Internationaliser l’innovation

L’innovation numérique en Afrique représente un marché colossal qui place au centre du jeu la valorisation du capital humain

Vecteur d’emploi, ce sont les centaines de milliers et bientôt les millions de jeunes sur le continent qui doivent profiter de cette effervescence.

Cette innovation se développe sur des marchés structuraux comme la santé, l’énergie, l’éducation… Des secteurs qui affichent justement une croissance record en Afrique.

Des exemples concrets mêlant innovation, mobile et collaboratif

Pour bien comprendre ce processus, prenons deux cas concrets comme le mobile banking au Kenya dont les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2,5 millions de transactions par jour et 30% (en 2013, cela a progressé depuis) du PIB sont réalisés sur M-Pesa, la solution de paiement mobile de l’opérateur Safaricom.

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Un autre exemple est la m-farm pour « ferme sur mobile » ou parfois évoqué comme « Agri Business » : des SMS sont envoyés à des millions d’agriculteurs en Afrique tous les jours à l’aube leur mettant à disposition les cours des produits qu’ils cultivent. Des utilisateurs qui peuvent répondre à ces messages en indiquant le prix auquel ils auront vendu le mil, le sorgho ou le manioc. Ils deviennent ainsi des analystes et bénéficient concrètement d’un équilibrage des prix entre le producteur et le consommateur. Les intermédiaires ne peuvent plus tricher.

Les perspectives qu’offrent les mobiles et le compte en banque sur mobile sont l’accès à de véritables opportunités de développement jamais mises à disposition des populations isolées: l’investissement par le crédit, l’assurance, l’épargne. Une révolution en Afrique où seul 20% du milliard d’habitants dispose d’un compte en banque. Le mobile devient plus qu’un outil multitâche, il se transforme en carte d’identité économique.

 « Imaginons les perspectives qu’offriront ces applications avec le renouvellement des téléphones ancienne génération par des smartphones. Ce sera la démocratisation de la cartographie, de la gestion des stocks et ainsi de la logistique ouverte à un potentiel d’un demi-milliard de clients »

Une innovation internationalisée «agile » ?

Dans ce contexte, la réplicabilité devient un enjeu d’innovation particulier. Qu’elle soit locale ou internationale, elle touche les 54 pays du continent, qu’elle relie entre eux, mêlant des cultures, des contextes et des économies diverses. Cela contribue à faire de l’Afrique un incroyable incubateur en temps réel et de l’innovation africaine une innovation vernaculaire, forgée par et pour les Africains tant les spécificités culturelles et sociales sont prédominantes.

En voyageant de pays en pays, du Maghreb à l’Océan Indien, de Dakar à Nairobi en passant par l’incroyable dynamisme de Kigali, on constate l’incroyable contraste entre des déserts numériques et des écosystèmes dynamiques. Des hubs émergent, signes qu’une troisième révolution industrielle a leapfroggé la seconde : l’Ethiopie et Kigali pour les investisseurs d’Afrique centrale, Dakar pour le web, Lagos pour les services…

L’innovation s’étend de région en pays et transforme radicalement l’économie informelle qui représente 70% des échanges en Afrique

Les Africains sont maintenant connectés par la fibre en ville ou en clef/point d’accès mobile 3G en brousse. Les nouveaux modes de transactions et de commerces virtuels permettent la sécurisation et la traçabilité des échanges, un avantage significatif dans des zones où le cash pose des problèmes de sécurité et où les commerçants se déplacent perpétuellement !

Le E-commerce ou plutôt le M-commerce vient ainsi supplanter un modèle de distribution qui n’avait pas fait ses preuves. C’est avec du click & collect ou du HTTPS que  les africains consomment aujourd’hui! Dans des pays où moins de 4% des villes sont équipées de supermarchés, le mobile devient le relais entre les consommateurs et les plateformes comme Jumia ou Cdiscount. Ceux-ci deviennent les nouveaux commerçants en synergie avec les gigantesques et grouillants marchés africains : ils ont compris que pour séduire en Afrique, il faut développer du « local » avec l’inébranlable « bouche à oreille » et avec des marketeurs « made in Africa”…

Les entreprises étrangères qui tentent de développer des technologies de services échouent quand elles n’embauchent pas des équipes locales expertes. La clef de l’internationalisation des innovations passera donc nécessairement par du “made in Africa” et de la montée en compétences des acteurs locaux. Le continent, dont 60% de la population a moins de 20 ans, parviendra à relever le défi de sa croissance en favorisant la formation de sa jeunesse et la valorisation d’écosystèmes locaux!

Révolution digitale en Afrique ? Écosystèmes, applications mobiles et cartographies

Depuis plus de 10 ans je découvre des nouveaux projets directement liés aux nouvelles technologies s’installer en Afrique et par milliers.

Les porteurs de projets sont unanimes : une personne qui n’a jamais eu de mobile ou d’ordinateur est capable de prendre en main une tablette et de l’utiliser en un temps record, et encore plus vite que celui qui à déjà eu un accès à ces technologies !

Et je l’ai personnellement remarqué il y à au cœur de la Guinée ou j’utilisais un PC sous Windows 10 avec écran tactile.

Les jeunes Guinéens, âgés en moyenne de 10 ans, l’apprivoisait avec une inventivité déconcertante…
Je pense que c’est aussi du au fait qu’il ne réfléchissent pas en prenant en compte les systèmes qu’ils utilisaient s’ils étaient équipés, mais avec un regard nouveau, curieux et donc quelque part parfaitement innovant.

Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique
Le digital et le mobile permettent des nouveaux usages collaboratifs en Afrique

Alors quels sont les freins au développement d’écosystèmes alliant numérique, hardware et digital dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’entrepreneuriat ?

C’est la connexion…
Les infrastructures : filaire, câble, satellites sont systématiquement trop chère, peut développées ou inexistantes (lire mon dossier sur le Cameroun, le Rwanda et le Burundi dans Info Afrique). Les gens n’ont pas accès aux mises à jours, aux téléchargements, et ne peuvent consulter que les données ayant le poids le plus faible.

C’est donc la connexion qui fait cruellement défaut 🙁

 

Quelles solutions pour le développement d’écosystèmes digital en Afrique ?

La solution c’est bien sur de disposer de système, tablettes, PC, notebook, phablettes ou Smartphones qui sont « pré chargés » avec des programmes ou applications. Cela existe et il faut être capable de désactiver les mises à jours automatiques, les logiciels qui téléchargent sans prévenir etc…
Les succès des projets avec ces méthodes sont désormais généralisés et l’Afrique de l’est et les projets éducatifs les utilisent à grande échelle.

« Il est impossible de développer des systèmes ou des applications en Afrique sans être parfaitement conscient des exigences culturelles, il est primordial d’être sur le terrain, longtemps et en parfaite harmonie avec les usagers des technologies »

Du OFFLINE pour l’Afrique avec Google, et les autres ?

Mais la ou se situe une progression vraiment remarquable c’est dans les systèmes ou écosystèmes qui permettent d’être utilisés « offline »
C’est bien sur Google qui performe dans ces développement que je qualifierais d’innovants dans la mesure ou ils vident des pays en voie de développement sans coûts complémentaires ou avec gratuité totale.

Comparatif Google Maps et Open Street Map

Les cartes avec Google Maps permettent aujourd’hui d’être de plus en plus consultés offline. La aussi une petite révolution.

A noter qu’OSM ( Open Street Map ) le permet également avec par exemple l’application Map Factor, sur mobile, qui donne la possibilité de se géolocaliser sans aucune connexion et en utilisant son Smartphone comme un GPS professionnel.

Avec une vrai évolution qui sont les options de temps de trajets, de traces ou routes sauvegardés etc… des options astucieuses. Le système bénéficie d’une précision assez stupéfiante, mais pas sur la cartographie Google Maps hélas…

Le comparatif Google Maps et Open Street Maps lors de ma mission en Guinée:

Voici la version de Google Maps pour la ville de Dalaba en Guinée…

 

Et la version que propose Open Street Map !

Je vous laisse juge de la différence de détails…

A noter que Youtube se met également à proposer des usages « offline », je l’évoque dans mon article sur Info Afrique. ceux-ci permettent d’envisager de nouvelles perspectives de développement par exemple pour l’éducation numérique avec le partage de cours dans des zones non couvertes par Internet en Afrique.

Des applications mobiles pour tous les usages

Règle numéro 1: toujours avoir dans le développement de l’application un mode « SMS ». C’est aujourd’hui l’usage le plus prisé pour 80% des Africains qui utilisent des mobiles et non des Smartphones.

Il est indispensable d'être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement
Il est indispensable d’être présent sur le terrain pour comprendre les axes de développement

Permettre aux client final ou au bénéficiaire d’avoir des informations précises en adéquation avec le besoin mais systématiquement en synergie avec la culture locale et le contexte.

– Application de cours des matières premières : avec par exemple l’agriculture ou les cultivateurs reçoivent les informations tous les jours ou toutes les heures sur les cours de leurs produits, lire le dossier Info Afrique.

– Ajouter des datas pertinentes en synergie avec le contexte. Par exemple les informations météo géolocalisés pour ces agriculteurs qui, en Afrique, ont un besoin crucial de stockage et de gestion.

Les applications de santé ou d’éducation évoluent dans le même cadre mais avec d’autres spécificités. Je reviendrais sur ce sujet en détail dan un prochain post.

Le numérique et le code en Afrique

Les nouvelles technologies en Afrique représentent le plus gros marché au monde selon de nombreux experts financiers

Il y aurait actuellement 800 millions de téléphones mobile en Afrique, c’est plus qu’en Europe ou aux USA. Sachant que 80% de ces mobiles sont d’ancienne génération imaginons l’impact sur les applications et l’échange d’information quand ils seront renouvelés par des Smartphones.

Les nouveaux leaders de l’économie numérique ne sont pas uniquement Google, Facebook, SAP, Atos, mais aussi désormais Jumia, MTN, Orange… Des groupes qui définissent de nouveaux paradigmes « agiles » des entreprises participatives, collaboratives… du web 3.0 ?

Interview FedAfrica sur le digital en Afrique

Parmi les nombreuses mutations qui permettent à l’Afrique de s’imposer comme le continent de la croissance, l’essor de la sphère digitale, synonyme de développement économique et social est incontournable.
Le continent est aujourd’hui doté d’un très fort potentiel, tant en termes de nombre d’utilisateurs que d’accès aux offres les plus innovantes. C’est par ailleurs pour répondre à de nouvelles habitudes de consommation, ainsi qu’à un besoin de réactivité et d’inter-connectivité que l’ensemble des acteurs économiques ont pris part à cette révolution.

A ce titre, Fed Africa lance en 2016 le chantier de son nouveau site Internet qui promet d’être responsive et plus ergonomique.
Afin d’en savoir plus sur le virage numérique et ses formes multiples, nous avons convié Thierry Barbaut – expert Digital & Afrique, à nous faire un état des lieux du marché.
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Fed Africa : Dans quelle mesure les nouvelles technologies sont-elles un enjeu de développement ?

Thierry Barbaut : Les nouvelles technologies en Afrique touchent tous les secteurs d’activités : l’industrie, la finance, les matières premières mais aussi et surtout l’agriculture, la santé, les déplacements, les énergies renouvelables et bien sûr l’éducation. Grâce aux NTIC des perspectives incroyables se dessinent et plus particulièrement en Afrique grâce à deux leviers :

  1. Le premier levier est l’accès à l’information et c’est le mobile qui l’a rendu possible. Le marché est passé à une étape de renouvellement avec l’arrivée des smartphones low cost, c’est une deuxième phase de cette révolution télécom qui offrira l’accès à des applications plus inclusives pour des centaines de millions d’utilisateurs.
  2. Le second levier est représenté par les services qu’offre aujourd’hui le mobile. Le plus marquant est bien sur le mobile banking qui démocratise l’accès à la bancarisation. Toutes les classes sociales utilisent le mobile banking et les PME sont de plus en plus représentées. De nouveaux marchés s’ouvrent : l’assurance, l’épargne ou le micro-crédit

– L’émergence des réseaux sociaux en Afrique permet principalement l’échange d’information et donc le contact entre usagers : entreprises, particuliers, organisations avec un accent particulier sur le mode collaboratif. En effet l’outil est extrêmement utile aux populations en recherche de structuration, de fonds et bien sûr de mise en œuvre d’actions.

– Le big data est prépondérant car les données collectées changeront définitivement le visage de l’Afrique avec des perspectives de personnalisation des services adaptés aux besoins des utilisateurs.

– La cartographie et la géolocalisation en temps réel permettent déjà de lutter contre le développement du paludisme, de gérer le trafic des bus de Nairobi en mode collaboratif ou d’apporter des données météo précieuses aux millions d’agriculteurs ou éleveurs par le biais de SMS journaliers.

– le Crowdfunding mais aussi le crowdsourcing ou le crowdimpactingpermettront de mieux gérer l’aide au développement en récoltant et diffusant des données plus efficientes.
Fed Africa : Quels impacts à la sphère digitale dans les habitudes de consommation ?

Thierry Barbaut : Un des impacts majeurs a été de mettre en contact les populations, les familles, les régions et même les pays d’Afrique. Comme l’Afrique est dans le noir la nuit par manque d’électricité, elle est aussi dans l’ombre au niveau de la communication.

La diaspora entre enfin de manière efficiente dans le développement de l’Afrique, des HUBS se développent afin de faciliter les contacts mais aussi les financements, les échanges et les bonnes pratiques.

Jumia bien sûr avec la société AIG (Africa Internet Group) mais aussi Cdiscount (Bolloré et le groupe Casino) possèdent à eux deux plus de 40 sites internet de e-commerce en Afrique.

Mais là ou Jumia s’est particulièrement démarqué c’est dans l’adaptabilité des différents sites internet aux spécificités locales et culturelles mais aussi techniques et législativement : pas de HTTPS (paiement sécurisé sur Internet) ou de paiement par carte dans tel ou tel pays, c’est alors du «click and collect » qui est mis en place (système ou le consommateur commande en ligne et payera à la réception du produit).

Finance, marché informel et lutte contre la corruption

Le digital permet à l’Afrique de se placer sur les marchés financiers et de développer ses propres fonds d’investissement d’incubateurs et enfin de ne pas dépendre systématiquement de l’aide internationale même si des contrastes restent saisissants d’un pays à l’autre, ce qui est logique sur 54 pays.

Le fait de piloter des marchés financiers dans un écosystème digital permet ausside transformer le marché informel qui représente 70% en Afrique.Formaliser les échanges, par exemple sur les différents marchés journaliers qui se tiennent dans les villes et qui mettent à disposition des populations les denrées de première nécessité, représenterait plus de 500 milliards d’euros par an dans sa phase N+1. Le mobile banking sera bien sur le principal vecteur des connexions financières entre clients et vendeurs.

Fed Africa : Quelles sont vos projections concernant la prochaine décennie ?

Thierry Barbaut : Les HUBS liés aux nouvelles technologies vont exploser, ils sont des pépinières de jeunes vecteurs d’innovations locales et adaptés aux cultures et mode de consommation des 54 pays du continent.

– Les applications mobiles et les objets connectés, qu’ils soient chez les particuliers, dans les usines ou grandes entreprises joueront un rôle essentiel.

– Il est probable que l’Afrique soit finalement cette locomotive de la croissance mondiale dès 2030 avec deux milliards d’habitants. Les défis à relever sont énormes mais la croissance est présente et perdure même avec la chute des cours du pétrole. Cette croissance, même si elle est inégalement répartie, touchera de plus en plus de monde et donnera plus d’impact et de pouvoir d’achat aux populations.

Dans les bonnes initiatives digitales en Afrique il faut citer We Think Code, une ONG Sud-Africaine qui ouvrira début 2015 la première école gratuite de codeurs ouverte aux pays limitrophes sur le même modèle que « 42 Born to Code » l’école du fondateur d’Iliad (Free) Xavier Niel à Paris.
L’économie informelle va se structurer progressivement permettant aux Etats de mieux se développer financièrement notamment en collectant des impôts importants. La bonne gouvernance sera bien sûr aussi décisive qu’indispensable. Faisons confiance aux jeunes, 50% de la population Africaine à moins de 25 ans et la jeunesse rime avec innovation.

Smartphones are changing lives in Africa

The recent pace of economic growth in sub-Saharan Africa has undeniably been of enormous benefit to the continent

Countries such as Angola, Ghana, Mozambique, and Nigeria have profited from high levels of foreign investment and commodity exports, enabling them to invest in much-needed infrastructure. While this has certainly led to societal transformations, it has also exacerbated the gap between new technologies and old, often defective systems.

Much of sub-Saharan Africa continues to be plagued by poor access to electricity, sporadic Internet coverage, and weak governance—none of which is promising for the development of the latest technologies. These obstacles, while challenging, have nevertheless provided fertile ground for innovations using an already widespread technology: the mobile phone.

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One of the most important advances in mobile technology has been the rapid growth of mobile banking. Africa has been and continues to be one of the most un-banked populations in the world. Millions of Africans are paid in cash, have no access to social security or financial services, and don’t pay taxes. Mobile banking works to alleviate this problem by offering individual users a convenient way to make payments at retailers with only a basic mobile phone that uses near field communications (NFC), meaning that no Internet connection is necessary. Likewise, in Kenya, Safaricom pioneered mobile money transfers, enabling individuals to easily transfer money to a friend or relative via SMS. The service, called M-Pesa, has reached millions of people who previously had no access to financial services. Such services, while basic, help to improve security, offer a more flexible way to manage funds, and allow individuals to manage their income in a structured way.

Mobile payments also enable consumers to make long-distance purchases, thereby opening retailers up to a diverse body of consumers, irrespective of geography. Since payment is made through a mobile phone, the transactional cost to the retailer is much lower than debit or credit card processing fees. Banks across the continent are also opening their doors to new customers. For instance, in Angola, Banco Angolana de Investimentos (BAI) launched the e-Kwanza, a phone application through which new customers can register and set up their accounts for free.

SMS is also becoming an increasingly invaluable tool in the provision of health care services for those living outside of major urban areas. In Kenya, health care professionals are able to stay in touch with individuals living with HIV through the Weltel Project, while in Nigeria, SMS is being used to track the distribution of mosquito nets.

Mobile technology is also creating business opportunities for entrepreneurs working to develop new health care solutions. Health insurance is one such industry sector. One of the world’s largest “micro-insurance” companies, MicroEnsure, has built a business through the provision of mobile-based health insurance in collaboration with mobile network providers. The company has offices in Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, and Tanzania, and provides insurance services to some of the poorest people on the continent—even those living on less than $4 a day. To date, the company has around 4 million customers.

It is in the business arena that mobile technology is proving to be especially fruitful from a socio-economic perspective. A recent research paper from Forbes Africa in collaboration with Djembe Communications showed that the vast majority of young Africans (around 80 percent) would rather work for themselves than for an existing company—a prospect made more viable by access to mobile technology. In the agricultural sector, which accounts for roughly 60 percent of the continent’s export revenues, young entrepreneurs are creating new solutions for farming industries. M-Farm delivers real-time market information to farmers, helping them to better understand the true market price of crop supplies, as well as to negotiate more advantageous prices with wholesalers and importers. Other simple mobile phone ideas include iCow, which delivers a breeding calendar for cows’ gestation periods, in addition to providing farmers with advice on the best breeding practices.

The mobile phone’s educational capacities aren’t limited to the farming sector. A pilot program in Uganda called MobiLiteracy Uganda uses SMS and audio technology to support home learning, offering daily reading lessons in local languages via the parent’s mobile phone to students who are unable to physically attend classes. Because the lessons are delivered by SMS and audio, illiterate parents are also able to participate. In Kenya a 32-year-old teacher has created a mobile phone-based teaching platform, which acts as a virtual tutor and teacher’s assistant, enabling students to access all of their courses outside of the classroom. It is a for-profit business whose success is based on a high volume of low-cost users. As of November 2015 the service had 500,000 customers.

Utilizing existing technology is a smart way for entrepreneurs to create much-needed solutions across Africa. Foreign direct investment and top-down government investment will continue to improve infrastructure, but in the meantime there is money to be made through the most basic mobile phones. Young business leaders across the continent are creating new solutions, but they remain frustrated by poor access to capital, which prevents them from investing in order to expand. Lack of capital is an ongoing issue in Africa, which is why many young businesses look towards foreign investors for help. There are an increasing number of solutions, such as one provided by the pairing service FACRA, a government-backed venture capital fund in Angola. It acts as a conduit between successful Angolan businesses and foreign investors—an introduction that makes it easy for home-grown businesses to source capital from a range of potential suitors. It also provides an easy-access route for foreign firms looking for opportunities in the country, offering cultural and business initiation services and attractive financial terms for direct investment.

Organizations such as FACRA are supporting enterprises and making it much easier for growing businesses to find ways of expanding nationally and across borders. It is especially important for mobile-based businesses to succeed because they deliver low-cost solutions that have the potential for high returns, not to mention the socioeconomic benefits they provide to communities.

Over the next few years, it is likely that the use of mobile technology—even basic SMS services—will grow. The cost of basic phones has fallen dramatically over recent years and even smartphones are becoming commonplace. Foreign investors now have an opportunity to look at this fast-growing sector as a way of securing long-term gains through businesses that have a strong socio-economic impact, which could provide a win-win scenario for African economies, entrepreneurs, and foreign investors.

Will Africa be digitally relevant in the next 10 years ?

By 2025, jobs which were common place in 2015 will no longer exist. Students graduating in 2016, will have obsolete qualifications for which there will no longer be a profession by 2025.

  • Front-line military personnel will be replaced with robots
  • Private bankers and wealth managers will be replaced with algorithms
  • Telemarketers, data entry capturers, tax preparers, lawyers, accountants, actuaries, statisticians and consulting engineers will be replaced with Artificial Intelligence (AI).

New business models, like those of Uber and Alibaba, are already industry-shaping disruptors, and each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable.

Traditional enterprises, whilst presently successful by today’s standards, are scrambling to make sense of Business Digitisation in order to stay relevant in the Digital future. Many are attempting to create new Digital business models which will eventually cannibalise their traditional business, rather than capitulating to new disruptive Digital start-ups. Companies are also digitising their products and services, along with operational processes and customer channels. Over 70% of top fortune 500 companies have plans to offer their products as a Digital service by 2020.  Presently, the 10 most valuable start-ups globally are estimated to have a value of $172.7 billion – all embracing Digital platform based business models. Around 90% of the business models in 2020 will be driven by the cloud.

Cloud computing concept with copy space

Globally, the number of connected devices will nearly quadruple by 2025, significantly altering the skills employers hold most valuable. Increasing connectivity will change how employees choose to work (for example: remotely, part-time, independently, or dispersed), and provide employers with a spectrum of hiring options.

Millennials, most of whom are Digital Natives, will comprise an estimated 48.3% of the global labour force in 2025, while those aged 60 and older will comprise 9.9% (compared with 7.9% in 2015).

Each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable

The line between what has traditionally been business and IT is becoming more and more blurred. Largely due to the early adoption and impact of Digital marketing, The Chief Marketing Officer or CMO, now controls a bigger “IT” budget and influence than the CIO. This is only set to increase and expand across the organisation, as Digital Natives become future business leaders.

What new skills and expertise will be required to lead and manage the Digital enterprise of the future?

As robots, AI and Digital algorithms continue to replace many jobs and professions; new and emerging professions by 2025 will focus more on human interaction, augmented through Digital mechanisms. Jobs requiring uniquely human characteristics, such as cultural deftness, caretaking, or empathy, and creative thinking, are those least threatened by automation.

The ability to work anywhere, anytime is fuelling the Digital nomad trend, which is highly appealing to millennials, but will also blur political and economic boundaries, and test national labour codes.

Artificial Intelligence, its subfields, and automation will create some specific reflecting trends associated with new and emerging technology advances. Career gains from AI and automation include:

  • Artificial Intelligence technology and automation salesperson
  • Specialist programmers
  • Cybersecurity experts
  • Engineering psychologists
  • Robot and automation technology manufacturer, distributor, servicer, and refurbisher
  • Technology-specific trainer
  • Neuro-implant technicians
  • Virtual health care specialist
  • Virtual reality experience designer

Conclusion:

Digital transformation cannot be ignored without becoming irrelevant, and an adaptive Digital strategy is imperative.

The Digital workforce will be largely millennial, and significantly different from today in terms of culture, leadership style and skills. Artificial Intelligence, robots and Digital algorithms will automate many professions, but jobs requiring uniquely human characteristics – or are critical to the development of Digital solutions – will be in great demand by 2025.

A holistic Digital transformation strategy, which considers the Digital workforce along with the business model, process and customer channel dimensions, will be imperative for organisations wishing to remain relevant in the next 10 years

With Wayne Houghton, Director of Growth Implementation Solutions, Frost & Sullivan Africa

Mark Zukerberg dévoile les développements de facebook pour les 10 prochaines années

Cap sur l’innovation, messenger, l’internet pour tous, la réalité virtuelle et l’intelligence articificielle

Pour Mark Zuckerberg, l’objectif est de donner à tout le monde le pouvoir de partager tout ce qu’ils désirent avec n’importe qui.

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Facebook launches Agency Ambassador programme for Africa

First ambassadors to lead digital training and skills development for peers

Facebook has launched an Agency Ambassador Programme for Africa as part of its drive to equip its agency partners with the skills and information they need to make the most of Facebook as a marketing and advertising platform. Agency Ambassadors have a direct line to Facebook and receive extensive training to help them become their agency’s expert in Facebook’s tools, technologies and solutions.

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Delegates representing 32 top media agencies from four countries (Nigeria, Ghana, Kenya and South Africa) gathered at a three-day summit in Johannesburg from 29 March to 1 April, where a Facebook team from around the world trained them to become Africa’s first Facebook Agency Ambassadors. The collaborative training equipped participants with the resources they need to understand how to drive real business results through digital marketing, and in turn share this knowledge within their organizations. The forum also afforded an opportunity for the agency representatives to provide feedback to Facebook.

The launch of the program follows within a year after the opening of Facebook’s first office in Africa—based in Johannesburg, South Africa— when Facebook committed to supporting and up-skilling businesses across the continent.

“We’re so excited to launch the Facebook Agency Ambassador Program, a first for Africa,” says Nunu Ntshingila, Head of Africa for Facebook. “As media transcends to digital, it’s of crucial importance that these Ambassadors are equipped to take their learnings back to their agencies –  both digital and traditional – so that they can make the most of the digital opportunity, and ultimately grow brands and businesses.”

The programme incorporates Facebook Blueprint, an education program that trains agencies, partners and marketers on how to use Facebook. Combining online courses, in-person training and certification, Blueprint trains marketers on everything from campaign optimization and how to use video on Facebook to effective ad measurement solutions. The foundation of Blueprint is its eLearning center, which features more than 50 online courses and has tracks organized by category, such as direct response marketing, as well as tracks designed for specific roles, such as digital buying.

According to Elizma Nolte, Head of Business Marketing for Facebook Sub-Saharan Africa, “Our goal with the Agency Ambassador Programme is to empower agencies to help their clients make the most of our platforms. It’s also a way for us to listen to agencies and learn more about what they need in their specific markets, so that we can improve offerings across the Facebook family of services. Facebook is a partnership company at heart, and this kick-off summit is simply the beginning of a long-term partnership with agencies across the continent.”

Le pari Afrique pour Orange

Orange se développe de plus en plus en Afrique

De l’opérateur France Télécom à Orange, l’histoire du groupe est impressionnante entre réussite mutations, mais un marché, avec l’avènement du mobile, permet de nouvelles perspectives au groupe: l’Afrique

ORANGE EN AFRIQUE C’EST UNE PRÉSENCE DANS 19 PAYS, 130 MILLIONS DE CLIENTS ET 4 MILLIARDS D’EUROS !

Ce marché émergent un moteur de croissance incroyable pour l’opérateur Français. Le principal levier est l’incroyable succès du mobile. L’Afrique en compte plus de 750 millions…

Le Mobile Banking y est pour beaucoup avec le produit phare d’Orange: Orange Money:

Orange Money permet d’ouvrir un compte bancaire virtuel sur un smartphone ou un téléphone mobile et de transférer simplement de l’argent vers un autre compte mobile.
C’est la dématérialisation du transfert d’argent.
Un miracle pour l’Afrique dont seulement 20% de la population dispose d’un compte un banque.

Orange arrive en retard sur le M-banking mais parvient à conquérir de nouveaux marchés

C’est M-pesa, la solution de mobile banking de Vodafone Safaricom qui arrive en tête en Afrique. C’est aujourd’hui 30% du PIB du Kenya (record mondial) qui est réalisé chaque jours par mobile banking soit 2,5 millions de transactions par jours…

En France Orange compte 34 millions de clients, 130 millions en Afrique, quelles seront les évolutions du marché d’ici 10 ans ? Il est probable que l’Afrique double sa population en 20 ans, ce qui représenterait un potentiel de 200 millions de nouveaux clients !

La moitié de la population du continent Africain à moins de 25 ans et 750 millions de mobiles sont en service.

Orange parvient à développer un réseau puissant qui vise à rattraper son retard estimé à environ 10 ans dans le mobile banking. En effet le groupe Français est désormais présent dans 19 pays d’Afrique et dispose de relais locaux par milliers.

La force du réseau local, la clef du succès en Afrique

Ce réseau de boutiques ou de micro-boutiques qui permet de recharger en crédit son mobile permet aussi aujourd’hui de créditer en cash son compte Orange Money ! A noter qu’une percée remarquable est effectuée au Mali en 2015.

“ORANGE COLLECTE” REPRÉSENTE LE SYSTÈME DES “TONTINES” AVEC LA TOUCHE DÉMATÉRIALISATION, TOUCHANT AINSI LA DIASPORA QUI REPRÉSENTE UN MARCHÉ PUISSANT ET INTERNATIONAL

Orange a parfaitement intégré que pour développer son réseau et ses clients il fallaitinnover.

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Les banques traditionnelles ne parviennent pas à se démocratiser en Afrique car les agences sont rares, couteuses et les taux de crédits trop élevés. Il faut donc passer intégralement par le mobile qui est la connexion directe avec l’utilisateur. Et pour cela Orange devient donc émetteur de monnaie électronique.

Lire mon interview d’Alban Luherne directeur d’Orange Moneyorange-afrique

Le e-commerce et Orange

Avec l’incroyable développement du e-commerce: Jumia et CDiscount (groupe Casino et Bolloré) se partagent un marché estimé à 150 milliards d’euros en 2020. Orange est présent en proposant habillement une “API” (Application Interface Connection) qui permet aux utilisateur de mobiles de payer sur certains sites. Jumia propose de payer avec… un compte MTN Mobile Money, mais pas encore Orange Money !

Il est possible de payer avec MTN Mobile Money mais pas Orange Money sur Jumia Côte d’Ivoire !

Les nouveaux marchés et leurs produits

Orange s’ouvre aux nouveaux produits comme l’épargne, le crédit ou l’assurance, grâce a son nouveau statut de banque en Afrique. Des perspectives économiques fabuleuses et particulièrement innovantes.

Orange sera bientôt porté par l’innovation et son réseau physique

Pour croître il va falloir innover !

Le succès des nouveau services est systématiquement lié à l’innovation : proposer des services mobiles intelligents, adaptés à la culture locale et en adéquation avec le besoin.

  • Le service est un des clefs du système, avec par exemple l’aide vocale permettant aux usagers analphabètes de se faire assister dans leurs différentes démarches.
  • Un autre point clef est la confiance, elle est stratégiquement liée au déploiement des points de ventes, et c’est un domaine ou justement Orange est parfaitement conscient de l’importance de mailler ce réseau partout la ou c’est nécessaire.
  • Le grand défi va être de muter avec les spécificités de chaque pays et liés aux cultures et modes de consommation. Il va falloir recruter local et international mais avec le savoir faire “made in Africa”.

Une aubaine aussi pour l’emploi avec en ligne de mire les télécoms, le digital et l’innovation, des centaines de milliers de postes à pourvoir !

Réalité virtuelle et la stratégie de Google

Google ouvre un département dédié à la réalité virtuelle.

Google se doit de proposer les solutions les plus innovantes dans le domaine.

La Silicon Valley en est sûre : 2016 sera l’année de la guerre de la réalité virtuelle.  Et Google peaufine sa stratégie. Le géant de l’Internet se réorganise en créant une division consacrée à la réalité virtuelle.

À la tête des opérations, une pointure : Clay Bavor, anciennement responsable des applications (Gmail, Drive, Docs…), révèle le site américain Re/Code.

© Capture écran

La réalité virtuelle, c’est une expérience sensorielle totalement inédite qui permet d’immerger l’utilisateur dans un monde fictif. Concrètement, on pourra voyager aux quatre coins du monde ou pénétrer dans l’univers de son jeu vidéo préféré.

Google n’en est pas à son coup d’essai en manière de réalité virtuelle. Le Cardboard présenté en 2014 se présente comme une option low-cost en la matière. C’est un simple masque en carton avec un smartphone inséré. Grâce à des applications spécifiques, il est possible visualiser des images de réalité virtuelle générées ainsi que des vidéos en 360 degrés.

Le Google Cardboard est un dispositif peu onéreux permettant d’expérimenter la réalité virtuelle. © Google Cardboard

 

Dans ce domaine, Google fait bien pâle figure face à ses concurrents préparant des options plus hauts de gamme. Samsung a sorti son extension de Smartphone l’an dernier, Sony et HTC annoncent respectivement la sortie de la Playstation VR et le Vive. Le plus gros concurrent reste Facebook. La firme de Marc Zuckenberg a lancé les précommandes pour son Oculus Rift le 6 janvier dernier.

Abandon des Google Glass

Jusqu’ici Google s’était avant tout consacré au domaine de la réalité augmentée. Ici, non point d’immersion totale dans une autre réalité mais un enrichissement de ce qui nous entoure avec l’incorporation d’éléments virtuels comme des photos, des sons et des informations. Google s’est voulu pionnier en la matière avec ses Google Glass.
Mais celles-ci n’ont pas obtenu le succès escompté.

Trop chères, intrusives, mal acceptées par le grand public… Google a annoncé la suspension du programme en janvier 2015 pour le réformer complètement. Une nouvelle version doit sortir dans le courant de l’année 2016.

Loin de se laisser abattre, Google observe une nouvelle approche de la réalité augmentée en investissant dans Magic Leap. Doté de 1,4 milliards de dollars, cette start-up développe actuellement une nouvelle technologie qui, selon les rumeurs, permettrait d’insérer des images directement dans la rétine de l’utilisateur : une révolution.

Conscient de l’enjeu que représentent ces « nouvelles réalités », Google s’est ménagé plusieurs options. Ce nouveau département dédié à la réalité virtuelle n’est qu’une corde de plus à son arc.

 

Afrique, technologies, logistique et… Aéroports de drones

C’est encore une fois le Rwanda qui s’illustre dans les nouvelles technologies et l’innovation !

Après le lancement d’un fonds dédié aux nouvelles technologies c’est  le projet de lancement du premier DronePort en Afrique qui va voir le jour !

Ce sera le premier drone-port au monde, sur les rives rwandaises du lac Kivu, à Kibuye. ville frontalière de Goma

Cinq dômes au bout d’une piste de terre ocre qui abriteront des drones de trois ou six mètres, lesquels feront des va-et-vient, transportant des colis de 10 à 100 kg, que ce soit de la volaille, des médicaments ou des poches de sang. A terre, une poste et une clinique sont prévues sur le site pensé par l’architecte britannique Norman Foster qui travaille depuis janvier dernier sur ce projet, à la demande de Jonathan Ledgard qui dirige le centre Afrotech de l’école polytechnique de Lausane (Suisse).

Le Rwanda bénéficie d’une croissance économique importante et devient un modèle de croissance comme indique Mireille Modoi sur Info Afrique

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« Norman Foster a réalisé le plus grand aéroport de la planète, à Pékin. Il va réaliser le plus petit aéroport du monde, en Afrique, le moins cher possible, et intégrant une myriade de technologies », expliquait au « Monde Afrique » M. Ledgard en juin dernier. Les premiers vols devraient se dérouler au début 2016 à Kibuye et les opérations commerciales pourraient démarrer trois ans plus tard. Selon la proposition dévoilée par le cabinet Foster & Partners, des dizaines de drones-ports pourraient ensuite se créer à travers le Rwanda et peut-être dans la région.

Le Rwanda a été privilégié pour cette expérience, parce que le transport de marchandises est complexe dans ce petit pays vallonné d’Afrique centrale. Mais aussi en raison de son cadre législatif plus souple et sa politique de développement faisant la part belle aux nouvelles technologies.

aerodrones

Si l’Afrique du Sud ou le Kenya ont adopté des régulations très strictes quant à l’usage de drones dans leur espace aérien, les autorités d’aviation civile rwandaises sont actuellement en train d’aménager un cadre législatif permettant le développement de drone-port à des fins humanitaires et commerciales. Ces propositions seront soumises au conseil des ministres prochainement et devraient entrer en vigueur en 2016.

Plusieurs pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir ce premier drone-port.

Et les initiateurs de ce projet discutent avec les responsables angolais, botswanais, ougandais, tanzaniens ou mozambicains. « Nous recherchons d’abord un lieu sécurisé dans un pays où les autorités locales participent au projet en identifiant les besoins des populations défavorisées, explique M. Ledgard. Car nous tenons à ce que nos “cargos-ports” se trouvent dans des zones pauvres et reculées où les drones livreront des produits de première nécessité tels que des médicaments, de la nourriture et des produits médicaux ».

Selon les études du centre Afrotech, les drones-cargos pourraient assurer à terme 10 à 15 % du transport de marchandises dans les pays qui les auront accueillis.

La guerre et les chiffres des OS (Systèmes Opérateurs)

l’étude Kantar Worldpanel ComTech sur les parts de marché des OS pour smartphones viennent d’être publiés, cette fois pour la période de début juin à fin août 2015.

A noter le redressement de Windows Phone ainsi que le coup de mou d’iOS outre-Atlantique.

Android iOS Windows Phone

Sur les mois de juin, juillet et août, 83 % des mobiles vendus en France étaient des smartphones.

Parmi ces mobiles, 71 % étaient mus par Android, contre 76,2 % un an plus tôt. 15,4 % étaient animés par iOS, soit une progression de 2,6 points sur l’année, et 13,1 % étaient sous Windows Phone — synonyme d’une progression de 3,2 points par rapport à la même période en 2014. Les autres, qu’ils soient estampillés BlackBerry ou tirent profit d’une jeune plateforme comme Firefox OS, n’ont représenté que 0,5 % du marché.

À l’échelle mondiale, Android n’a pas profité de l’été pour mettre fin à la lente fonte de ses parts de marché. Il demeure toutefois un leader incontesté et incontestable sur nos téléphones intelligents. Aux États-Unis, en Italie et en Espagne, il s’est même offert un peu de croissance, avec une part de marché respective de 66,9 % (+2,5 pts), 74,8 % (+1,8 pts) et 89,5 % (+1,4 %). Mais cela ne compense pas son recul de 7,1 points à 75,2 % du marché en Allemagne, de 11,2 points à 53,1 % en Australie, de 5,6 points à 78,1 % en Chine ou de 5,9 points à 64,5 % du marché britannique. Sur l’ensemble des cinq marchés majeurs européens, le petit robot vert accuse d’ailleurs un repli sur l’année de 3,3 points (72,2 %).

repartition-OS

Du côté de la pomme, seuls deux territoires affichent un recul sur la période. En Espagne, iOS a vu son poids fondre à 6,2 % du marché au fil de l’été, perdant ainsi 1,3 point sur l’année. Il a aussi concédé 2,1 points aux États-Unis, où il a atteint son niveau le plus bas de l’année avec 28,4 % du marché. Cela n’a toutefois rien d’inquiétant pour la firme : il est de coutume, outre-Atlantique, que les ventes connaissent un important coup de mou plusieurs mois avant le lancement d’un nouvel iPhone (en l’occurrence, l’iPhone 6s). Ailleurs, l’appareil a continué à séduire : +5,1 points à 19,4 % du marché en Chine, +8,5 points à 37,8 % en Australie, +6,7 points à 33,8 % au Japon, +5,8 points à 33,7 % au Royaume-Uni…

Microsoft, enfin, a su redresser la barre après un printemps quelque peu difficile. Si Windows Phone n’est toujours pas un acteur de poids en Asie (2,3 % du marché en Chine ; +1,6 point) ou aux États-Unis (3,5 % ; stable), il perce globalement en Europe, avec 11 % de parts de marché, contre 9,3 % un an auparavant. Cette progression, il la doit certes essentiellement à deux marchés, à savoir la France (+3,2 points) et l’Allemagne (+3,6 points à 10,5 % du marché), mais ne démérite pas non plus outre-Manche (+0,3 point à 11,3 %). Il peine par contre à franchir la barre des 15 % sur son marché fétiche, à savoir l’Italie, où il est redescendu à 13,7 % du marché après un pic à 14,5 % un an plus tôt et sur les mois de mai, juin et juillet 2015. L’Espagne, placée sous l’écrasante domination d’Android, est naturellement un cas à part : Windows Phone n’y pèse que 3,9 % du marché, en baisse de 0,3 point sur l’année.

Thierry Barbaut

ONG, fondations & associations, les enjeux de la dématérialisation et du digital

Cartographie interactive, dématérialisation des projets, réseaux sociaux et finance participative mais aussi crowdimpacting…

Une révolution digitale est en marche dans le monde de l’aide au développement et de l’humanitaire.

Des milliers de projets voient le jour chaque années en Afrique et des millions de personnes travaillent sur le pilotage de ces projets aux quatre coins du monde, une chose les relient tous: internet

Quels sont les nouveaux outils ?
Quels enjeux représentent-t’ils ?
Qui sont les ONG qui innovent dans ce secteur clé pour le développement de l’Afrique et du monde ?

Dématérialisation, du papier au numérique, processus de gestion de projets

Pour une association ou une ONG, et quelle qu’en soit la taille, passer d’un dossier « papier » à un PDF est déjà une révolution, mais concrètement comment cela fonctionne-t’il ? Quel sont les processus de gestion de projet et workflow métier, et qui en profité réellement ?

Prenons l’exemple de l’Agence des Micro Projets de l’ONG La Guilde: Ce programme, soutenu par l’Agence Française de Développement, recevait en 2012 les projets des associations françaises par courrier, des dossiers papier donc, de ces associations qui sollicitent un financement compris entre 2 000 et 15 000 euros. Ces financements sont réservés à des projets de solidarité internationale.

Strategie_digitaleL’AMP (Agence des Micro Projets) lance deux appels à projets par ans et distribue 600 000 euros. Les dossiers éligibles passent devant un préjury puis devant un jury composé de membres de l’AMP et d’experts externes pour une parfaite équité.

Les projets retenus reçoivent une « dotation » et bénéficient de cofinancements, leurs budgets moyens sont de 45 000 euros mais peuvent aller jusqu’à 250 000 euros pour des actions pluriannuelles.
Les lauréats mettent en place le projet en Afrique pour 74% des cas et pour les 26% restant en Asie et Amérique du Sud. Les associations qui portent ces projets doivent ensuite rendre un bilan de l’action menée au bout d’un an. Une fois le projet effectif l’AMP se rend sur le terrain afin d’effectuer une évaluation avec le partenaire local de l’association Française.

Un processus de dématérialisation de projet a donc été développé fin 2013 pour permettre aux associations de ne plus envoyer de dossier papier mais remplir un dossier en ligne. Ce processus est réparti en plusieurs étapes matérialisé par des onglets du site.

L’AMP, grâce à un « backoffice » pilote et ouvre des sessions de dépôt de dossier, elle attribue des critères d’éligibilité selon les accords définis par son expertise et en accord avec son bailleur. Ces critères peuvent évoluer au fil des ans, comme les dates de clôture de dépôt de dossier, de jury, de bilan et d’évaluation. Nous sommes dons déjà dans une flexibilité du système rare couplé à un système intuitif et utilisable par tous sans formation particulière.

De leurs coté les « porteurs » de projets vont suivre ces fléchages de dates de sessions et cocher des critères d’éligibilités afin d’être en accord avec leur planning mais aussi de ne pas déposer un dossier ou l’ONG ou l’association ne serait pas éligible, gain de temps pour tous…

Quelles sont les étapes de dépôt et de gestion de dossier ?

Il faut que l’organisme, association ou ONG ouvre un espace avec un email et un mot de passe. Ensuite elle peut déposer un ou plusieurs projets.

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  • Etape « dépôt de dossier »
    Un dépôt de dossier dématérialisé en 11 étapes, passant de la description du projet, des activités menées, le contact complet du partenaire local, les prolongements envisagés, les activités génératrices de revenus, les populations cible, le budget avec les cofinancements et l’upload de photos, annexes et vidéos.
    Une fois le dossier validé par le porteur, et c’est une première évolution, l’utilisateur peut extraire son dossier complet en fichier zippé et ainsi disposer de son projet en format PDF parfaitement mis en page.
  • Etape Instruction
    Un pilotage de l’instruction directement sur la plateforme de l’AMP ou a la fois les jury interne et externe vont pouvoir lire, commenter, noter et juger le dossier. cette action est effectué sur un espace spécifique tout en ayant accès à l’ensemble des données du projet, un PDF de présentation est aussi disponible pour ceux qui souhaitent l’extraire ou le sauvegarder. Ceux-ci se réunissent ensuite pour une décision finale d’attribution des fonds dans les locaux de l’AMP afin de délibérer et d’attribuer les financements.
  • Etape « Dotation et décaissement »
    L’AMP va piloter le versement des fonds, la date d’envoi du premier versement composé des deux tiers, puis du solde la aussi sur un espace dédié.
  • Etape Bilan
    Un bilan va pouvoir être rempli en ligne, un an après la « dotation ». Le porteur de projet se connecte sur son espace association et rempli les champs disponibles, ceux-ci sont superposés au dépôt initial du projet, le porteur peut dons comparé ses actions effectuées et ce qu’il a finalement réussi à mettre en place. Deux actions résultent de cette étape: le versement du dernier tiers de la dotation à l’association, et bien sùr de connaitre les activités menées et de les comparer aux activités prévues. Ce bilan est visible du grand public sur l’Observatoire de l’AMP, par le biais d’une cartographie interactive et d’un moteur de recherche. Les onglets du projet deviennent au fur et à mesure de l’évolution du dossier visible au grand public.
  • Etape « Evaluation »
    Une section évaluation va permettre de remplir différent champs d’information, de photos et de vidéo du projet évalué sur le terrain par l’équipe de l’AMP ou par des évaluateurs locaux. Cette section évaluation est visible du grand public sur l’Observatoire de l’AMP.
La plateforme de finance participative www.microprojets.org
La plateforme de finance participative www.microprojets.org
  • Finance Participative microprojets.org
    En synergie avec l’innovation digitale l’AMP a développé sa propre plateforme de finance participative www.microprojets.org. Cette plateforme propose grâce à un moteur de recherche cartographique de découvrir les microprojets ayants déjà reçu une impulsion financière de l’AMP (gage de qualité, de passage devant un jury et de mise en place, une forme de « label microprojets ».
    Les projets sont mis en avant avec description, photos, vidéos et informations sur l’association. Deux objectifs: Permettre aux associations de disposer d’une page sur internet mettant en avant leur actions et l’association et collecter les dons du grand public avec un système de paiement en ligne sécurisé qui va jusqu’à mettre à disposition immédiate du donateur un reçu fiscal permettant de déduire 77% du don.

Thierry Barbaut sur France 2 pour la Finance Participative

Chacune de ces étapes est exportable dans un fichier PDF qui se génère automatiquement, permettant ainsi d’extraire des étapes ou le dossier complet: informations globales, jury, bilan, évaluation…

Nous sommes donc bien dans une dématérialisation complète d’un processus de gestion de projet couplé à un workflow métier intuitif et modulable selon les profils des utilisateurs: équipes interne, porteurs de projets, jury externe, grand public, donateurs.

« Non seulement la dématérialisation est complète et intuitive pour le porteur de projet, mais elle va jusqu’à suivre le workflow de gestion du cycle de vie du projet, allant de l’initiative du porteur local jusqu’à l’évaluation terrain et la capitalisation des informations dans l’Observatoire de l’AMP » explique Cécile Vilnet, coordinatrice de l’Agence des Micro Projets

Dématérialisation – Harmonisation et… Partenaires !

mutualisation-des-services-financiers-ONG-associationsCe nouveau système de dématérialisation permet non seulement de piloter la vie du projet en mode informatique mais aussi de fédérer d’autres bailleurs, en effet depuis Mars 2015 la fondation Agir sa Vie est partenaire de l’Agence des Micro Projets sur la plateforme.

Concrètement non seulement les personnes en charge de l’instruction des projets de la fondation auront un accès leur permettant de piloter leurs dossiers mais coté porteur ce sera un seul et même dossier à remplir pour deux demande de financement.

Une association peut dons solliciter 15 000 euros à l’AMP et 15 000 à la fondation Agir sa Vie. Un gain de temps, de gestion, de lisibilité et une harmonisation du pilotage des projets indéniable. Dernier atout et non des moindres, les projets financés pourront être évalué par l’AMP sur le terrain, la fondation Agir sa Vie bénéficiera donc des services de l’AMP et les rapports des projets qu’elle soutient seront publiés en ligne.

 

Cartographie interactive, crowdimpactig et crowdfunding, les nouvelles technologies qui servent la solidarité internationale

Que ce soit Google Map, Google Earth, Open Street Map ou Here de Nokia & Microsoft, tous les systèmes et toutes les grandes entreprises des NTIC mettent en avant la géolocalisation.
Google Earth avait mis en avant les zones de conflits et d’intervention humanitaire dans Google Earth dès 2002 avec le conflit du Darfour. Géolocaliser et rendre public dans le monde entier les zones précise sur une carte en ligne représentait une révolution.

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Aujourd’hui toutes les cartes et leurs différentes applications et développements permettent de découvrir une multitude d’opportunités. Suivre en temps réel la mise en place d’un projet, superposer des calques d’actions ou d’activités, les logiciels apportant des options sont nombreux et puissants. Google Maps permet même de charger ses cartes sur un notebook ou une tablette afin de les utiliser en mode non connecté, très utile en Afrique ou la connexion est aléatoire voire inexistante surtout en brousse.

Localiser une zone aride, voir les accès et la typologie du sol, les villages avoisinant, comparer saison sèche et saison des pluies, les possibilités semblent sans limites.

L'observatoire de l'Agence des Micro Projets
L’observatoire de l’Agence des Micro Projets

Un des points clé est pour les populations locales est d’avoir enfin accès à Internet et aux systèmes cartographiés et ainsi de pouvoir localiser qui intervient et précisément dans quel secteur (la aussi une des possibilité offerte par l’Observatoire de l’Agence des Micro Projets), cela rend possible la mise en relation entre les acteurs et le début d’un projet possible, l’impact d’un projet peut aussi être visible avec des système de liens, de vignettes projets ou de superposition de données donnant enfin possible les datas de crowdimpacting.

En effet les données de financement des projets des ONG et de l’aide au développement en général permet aujourd’hui de cartographier précisément l’impact et les bénéfices sur les régions et les populations locales, c’est le Crowdimpacting ! L’exploitation des données d’impacts d’actions d’aide au développement.

Des bénéficiaires au cœur de l’aide au développement, de l’émergence du besoin jusqu’au partage sur les réseaux sociaux

Que ce soit la dématérialisation, la cartographie ou l’émergence des nouveaux moyens de communication que sont les mobiles et les réseaux sociaux, tous le monde s’accorde pour enfin mettre en avant et au cœur de la stratégie de l’aide au développement les bénéficiaires. En effet ceux-ci parviennent maintenant à mieux communiquer même dans les zones rurales et c’est un véritable cercle vertueux qui est mis en place.

facebook-afriquePar exemple les bénéficiaires d’un villages au Togo peuvent faire des remarques pertinentes sur la mise en place d’un projet par le biais de la page Facebook des ONG et ainsi faire émerger des perspectives nouvelles sur le projet émanant directement du terrain. ces remarques souvent innovantes permettent d’ajuster les besoins et les ressources afin d’orienter de manière optimale les nouvelles actions. Et ceci sans attendre des mois ou parfois des années, la réactivité est décuplée et les actions également.

Grace aux dossiers dématérialisés ils peuvent les recevoir par email ou par messagerie instantanée comme Skype ou Facebook et ainsi apporter de précieux compléments d’informations.

Cette cohésion permet aussi de mieux préparer les missions d’évaluations des ONG sur le terrain.

Mais ce qui frappe le plus sur les réseaux sociaux c’est l’émergence des besoins et le partage d’information en temps réel. Les besoins sont mis en adéquation avec les sollicitations et les différents partenaires. Les acteurs sur le terrain par exemple envoient immédiatement des photos prises avec des téléphones mobile par le biais de Facebook et rendent ainsi compte en temps réel de ce qui se passe ! Des chantiers sont ainsi pilotés en « live » entre le partenaire français et le bailleur qui peut suivre la cohérence des actions menés.

Nous entrons ainsi dans un univers du « big data » non pas orienté business mais solidaire et c’est peut être ici que se trouve la vrai révolution digitale qui est en train de révolutionner l’aide au développement.

Thierry Barbaut

 

 

Le projet Ara de Google, un smartphone convertible à chaud

Ara-googleLe Projet Ara de Google n’en finit plus de faire parler de lui. Et pour cause : c’est une petite révolution que s’apprête à mener le géant du web avec son smartphone modulaire.

On apprend aujourd’hui que nous serons en mesure d’échanger la quasi-totalité de ses composants, sans jamais éteindre le téléphone.

Pouvoir changer un composant, en particulier de son smartphone, est une fonctionnalité dont tout le monde, ou presque, rêve. La fonction est désormais accessible sur un prototype, mais qui devient chaque jour de plus en plus tangible. Après tout, ne pouvons nous pas monter une tour d’ordinateur comme bon nous semble aujourd’hui ?

Sur le papier, l’idée est merveilleuse, puisque nous pourrions grâce à cette avancée être en mesure de conserver le même téléphone pendant « cinq ou six ans », en changeant uniquement certains composants. Concrètement, vous n’achèteriez plus un téléphone pour son appareil photo puisque vous pourriez acheter le module appareil photo qui vous intéresse.

 

Et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là ! On apprend aujourd’hui que nous serons en mesure d’échanger la quasi-totalité des composants, sans jamais éteindre le téléphone. Paul Eremenko vient de dévoiler la possibilité d’échanger les modules tout en laissant le téléphone allumé – exception faite pour le CPU et l’écran -. Nous devons cette petite révolution à une version modifiée d’Android L, développée en collaboration avec Linaro.

Utile ? Peut-être pas pour tout le monde.

Toutefois, le projet Ara reste impressionnant,  imaginez être en mesure d’échanger votre appareil photo contre un haut-parleur de qualité, un capteur d’air ou quoi que ce soit que Google ait derrière la tête. Notons que selon les dernières annonces, les premiers exemplaires de ce projet seront mis en vente dès le mois de Janvier 2015.

Bizarrement, les premiers intéressés sont les gouvernements et l’armée…

Avec Iliad, Free est la 29ème entreprise mondiale la plus innovante

Iliad critiqué, Free aussi bien sur, et pourtant Forbes classe l’entreprise française 29ème mondiale en termes d’innovation !

 

Huit groupes français, dont celui de Xavier Niel, font partie du classement Forbes des 100 entreprises les plus innovantes du monde. La France se classe en seconde place derrière les États-Unis et à égalité avec le Japon.

Le dernier classement Forbes sur les entreprises les plus innovantes de la planète va faire chaud au cœur aux industriels français. Sur les 100 groupes classés, huit groupes nationaux sont dans la liste.

 

En 13e place du classement général, c’est le groupe Hermes qui arrive en tête des groupes français. Le second français est Iliad qui occupe la 29e place (juste devant le géant américain de la VOD Netflix. Suivent Essilor (49e), Bureau Veritas (50e), Dassault Systemes (56e), Pernod Ricard (69e), Danone (86e) et Sodexo (89e).
iliad-freeGrâce à ces huit grandes entreprises, la France arrive en seconde position du classement mondial, certes très loin derrière les États-Unis (39 entreprises classées) mais à égalité avec le Japon.
Si l’on peut se féliciter du dynamisme de ces groupes, l’Europe n’a pas non plus à rougir. En effet, 24% des entreprises figurant au classement, soit près d’une sur quatre, sont européennes. Avec quatre groupes, la Grande-Bretagne est le second pays européen. Viennent ensuite, l’Irlande, l’Espagne et la Suède avec chacun deux entreprises, puis arrivent, avec une entreprise classée, la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal.
Ces bons résultats pour la France et l’Europe n’occultent tout de même pas notre absence dans le Top 10 des entreprises mondiales les plus innovantes. L’Américain SalesForce arrive très largement en tête tous secteurs et tous pays confondus. Une belle performance pour l’éditeur de logiciel Saas. Par contre, hormis Amazon en 6e place, les géants du Net sont les grands absents de ce palmarès. En effet, ni Apple, ni Google, ni Facebook, ni Microsoft, n’en font partie.
Cette particularité s’explique par la méthodologie choisie par Forbes. A la différence d’autres classements qui se basent notamment sur les dépôts de brevets ou sur des sondages réalisés auprès des dirigeants, la méthode Forbes repose sur les investisseurs, « qui identifient les entreprises les plus financièrement dynamiques aujourd’hui, et qui le resteront dans l’avenir. »

Google Ventures arrive en Europe

Un fond de Google en Europe avec 100 millions de dollars

Le fonds Google Ventures , bras financier du géant de l’internet américain Google , débarque en Europe avec une enveloppe de 100 millions de dollars pour investir dans les start-up, selon un message consulté jeudi sur son blog.

google-venturesPour ce faire, Google Ventures va lancer une déclinaison européenne de sa propre structure consacrée exclusivement au Vieux Continent.

« Notre objectif est simple: nous voulons investir dans les bonnes idées venant des meilleurs entrepreneurs européens et les aider à concrétiser ces idées », écrit Bill Maris, l’un des responsables de Google Ventures, sur le blog.

« Nous sommes persuadés que la scène des start-up européennes a un gros potentiel. Nous avons vu des entreprises captivantes émerger de Londres, Paris, Berlin, des pays nordiques et au-delà », ajoute Google Ventures.

Le fonds cite en particulier les plateformes de musique en ligne SoundCloud, fondée en Suède et basée à Berlin, et le suédois Spotify, de même que l’application finlandaise de jeux vidéo en ligne Supercell.

M. Maris ne donne pas de détails sur les secteurs visés ni les cibles potentielles.

Google avait créé Google Ventures en 2009 pour accompagner le développement de start-up américaines.

Afrique – Innovation – Digital