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85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément modifier notre notion du travail.

Si l’étude semble très optimiste, elle n’est pas sans incohérences ni douces illusions sur l’économie du futur.

 

L’avenir de l’économie serait-il écrit d’avance ?

Vingt experts du domaine numérique (universitaires et professionnels), invités par Dell et l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, se sont réunis lors d’ateliers en mars 2017, afin d’anticiper les nombreux changements à prévoir pour le monde de l’entreprise et du travail. Et le résultat semble spectaculaire: d’après l’étude parue à la suite de leurs analyses, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui.

En cause: la ringardisation progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles.

Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins.

Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différents mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Et la transition devrait aller vite, car la numérisation permet d’ores et déjà d’améliorer productivité et coûts du travail pour l’entreprise. Les premiers emplois concernés sont bien évidemment les métiers manuels. Selon une étude du Guardian de 2015, quand une délocalisation permet d’économiser jusqu’à 65% sur le coût du travail, une robotisation peut réduire ce coût de 90%.

La transition, grand défi des prochaines années

Et c’est cette «destruction créatrice» qui, d’après le rapport, pose un défi majeur: celui de la transition vers cette économie numérique avancée. Une destruction trop abrupte des vieux emplois menace la stabilité économique de nombreux foyers et donc la paix sociale. Le document cite un sondage réalisée par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse?

Pour rester positif, mais sans vraiment convaincre, le rapport s’enthousiasme sur le fait que la nomadisation du travail va permettre de dégager de nouvelles opportunités. Les individus pourront travailler pour plusieurs organisations en même temps, par delà les frontières et les décalages horaires.

Sur ce point, l’étude n’hésite pas à faire des constats en forme de promesse, voire de rêve éveillé: le travail digital pourrait aller chercher ses talents jusque dans les régions les plus enclavées, comme l’Afrique subsaharienne, (qui doit croître d’un milliard d’individus d’ici 2030), résolvant d’un seul coup le problème des déplacements économiques de population. Le numérique permettra aussi de réduire les inégalités: on pourra travailler sans contact physique, et donc sans révéler son sexe ou sa race, ce qui empêchera les refus d’embauche sur ces critères.

Visite et conseils d'une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo - Thierry BARBAUT - Juillet 2017
Visite et conseils auprès d’une école de codeurs à Lubumbashi en République Démocratique du Congo – Thierry BARBAUT – Juillet 2017

Incohérences et douces illusions

On l’aura compris, l’étude tient plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique. Avec surtout une absence totale de réponse sur les incertitudes de l’économie numérique: quid des conflits entre organisations? De la détention effective du pouvoir dans l’entreprise, si tous les salariés ne font que passer? Et enfin, quelles réponses sur les omniprésentes inquiétudes quant au respect de la vie privée, ou encore l‘exacerbation des inégalités sous le règne du numérique?

La question de la continuité des organisations et de la prise de décision par les humains est toutefois abordée, mais balayée en quelques lignes: pour assurer la continuité, dit l’étude, certains emplois seront fixes et de longue durée au sein d’une même organisation. On reste perplexe devant la solution, qui semble sortie du chapeau.

En cela, l’étude illustre bien la déconnexion entre les acteurs du monde numérique, talentueux et précis mais bien souvent subjectifs dans leur imagination du futur, et la réalité du sentiment du public, légitimement inquiet pour son avenir.


Numérique et Développement

J’intervenais pendant une semaine sur les thématiques du numérique au Gabon. Ces interventions furent l’occasion d’échanger avec la société civile gabonaise mais aussi avec de nombreux acteurs de l’aide au développement.

Une semaine riche en rencontres lors du Forum mais aussi de découverte et d’échanges avec les gabonais. Une journée aussi en foret avec un guide qui nous présente les différentes essences naturelles et leurs usages !

Forum “Numérique et Développement” à Libreville au Gabon

Des interventions dans le cadre d’une invitation du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Gabon pour le Forum “Numérique et Développement”.

Après avoir dressé un état des lieux du numérique en Afrique (taux de pénétration d’Internet dans les pays, communautés sur les réseaux sociaux et impact sur les associations et ONG), un focus sur l’utilisation du mobile et du smartphone a été fait.

Des applications mobile ou smartphone pour les organisations ont été présentées sur les thématiques de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie.

Le mobile banking, ou “mobile monnaie” a été présenté avec les avantages de la bancarisation d’une partie de la population et des nouveaux services qu’il propose : assurance, crédit, épargne…

Les usages des drones pour les ONG ont également été développés : agriculture, photos, vidéos et outils désormais indispensables de la préservation de la faune et de la flore.

Enfin une présentation des “hubs” (plateformes de rencontres physiques) et de leurs acteurs permettant à la société civile de se fédérer a permis aux auditeurs de mieux comprendre les réseaux qui animent le numérique en Afrique.

L’importance d’évaluer les projets de développement

Je suis parti au Togo pour évaluer les microprojets de l’AMP financés ces dernières années.

Une mission d’évaluation, de rencontres et de capitalisation.

Un voyage passionnant ou j’ai pu rencontrer l’ensemble des acteurs, les porteurs de projets bien sur mais aussi et surtout les communautés des bénéficiaires qui savent plus que quiconque quels sont leurs besoins et comment trouver des solution pérennes !

En parallèle de cette mission, un documentaire a été réalisé et sera disponible début 2017.

J’étais accompagné de Victor Cavaillole, réalisateur, afin de rencontrer les acteurs des microprojets dotés au Togo ces dernières années. La mission d’évaluation a donc été couplée à des interviews filmées qui ont permis de donner la parole aux acteurs locaux.

Notre documentaire, les trois premières minutes :

 

De Lomé à Dapaong et même sur la « Corne » du Togo entre le Ghana et le Burkina, de nombreuses rencontres enrichissantes ont permis d’en savoir plus sur les microprojets depuis ma dernière visite en 2013.

 De projets en projets…

Microprojet « Garage Wuzdrape Lavoisier » porté par l’association Les amis de l’Enije.

Ce projet est atypique et très intéressant puisqu’il met en avant les nouvelles technologies, l’apprentissage et l’entrepreneuriat.

La demande de financement déposée auprès de l’AMP portait sur la construction d’un bâtiment à 35 kilomètres au nord de Lomé, à Adetikopé. L’AMP a pu se rendre compte de la bonne réalisation du projet : le garage désormais construit est moderne et le bâtiment très bien réalisé.

Sur place le partenaire local, assisté de Yohan, un Volontaire de Solidarité Internationale, nous présentent le projet avec des exemples de réparations sur des voitures modernes qui ont souffert du climat et du sable. L’objectif est de former les jeunes à la mécanique sur les voitures de nouvelle génération qui affluent désormais au Togo.

Cela constitue une démarche complexe car ces voitures sont équipées de moteur à injection électronique et également de nombreux capteurs électroniques sur les roues et d’autres parties mécaniques. Une tablette tactile et des outillages sont mis à la disposition des jeunes pour les former aux nouvelles technologies.

De réelles perspectives d’avenir sont envisagées pour ces jeunes qui bénéficient d’un savoir-faire divulgué par des experts. Des instituts de formation et d’autres garages du pays souhaitent inscrire leurs élèves au cursus proposé par le garage Lavoiser. Un exemple dans la région…

Microprojet « Assainissement du marché de Yemboate » porté par l’association AJFD, Avenir des Jeunes Filles de Dapaong.

Ce projet se situe à l’extrême nord du Togo, à coté de la ville de Dapaong. Il représente un véritable cycle vertueux d’activités sur le développement durable et l’assainissement. En effet, il associe la création d’un groupement de femmes avec une activité de recyclage et donc d’assainissement sur le marché de Yemboate ainsi que la création de compost afin que ces femmes puissent cultiver l’arachide, des oignons et des tomates tout au long de l’année. Ces femmes vendent ensuite ces produits sur le même marché et profitent donc d’activités génératrices de revenus.

Par ailleurs, des latrines ont été mises en service et permettent ainsi de rendre le site plus sain. Un accès de 25 CFA est demandé pour y avoir accès.

La population a adopté ce nouveau marché qui fait figure de modèle dans la région ! Une rencontre avec le chef du village et la police a confirmé l’intérêt porté par l’ensemble des acteurs de la région à cette initiative.

 

Microprojet « Activités agropastorales pour les femmes vulnérables » porté par l’association AJFD

Située à 25 kilomètres au sud de Dapaong, le village de KoyaKoya a accueilli ce projet ou un apatame a été construit afin de piloter de nombreuses activités comme par exemple des cours et des formations à l’agriculture et à l’alphabétisation pour les femmes.

C’est dans ce cadre que 5 ha de terre ont été mis à disposition des femmes, dont 1 ha à titre expérimental, afin de leur permettre de cultiver le riz, le maïs et l’arachide et d’en commercialiser les récoltes. Ces femmes montent en compétences grâce aux formations et deviennent vendeuses ambulantes dans la région et sur les marchés avec une production locale appréciée et BIO.

Un forage et une machine à moudre le maïs ont également été mis en place afin de produire la farine Misola issue de la production locale. C’est encore une fois un produit très apprécié de la population.

 

Microprojet « Alimentation en énergie photovoltaïque du dispensaire de Boadé » porté par AJFD

Ce dispensaire isolé sur la Corne du Togo permet aux populations de la région ainsi qu’aux habitants du Ghana et du Burkina voisins de se faire soigner. Le dispensaire propose un service d’urgence, des consultations avec prescription de médicaments et un suivi et planification des grossesses grâce à une matrone.

L’objectif de ce dispensaire très excentré était d’ouvrir la nuit : un système de panneaux photovoltaïques avec stockage de l’énergie a été mis en place. Désormais son fonctionnement est optimal et le taux de fréquentation a augmenté de 50% en 1 an.

 

Microprojet « Réfection de l’école de Tagbadza » porté par SOS pour l’Afrique

Ce microprojet a pour but la réfection totale d’une école isolée. Le projet permet également aux enfants de ne pas faire plus de 10 kilomètres à pieds pour accéder à une école. C’est donc au cœur du village que cette école à été entièrement rénovée.

Des latrines ont été installées et un système de récupération d’eau de pluie avec une cuve de stockage de 5 000 litres permet aux enfants de boire et de se laver les mains.

 

Microprojet « Élevage de porcs à Tagbadza », porté par SOS pour l’Afrique

Cet élevage de porcs a été mis en place dans un deuxième temps afin de développer des activités génératrices de revenus pour couvrir les frais de fonctionnement de l’école de Tagbadza.

La porcherie est construite mais pas encore opérationnelle. Les travaux ont été très bien réalisés et un forage a été construit récemment. La nourriture pour les cochons sera issue des champs avoisinants et plus de 60 bêtes seront vendues chaque année pour générer des revenus.

Une partie des revenus sera mise à disposition des gérants de la porcherie afin de couvrir les salaires et entretenir le site. Une autre partie sera dédiée à l’école de Tagbadza pour couvrir les salaires des professeurs, l’entretien du bâtiment, du mobilier, du forage et des latrines.

Microprojet de « bibliothèque à Yiéviépé », porté par ASTOVOT

Mettre à disposition une bibliothèque pour les enfants de la région était indispensable. En effet, aucune structure de ce type n’existait dans la région. C’est aujourd’hui plus de 200 bénéficiaires qui peuvent en profiter.

La bibliothèque a été entièrement construite et elle est alimentée à 100% par l’énergie solaire avec un système pertinent de stockage de l’énergie avec des batteries et un convertisseur.

D’autres activités sont proposées dans la bibliothèque : diffusions de films, activités de jeux, d’animations…

La bibliothèque permet de générer des revenus grâce à des services de bureautique qui sont proposés : courriers, impressions, photocopies, email et navigation sur Internet. Les revenus devraient permettre un équilibre budgétaire du site dans 2 ans. .

En marge des rencontres des porteurs de projets, des bénéficiaires et de tous les acteurs impliqués dans les microprojets, nous avons souhaité filmer chacune de ces initiatives et allons proposer un documentaire qui sera disponible début 2017 !

Le top des compétences et métiers dans les technologies

Les compétences et les métiers porteurs dans les technologies

L’étude sur l’avenir de l’emploi du World Economic Forum prévoit que 5 millions d’emplois seront perdus avant 2020 avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique, la des nanotechnologies et d’autres facteurs socio-économiques qui remplacent le besoin de travailleurs humains.

La bonne nouvelle est que ces mêmes progrès technologiques créeront également 2,1 millions de nouveaux emplois. Mais les travailleurs manuels et les employés de bureau qui se retrouveront au chômage sont peu susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour concourir à ces nouveaux emplois…

Sans une action urgente et ciblée des gouvernements et des entreprises aujourd’hui pour favoriser l’accès à de nouvelles compétences, les inégalités et le chômage vont s’accroitre selon Klaus Schwab , Fondateur et Président exécutif du World Economic Forum.

ould a robot do your job? Millions of people who didn’t see automation coming will soon find out the painful way. The answer is a resounding yes.

The World Economic Forum’s Future of Jobs study predicts that 5 million jobs will be lost before 2020 as artificial intelligence, robotics, nanotechnology and other socio-economic factors replace the need for human workers.

The good news is that those same technological advances will also create 2.1 million new jobs. But the manual and clerical workers who find themselves out of work are unlikely to have the required skills to compete for the new roles. Most new jobs will be in more specialized areas such as computing, mathematics, architecture and engineering.

Governments and employers in every sector are being urged to retrain and re-skill workers to avoid a crisis.

“Without urgent and targeted action today, to manage the near-term transition and build a workforce with future-proof skills, governments will have to cope with ever-growing unemployment and inequality, and businesses with a shrinking consumer base,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.

New skills for new economies

So what skills should workers be acquiring to make sure they have value as the Fourth Industrial Revolution gathers pace? Some may be surprised to learn that skills we develop in pre-school will be valued highly.

David Deming, associate professor of education and economics at Harvard University, argues that soft skills like sharing and negotiating will be crucial. He says the modern workplace, where people move between different roles and projects, closely resembles pre-school classrooms, where we learn social skills such as empathy and cooperation.

Deming has mapped the changing needs of employers and identified key skills that will be required to thrive in the job market of the near future. Along with those soft skills, mathematical ability will be enormously beneficial.

Single-skillset jobs in decline

Deming shows that in recent years, many jobs requiring only mathematical skills have been automated. Bank tellers and statistical clerks have suffered. Roles which require predominantly social skills (childcare workers, for example) tend to be poorly paid as the supply of potential workers is very large.

The study shows that workers who successfully combine mathematical and interpersonal skills in the knowledge-based economies of the future should find many rewarding and lucrative opportunities.

Refocusing skills education

The challenge now, says Deming, is for educators to complement their teaching of technical skills like mathematics and computer science, with a focus on making sure the workers of the future have the soft skills to compete in the new jobs market.

Le numérique et le code en Afrique

Les nouvelles technologies en Afrique représentent le plus gros marché au monde selon de nombreux experts financiers

Il y aurait actuellement 800 millions de téléphones mobile en Afrique, c’est plus qu’en Europe ou aux USA. Sachant que 80% de ces mobiles sont d’ancienne génération imaginons l’impact sur les applications et l’échange d’information quand ils seront renouvelés par des Smartphones.

Les nouveaux leaders de l’économie numérique ne sont pas uniquement Google, Facebook, SAP, Atos, mais aussi désormais Jumia, MTN, Orange… Des groupes qui définissent de nouveaux paradigmes « agiles » des entreprises participatives, collaboratives… du web 3.0 ?

Interview FedAfrica sur le digital en Afrique

Parmi les nombreuses mutations qui permettent à l’Afrique de s’imposer comme le continent de la croissance, l’essor de la sphère digitale, synonyme de développement économique et social est incontournable.
Le continent est aujourd’hui doté d’un très fort potentiel, tant en termes de nombre d’utilisateurs que d’accès aux offres les plus innovantes. C’est par ailleurs pour répondre à de nouvelles habitudes de consommation, ainsi qu’à un besoin de réactivité et d’inter-connectivité que l’ensemble des acteurs économiques ont pris part à cette révolution.

A ce titre, Fed Africa lance en 2016 le chantier de son nouveau site Internet qui promet d’être responsive et plus ergonomique.
Afin d’en savoir plus sur le virage numérique et ses formes multiples, nous avons convié Thierry Barbaut – expert Digital & Afrique, à nous faire un état des lieux du marché.
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Fed Africa : Dans quelle mesure les nouvelles technologies sont-elles un enjeu de développement ?

Thierry Barbaut : Les nouvelles technologies en Afrique touchent tous les secteurs d’activités : l’industrie, la finance, les matières premières mais aussi et surtout l’agriculture, la santé, les déplacements, les énergies renouvelables et bien sûr l’éducation. Grâce aux NTIC des perspectives incroyables se dessinent et plus particulièrement en Afrique grâce à deux leviers :

  1. Le premier levier est l’accès à l’information et c’est le mobile qui l’a rendu possible. Le marché est passé à une étape de renouvellement avec l’arrivée des smartphones low cost, c’est une deuxième phase de cette révolution télécom qui offrira l’accès à des applications plus inclusives pour des centaines de millions d’utilisateurs.
  2. Le second levier est représenté par les services qu’offre aujourd’hui le mobile. Le plus marquant est bien sur le mobile banking qui démocratise l’accès à la bancarisation. Toutes les classes sociales utilisent le mobile banking et les PME sont de plus en plus représentées. De nouveaux marchés s’ouvrent : l’assurance, l’épargne ou le micro-crédit

– L’émergence des réseaux sociaux en Afrique permet principalement l’échange d’information et donc le contact entre usagers : entreprises, particuliers, organisations avec un accent particulier sur le mode collaboratif. En effet l’outil est extrêmement utile aux populations en recherche de structuration, de fonds et bien sûr de mise en œuvre d’actions.

– Le big data est prépondérant car les données collectées changeront définitivement le visage de l’Afrique avec des perspectives de personnalisation des services adaptés aux besoins des utilisateurs.

– La cartographie et la géolocalisation en temps réel permettent déjà de lutter contre le développement du paludisme, de gérer le trafic des bus de Nairobi en mode collaboratif ou d’apporter des données météo précieuses aux millions d’agriculteurs ou éleveurs par le biais de SMS journaliers.

– le Crowdfunding mais aussi le crowdsourcing ou le crowdimpactingpermettront de mieux gérer l’aide au développement en récoltant et diffusant des données plus efficientes.
Fed Africa : Quels impacts à la sphère digitale dans les habitudes de consommation ?

Thierry Barbaut : Un des impacts majeurs a été de mettre en contact les populations, les familles, les régions et même les pays d’Afrique. Comme l’Afrique est dans le noir la nuit par manque d’électricité, elle est aussi dans l’ombre au niveau de la communication.

La diaspora entre enfin de manière efficiente dans le développement de l’Afrique, des HUBS se développent afin de faciliter les contacts mais aussi les financements, les échanges et les bonnes pratiques.

Jumia bien sûr avec la société AIG (Africa Internet Group) mais aussi Cdiscount (Bolloré et le groupe Casino) possèdent à eux deux plus de 40 sites internet de e-commerce en Afrique.

Mais là ou Jumia s’est particulièrement démarqué c’est dans l’adaptabilité des différents sites internet aux spécificités locales et culturelles mais aussi techniques et législativement : pas de HTTPS (paiement sécurisé sur Internet) ou de paiement par carte dans tel ou tel pays, c’est alors du «click and collect » qui est mis en place (système ou le consommateur commande en ligne et payera à la réception du produit).

Finance, marché informel et lutte contre la corruption

Le digital permet à l’Afrique de se placer sur les marchés financiers et de développer ses propres fonds d’investissement d’incubateurs et enfin de ne pas dépendre systématiquement de l’aide internationale même si des contrastes restent saisissants d’un pays à l’autre, ce qui est logique sur 54 pays.

Le fait de piloter des marchés financiers dans un écosystème digital permet ausside transformer le marché informel qui représente 70% en Afrique.Formaliser les échanges, par exemple sur les différents marchés journaliers qui se tiennent dans les villes et qui mettent à disposition des populations les denrées de première nécessité, représenterait plus de 500 milliards d’euros par an dans sa phase N+1. Le mobile banking sera bien sur le principal vecteur des connexions financières entre clients et vendeurs.

Fed Africa : Quelles sont vos projections concernant la prochaine décennie ?

Thierry Barbaut : Les HUBS liés aux nouvelles technologies vont exploser, ils sont des pépinières de jeunes vecteurs d’innovations locales et adaptés aux cultures et mode de consommation des 54 pays du continent.

– Les applications mobiles et les objets connectés, qu’ils soient chez les particuliers, dans les usines ou grandes entreprises joueront un rôle essentiel.

– Il est probable que l’Afrique soit finalement cette locomotive de la croissance mondiale dès 2030 avec deux milliards d’habitants. Les défis à relever sont énormes mais la croissance est présente et perdure même avec la chute des cours du pétrole. Cette croissance, même si elle est inégalement répartie, touchera de plus en plus de monde et donnera plus d’impact et de pouvoir d’achat aux populations.

Dans les bonnes initiatives digitales en Afrique il faut citer We Think Code, une ONG Sud-Africaine qui ouvrira début 2015 la première école gratuite de codeurs ouverte aux pays limitrophes sur le même modèle que « 42 Born to Code » l’école du fondateur d’Iliad (Free) Xavier Niel à Paris.
L’économie informelle va se structurer progressivement permettant aux Etats de mieux se développer financièrement notamment en collectant des impôts importants. La bonne gouvernance sera bien sûr aussi décisive qu’indispensable. Faisons confiance aux jeunes, 50% de la population Africaine à moins de 25 ans et la jeunesse rime avec innovation.

Les compétences à exploiter afin d’optimiser et de développer l’innovation

Devenir le futur Steve Jobs est-il à la portée de tous ? Clayton Christensen, auteur de nombreux best-seller, Jeff Dyer et Hal Gregersen, en sont convaincus.

Dans Le gène de l’innovateur, ils décryptent cinq compétences que chacun de nous peut maîtriser afin d’améliorer son aptitude à penser l’innovation. Extraits.

D'après Clayton Christensen, Jeff Dyer et Hal Greg

Crédits photo : Shutterstock
D’après Clayton Christensen, Jeff Dyer et Hal Gregersen, on possède tous cinq compétences nous permettant d’innover.

Qu’est-ce qui constitue la singularité des innovateurs ?

En quoi sont-ils différents des autres individus ? La majorité d’entre nous répond d’emblée : ils possèdent une particularité génétique. Chez certaines personnes, l’hémisphère droit du cerveau est prépondérant, ce qui favorise l’intuition et la pensée divergente. C’est une aptitude que certains ont et d’autres pas. Mais que dit la science à ce sujet ? Nos études confirment d’autres travaux montrant que la créativité ne se résume pas à une particularité génétique reçue en venant au monde, mais qu’elle peut être volontairement développée.
Cette hypothèse a été confirmée par l’étude exhaustive de Marvin Reznikoff, George Domino, Carolyn Bridges et Merton Honeymon, qui ont analysé les capacités créatives de 117 paires de vrais et faux jumeaux. En observant des vrais jumeaux âgés de 15 à 22 ans, soumis à une batterie de dix tests de créativité, ils ont établi que seuls 30 % de leurs performances étaient attribuables à la génétique(1). Par opposition, environ 80 à 85 % des résultats aux tests d’intelligence générale (QI) relevaient de la génétique(2). Il ressort donc que l’intelligence générale (du moins telle que la mesurent les scientifiques) a un fondement génétique, ce qui n’est pas le cas de la créativité. L’éducation l’emporte sur la nature en ce qui concerne la créativité.

 

Des innovateurs imitant d’autres personnes

innovation-humaineSix autres études sur la créativité, menées sur de vrais jumeaux, vont dans le même sens que les conclusions de Reznikoff et al. : ce que nous inventons ou créons dépend pour 25 à 40 % de notre patrimoine génétique(3). Ce qui signifie qu’environ deux tiers de nos capacités de création proviennent de l’apprentissage – d’abord de l’assimilation de la technique, ensuite de la pratique et en dernier ressort de la confiance en notre aptitude à créer. C’est une des raisons pour lesquelles les individus appartenant à des sociétés qui privilégient la communauté sur l’individu et la hiérarchie par rapport au mérite personnel, telles que le Japon, la Chine, la Corée et nombre de pays arabes, ont peu tendance à défier le statu quo par la création et à produire des innovations (ou à obtenir le prix Nobel). Bien sûr, plusieurs innovateurs cités dans ce livre semblent disposer d’un don génétique.

Mais, et c’est important, ils expliquent souvent qu’ils ont acquis leur talent d’innovateur en imitant l’exemple d’autres personnes qui ont su les conforter dans leur prédisposition et leur inculquer la passion de découvrir une nouvelle manière de faire. S’il s’avère que l’on ne naît pas innovateur mais qu’on le devient, comment procède-t-on pour générer des idées révolutionnaires? La présente étude, comparant environ 500 innovateurs à environ 5 000 Cadres/dirigeants d’entreprise, nous a permis de dégager cinq compétences de découverte qui distinguent les véritables innovateurs des cadres/dirigeants traditionnels.

La pensée associative ou “l’effet Médicis”

A propos des auteurs
  • Clayton Christensen occupe la chaire Robert et Jane Cizik à la Harvard Business School. Il est considéré comme l’un des principaux experts mondiaux de la festion de l’innovation et du changement technologique et a été élu numéro 1 du Thinkers50, classement mondial des penseurs les plus influents du business.Jeff Dyer occupe la chaire Horace Beesley, à la Marriott School de Brigham Young University, et est professeur adjoint à la Wharton School.

    Hal Gregersen est professeur de leadership à l’Insead. Il est également coach et consultant.

 

Tout d’abord, les innovateurs exploitent une capacité cognitive spécifique que nous appelons la  « pensée associative » ou, tout simplement, l’ « association ». Il y a association quand le cerveau tente de synthétiser et de donner un sens à des informations nouvelles. Ainsi est favorisée l’exploration de nouvelles voies en établissant des relations entre des questions, des problèmes ou des idées apparemment sans lien. Les percées novatrices se produisent souvent à l’intersection de disciplines et de champs divers.
L’auteur Frans Johanssen a décrit ce phénomène comme l’ « effet Médicis » en référence à l’explosion de création qui a marqué Florence à l’époque où la famille Médicis avait pris sous sa protection les représentants des arts et des sciences – sculpteurs, savants, poètes, philosophes, peintres et architectes. Tous ces talents ont produit de nouvelles idées au croisement de leurs domaines respectifs, inaugurant la Renaissance, l’une des périodes les plus fertiles de l’histoire. Les esprits novateurs jettent un pont entre des activités, des problèmes ou des idées dont les corrélations échappent aux autres individus.

Quatre compétences qui forment le gène novateur

En s'appuyant sur l'exemple de Steve Jobs, les tro

En s’appuyant sur l’exemple de Steve Jobs, les trois auteurs développent les quatre compétences du gène novateur.

 

Les quatre autres compétences de découverte favorisent la pensée associative en aidant les innovateurs à accroître leur stock d’idées fondatrices d’où jailliront des intuitions nouvelles. Les esprits novateurs adoptent fréquemment les comportements suivants :

  • Le questionnement. Ils ne cessent de poser des questions qui témoignent de leur soif de connaître et remettent en cause ce qui existe, à l’instar de Steve Jobs quand il demandait :  « Pourquoi un ordinateur a-t-il besoin d’un ventilateur ? » Ils suggèrent :  « Si nous tentions cela, qu’arriverait-il ? » Comme lui, ils posent des questions pour connaître la situation, la comprendre, évaluer si elle peut être modifiée ou révisée et comment. Leurs questions impliquent d’envisager les choses sous un autre angle, laissant entrevoir de possibles liens entre elles, des opportunités et des voies à explorer. Les innovateurs affichent en permanence un rapport Q/R (questions/réponses) élevé, dans lequel les questions non seulement dépassent en nombre les réponses, mais sont également jugées aussi importantes.
  • L’observation. Les innovateurs observent avec soin ce qui les entoure – les clients, les produits, les services, les technologies et les entreprises – et en tirent des conclusions qui leur inspirent des idées inédites ou de nouveaux modes d’action. À partir de ce qu’il a observé dans le PARC de Xerox, Steve Jobs a imaginé le système d’exploitation révolutionnaire et la souris du Macintosh, puis l’oSX, le système d’exploitation de l’Apple.
  • Le réseautage. Les innovateurs consacrent beaucoup de temps et d’énergie à trouver et à tester des idées à travers un réseau de personnes aux opinions et aux parcours divers. Au lieu de réseauter à des fins sociales ou pour trouver des ressources, ils recherchent activement de nouvelles idées en s’adressant à des interlocuteurs susceptibles de leur fournir une vision différente ou originale. Steve Jobs, par exemple, discutait volontiers avec Alan Kay, un collègue d’Apple qui lui conseilla un jour :  « Va rendre visite à ces gars un peu dingues de San Rafael, en Californie. » Les individus en question, ed Catmull et Alvy Ray, étaient à la tête d’une petite société spécialisée dans les interfaces graphiques, Industrial Light & Magic, qui créait des effets spéciaux pour les films de George Lucas. Fasciné par leur activité, Jobs racheta l’entreprise pour dix millions de dollars, lui donna le nom de Pixar et l’introduisit quelque temps plus tard en Bourse pour un milliard de dollars. S’il n’avait pas discuté avec Alan Kay, il n’aurait jamais acquis Pixar et le public n’aurait jamais eu le plaisir de voir des films d’animation aussi charmants que Toy Story, WALL-E et Là-haut.
  • L’expérimentation. Ils tentent inlassablement de nouvelles expériences et essaient des idées inédites. Ils explorent le monde, tant intellectuellement que physiquement, échafaudant des hypothèses qu’ils testent ensuite. Ils visitent des lieux nouveaux, expérimentent de nouvelles solutions, recherchent des informations et lancent des essais pour enrichir leur connaissance. Steve Jobs a multiplié les expériences tout au long de sa vie – il a pratiqué la méditation, séjourné en Inde dans un ashram et s’est initié à la calligraphie. Plus tard, ce vécu a été à l’origine de plusieurs innovations d’Apple Computer.

Ensemble, ces compétences de découverte – la faculté cognitive d’associer des éléments épars et l’habitude de poser des questions, d’observer, de réseauter et d’expérimenter – forment ce que nous nommons le gène de l’innovateur, un code générateur d’idées neuves.

Thierry Barbaut

Edito: Ce qui serait possible en 2013 dans le Web 2.0, et les nouvelles technologies en général

2013 sera riche en développements et en innovation.

L’innovation est pour moi comme pour beaucoup d’entreprises LE mot clef qui va permettre de passer cette période de crise en développant son CA.

 

– L’édition numérique

Les chiffres sont éloquents: Nous allons passer de 1,2% (pourcentage des parts de marché du livre en version numérique) à 18% en 2015.

Les ventes de papiers sont désormais plus faible que le numérique, dans la presse comme dans le livre.

De nombreux groupes privilégient le format digital et s’associent à des constructeur pour lancer leurs propres tablettes tactiles (France Loisirs, la Fnac, etc…) Avec bien sûr en toile de fond le désir de s’approcher du Kindle le produit phare d’Amazon, véritable Business model à lui seul car meilleur objet vendu sur le site Amazon.com !

Tous les constructeurs sortent leurs tablettes et leurs systèmes d’exploitation, Google, Sony, Nokia,etc… Et bien sur tous regardent la succès story de l’Ipad et de l’IPhone.

On n’ose mème enfin dire que: « Le numérique est à lui seul un levier de l’économie française »

En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015
(source industrie.gouv.fr)

 

 

 

 

– WEB 2.0, Smartphones & Tablettes + Géolocalisation & réalité augmentée…

Là aussi pas la peine de revenir sur le développement colossal du e-commerce, qui se nomme maintenant f-commerce (Facebook) m-commerce (Mobile) et ainsi de suite selon les supports ou les systèmes utilisés.

Mais ce qui bouleverse ce secteur c’est le Web 2.0 participatif et géolocalisé.
Non seulement vous pouvez savoir ou vous êtes et ou vous voulez aller mais aussi comment et ce que vous pourrez y trouver, du particulier, au touristes (potentiel énorme du tourisme en France pour la clientèle étrangère) en passant par le professionnel qui a besoin de nombreux services comme, hôtels, parkings,horraires, traduction, etc. etc…

Le SoLoMo, social – Local – Mobile est de plus en plus à la mode et les applications associés aussi.
La réalité augmentée apparait et permets d’utiliser pour la plupart des cas l’appareil photo de son smartphone pour y associer des applications mobile, elles s’interfacent avec ce que voit l’appareil et propose des services connectés !

Là aussi donc bouleversement présent et à venir !

 

 

– Dématérialisation, numérisation & Externalisation

De nombreuses entreprises prennent conscience qu’il faut se concentrer sur son savoir-faire et confier le reste à des prestataires. C’est un process, c’est un changement mais en temps de crise cela permet de faire des économies et de se recentrer sur son cœur de métier en focalisant ses forces vives sur l’expertise de l’entreprise.

Là aussi l’offre est importante, que ce soit en dématérialisation RH (Novapost) ou en externalisation de process, que ce soit en stockage physique, (avec enfin la possibilité de consulter ses archives sur une plateforme online en mode SAAS) et grâce aux solutions CMS: Drupal, WordPress, SPIP, Magento etc… Solutions a succès car des milliers de sites s’ouvrent chaque jours.

Là aussi cela touche de nombreux secteurs (devrais-je dire TOUS les secteurs ?) RH, administration, musées, privé, politique et grande consommation. Avec des surprises, comme le fait que les plus de 50 ans acceptent plus de passer au “zéro papier” que les “geeks” !

Une initiative intéréssante aussi pour Smartsy, application mobile dédié a l’image ou les possibilités offerte par la reconnaissance de photos, d’images et de logos sont quasiment sans limites.

A suivre…
Thierry Barbaut

Aout 2012…Dématérialisation, externalisation, numérisation & stockage, une synergie et de nombreux leviers de business !

En matière de dématérialisation, d’externalisation et d’outils, du soft en mode SaaS aux offres de GED, les marchés explosent. Ils touchent même la numérisation et l’édition !

Tour d’horizon sur ces busines pour cet été 2012…

J’ai eu l’occasion de proposer et de travailler sur différentes offres et beaucoup appris des métiers et solutions proposés.

  • Dématérialisation:
    Aujourd’hui la solution, par exemple et parce que je la connais bien, de Novapost propose un passage au “zéro papier”.
    Cela passe donc par une dématérialisation complète des documents RH, les docs sont créés et ensuite mis à disposition en mode SaaS par le biais de la solution “People Doc Entreprise“. De là les attributions sont créés au sein de l’entreprise qui peut partager, administrer et donc gérer les flux des documents des salariés, qu’ils soient au siège de l’entreprise, en filiale ou n’importe où à travers le monde.
    En effet un atout de ce genre de solution est de pouvoir gérer l’ensemble des documents grâce à un logiciel en mode SaaS, qui va être disponible 24h sur 24.
    Cette offre est appliquée au salariés grâce à “People Doc Salarié” qui, averti par un email, pourra accepter ou refuser de dématérialiser ses documents, feuilles de paye, contrats de travail, attestations, documents de congés, etc… S’il refuse, tout continue comme avant et s’il accepte son espace “Cloud” est activé avec un code secret qu’il crée lui-même. Ses document sont dans un espace dédiés ou il pourra à loisir, charger, consulter, imprimer (oui c’est possible 🙂 ). Il est à noter que Novapost apporte une garantie à ces accès 50 ans, et bien sûr même si le salarié quitte son entreprise.
    Novapost propose également la “signature électronique”, validée par une norme, celle-ci permets de nombreuses évolutions dans la gestion des relations humaines et est en passe de normalisation dans les grandes entreprises comme les PME. Un article est disponible ici sur mon site.
    Une solution 100% cloud est aussi disponible.
    En matière de dématérialisation de documents RH, c’est une offrec omplète qui séduit aujourd’hui de nombreuses grandes entreprises, Décathlon, Société Générale, Canal +, M6, Priceminister etc…
  • Externalisation:
    De nombreuses entreprises externalisent leurs process. Elles souhaitent ne plus gérer elles-mêmes certaines taches comme la gestion de flux documentaires, de traitement de fichiers, ou de stockage de documents.
    Là elles font appel à des entreprises qui vont externaliser ces travaux. Il y a la une notion de confiance car il faut transmettre une partie de son activité, de son entreprise a une autre, qui prestataire de services par exemple va assurer la gestion de ces flux.
    De grandes entreprises comme des PME gèrent ces activités, Docapost, Néopost, mais aussi de grands groupes ou certaines SSII.
    Sur cette thématique les offres sont beaucoup plus variées et toutes vraiment différentes.
  • Ged, stockage et… Numérisation:
    Il est absolument fascinant de voir comment des entreprises industrielles arrivent à muter afin de suivre la folle avancée des nouvelles technologies.
    J’ai ainsi pu visiter un groupe industriel qui est spécialisé dans le stockage d’archive pour les administrations et certaines entreprises privées. ce groupe a su proposer d’externaliser l’ensemble de vos documents.
    Concrètement cela passe par un audit complet de vos archives papiers, puis une proposition et bien sur un projet est mis en place. Suivi par un AMOA celui-ci va ensuite être responsable de la transition de vos locaux vers la zone de stockage “destinataire”. Cette zone peut être située à plus de 1000 kilomètres de votre entreprise mais en règle générale c’est à quelques dizaines de kilomètres.
    Une fois l’installation effectuée, le logiciel de gestion d’archive en mode SaaS est activé et va vous répertorier l’ensemble de vos archives, avec des codes-barres mais aussi des mots clefs et tout ce qui aura pu être défini en amont du projet.
    Là où la solution est de plus en plus ingénieuse c’est que vous pouvez sélectionner une archives à distance, un dossier ou même un bloc de documents mais aussi demander à le recevoir par email sous 1 heure. L’entreprise reçoit la demande par le soft et numérise le doc puis l’envoi par email ou le met à disposition dans l’espace dédié… Extrêmement pratique, rapide, économique et… Ecologique il faut bien le reconnaitre !
  • De la numérisation vers… Le papier !
    Oui, il arrive aussi que des entreprises numérisent pour produire du livre, comme Codex Images international, une agence Japonaise avec qui j’ai travaillé 6 ans.
    Les résultats des campagnes de numérisations dans l’art et l’architecture (ce n’était pas le seul domaine d’activité) donnaient des résultats tellement fantastiques en matière de recherche, que nous avions publiés de nombreux ouvrages décrivant les process, les résultats, et apportant le regard d’experts sur chaque thématiques en tant qu’auteurs. Gallimard, mais aussi d’autres maisons d’éditions, apportent leurs soutiens à ce type de projet.
    Ce qui amène à la parution de livres sur la numérisation ou comment passer du numérique au… Papier !

Je ne manquerais pas de revenir sur les nouvelles solutions, dont une qui va être “démocratisé” en fin 2012 sur la GED (Gestion Electronique de Documents).

Thierry Barbaut