Archives de catégorie : Systèmes d’Informations

Le pari Afrique pour Orange

Orange se développe de plus en plus en Afrique

De l’opérateur France Télécom à Orange, l’histoire du groupe est impressionnante entre réussite mutations, mais un marché, avec l’avènement du mobile, permet de nouvelles perspectives au groupe: l’Afrique

ORANGE EN AFRIQUE C’EST UNE PRÉSENCE DANS 19 PAYS, 130 MILLIONS DE CLIENTS ET 4 MILLIARDS D’EUROS !

Ce marché émergent un moteur de croissance incroyable pour l’opérateur Français. Le principal levier est l’incroyable succès du mobile. L’Afrique en compte plus de 750 millions…

Le Mobile Banking y est pour beaucoup avec le produit phare d’Orange: Orange Money:

Orange Money permet d’ouvrir un compte bancaire virtuel sur un smartphone ou un téléphone mobile et de transférer simplement de l’argent vers un autre compte mobile.
C’est la dématérialisation du transfert d’argent.
Un miracle pour l’Afrique dont seulement 20% de la population dispose d’un compte un banque.

Orange arrive en retard sur le M-banking mais parvient à conquérir de nouveaux marchés

C’est M-pesa, la solution de mobile banking de Vodafone Safaricom qui arrive en tête en Afrique. C’est aujourd’hui 30% du PIB du Kenya (record mondial) qui est réalisé chaque jours par mobile banking soit 2,5 millions de transactions par jours…

En France Orange compte 34 millions de clients, 130 millions en Afrique, quelles seront les évolutions du marché d’ici 10 ans ? Il est probable que l’Afrique double sa population en 20 ans, ce qui représenterait un potentiel de 200 millions de nouveaux clients !

La moitié de la population du continent Africain à moins de 25 ans et 750 millions de mobiles sont en service.

Orange parvient à développer un réseau puissant qui vise à rattraper son retard estimé à environ 10 ans dans le mobile banking. En effet le groupe Français est désormais présent dans 19 pays d’Afrique et dispose de relais locaux par milliers.

La force du réseau local, la clef du succès en Afrique

Ce réseau de boutiques ou de micro-boutiques qui permet de recharger en crédit son mobile permet aussi aujourd’hui de créditer en cash son compte Orange Money ! A noter qu’une percée remarquable est effectuée au Mali en 2015.

“ORANGE COLLECTE” REPRÉSENTE LE SYSTÈME DES “TONTINES” AVEC LA TOUCHE DÉMATÉRIALISATION, TOUCHANT AINSI LA DIASPORA QUI REPRÉSENTE UN MARCHÉ PUISSANT ET INTERNATIONAL

Orange a parfaitement intégré que pour développer son réseau et ses clients il fallait innover.

Les banques traditionnelles ne parviennent pas à se démocratiser en Afrique car les agences sont rares, couteuses et les taux de crédits trop élevés. Il faut donc passer intégralement par le mobile qui est la connexion directe avec l’utilisateur. Et pour cela Orange devient donc émetteur de monnaie électronique.

Lire mon interview d’Alban Luherne directeur d’Orange Moneyorange-afrique

Le e-commerce et Orange

Avec l’incroyable développement du e-commerce: Jumia et CDiscount (groupe Casino et Bolloré) se partagent un marché estimé à 150 milliards d’euros en 2020. Orange est présent en proposant habillement une “API” (Application Interface Connection) qui permet aux utilisateur de mobiles de payer sur certains sites. Jumia propose de payer avec… un compte MTN Mobile Money, mais pas encore Orange Money !

Il est possible de payer avec MTN Mobile Money mais pas Orange Money sur Jumia Côte d’Ivoire !

Les nouveaux marchés et leurs produits

Orange s’ouvre aux nouveaux produits comme l’épargne, le crédit ou l’assurance, grâce a son nouveau statut de banque en Afrique. Des perspectives économiques fabuleuses et particulièrement innovantes.

Orange sera bientôt porté par l’innovation et son réseau physique

Pour croître il va falloir innover !

Le succès des nouveau services est systématiquement lié à l’innovation : proposer des services mobiles intelligents, adaptés à la culture locale et en adéquation avec le besoin.

  • Le service est un des clefs du système, avec par exemple l’aide vocale permettant aux usagers analphabètes de se faire assister dans leurs différentes démarches.
  • Un autre point clef est la confiance, elle est stratégiquement liée au déploiement des points de ventes, et c’est un domaine ou justement Orange est parfaitement conscient de l’importance de mailler ce réseau partout la ou c’est nécessaire.
  • Le grand défi va être de muter avec les spécificités de chaque pays et liés aux cultures et modes de consommation. Il va falloir recruter local et international mais avec le savoir faire “made in Africa”.

Une aubaine aussi pour l’emploi avec en ligne de mire les télécoms, le digital et l’innovation, des centaines de milliers de postes à pourvoir !

Salaires… Focus sur les métiers du Digital, marketing, vente et communication

Maesina International Search vient de publier sa 34 ème étude Salaires sur la rémunération des professionnels digital, marketing, vente, communication, réalisée en partenariat avec AON Hewitt.

 

L’étude 2014 reprend les rémunérations détaillées, fixe, variable, avantage, intéressement sur le long terme et rémunération annuelle globale de 20 fonctions les plus représentatives. Cette étude est réalisée à partir de 2791 sociétés étudiées, réparties sur cinq secteurs d’activités

La fonction digitale

salaires-digitalElle a encore connu en 2013 une augmentation sensible de près de 6 % en global. Les dirigeants et les managers s’en sortent le mieux avec 7 %. Les fonctions classiques du digital telles que le responsable référencement, le community manager ou le chef de projet digital voient leurs salaires progresser moins fortement autour de 5 %.

Les fonctions du digital s’intègrent de plus en plus dans les organisations avec une gestion plus classique de leur rémunération et donc de leur évolution. Même si cette fonction connaît toujours une très forte demande et un décalage avec les compétences existantes sur le marché, les hausses de salaires proposées restent mesurées et correspondent plus à la norme des fonctions connexes telles que le marketing.

De manière plus générale, la relation client est toujours au coeur des préoccupations des entreprises et le contexte économique tendu ne fait que renforcer cet état de fait. Toutefois, le CRM a connu en 2013 un morcellement très important, donnant naissance à de nouvelles spécialités (géolocalisation, brand content, social acquisition, RTB..) et l’apparition de nouveaux métiers centrés sur la ” Data” (Chief Data Officer, Data Scientist, Data Analyst). Ces derniers vont bien, confirme l’étude, au-delà de l’exploitation statistique des données traditionnelles et doivent être en mesure d’exploiter les nouvelles technologies, pour permettre une meilleure interaction entre les canaux (omnicanal), de définir des modèles prédictifs en lien avec les départements études et d’améliorer l’expérience client.

L’étude comparative entre les salaires des hommes et des femmes montre par ailleur un décalage en faveur des hommes, + 5.5 % en moyenne. Ce décalage ne se vérifie pas pour toutes les fonctions. Il dépend majoritairement de la nature du poste, du type d’entreprise, et de l’âge des personnes concernées. Il est important de considérer que les sociétés supérieures à 500 M€ de chiffre d’affaires se situent traditionnellement plus dans le 3ème quartile ou 9ème décile et que la moyenne des salaires exprimés correspondent davantage aux salaires pratiqués au sein d’une structure inférieure à 100 M€.

Internet: La valeur d’un internaute ?

Nos données personnelles se vendent facilement au marché noir, mais elles ne valent finalement pas grand-chose, sinon le risque de se faire pirater son compte bancaire.

Toujours plus sophistiquées, les cyber-attaques visent de plus en plus systématiquement à nous dérober notre identité sur la Toile.

chiffre_EcommerceMais que valons-nous réellement aux yeux des pirates et de ceux qui participent au commerce florissant de ces données personnelles ?

De quelques cents à 5 dollars au marché noir, selon les spécialistes de la sécurité qui se sont confiés à Gigaom.

Nos coordonnées se vendent, et même très bien, mais par « packages ».

Sur Twitter, 10 000 abonnés se monnayent en moyenne à 15 dollars, contre 115 dollars pour 100 000 followers.

Sur Facebook, les 1000 ‘like’ (« j’aime ») peuvent rapporter 15 dollars ; on peut tirer 100 dollars d’un pack de 10 000.

La cote des numéros de cartes bancaires est plutôt basse à 6 dollars les 1000, mais à ce prix, la valeur de l’information n’est pas garantie. Il est probable qu’aucun numéro ne permette réellement de pirater un compte.

Expert en sécurité informatique chez RSA, Idan Aharoni note l’existence d’un filon qui permet d’acquérir des numéros de cartes associés aux coordonnées complètes de leurs détenteurs (notamment le numéro de Sécurité sociale), pour un prix de 4 à 5 dollars par individu.

Ce filon est plus particulièrement exploité aux États-Unis, où les cartes spécialisées, les comptes privés et commerciaux se multiplient. Ouvrir un compte avec une ligne de crédit est très simple et fait l’objet de peu de contrôles.

Dans le cas d’un accès complètement renseigné à un compte bancaire, les coordonnées peuvent même, comme le note Silicon.fr, se vendre pour 5 à 10% de la somme qui y figure.

En résumé, quiconque clique sur un lien douteux et décline son identité ne vaut guère que quelques centimes.

En revanche, si l’on complète consciencieusement sa fiche de coordonnées bancaires, la cote pourra varier de 5 dollars au montant des sommes disponibles sur le compte.

EmailMarketing: Vers un nouvel eldorado ?

Les recettes classiques de la communication par email s’essoufflent mais de nouveaux scénarios plus efficaces se mettent en place. Explications avec Jean-Paul Lieux, directeur général de Dolist.

 

header-image-emailing1Dans le secteur de la publicité en ligne, l’email marketing qui consiste à adresser des mails publicitaires à un échantillon d’internautes a de moins en moins la faveur des annonceurs.

Alors que les dépenses globales ont progressé en France de 4% au premier semestre, les investissements liés cette spécialité ont encore reculé de 1% à 54 millions d’euros (chiffres SRI). Un repli continu dont les raisons sont connues : efficacité en berne, saturation et rejet des internautes et bases de données sur-exploitées.

Peux-t-on parler de mort de l’e-mail marketing ? Oui dans sa forme la plus connue. “La location de fichier et l’objectif de faire des volumes ne fonctionnent plus, les annonceurs ont fait le tour de la question. Balancer un email à 100 000 personnes, ça ne sert plus à rien”, commente Jean-Paul Lieux, directeur général de Dolist, un des spécialiste français de ce secteur qui insiste sur “le rendement faible” de ce dispositif.

“On assiste aujourd’hui à une mutation de l’emailing car il apparaît clairement que l’acquisition volumétrique n’est plus efficace”, poursuit-il. Que faut-il alors entendre par mutation ? L’idée générale est de raisonner de manière globale et non plus en silos.

S’appuyer sur des scénarios pour lancer des campagnes pertinentes

“Le mail reste le vecteur le plus précis pour adresser directement un internaute mais avec tous les débordements qu’on a connu, de nouvelles orientations émergent aujourd’hui”, ajoute le dg qui évoque l’importance de la légitimité des actions par le consentement de l’internaute et le déplacement de la valeur vers la donnée.

Concrètement, le spécialiste plaide pour la mise en place de campagnes s’appuyant par exemple sur des scénarios variés. Il s’agit par exemple de contacter automatiquement un consommateur après son passage en caisse dans un magasin physique ou un internaute inscrit sur un site de vente qui n’a pas réalisé de commande ou qui n’est plus revenu sur le site après un premier passage ou encore lui envoyer le bon message après un premier achat. “Ces scénarios peuvent parfaitement déboucher sur des campagnes qui permettent de gagner en performance, or personne ne le fait”.

Dolist affirme ainsi qu’ile st possible de doubler le taux de clients qui passent une nouvelle commande sur un site d’e-commerce grâce à ces pratiques. Et de rappeler que le taux de transformation (une visite qui se transforme en achat n’est que de 3% en France.

Il s’agit également, et évidemment, de s’appuyer sur l’essor du smartphone et de la tablette comme support de consommation du Web. “Attention néanmoins, il faut raisonner en termes d’enrichissement des campagnes, pas de glissement”, souligne Jean-Paul Lieux.

L’importance du format ‘responsive’

Dans cette logique, il s’agit de bien différencier les usages liés à chaque support : “Le smartphone est comme une gare de triage, on s’informe mais on n’agit pas. La tablette propose un usage plus actif, un peu comme sur un ordinateur avec des actions, des inscriptions etc…”.

Conséquence, “l’internaute devenant multi-device selon le moment de la journée, les annonceurs doivent proposer un message qui s’adapte à ces différents supports. “On n’est pas capable de savoir si l’internaute va ouvrir un email depuis tel ou tel appareil”, d’où l’importance du format, adaptatif aux tailles d’écrans et du message qui doit être plus pertinent, plus simple”, explique le responsable.

L’IAB souligne d’ailleurs l’émergence des pratiques d’email réalisé en ‘responsive design’, qui visent à délivrer des emails optimisés pour tous supports. “Or, pour le moment, on voit plutôt des messages qui ne sont adaptés à ces écrans, ni aux moments de la journée où ils sont consultés”.

Nettoyage des bases de données, mise en place de scénarios, stratégie cross-canal…, ces éléments de rupture sont-ils aujourd’hui identifiés par les annonceurs ? “La réflexion est émergente et on observe des niveaux d’expérience très hétérogènes selon les secteurs et les annonceurs”, indique Jean-Paul Lieux. “Mais une chose est sûre, face aux résultats médiocres des recettes classiques, les annonceurs commencent à être attentifs à ce qui se passe”.

BYOD (Bring Your Own Device) de masse : l’exemple de Shell et ses 150 000 employés

Si pour de petites entreprises, mettre en place une politique de BYOD est assez aisé et rapide, pour les très grandes entreprises, la problématique est différente.

En ce sens, l’exemple de Shell est intéressant.

La quasi-intégralité des employés passera au BYOD dans quelques années

Le géant pétrolier anglo-hollandais Royal Dutch Shell compte à ce jour près de 90 000 employés internes, sans compter environ 60 000 employés supplémentaires avec qui il travaille via des sous-traitants ou par contrat à durée déterminée. En somme, la société gère environ 150 000 personnes à travers le monde. Un nombre très important qui implique une gestion sur le long terme pour le moindre changement à mettre en place.

byodDu fait de l’activité de l’entreprise, la plupart de ces employés travaillent à l’extérieur et doivent donc pouvoir appeler et être contactés à tout moment. Ils sont donc logiquement tous munis de téléphones. Jusqu’à présent, Shell fournissait à ses salariés les appareils mobiles dont ils avaient besoin. Mais du fait des coûts et surtout du management que cela entraîne, la société songe sérieusement à passer la quasi-intégralité de ses employés au BYOD.

Pour le moment, environ 10 000 d’entre eux apportent déjà leurs appareils selon le site britannique V3. Mais Ken Mann, qui s’occupe de la sécurité au sein de l’entreprise, n’a pas caché qu’il prévoyait que plus de 90 % des employés utiliseront leur propre mobile, leur tablette et même leur ordinateur portable pour travailler. Cela prendra toutefois quelques années pour atteindre un tel taux de mise en place du BYOD. Près de 135 000 personnes seront en effet concernées à terme, ce qui est tout sauf négligeable.

Shell forcé par la nouvelle génération

Fermé ni à Windows, ni à Android, ni à iOS, Shell compte bien s’adapter en fonction des tendances assure Ken Mann. Mais si Shell compte bien généraliser le BYOD, c’est pour la simple et bonne raison que son actuel effectif est vieillissant et que des dizaines de milliers d’employés seront remplacés lors des prochaines années. De nouveaux et jeunes salariés qui seront tous déjà équipés en smartphones, tablettes et ordinateurs portables.

« Nous voulons être en mesure d’attirer et de retenir du personnel jeune et talentueux » a ainsi précisé Mann, avant de rajouter fort judicieusement : « Ils ne veulent pas venir dans un environnement d’entreprise verrouillé ». Cette dernière remarque confirme un élément souvent abordé dans le BYOD : il est inévitable, car poussé par les employés. En ce sens, le PDG et fondateur de Skura titrait dans son blog en août 2012 : « Comment éviter le BYOD dans votre entreprise ». Sa réponse fut limpide : « Vous ne pouvez pas. » Pour Shell, il semble ainsi que le mouvement soit inévitable.

Concernant le volet sécuritaire, la société pétrolière explique à notre confrère V3 qu’une double authentification a été mise en place, à la fois via un mot de passe et une carte à puce. Mais Shell n’a pas caché avoir des problèmes pour trouver une société capable de lui fournir ce qu’il souhaite précisément en matière de BYOD, de cloud, d’authentification et de sécurité. Pour le moment, l’entreprise précise utiliser les outils de Computer Associates Technologies (CA), notamment CloudMinder, solution spécialisée dans la gestion de l’identification d’appareils, et SiteMinder, plutôt centré sur l’accès aux applications web pour les employés.

Rendez-vous dans quelques années pour savoir si Shell réussira son pari. Notez que l’exemple de Shell est précieux. Je n’ai ainsi trouvé aucune information équivalente chez Exxon, Total, Chevron, BP, Petro-Canada, PetroChina, Petrobras, etc. Soit le BYOD dans ces sociétés est peu développé, soit elles restent relativement discrètes sur le sujet. Si vous avez des détails sur ces compagnies, n’hésitez pas à commenter ce billet.

Thierry Barbaut

L’intensité d’utilisation des TIC influe sur la capacité d’une entreprise à innover

Une entreprise sur trois a innové de manière importante en 2012. L’adoption massive des technologies de l’information et de la communication y joue un rôle crucial.

 

30% des entreprises françaises ont réalisé une innovation majeure de produit sur les douze derniers mois, selon une étude coordonnée des centres de recherche canadien et français CEFRIO et CIGREF. A l’inverse, les compagnies sont tout aussi nombreuses à n’avoir mené qu’une innovation faible voire très faible dans ce même domaine, qu’il s’agissait d’un produit, d’un procédé, d’une commercialisation ou d’une modification organisationnelle.

Plusieurs facteurs sont à même de faciliter l’innovation au sein d’une entreprise : parmi ceux-ci, les modifications significatives à l’organisation ou encore la fondation d’équipes multidisciplinaires en sont un exemple. Le plus notable d’entre eux, néanmoins, demeure l’intensité d’utilisation des TIC : les technologies de l’information et de la communication. En somme, plus une entreprise fait usage d’une TIC, plus elle est innovante.

Des entreprises innovantes

enfants_tactileEt pour avancer ceci, l’étude compare l’intensité d’utilisation de ces technologies sur une échelle numérotée de 1 à 5 par rapport à l’intensité de l’émergence d’innovation au sein des entreprises sondées.

Ainsi, celle-ci révèle que les entreprises ayant réalisé le plus grand nombre d’innovation dans l’année ont un usage d’un certain nombre de TIC (informatique dans les nuages, outils analytiques, applications mobiles…) qui se situent entre 2 et 3.Tandis que ces mêmes technologies ne sont utilisées qu’entre 1 et 1,5 lorsque l’innovation en entreprise faible.

De manière plus précises, sur les 32 compagnies interrogées, comptant toutes plus de 500 employés, 97% utilisent des suites bureautiques, 93% des courriels et 88% d’un intranet. Les TIC les plus anciennes seraient donc les plus répandues ; et cela se vérifie même chez les entreprises qui ont un taux d’innovation assez faible. Quant aux technologies les plus récentes, elles, ne se sont pas encore démocratisées : seulement 1 entreprise sur 5 fait usage de réseaux sociaux externes, d’une messagerie instantanée externe ou d’un service informatique en nuage.

Quels avantages apportent les TIC ?

Pour ces entreprises, les TIC permettent surtout de repenser la contrainte du temps. Pour 65% d’entre elles, cela leur permet d’avoir leurs produits disponibles à la vente 24H/24 et sept jours sur sept et, pour 45%, elles font usage des TIC pour donner accès à leurs partenaires et leurs fournisseurs à des informations. Cet avantage est naturellement à remettre dans le contexte des entreprises décentralisées, qui peuvent fonctionner entre plusieurs organismes travaillant en différents lieux, voire différents fuseaux horaires.

De même, une TIC élargit la clientèle-cible : 55% des corporations se servent du numérique pour agrandir l’étendue géographique de leur clientèle et 71% à le prendre en compte pour vendre davantage à leurs habitués.

Thierry Barbaut
Avec l’Atelier

DRH: Linkedin a mis en place un algorithme qui se base sur les actions des recruteurs afin de leur proposer « les utilisateurs qu’ils devraient embaucher ».

Finies ces heures passées à rédiger des lettres de motivation, fouiller le web pour dénicher les adresses mail des recruteurs et à les spammer dans l’attente d’une réponse très hypothétique.

Bientôt il suffira d’attendre patiemment les bras croisés d’être chassé par un RH qui vous proposera une offre qui satisfera, ô combien, vos attentes. Les bras croisés pas tout à fait.

linkedin-recruiterIl faudra d’abord vous joindre à la communauté de 200 millions d’utilisateurs Linkedin, si ce n’est pas déjà le cas, puis soigner votre profil pour que celui-ci atteigne des records d’audience. Que cette statistique convertisse les derniers sceptiques : d’après un sondage effectué par Jobsite, 97% des recruteurs utilisent Linkedin.

 

« Recruiter » mâche le travail des employeurs 

 

Si à l’origine, le réseau social professionnel se résumait à un gigantesque catalogue de CV en ligne, Linkedin est en train d’adopter une démarche beaucoup plus active, visant à orienter les recruteurs vers des candidats potentiels.

L’objectif selon Rob Humphrey, spécialiste de la gestion des talents chez Linkedin, est de leur permettre de chasser les proies les plus prisées ou « passive talents » : ces individus qui ne sont pas en recherche d’emploi mais déjà dans une position confortable. En réalité, seulement 15% des membres de Linkedin sont activement en quête d’un poste.

 

C’est là qu’intervient le service connu sous le nom de « Recruiter », accessible aux entreprises ayant souscrit à un compte premium payant. Grâce à cette fonctionnalité, les recruteurs peuvent espionner tranquillement votre profil, sans que vous n’en ayez vent.

Ils ont également la possibilité de vous ajouter à des listes de candidats potentiels en toute confidentialité. Mais Recruiter va encore plus loin en  leur proposant d’entrer en contact avec vos anciens employeurs ou d’être tenu au courant si quelqu’un d’autre dans l’entreprise s’attarde sur votre profil.

 

L’algorithme Linkedin

 

Mais c’est en mettant en place un algorithme (qui devrait être disponible dans quelques mois en France) proposant aux recruteurs  « les gens qu’ils devraient embaucher » que Linkedin entre dans une nouvelle dimension.

Comment marche ce savant logiciel ?

Il s’agit principalement d’un algorithme mimétique, qui pour l’instant ne peut fonctionner qu’en observant le comportement des recruteurs. D’après un responsable Linkedin que nous avons contacté : « l’algorithme est basé sur les actions du recruteur: ses recherches, ses mails, les offres qu’il poste mais également les embauches récentes ou la description de l’entreprise. Plus un recruteur utilise le système, plus l’algorithme se complexifie et répond à ses attentes. ».

 

Linkedin analyse les listes de sélection de candidats potentiels établies par les recruteurs et recommande des utilisateurs à la formation et aux compétences similaires. Si le recruteur rebondit sur ces suggestions et initie une conversation par e-mail avec un candidat proposé, ses caractéristiques seront enregistrées afin de proposer plus tard des candidats semblables.

 

Mais l’algorithme a récemment été complexifié. Il est capable de mettre en place et d’exploiter des statistiques à partir de la base de données phénoménale disponible sur le réseau. Par exemple, le système remarque le degré de mobilité élevé des banquiers d’investissement entre New York et Londres. Il proposera par conséquent des candidats londoniens aux recruteurs newyorkais.

 

Cet investissement en R&D n’est pas désintéressé. « Recruiter » représente une véritable manne financière pour le réseau. En moyenne, un compte recruteur rapporte 8 000$ par an à Linkedin. Plus de 16 000 entreprises y ont déjà succombé, dont les mastodontes Google, L’Oréal ou encore Facebook.

Et le réseau se porte plutôt bien : en février Linkedin a annoncé pour Q4 des revenus croissant de 81%, ce qui représente 304 millions de dollar, dont 161 millions provenant des services aux recruteurs.

 

A plus long terme

 

Linkedin va-t-il uniformiser les processus sinueux de recrutement ? Probablement si le réseau continue sur sa lancée. Mais la Harvard Business Review va encore plus loin dans son article « Digital staffing : The Future of Recruitement-by-Algorithm ».

Que ce soit en organisant un voyage sur TripAdvisor, en écoutant de la musique sur Spotify ou en commandant un ouvrage sur Amazon, la e-réputation des internautes ne se résume pas à leur profil policé sur Linkedin.

 

Alors que les algorithmes permettant de traiter toutes ces données se complexifient, il sera un jour possible pour les recruteurs de synthétiser l’ensemble des informations disponibles pour générer un profil unique par individu, permettant de parfaitement cibler les talents.

Oui, ce scénario prédictif exhale des relents de 1984. Mais il n’est plus possible d’y échapper. A terme, être absent des réseaux reviendra à tout simplement s’écarter du marché du travail.

Mais il y a pire qu’être absent : laisser vagabonder sur la toile des photos ou informations compromettantes à votre égard. Conclusion, le temps que vos parents passaient à rédiger laborieusement des lettres à la main aux recruteurs, vous, vous le passerez à vous googliser, à verrouiller l’accès de vos profils privés et à abreuver d’informations reluisantes vos réseaux professionnels.

Thierry Barbaut

Décryptage: Les grandes tendances du e-commerce

En 2012, 32 millions de Français ont acheté en ligne, selon la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad). C’est dire l’engouement du public pour les nouvelles technologies. Avec l’émergence de ces nouveaux comportements d’achat, le commerce doit désormais être “connecté”.

 

google-ecommerceUn point de vente tourné vers le client qui utilise de façon intelligente et cohérente les nouvelles technologies. L’objectif ? Apporter une continuité de services à la clientèle, fluidifier l’acte d’achat, lui offrir des offres ciblées et personnalisées afin de ne jamais perdre son attention. En témoigne le Cegid Retail Connections, qui a rassemblé du 20 au 23 mars à Venise plus de 450 professionnels internationaux et experts du commerce spécialisé, et présenté les solutions qui vont révolutionner le commerce de demain.

La tablette comme outil d’assistance à la vente

Vous avez déjà sans nul doute aperçu des vendeurs avec des tablettes sous le bras. Joujou ou véritable outil de travail ? Les tablettes nouvelle génération (Motion, HP), connectées à distance aux caisses fixes, peuvent aussi bien servir d’aide à l’achat que de moyen d’encaissement.

Grâce à cet outil, les vendeurs ont la possibilité de vérifier en temps réel les disponibilités des articles (en réserve ou dans un magasin proche), leur prix, l’historique du client, le relevé de son programme de fidélité, ses services et achats en cours. Mais également de récupérer les couponing ou bons de réduction de leur clientèle. Son atout majeur ? Le vendeur ne perd jamais le client puisqu’il a également la possibilité de procéder dans les rayons à l’encaissement et d’émettre à distance un ticket de caisse. Comptez environ 1300 € HT pour acquérir une tablette durcie.

Une borne interactive pour présenter les produits

Transformer votre point de vente en showroom interactif. C’est ce que vous permet de faire cet Iphone géant multitouch (environ 8000€ HT), piloté par le logiciel IntuiFace d’ IntuiLab. En effleurant la surface du doigt, la clientèle peut ainsi découvrir la gamme de produits de votre enseigne – via des visuels, vidéos et modèles 3D – et offre également la possibilité de passer ses commandes.

Le consommateur a également la possibilité de personnaliser ses articles, et de partager ses créations sur sa page Facebook. Une façon intelligente de promouvoir votre enseigne sur les réseaux sociaux.

Découvrez la vidéo (en anglais) de présentation de l’application Intuilab

Une borne pour améliorer la connaissance de vos clients

Vous pensez méconnaître votre clientèle ? Leur date d’anniversaire, leur adresse postale ou encore leur e-mails ? Cette tablette tactile protégée dans son pupitre développée par Dolmen Technologies (entre 49 et 169 euros HT par mois) peut répondre à certaines de vos questions. En personnalisant l’interface selon votre propre charte graphique, vous pouvez organiser différentes animations, des jeux à gratter ou des concours, et ainsi récolter les coordonnées de vos clients. Vous disposez ainsi d’informations qualifiées les concernant puisque les consommateurs saisissent eux-mêmes leurs données.

La cabine d’essayage virtuelle

Trouver le jean ou le top  idéal sans passer par la longue étape de l’essayage. C’est la promesse faite par les cabines d’essayages virtuelle. Les clients sont ainsi invités à renseigner leur taille ou leur mensuration, la forme de leur corps, puis ils choisissent leur article. Si des points rouges s’affichent, cela signifie que le vêtement est trop ajusté et que vous devez choisir une autre taille. Une fois la coupe idéale détectée, la clientèle peut découvrir son produit en boutique ou le commander directement sur le site.

Des douchettes pour optimiser votre logistique

Cette raquette “FiTS” de Tagsys propose une gestion centralisée des données pour connaître en temps réel la disponibilité des produits, l’état des expéditions et les niveaux d’inventaires en magasin. Reliée à une plateforme logicielle, vous pourrez ainsi mieux contrôler votre stratégie de prix, augmenter leurs ventes et améliorer la satisfaction de leurs clients. Vous avez également la possibilité d’apposer une borne dans votre boutique. Installée près de la cabine d’essayage, vos clients auront ainsi la possibilité de scanner le code barre de leur produit, et de connaître les tailles disponibles ainsi que les coloris.

A noter qu’une mise en scène concrète de ces innovations sera présentée ces prochains mois dans la boutique éphémère du Cegid Innovation Store de Lyon.

Thierry Barbaut

Portails collaboratifs et réseaux sociaux, la disparition du simple client mail ?

C’est un des sujets suivis, par GreenSI depuis quelques temps: l’entreprise va-t-elle basculer vers de nouveaux usages de communication en remplacement d’une partie de nos e-mails?

digital-assetCette semaine, au salon Business Connect 2013 à Paris, IBM a présenté ses réalisations et les retours d’expérience de ses clients. La vision d’un poste de travail collaboratif plus élaboré que l’email, se précise un peu plus.

Avec l’extension de sa plateforme sociale pour y intégrer les e-mails, les utilisateurs vont pouvoir disposer d’un point d’accès unique pour  l’ensemble de leurs outils de collaboration, que ce soit les médias sociaux,  les e-mails, les documents, les blogs…

Depuis 2009, avec l’adoption des réseaux sociaux à l’extérieur de l’entreprise et le développement des réseaux sociaux internes (RSE), de nouvelles formes de collaborations plus efficaces que l’email se sont développées. Elles sont utilisées pour la veille, la gestion des connaissances, le partage documentaire au sein d’une équipe projet, la recherche d’experts ou les discussions. C’est ce que l’on regroupe sous le terme générique d’entreprise ou de collectivité 2.0 et qui a aussi occupé le devant de la scène au Entreprise 2.0 Summit à Paris cette semaine.

Décidément c’était LA semaine des annonces pour nous faire changer nos mauvaises habitudes avec l’e-mail.

Mais avec un e-mail très bien installé dans les usages, l’avenir de l’entreprise 2.0 n’est pas nécessairement assuré… Et nos “early adopters” de la collaboration se voient contraints de continuer à utiliser massivement l’e-mail pour communiquer avec le reste de l’entreprise qui n’a pas basculé.

A moins qu’on amène ces “retardataires” a découvrir ces nouveaux usages collaboratifs depuis leur email, qui, selon Osterman Research représentent 116 milliards d’envois par jour pour 800 millions de travailleurs. Avec en comparaison 0,4 milliard de tweets par jour, on mesure l’écart d’échange d’information entre l’e-mail et le social. Dans ce flot d’information, l’email est totalement écrasant.

C’est donc le pari d’IBM de prendre par la main ces retardataires, beaucoup plus nombreux, et de faire de leur email (pour ceux qui ont Notes) le centre de la plateforme de collaboration pour partager les connaissances. Avec à la clef (on l’espère) la productivité du personnel et la valeur de l’entreprise. Et comme la collaboration embrasse aussi la mobilité, ce poste de travail d’un nouveau genre est disponible sur iOS, Android, Windows Phone et même le tout dernier BlackBerry 10.

Presque trois ans après l’annonce du “projet vulcain” en 2010, la vision d’une nouvelle collaboration débarque sur les écrans des utilisateurs.


Mais IBM n’est pas le seul à poursuivre cette vision (qu’il a en partie forgée). BlueKiwi, la plateforme de réseau social, depuis son rachat par ATOS en 2012 a lancé son projet ZEN, pour Zero Email Network. Et avec une première version en Octobre 2012, on retrouve déjà une organisation de l’information très efficace pour communiquer et collaborer au sein des communautés et équipes projets.

Mais à moins de l’interdire ou d’inciter fortement les collaborateurs à moins l’utiliser, l’e-mail peut pour l’instant continuer de vivre sa vie à coté de ZEN si aucune réponse n’est donnée pour l’intégration du mail et du réseau social.

 

Mais celui qui met les bouchées doubles c’est Microsoft. Après avoir sorti une version Sharepoint 2010 puis 2013 avec des fonctions sociales, des réalisations, comme l’intranet social MyDeclic de Renault, s’appuient sur des logiciels complémentaires comme NewGator pour dépasser les limites de Sharepoint.

Microsoft sait certainement qu’il n’est pas facile de partir d’un logiciel dont l’ergonomie, depuis 2003, est centrée sur les documents et leur contenu (Sharepoint) pour en faire un logiciel centré sur les utilisateurs, leurs centres d’intérêts et leurs interactions (réseau social). C’est quand même un changement de paradigme important. Et d’ailleurs ces deux visions sont complémentaires et doivent être maintenues côte à côte.

Ce qui explique peut-être le rachat de Yammer par Microsoft fin 2012 (plus d’un milliard de dollars quand même!), un réseau social “pure player” utilisé par certains de ces clients comme un complément à Sharepoint. Cette semaine à Convergence 2013 Microsoft a annoncé une intégration plus grande entre Yammer et… Office365. Et selon le blog de Sharepoint c’est pour combiner avec les interactions sociales, l’e-mail, les documents collaboratifs, la messagerie instantanée, la voix,  la vidéo et à terme des applications métier. Donc une stratégie de convergence autour de ce socle social.

De son côté IBM propose une intégration entre son offre sociale “pure player” IBM Connections et Microsoft Outlook: la bataille autour des utilisateurs de l’e-mail a commencée. 

Google, de son côté, a une offre pour les entreprises qui est très riche, incluant le mail, la bureautique et Google+, mais l’intégration entre ces services avance par toute petites touches. A sa décharge il a été le premier à proposer une intégration très avancée, Google Wave, mais tellement en avance qu’elle n’a pas suscité un grand enthousiasme en dehors des communautés de geeks. Google a stoppé ce service au bout d’un an et Marissa Mayer, ex-Google et actuelle CEO de Yahoo! considérait dans une interview que c’était le plus gros échec de Google.

Que retenir de ces grandes manœuvres?

Pour les DSI qui ont commencé ces dernières années a s’organiser avec une équipe dédiée en charge des solutions collaboratives, elles vont pouvoir entamer la réflexion vers ce type de plateforme convergente, ce Graal de la collaboration… compatible avec l’existant, l’email.

Et pour les autres qui voient toujours l’e-mail comme un composant d’infrastructure critique, acheté comme une commodité, il est peut-être temps de se demander si l’entreprise n’est pas en train de passer à côté d’opportunités de transformations manquées, en laissant cet email isolé du reste des solutions de collaboration.

Thierry Barbaut
Avec Zdnet.fr