler son sexe ou sa race, ce qui empêchera les refus d’embauche sur ces critères.

Visite et conseils d'une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo - Thierry BARBAUT - Juillet 2017
Visite et conseils auprès d’une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – Thierry BARBAUT – Juillet 2017

Incohérences et douces illusions

On l’aura compris, l’étude tient plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique. Avec surtout une absence totale de réponse sur les incertitudes de l’économie numérique: quid des conflits entre organisations? De la détention effective du pouvoir dans l’entreprise, si tous les salariés ne font que passer? Et enfin, quelles réponses sur les omniprésentes inquiétudes quant au respect de la vie privée, ou encore l‘exacerbation des inégalités sous le règne du numérique?

La question de la continuité des organisations et de la prise de décision par les humains est toutefois abordée, mais balayée en quelques lignes: pour assurer la continuité, dit l’étude, certains emplois seront fixes et de longue durée au sein d’une même organisation. On reste perplexe devant la solution, qui semble sortie du chapeau.

En cela, l’étude illustre bien la déconnexion entre les acteurs du monde numérique, talentueux et précis mais bien souvent subjectifs dans leur imagination du futur, et la réalité du sentiment du public, légitimement inquiet pour son avenir.


Numérique et Développement

J’intervenais pendant une semaine sur les thématiques du numérique au Gabon. Ces interventions furent l’occasion d’échanger avec la société civile gabonaise mais aussi avec de nombreux acteurs de l’aide au développement.

Une semaine riche en rencontres lors du Forum mais aussi de découverte et d’échanges avec les gabonais. Une journée aussi en foret avec un guide qui nous présente les différentes essences naturelles et leurs usages !

Forum “Numérique et Développement” à Libreville au Gabon

Des interventions dans le cadre d’une invitation du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Gabon pour le Forum “Numérique et Développement”.

Après avoir dressé un état des lieux du numérique en Afrique (taux de pénétration d’Internet dans les pays, communautés sur les réseaux sociaux et impact sur les associations et ONG), un focus sur l’utilisation du mobile et du smartphone a été fait.

Des applications mobile ou smartphone pour les organisations ont été présentées sur les thématiques de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie.

Le mobile banking, ou “mobile monnaie” a été présenté avec les avantages de la bancarisation d’une partie de la population et des nouveaux services qu’il propose : assurance, crédit, épargne…

Les usages des drones pour les ONG ont également été développés : agriculture, photos, vidéos et outils désormais indispensables de la préservation de la faune et de la flore.

Enfin une présentation des “hubs” (plateformes de rencontres physiques) et de leurs acteurs permettant à la société civile de se fédérer a permis aux auditeurs de mieux comprendre les réseaux qui animent le numérique en Afrique.

L’importance d’évaluer les projets de développement

Je suis parti au Togo pour évaluer les microprojets de l’AMP financés ces dernières années.

Une mission d’évaluation, de rencontres et de capitalisation.

Un voyage passionnant ou j’ai pu rencontrer l’ensemble des acteurs, les porteurs de projets bien sur mais aussi et surtout les communautés des bénéficiaires qui savent plus que quiconque quels sont leurs besoins et comment trouver des solution pérennes !

En parallèle de cette mission, un documentaire a été réalisé et sera disponible début 2017.

J’étais accompagné de Victor Cavaillole, réalisateur, afin de rencontrer les acteurs des microprojets dotés au Togo ces dernières années. La mission d’évaluation a donc été couplée à des interviews filmées qui ont permis de donner la parole aux acteurs locaux.

Notre documentaire, les trois premières minutes :

 

De Lomé à Dapaong et même sur la « Corne » du Togo entre le Ghana et le Burkina, de nombreuses rencontres enrichissantes ont permis d’en savoir plus sur les microprojets depuis ma dernière visite en 2013.

 De projets en projets…

Microprojet « Garage Wuzdrape Lavoisier » porté par l’association Les amis de l’Enije.

Ce projet est atypique et très intéressant puisqu’il met en avant les nouvelles technologies, l’apprentissage et l’entrepreneuriat.

La demande de financement déposée auprès de l’AMP portait sur la construction d’un bâtiment à 35 kilomètres au nord de Lomé, à Adetikopé. L’AMP a pu se rendre compte de la bonne réalisation du projet : le garage désormais construit est moderne et le bâtiment très bien réalisé.

Sur place le partenaire local, assisté de Yohan, un Volontaire de Solidarité Internationale, nous présentent le projet avec des exemples de réparations sur des voitures modernes qui ont souffert du climat et du sable. L’objectif est de former les jeunes à la mécanique sur les voitures de nouvelle génération qui affluent désormais au Togo.

Cela constitue une démarche complexe car ces voitures sont équipées de moteur à injection électronique et également de nombreux capteurs électroniques sur les roues et d’autres parties mécaniques. Une tablette tactile et des outillages sont mis à la disposition des jeunes pour les former aux nouvelles technologies.

De réelles perspectives d’avenir sont envisagées pour ces jeunes qui bénéficient d’un savoir-faire divulgué par des experts. Des instituts de formation et d’autres garages du pays souhaitent inscrire leurs élèves au cursus proposé par le garage Lavoiser. Un exemple dans la région…

Microprojet « Assainissement du marché de Yemboate » porté par l’association AJFD, Avenir des Jeunes Filles de Dapaong.

Ce projet se situe à l’extrême nord du Togo, à coté de la ville de Dapaong. Il représente un véritable cycle vertueux d’activités sur le développement durable et l’assainissement. En effet, il associe la création d’un groupement de femmes avec une activité de recyclage et donc d’assainissement sur le marché de Yemboate ainsi que la création de compost afin que ces femmes puissent cultiver l’arachide, des oignons et des tomates tout au long de l’année. Ces femmes vendent ensuite ces produits sur le même marché et profitent donc d’activités génératrices de revenus.

Par ailleurs, des latrines ont été mises en service et permettent ainsi de rendre le site plus sain. Un accès de 25 CFA est demandé pour y avoir accès.

La population a adopté ce nouveau marché qui fait figure de modèle dans la région ! Une rencontre avec le chef du village et la police a confirmé l’intérêt porté par l’ensemble des acteurs de la région à cette initiative.

 

Microprojet « Activités agropastorales pour les femmes vulnérables » porté par l’association AJFD

Située à 25 kilomètres au sud de Dapaong, le village de KoyaKoya a accueilli ce projet ou un apatame a été construit afin de piloter de nombreuses activités comme par exemple des cours et des formations à l’agriculture et à l’alphabétisation pour les femmes.

C’est dans ce cadre que 5 ha de terre ont été mis à disposition des femmes, dont 1 ha à titre expérimental, afin de leur permettre de cultiver le riz, le maïs et l’arachide et d’en commercialiser les récoltes. Ces femmes montent en compétences grâce aux formations et deviennent vendeuses ambulantes dans la région et sur les marchés avec une production locale appréciée et BIO.

Un forage et une machine à moudre le maïs ont également été mis en place afin de produire la farine Misola issue de la production locale. C’est encore une fois un produit très apprécié de la population.

 

Microprojet « Alimentation en énergie photovoltaïque du dispensaire de Boadé » porté par AJFD

Ce dispensaire isolé sur la Corne du Togo permet aux populations de la région ainsi qu’aux habitants du Ghana et du Burkina voisins de se faire soigner. Le dispensaire propose un service d’urgence, des consultations avec prescription de médicaments et un suivi et planification des grossesses grâce à une matrone.

L’objectif de ce dispensaire très excentré était d’ouvrir la nuit : un système de panneaux photovoltaïques avec stockage de l’énergie a été mis en place. Désormais son fonctionnement est optimal et le taux de fréquentation a augmenté de 50% en 1 an.

 

Microprojet « Réfection de l’école de Tagbadza » porté par SOS pour l’Afrique

Ce microprojet a pour but la réfection totale d’une école isolée. Le projet permet également aux enfants de ne pas faire plus de 10 kilomètres à pieds pour accéder à une école. C’est donc au cœur du village que cette école à été entièrement rénovée.

Des latrines ont été installées et un système de récupération d’eau de pluie avec une cuve de stockage de 5 000 litres permet aux enfants de boire et de se laver les mains.

 

Microprojet « Élevage de porcs à Tagbadza », porté par SOS pour l’Afrique

Cet élevage de porcs a été mis en place dans un deuxième temps afin de développer des activités génératrices de revenus pour couvrir les frais de fonctionnement de l’école de Tagbadza.

La porcherie est construite mais pas encore opérationnelle. Les travaux ont été très bien réalisés et un forage a été construit récemment. La nourriture pour les cochons sera issue des champs avoisinants et plus de 60 bêtes seront vendues chaque année pour générer des revenus.

Une partie des revenus sera mise à disposition des gérants de la porcherie afin de couvrir les salaires et entretenir le site. Une autre partie sera dédiée à l’école de Tagbadza pour couvrir les salaires des professeurs, l’entretien du bâtiment, du mobilier, du forage et des latrines.

Microprojet de « bibliothèque à Yiéviépé », porté par ASTOVOT

Mettre à disposition une bibliothèque pour les enfants de la région était indispensable. En effet, aucune structure de ce type n’existait dans la région. C’est aujourd’hui plus de 200 bénéficiaires qui peuvent en profiter.

La bibliothèque a été entièrement construite et elle est alimentée à 100% par l’énergie solaire avec un système pertinent de stockage de l’énergie avec des batteries et un convertisseur.

D’autres activités sont proposées dans la bibliothèque : diffusions de films, activités de jeux, d’animations…

La bibliothèque permet de générer des revenus grâce à des services de bureautique qui sont proposés : courriers, impressions, photocopies, email et navigation sur Internet. Les revenus devraient permettre un équilibre budgétaire du site dans 2 ans. .

En marge des rencontres des porteurs de projets, des bénéficiaires et de tous les acteurs impliqués dans les microprojets, nous avons souhaité filmer chacune de ces initiatives et allons proposer un documentaire qui sera disponible début 2017 !

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Consommation et écrans: Une étude annonce que 17% des Français utilisent trois écrans

Le multi-screen est une réalité en France, une réalité somme toute logique compte tenu de l’essor des écrans connectés que sont les smartphones, les tablettes ou encore les smart TV.

Ainsi, selon une étude de Group M et de SFR Régie, 96% des Français utilisent chaque semaine un ordinateur fixe ou portable, 54% un Smartphone et 23% une tablette. Mais la question est de connaître l’interaction entre ces différents écrans.

digital-assetIl ressort que de moins en moins d’internautes utilisent uniquement leur PC pour se connecter. Sur une semaine, 36% utilisent un ordinateur et un Smartphone, 17% se connectent sur les trois devices, PC, mobile et tablette. Seuls 38% utilisent l’ordinateur pour se connecter, une proportion qui tombe à 23% sur les moins de 25 ans.

Social TV

La part des connectés utilisateurs des trois écrans pourrait être portée à 25% d’ici à fin 2013.

De même, ces écrans connectés accompagnent d’autres usages, comme la télévision. La social-tv est en effet en plein essor. 60% des répondants sont des « multi-screener hebdomadaire » et 35%  d’entre eux utilisent un second écran devant la TV au quotidien.

D’ailleurs, selon une autre étude d’Iligo, 27% des Français commentent régulièrement des programmes de télévision à travers les réseaux sociaux (la ventilation des outils n’est pas  précisée). Le taux est évidemment bien supérieur chez les jeunes puisque 40% des 18-34 ans sont adeptes de cette pratique.

“Si l’utilisation de ces écrans connectés devant la TV concerne tous les usages digitaux (actualités, informations pratiques, recherche, réseaux sociaux, jeux…), 37% des « multi- screener » déclarent avoir de temps en temps une activité en relation avec ce qu’ils regardent. Les synergies entre écrans existent, elles restent à développer”, commentent Group M et SFR Régie.

Thierry Barbaut

Best of All Worlds: Le réseau social de l’élite ?

Best of All Worlds” est le nom du nouveau réseau social lancé récemment par Erik Wachtmeister (un des fondateurs de “ASmallWorld“, dont il a quitté la direction en 2008) accessible uniquement sur invitation et destiné à un public assez “particulier”.

Le réseau social se veut en effet “élitiste” et s’adresse, selon son fondateur, uniquement aux “1% au sommet des internautes, des personnes qui sont en pointe dans  leur domaine: banquiers d’affaires, gens de la communication et des  médias, de la mode, de la politique… Il ne s’agit pas de la jet-set ou  de riches, mais des gens sophistiqués qui ont bon goût

Le ton est donné, la promesse est en quelque sorte d’exporter le who’s who et lui donner une approche sociale à la Facebook, en y intégrant des forums sur diverses verticalités, des évènements, une logique de networking/affaires,… ce qui n’est pas sans rappeler aSmallWorld (peut-être trop positionné sur le coté Jet Set, soirées, voyages…)

Une application iPhone est disponible, le site compte déjà 20.000 membres invités et vise les 3 millions au niveau global (on est loin des 950M de facebook). Pas de communication sur le business model, mais on peut déjà parier sur des évènements payants, du sponsoring par des marques de luxe,…

Voilà peut-être de quoi  contredire Bruce Sterling, et sa fameuse théorie “Connectivity is Poverty“…

Thierry Barbaut

 

Facebook travaille sur une offre de recherche d’emploi

Le réseau social aurait passé des accords avec des géants du secteur pour proposer des annonces et des mises en relation entre candidats et entreprises.

Facebook est en quête de nouveaux modèles économiques. Et selon une information de Dowjones.com, s’appuyant sur des sources proches du dossier, le géant américain réfléchirait sérieusement à mettre en place un service d’offres d’emploi.

L’idée a évidemment du sens. L’approche sociale de l’outil permettrait des mises en relation entre candidats et entreprises plus souples et plus puissantes. Nos confrères ajoutent même que Facebook ne partirait pas de zéro puisqu’il s’associerait à des grands noms américains de la recherche d’emploi en ligne comme BranchOut et Jobvite. Ces derniers fourniraient les annonces à travers un espace dédié tandis que le réseau aurait en charge la gestion des mises en relation.

Le service serait lancé très rapidement, on parle même d’août.

Fin 2011, Facebook avait déjà tâté le terrain à travers un partenariat avec le ministère américain du Travail et d’autres agences gouvernementales pour lancer un programme de lutte contre le chômage. Baptisé “Social Jobs Partnership”, il doit contribuer à “combler l’écart entre les gens et les employeurs”.

Un marché du travail en mutation

Le plan s’articule autour de 3 axes. Il y a d’abord l’ouverture d’une page Facebook dédiée nommée Social Jobs, décrite comme une « foire à l’emploi gratuite en ligne ».

Le réseau social a également prévu des campagnes ciblées de service public dans les Etats américains où les taux de chômage sont les plus élevés et distribuera des documentations aux demandeurs d’emploi et aux employeurs.

Facebook mène également des études approfondies sur la manière dont les chômeurs, les centres d’orientation des établissements scolaires et les recruteurs utilisent le web social. Les conclusions serviront à développer de nouvelles méthodes pour diffuser les annonces d’embauche de manière virale via Facebook.

“Notre marché du travail est en mutation et il devrait en être de même pour les outils que nous utilisons pour trouver un emploi”, explique Marnie Levine, la responsable des politiques publiques chez Facebook.

Facebook aussi efficace que Linkedin pour trouver un emploi

Pour autant, les études montrent que Facebook n’est pas l’outil privilégié pour une recherche d’emploi. A l’inverse d’un LinkedIn très connoté professionnel, le réseau de Mark Zuckerberg a une image très grand public pour un usage personnel.

En France, selon un sondage publié il y a un peu plus d’un an d’OpinionWay pour l’agence en communication RH Précontact, 67% des personnes interrogées déclarent n’avoir pas expérimenté les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn…) pour établir des contacts avec des employeurs potentiels. Pour les réseaux personnels comme Facebook, cette proportion est encore supérieure (77%).

Et d’après une étude de RegionJob, si 47% des recruteurs déclarent se servir de Facebook, Viadeo, LinkedIn, Twitter, voire des blogs pour embaucher, ils ne sont  toutefois que 19% à les juger utiles (contre 77% pour les sites  d’annonces).

Un mix des deux (approche sociale s’appuyant sur des sites d’annonces), comme le prévoirait Facebook, pourrait néanmoins changer la donne.

 

Thierry Barbaut

 

Les Français aiment commenter la télévision sur Internet

 

Plus d’un Français sur deux a déjà laissé un commentaire sur la TV sur les réseaux sociaux, selon Iligo

 

La dimension sociale de la télévision tend à s’intensifier, indique Iligo sur la base des résultats de son baromètre semestriel “Les Français et la Social TV”. Selon la vague d’avril 2012 du baromètre, 55% des internautes ont déjà laissé un commentaire concernant la télévision sur les réseaux sociaux, soit une progression de 6 points par rapport à octobre 2011.

Les pratiques de Social TV sur Internet sont surtout le fait des “digital natives” et se déroulent prioritairement sur les médias sociaux. Si les 18-24 ans sont particulièrement “accros” aux réseaux sociaux (70% d’entre eux ont déjà parlé de télévision sur un réseau social soit un indice 127 par rapport à l’ensemble internautes), ces digital natives sont également très actifs sur les sites et les blogs dédiés à la télévision, mais aussi les sites de chaînes et d’émission. 46% des 18-24 ans (indice 177) déclarent être fans d’une émission ou d’une chaîne de télévision sur les réseaux sociaux, contre 26% pour l’ensemble de la population.

Les femmes s’engagent plus facilement que les hommes sur ces pages “officielles” des réseaux sociaux : 30% aiment la page d’une émission ou d’une chaîne de télévision (indice 115) contre 22% pour les hommes (indice 85). De son côté, la génération des 25-34 ans investit fortement les espaces de conversation, mais plutôt sur les médias spécialisés (sites ou blogs dédiés à la télévision) et les sites de chaînes ou d’émissions de télévision.

La Social TV conversationnelle apparaît donc comme un premier pas vers la “socialisation” des programmes. D’ailleurs, les professionnels de la télévision lancent de plus en plus de dispositifs basés sur la complémentarité et la simultanéité d’usage entre télévision, Web et écrans connectés. Pour étudier ce phénomène, Iligo a intégré des cas concrets dans son baromètre Social TV, notamment The Voice, Tout le Monde Peut Jouer ou les Victoires de la Musique (ces résultats ne sont toutefois disponibles que sur souscription).

L’étude a été réalisée online. La première vague du baromètre avait été réalisée du 7 au 11 octobre 2011 auprès de 1017 répondants de 18-64 ans représentatifs de la population française en termes de sexe, d’âge, de CSP et d’UDA5. La deuxième vague a été réalisée du 5 au 13 avril 2012 auprès de 1000 répondants de 18-64 ans représentatifs de la population française en termes de sexe, d’âge, de CSP et d’UDA5.

Thierry Barbaut

Source: Iligo

 

 

Samsung et Microsoft lancent une table tactile haut de gamme

La « Samsung SUR40 for Microsoft Surface » est une table surface tactile.

C’est le fruit d’un beau partenariat entre les deux géants de l’électronique.

Les précommandes sont ouvertes. La tablette tactile sur pieds sera disponible dans 23 pays dont la France. Le prix devrait avoisiner les 8000 USD. Les entreprises intéressées par l’achat de cette table tactile interactive, sont invitées à contacter directement les personnes mandatées dans chaque payspour être livré début 2012.

Cette tablette géante sur pieds au design soigné, tourne sous Windows 7 (pourquoi pas Windows 8 ?). En l’utilisant, on pourra partager des contenus, échanger des informations ou en faire un instrument de travail convivial dans une entreprise… Dans un communiqué, Somanna Palacanda, directeur de Microsoft Surface précise  que l’objectif est de « faciliter la diffusion de contenu numérique interactif, de stimuler les ventes, de présenter des marques et d’accroître la satisfaction et la fidélité de la clientèle.[…] » Cette table « propose une expérience interactive unique qui transformera considérablement la manière dont les entreprises s’adressent à leur clientèle ». Les développeurs sont même inviter à proposer des applications spécifiques.

On peut imaginer toutes les utilisations qui pourraient ête faites autour d’une table interactive comme celle-ci, dans les écoles, les bibliothèques. Partager des commentaires sur des ebooks, faire des exercices ou encore manipuler un livre numérique enrichi à plusieurs. Bref, le potentiel de ce genre d’outil est assez colossale, le prix reste néanmoins un frein.

Voici quelques caractéristiques techniques Poids: 40 kg Ecran : 40 pouces 50 points tactiles Résolution : 1,920 x 1,080 Dimension : 1,095 x 102.5 x 707.4 mm GPU AMD HD6750M CPU Athlon X2 Dual-Core 245e (2.9GHz)

Un magnifique objet, meuble, orinateur réunis…

Thierry Barbaut

Souces IDboox