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Numérique et Développement

J’intervenais pendant une semaine sur les thématiques du numérique au Gabon. Ces interventions furent l’occasion d’échanger avec la société civile gabonaise mais aussi avec de nombreux acteurs de l’aide au développement.

Une semaine riche en rencontres lors du Forum mais aussi de découverte et d’échanges avec les gabonais. Une journée aussi en foret avec un guide qui nous présente les différentes essences naturelles et leurs usages !

Forum « Numérique et Développement » à Libreville au Gabon

Des interventions dans le cadre d’une invitation du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Gabon pour le Forum « Numérique et Développement ».

Après avoir dressé un état des lieux du numérique en Afrique (taux de pénétration d’Internet dans les pays, communautés sur les réseaux sociaux et impact sur les associations et ONG), un focus sur l’utilisation du mobile et du smartphone a été fait.

Des applications mobile ou smartphone pour les organisations ont été présentées sur les thématiques de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie.

Le mobile banking, ou « mobile monnaie » a été présenté avec les avantages de la bancarisation d’une partie de la population et des nouveaux services qu’il propose : assurance, crédit, épargne…

Les usages des drones pour les ONG ont également été développés : agriculture, photos, vidéos et outils désormais indispensables de la préservation de la faune et de la flore.

Enfin une présentation des « hubs » (plateformes de rencontres physiques) et de leurs acteurs permettant à la société civile de se fédérer a permis aux auditeurs de mieux comprendre les réseaux qui animent le numérique en Afrique.

Internationaliser l’innovation

L’innovation numérique en Afrique représente un marché colossal qui place au centre du jeu la valorisation du capital humain

Vecteur d’emploi, ce sont les centaines de milliers et bientôt les millions de jeunes sur le continent qui doivent profiter de cette effervescence.

Cette innovation se développe sur des marchés structuraux comme la santé, l’énergie, l’éducation… Des secteurs qui affichent justement une croissance record en Afrique.

Des exemples concrets mêlant innovation, mobile et collaboratif

Pour bien comprendre ce processus, prenons deux cas concrets comme le mobile banking au Kenya dont les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2,5 millions de transactions par jour et 30% (en 2013, cela a progressé depuis) du PIB sont réalisés sur M-Pesa, la solution de paiement mobile de l’opérateur Safaricom.

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Un autre exemple est la m-farm pour « ferme sur mobile » ou parfois évoqué comme « Agri Business » : des SMS sont envoyés à des millions d’agriculteurs en Afrique tous les jours à l’aube leur mettant à disposition les cours des produits qu’ils cultivent. Des utilisateurs qui peuvent répondre à ces messages en indiquant le prix auquel ils auront vendu le mil, le sorgho ou le manioc. Ils deviennent ainsi des analystes et bénéficient concrètement d’un équilibrage des prix entre le producteur et le consommateur. Les intermédiaires ne peuvent plus tricher.

Les perspectives qu’offrent les mobiles et le compte en banque sur mobile sont l’accès à de véritables opportunités de développement jamais mises à disposition des populations isolées: l’investissement par le crédit, l’assurance, l’épargne. Une révolution en Afrique où seul 20% du milliard d’habitants dispose d’un compte en banque. Le mobile devient plus qu’un outil multitâche, il se transforme en carte d’identité économique.

 « Imaginons les perspectives qu’offriront ces applications avec le renouvellement des téléphones ancienne génération par des smartphones. Ce sera la démocratisation de la cartographie, de la gestion des stocks et ainsi de la logistique ouverte à un potentiel d’un demi-milliard de clients »

Une innovation internationalisée «agile » ?

Dans ce contexte, la réplicabilité devient un enjeu d’innovation particulier. Qu’elle soit locale ou internationale, elle touche les 54 pays du continent, qu’elle relie entre eux, mêlant des cultures, des contextes et des économies diverses. Cela contribue à faire de l’Afrique un incroyable incubateur en temps réel et de l’innovation africaine une innovation vernaculaire, forgée par et pour les Africains tant les spécificités culturelles et sociales sont prédominantes.

En voyageant de pays en pays, du Maghreb à l’Océan Indien, de Dakar à Nairobi en passant par l’incroyable dynamisme de Kigali, on constate l’incroyable contraste entre des déserts numériques et des écosystèmes dynamiques. Des hubs émergent, signes qu’une troisième révolution industrielle a leapfroggé la seconde : l’Ethiopie et Kigali pour les investisseurs d’Afrique centrale, Dakar pour le web, Lagos pour les services…

L’innovation s’étend de région en pays et transforme radicalement l’économie informelle qui représente 70% des échanges en Afrique

Les Africains sont maintenant connectés par la fibre en ville ou en clef/point d’accès mobile 3G en brousse. Les nouveaux modes de transactions et de commerces virtuels permettent la sécurisation et la traçabilité des échanges, un avantage significatif dans des zones où le cash pose des problèmes de sécurité et où les commerçants se déplacent perpétuellement !

Le E-commerce ou plutôt le M-commerce vient ainsi supplanter un modèle de distribution qui n’avait pas fait ses preuves. C’est avec du click & collect ou du HTTPS que  les africains consomment aujourd’hui! Dans des pays où moins de 4% des villes sont équipées de supermarchés, le mobile devient le relais entre les consommateurs et les plateformes comme Jumia ou Cdiscount. Ceux-ci deviennent les nouveaux commerçants en synergie avec les gigantesques et grouillants marchés africains : ils ont compris que pour séduire en Afrique, il faut développer du « local » avec l’inébranlable « bouche à oreille » et avec des marketeurs « made in Africa”…

Les entreprises étrangères qui tentent de développer des technologies de services échouent quand elles n’embauchent pas des équipes locales expertes. La clef de l’internationalisation des innovations passera donc nécessairement par du “made in Africa” et de la montée en compétences des acteurs locaux. Le continent, dont 60% de la population a moins de 20 ans, parviendra à relever le défi de sa croissance en favorisant la formation de sa jeunesse et la valorisation d’écosystèmes locaux!

Will Africa be digitally relevant in the next 10 years ?

By 2025, jobs which were common place in 2015 will no longer exist. Students graduating in 2016, will have obsolete qualifications for which there will no longer be a profession by 2025.

  • Front-line military personnel will be replaced with robots
  • Private bankers and wealth managers will be replaced with algorithms
  • Telemarketers, data entry capturers, tax preparers, lawyers, accountants, actuaries, statisticians and consulting engineers will be replaced with Artificial Intelligence (AI).

New business models, like those of Uber and Alibaba, are already industry-shaping disruptors, and each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable.

Traditional enterprises, whilst presently successful by today’s standards, are scrambling to make sense of Business Digitisation in order to stay relevant in the Digital future. Many are attempting to create new Digital business models which will eventually cannibalise their traditional business, rather than capitulating to new disruptive Digital start-ups. Companies are also digitising their products and services, along with operational processes and customer channels. Over 70% of top fortune 500 companies have plans to offer their products as a Digital service by 2020.  Presently, the 10 most valuable start-ups globally are estimated to have a value of $172.7 billion – all embracing Digital platform based business models. Around 90% of the business models in 2020 will be driven by the cloud.

Cloud computing concept with copy space

Globally, the number of connected devices will nearly quadruple by 2025, significantly altering the skills employers hold most valuable. Increasing connectivity will change how employees choose to work (for example: remotely, part-time, independently, or dispersed), and provide employers with a spectrum of hiring options.

Millennials, most of whom are Digital Natives, will comprise an estimated 48.3% of the global labour force in 2025, while those aged 60 and older will comprise 9.9% (compared with 7.9% in 2015).

Each day, new Digital innovators are emerging to cause disintermediation and disruption across every industry imaginable

The line between what has traditionally been business and IT is becoming more and more blurred. Largely due to the early adoption and impact of Digital marketing, The Chief Marketing Officer or CMO, now controls a bigger “IT” budget and influence than the CIO. This is only set to increase and expand across the organisation, as Digital Natives become future business leaders.

What new skills and expertise will be required to lead and manage the Digital enterprise of the future?

As robots, AI and Digital algorithms continue to replace many jobs and professions; new and emerging professions by 2025 will focus more on human interaction, augmented through Digital mechanisms. Jobs requiring uniquely human characteristics, such as cultural deftness, caretaking, or empathy, and creative thinking, are those least threatened by automation.

The ability to work anywhere, anytime is fuelling the Digital nomad trend, which is highly appealing to millennials, but will also blur political and economic boundaries, and test national labour codes.

Artificial Intelligence, its subfields, and automation will create some specific reflecting trends associated with new and emerging technology advances. Career gains from AI and automation include:

  • Artificial Intelligence technology and automation salesperson
  • Specialist programmers
  • Cybersecurity experts
  • Engineering psychologists
  • Robot and automation technology manufacturer, distributor, servicer, and refurbisher
  • Technology-specific trainer
  • Neuro-implant technicians
  • Virtual health care specialist
  • Virtual reality experience designer

Conclusion:

Digital transformation cannot be ignored without becoming irrelevant, and an adaptive Digital strategy is imperative.

The Digital workforce will be largely millennial, and significantly different from today in terms of culture, leadership style and skills. Artificial Intelligence, robots and Digital algorithms will automate many professions, but jobs requiring uniquely human characteristics – or are critical to the development of Digital solutions – will be in great demand by 2025.

A holistic Digital transformation strategy, which considers the Digital workforce along with the business model, process and customer channel dimensions, will be imperative for organisations wishing to remain relevant in the next 10 years

With Wayne Houghton, Director of Growth Implementation Solutions, Frost & Sullivan Africa

La guerre et les chiffres des OS (Systèmes Opérateurs)

l’étude Kantar Worldpanel ComTech sur les parts de marché des OS pour smartphones viennent d’être publiés, cette fois pour la période de début juin à fin août 2015.

A noter le redressement de Windows Phone ainsi que le coup de mou d’iOS outre-Atlantique.

Android iOS Windows Phone

Sur les mois de juin, juillet et août, 83 % des mobiles vendus en France étaient des smartphones.

Parmi ces mobiles, 71 % étaient mus par Android, contre 76,2 % un an plus tôt. 15,4 % étaient animés par iOS, soit une progression de 2,6 points sur l’année, et 13,1 % étaient sous Windows Phone — synonyme d’une progression de 3,2 points par rapport à la même période en 2014. Les autres, qu’ils soient estampillés BlackBerry ou tirent profit d’une jeune plateforme comme Firefox OS, n’ont représenté que 0,5 % du marché.

À l’échelle mondiale, Android n’a pas profité de l’été pour mettre fin à la lente fonte de ses parts de marché. Il demeure toutefois un leader incontesté et incontestable sur nos téléphones intelligents. Aux États-Unis, en Italie et en Espagne, il s’est même offert un peu de croissance, avec une part de marché respective de 66,9 % (+2,5 pts), 74,8 % (+1,8 pts) et 89,5 % (+1,4 %). Mais cela ne compense pas son recul de 7,1 points à 75,2 % du marché en Allemagne, de 11,2 points à 53,1 % en Australie, de 5,6 points à 78,1 % en Chine ou de 5,9 points à 64,5 % du marché britannique. Sur l’ensemble des cinq marchés majeurs européens, le petit robot vert accuse d’ailleurs un repli sur l’année de 3,3 points (72,2 %).

repartition-OS

Du côté de la pomme, seuls deux territoires affichent un recul sur la période. En Espagne, iOS a vu son poids fondre à 6,2 % du marché au fil de l’été, perdant ainsi 1,3 point sur l’année. Il a aussi concédé 2,1 points aux États-Unis, où il a atteint son niveau le plus bas de l’année avec 28,4 % du marché. Cela n’a toutefois rien d’inquiétant pour la firme : il est de coutume, outre-Atlantique, que les ventes connaissent un important coup de mou plusieurs mois avant le lancement d’un nouvel iPhone (en l’occurrence, l’iPhone 6s). Ailleurs, l’appareil a continué à séduire : +5,1 points à 19,4 % du marché en Chine, +8,5 points à 37,8 % en Australie, +6,7 points à 33,8 % au Japon, +5,8 points à 33,7 % au Royaume-Uni…

Microsoft, enfin, a su redresser la barre après un printemps quelque peu difficile. Si Windows Phone n’est toujours pas un acteur de poids en Asie (2,3 % du marché en Chine ; +1,6 point) ou aux États-Unis (3,5 % ; stable), il perce globalement en Europe, avec 11 % de parts de marché, contre 9,3 % un an auparavant. Cette progression, il la doit certes essentiellement à deux marchés, à savoir la France (+3,2 points) et l’Allemagne (+3,6 points à 10,5 % du marché), mais ne démérite pas non plus outre-Manche (+0,3 point à 11,3 %). Il peine par contre à franchir la barre des 15 % sur son marché fétiche, à savoir l’Italie, où il est redescendu à 13,7 % du marché après un pic à 14,5 % un an plus tôt et sur les mois de mai, juin et juillet 2015. L’Espagne, placée sous l’écrasante domination d’Android, est naturellement un cas à part : Windows Phone n’y pèse que 3,9 % du marché, en baisse de 0,3 point sur l’année.

Thierry Barbaut

Avec Iliad, Free est la 29ème entreprise mondiale la plus innovante

Iliad critiqué, Free aussi bien sur, et pourtant Forbes classe l’entreprise française 29ème mondiale en termes d’innovation !

 

Huit groupes français, dont celui de Xavier Niel, font partie du classement Forbes des 100 entreprises les plus innovantes du monde. La France se classe en seconde place derrière les États-Unis et à égalité avec le Japon.

Le dernier classement Forbes sur les entreprises les plus innovantes de la planète va faire chaud au cœur aux industriels français. Sur les 100 groupes classés, huit groupes nationaux sont dans la liste.

 

En 13e place du classement général, c’est le groupe Hermes qui arrive en tête des groupes français. Le second français est Iliad qui occupe la 29e place (juste devant le géant américain de la VOD Netflix. Suivent Essilor (49e), Bureau Veritas (50e), Dassault Systemes (56e), Pernod Ricard (69e), Danone (86e) et Sodexo (89e).
iliad-freeGrâce à ces huit grandes entreprises, la France arrive en seconde position du classement mondial, certes très loin derrière les États-Unis (39 entreprises classées) mais à égalité avec le Japon.
Si l’on peut se féliciter du dynamisme de ces groupes, l’Europe n’a pas non plus à rougir. En effet, 24% des entreprises figurant au classement, soit près d’une sur quatre, sont européennes. Avec quatre groupes, la Grande-Bretagne est le second pays européen. Viennent ensuite, l’Irlande, l’Espagne et la Suède avec chacun deux entreprises, puis arrivent, avec une entreprise classée, la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal.
Ces bons résultats pour la France et l’Europe n’occultent tout de même pas notre absence dans le Top 10 des entreprises mondiales les plus innovantes. L’Américain SalesForce arrive très largement en tête tous secteurs et tous pays confondus. Une belle performance pour l’éditeur de logiciel Saas. Par contre, hormis Amazon en 6e place, les géants du Net sont les grands absents de ce palmarès. En effet, ni Apple, ni Google, ni Facebook, ni Microsoft, n’en font partie.
Cette particularité s’explique par la méthodologie choisie par Forbes. A la différence d’autres classements qui se basent notamment sur les dépôts de brevets ou sur des sondages réalisés auprès des dirigeants, la méthode Forbes repose sur les investisseurs, « qui identifient les entreprises les plus financièrement dynamiques aujourd’hui, et qui le resteront dans l’avenir. »

L’Etat veut « moderniser en profondeur » son système d’information

Pour le gouvernement, l’Etat dépense trop pour gérer son existant informatique, ce qui pénalise sa capacité d’investissement et d’innovation.

Le gouvernement confie donc à la Disic la conduite de la mutualisation du SI de l’Etat et de sa gestion de projets.

etat-francais-systeme-information-barbaut.netLe 18 décembre se réunissait un quatrième comité interministériel dans le cadre de la démarche de modernisation de l’action publique. A cette occasion, plusieurs décisions ont été arrêtées, notamment en matière de système d’information et de prise en compte du numérique dans les services publics.

Et la DSI de l’Etat, la Disic, dirigée par Jacques Marzin, va être un peu plus encore mise à contribution. Le gouvernement s’est en effet fixé comme objectif de moderniser le système d’information de l’Etat, ce qui passera notamment par une mutualisation matérielle et logicielle.

500 à 800 millions d’euros à économiser, puis à réinvestir, en partie

Car, relève le compte rendu du CIMAP du 18 décembre, « l’obsolescence et le cloisonnement des systèmes d’information freinent le développement de nouveaux services numériques au profit des usagers. » Ce cloisonnement s’illustre par exemple par des infrastructures informatiques « largement spécifiques à chaque administration ».

L’administration est en outre confrontée à un problème classique, à savoir un budget informatique et des moyens en « majorité » consacrés à la gestion de l’existant. L’objectif est donc de dégager des marges de manœuvre.

Et pour cela il « est donc nécessaire de renforcer la démarche de mutualisation des infrastructures matérielles et logicielles, et de mieux inclure l’innovation dans les démarches projets ». L’Etat souhaite à cette fin s’appuyer sur la « compétence technique » et le « savoir-faire métier » de ces agents.

« Ces équipes doivent être pleinement mobilisées sur la conception, et mises en réseau ou rassemblées lorsque c’est opportun pour que l’intelligence collective favorise des solutions transversales » est-il précisé.

Grands projets : il va falloir faire mieux et moins risqué

Outre cette mutualisation, le gouvernement souhaite renforcer les garanties sur les « grands projets » en faisant « baisser le niveau de risque inhérent » à ceux-ci . Louvois et Chorus ont laissé des traces.

Mais comment concrètement réduire les risques ? Grâce à un contrôle qualité renforcé et « un accompagnement vigilant » – qualité qui ne devra pas oublier non plus les projets plus classique. C’est vague oui. Charge donc à la Disic d’associer des méthodes et processus précis à ce cap général.

Mutualisation et rigueur dans les projets doivent ainsi se traduire par une diminution de la dépense annuelle, hors masse salariale, de 500 à 800 millions d’euros en 3 à 5 ans et sur le périmètre de l’ensemble des ministères.

La réduction de coûts n’est pas une fin en soi – du moins pas seulement – puisque ces économies doivent « en partie » être « réemployées pour investir dans de nouvelles démarches de modernisation du système d’information, d’innovation et de simplification. »

La Disic, rattachée au SGMAP, a trois mois pour faire des propositions en définissant notamment une « trajectoire de mutualisation », et ce dans un contexte « d’économies exigeantes. » Pour cela, la DSI de l’Etat « sera dotée des moyens nécessaires pour conduire cette transformation ». Des moyens qui restent à préciser.

Internet: L’incroyable croissance Africaine qui va faire du continent le numéro un mondial de la bande passante

Selon les données mises à jour par la société TeleGeography, la demande de bande passante numérique de l’Afrique devrait connaître la plus forte croissance au monde entre 2013 et 2019.

La société de consulting et de recherche sur les télécommunications, TeleGeography, vient de publier une mise à jour de ses estimations de l’évolution de la demande de bande passante au cours des prochaines années.

Selon ses calculs, la demande de bande passante numérique de l’Afrique devrait connaître un taux de croissance annuel composé de 51% entre 2012 et 2019, soit un rythme supérieur à celui de l’Amérique latine et du moyen orient qui devrait tourner autour de 37 % par an.

Selon TeleGeography, la demande des pays d’Afrique subsaharienne devrait connaître la plus forte croissance sur la période.

Elle devrait atteindre 71% par an en Angola, 68% en Tanzanie et 67% au Gabon.

Conversion numérique

Ainsi, l’Afrique poursuit sa conversion numérique à un rythme explosif. Selon les données de TeleGeography, entre 2008 et 2012, la demande mondiale de bande passante numérique a quintuplé. En Afrique, elle a été multipliée par vingt.

 

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Néanmoins, et comme le souligne TeleGeography, si l’écart entre le continent africain et le reste du monde a diminué, l’Afrique reste encore en retard. Selon les estimations de TeleGeography, la demande africaine de bande passante devrait atteindre 17,2 Terabits par seconde (Tbps) en 2019, ce qui équivaut à un quart de la demande projetée de l’Amérique latine, et est inférieur à celle dont dispose déjà le Canada (plus de 20 Tbps).

Pourtant, avec le taux de pénétration d’internet le plus faible au monde (16%), soit 140 millions d’utilisateurs, le continent africain offre de belles perspectives de croissance dans le secteur des NTIC.

 

Intervention de Thierry Barbaut, rédacteur en chef d’Info Afrique sur www.I24news.tv

Câbles sous-marins

Le continent devrait d’ailleurs bénéficier de la modernisation et de l’augmentation des systèmes de câbles sous-marins connectés à l’Afrique. Aussi, les prix de la bande passante sur « autoroutes numériques » devrait baisser en conséquence.

Alan Mauldin, directeur de la recherche à TeleGeography estime, dans son communiqué publié le 31 octobre 2013 que « le prix d’une longueur d’onde de 10 Gigabits par secodne entre Johannesburg et Londres en 2019 devrait être inférieur à un quart du prix de 2012. »

Top 15

De nombreuses différences devraient néanmoins subsiter entre les États africains. En effet, les populations de certains pays africains comme Les Seychelles, la Tunisie ou l’Afrique du Sud disposent déjà d’un meilleur accès au net que les autres pays africains.

Selon les données de la Banque mondiale, les 15 pays africains où le taux d’accès à l’internet haut débit est le plus élevé au monde sont les suivants :

Pays Nombre d’abonnés à internet haut débit pour 1000 habitants (2012)
Seychelles 117,15
Maurice 105,72
Tunisie 47,85
Cap-Vert 37,80
Algérie 30,45
Égypte 27,24
Afrique du Sud 21,82
Maroc 20,91
Libye 10,40
Botswana 7,82
Sénégal 7,29
Zimbabwe 5,49
Gabon 3,20
Swaziland 2,68
Ghana 2,52

Elles sont aujourd’hui plusieurs centaines, les solutions mobiles et Internet conçues par des Africains.

Gratuites ou payantes, elles ont révolutionné les habitudes au grand bonheur des utilisateurs.

Les développeurs ne se privent plus de laisser libre cours à leur imagination. Et avec raison, puisque le secteur africain des applications, déclaré très prometteur par plusieurs analystes dont ceux de l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), ouvre une nouvelle ère pour les TIC sur le continent.
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L’impact sur la société de la téléphonie Mobile en Afrique

Dans le système de boucle retour, les téléphones mobiles en Afrique ont contribué à développer de nouveaux usages. Certains sont directement liés aux contacts téléphoniques (les « bip » d’appels) ou à l’éco-système.

Le succès, incomparable notamment en Europe, du m-paiement avec des offres comme m-pesa ou Orange Money illustre ce phénomène. D’autres modèles de partage du téléphone ou de prêts de minute renvoient à des usages séculaires en Afrique comme les tontines. Au-delà, les utilisateurs ont développé de vrais usages nouveaux qui utilisent les télécoms comme moyen de répondre à des usages précis.

Un cas typique est celui de la mise en place de systèmes d’enchères pour la vente de poissons (phénomène constaté au Sénégal, au Kenya et au-delà de l’Afrique en Asie du Sud Est). Un double phénomène s’est produit.
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Les données sont bien dans la ligne de mire des entreprises pour 2014

Les chiffres de l’étude réalisée par l’Ifop pour Makazi Group indiquent que les patrons français négligent de moins en moins l’utilisation des données.

 

Certes, les dirigeants d’entreprises françaises perçoivent l’utilisation des données comme un levier de croissance et de performance.

Mais d’après l’étude réalisée par l’Ifop pour Makazi, ils ne sont pas pour autant prêts à sacrifier la réputation de leur entreprise. Ils se positionnent en effet en faveur d’une utilisation mesurée et responsable des données personnelles (respectueuse de la vie privée et des réglementations).

Les données personnelles

big-dataPour 46% des dirigeants, l’utilisation des données personnelles des clients et prospects représente un enjeu important pour leur entreprise.

26% considèrent qu’elle revêt même une importance stratégique. Cette dimension stratégique est davantage mise en avant par les entreprises de services (35%).

Interrogés sur l’utilisation des données personnelles, les dirigeants évoquent des enjeux d’image tels que l’éthique (42%), la réputation (30%) et la transparence (30%). S’ils sont 18% à y rattacher une notion de risque et 8% une idée de contrainte, un tiers d’entre eux l’associent spontanément à l’idée d’opportunité (32%) et un sur cinq à celle d’innovation (22%).

L’utilisation des données personnelles est perçue par les dirigeants comme une opportunité pour conquérir de nouveaux clients (84%) et fidéliser les clients (83%). De même, c’est pour l’entreprise un levier de croissance et de performance (83%) ainsi qu’une source d’opportunités en termes de différenciation par rapport aux concurrents (78%) et de valorisation de l’entreprise (79%).

« Les dirigeants d’entreprises voient les données personnelles comme un levier de performance, tout en étant conscients des risques liés à leur utilisation« , souligne Stéphane Darracq, PDG de Makazi Group (ex-LeadMedia Group). « Cela signifie aussi qu’en tant qu’annonceurs, ils sont prêts à en déléguer l’exploitation à des tiers, à condition de garder le contrôle sur l’utilisation qui en est faite et de réinjecter dans leurs propres bases de données la connaissance client issue des campagnes qu’ils délèguent. »

Les limites de l’utilisation des données

La majorité des dirigeants reconnaissent que les impératifs de performance auxquels ils sont soumis peuvent conduire à une utilisation excessive des bases de données personnelles des clients et des prospects (61%), sans pour autant enfreindre la loi : une attitude qui les place face à un risque de lassitude et de rejet de la part des consommateurs (et ce en dépit des risques juridiques qu’ils sont 81% à juger élevés).

58% sont très conscients des risques commerciaux liés à l’utilisation des données personnelles, en particulier ceux dont la société réalise un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros (65%). Néanmoins, 87% estiment qu’une bonne utilisation de ces données peut permettre à leur entreprise de mieux se valoriser financièrement et 84% qu’elle peut avoir un impact positif sur l’image de leur entreprise.

Pointant l’excès de formalités administratives qu’engendre l’utilisation de données personnelles (51%), près de la moitié des personnes interrogées craint également que la législation en matière de protection des données personnelles ne désavantage les entreprises françaises (47%).

 

« Dans un contexte où 80% des dirigeants interrogés reconnaissent subir une pression forte ou très forte à court terme pour améliorer la performance opérationnelle, commerciale et financière de leur entreprise, l’utilisation des données personnelles des clients et des prospects est à juste titre perçue comme une opportunité commerciale mais non sans risque.
Quelle que soit l’évolution de la législation européenne et française, l’anonymisation des données utilisées à des fins commerciales et marketing sera de plus en plus à l’ordre du jour. Conjuguée à l’optimisation incrémentale des algorithmes de ciblage et d’enrichissement de données, elle permet d’ores et déjà aux entreprises de valoriser leurs données clients et de gagner en performance tout en réduisant leur exposition au risque« , indique Stéphane Darracq.

Il est à noter que seuls 14% des dirigeants interrogés estiment être parfaitement au fait de la législation en vigueur dans ce domaine. Si 47% pensent la connaître « assez bien », ils sont tout de même près de deux sur cinq à reconnaître qu’ils la connaissent mal, voire très mal.

22% considèrent que l’importance accordée actuellement à la confidentialité et à l’anonymat des données personnelles est excessive. 43% pensent qu’une législation plus souple en matière d’utilisation des données personnelles permettrait d’améliorer la performance financière de leur entreprise.

 

– 80% des dirigeants interrogés reconnaissent subir une pression forte ou très forte à court terme pour améliorer à la fois la performance opérationnelle, commerciale et financière
– Risque d’image / risque juridique : 81% des chefs d’entreprise françaises jugent les risques juridiques liés à l’utilisation des données personnelles élevés
– 84% des dirigeants français voient l’utilisation des données personnelles comme une opportunité pour conquérir de nouveaux clients
– Pour 42% des dirigeants interrogés, le mot  » éthique  » est le premier qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de données personnelles
– Une bonne utilisation des données personnelles peut être très positive pour la valorisation financière d’une entreprise pour 87% des dirigeants interrogés

Cloud dans les entreprises Francaises: 33% l’utilisent avec comme argument la flexibilité

Cloud Computing : Si 33% d’entreprises et administrations déclarent utiliser du Cloud, l’adoption est d’abord le fait des grands comptes (53%) plutôt que des PME selon le CloudIndex de PAC.

Et pour une majorité d’entreprises, le Cloud reste exclusivement du SaaS, et l’IaaS privé plutôt que public.

« Les entreprises françaises sur la bonne voie en termes de maturité. » C’est la conclusion du premier CloudIndex du cabinet français PAC, un indicateur semestriel dont l’objectif est de mesurer le niveau de maturité du marché des solutions Cloud en France.

Et sur la base de cette étude réalisée auprès de 220 entreprises et administrations dites représentatives de l’économie française, PAC a établi un score de maturité pour la France : 443 sur 1.000 (ou 4,43/10). Le marché français est donc loin encore de l’âge de raison.

Les PME restent à convaincre

cloud-france-barbautCar si le Cloud est une réalité, il ne concerne cependant pas encore une majorité d’entreprises : 33% d’entre elles l’utilisent. A des niveaux divers. L’usage de ces technologies (SaaS, IaaS et PaaS) est ainsi nettement plus répandu (53%) parmi les grands comptes que parmi les PME (20% pour les sociétés de moins de 200 salariés).

Et parmi les petites entreprises, l’adoption du Cloud pourrait bien être encore plus restreinte comme le soulignait d’ailleurs en septembre 2012 une étude de TNS-Sofres : seules 6% des PME et 5% des TPE déclaraient connaître et utiliser le Cloud Computing.

L’utilisation du Cloud n’est donc pas généralisée, ce que rappelle d’ailleurs ce score de 443 défini par PAC. Mais en outre, tous les types de Cloud ne bénéficient pas du même degré d’intérêt. Le marché français (il n’est pas le seul) du Cloud est ainsi d’abord celui du SaaS qui représente ainsi 62% des utilisateurs du Cloud.

« C’est en quelque sorte le Cheval de Troie, souvent ignoré d’ailleurs des DSI, qui ont tendance à considérer qu’ils ne recourent pas au Cloud, alors que les utilisateurs métier font usage de SaaS pour tel ou tel service qu’il serait contre-productif de vouloir développer ou installer en interne » commente le cabinet PAC.

Et, surprise, contrairement à ce qui est communément admis, le SaaS ne se borne pas au CRM. D’ailleurs, en termes d’utilisation, ce sont les applications RH qui se classent à la première place (45%), devant les applications métiers/verticales (29%), bureautiques et collaboratives (24%), et seulement ensuite le CRM (24%).

Le IaaS à 75% en modèle privé

Pour les analystes de PAC, cette prééminence du SaaS dans le domaine RH s’explique par la « maturité des entreprises françaises par rapport à l’externalisation des fonctions de support et en particulier la paie », ainsi que par l’abondance des offres SaaS destinées à cette fonction.

Concernant l’IaaS et le PaaS («un outsider prometteur »), elles sont respectivement 34% et 22% d’entreprises et administrations à déclarer utiliser ces technologies Cloud. « 16% des entreprises utilisatrices ont recours à deux type de Cloud et 8% aux trois » ajoute PAC.

Précision de taille : si les entreprises se tournent peu à peu vers l’IaaS, c’est toutefois le modèle du Cloud privé qui est ici largement privilégié (75%). Pour Capgemini, le recours au Cloud public est toutefois amené à se développer, avec une tendance significative en ce sens d’ici 5 à 6 ans.

« Dans les grandes entreprises, qui ont généralement une informatique en place, on a ce besoin de comprendre et de maîtriser. Et elles considèrent alors qu’il est plus simple de le réaliser en interne, car permettant ainsi de monter en connaissances et compétences, pour ensuite envisager d’aller le pousser ailleurs » observe Christophe Delsaux, responsable Cloud chez Capgemini. Depuis 2009, les choses semblent donc figées.

La sécurité : un frein bien serré

Quant aux motivations des entreprises à se convertir au Cloud, peu de nouveaux enseignements, même si pour PAC le fait que l’augmentation de la flexibilité (71%) se positionne, au rang des bénéfices, devant la réduction des coûts (56%) constitue « une bonne surprise ».

« Ces résultats montrent sans aucun doute une maturité croissante dans la perception et l’approche du Cloud computing » suggère le cabinet français. Une maturité à tempérer cependant par un autre chiffre : seules 12% des organisations ont une stratégie Cloud définie.

Au niveau des obstacles, la tendance reste là aussi globalement la même. La sécurité, étude après étude, est ainsi citée comme le premier frein à l’adoption du Cloud (44%), devant l’absence de solution adaptée au métier (37%) et de gains financiers démontrés (34%).

Thierry Barbaut

Les « plombiers » du digital

Les entreprises ne se digitalisent plus seulement pour offrir des services à distance mais également pour répondre à une mutation profonde des attentes des usagers.

La question est de savoir comment les marques peuvent reconstruire une proximité avec leurs clients grâce aux nouvelles technologies.

Face aux changements d’habitudes, des enseignes telles que la FNAC ou DARTY doivent faire plus que livrer un produit digital. Elles devront également être en mesure d’apporter un service à valeur ajoutée en branchant le produit, l’installant et le rendant compatible avec l’écosystème des objets déjà connectés chez les clients.

La promesse de configurer, expliquer chez le client ces services devient un argument de vente majeur et un élément de fidélisation.

plombier-numeriqueHier, seul le facteur avait cette proximité du «dernier mètre», cette relation privilégiée quelle que soit l’heure de sa tournée dans nos villes comme nos villages les plus retranchés. Demain de nombreuses marques devront s’approprier un nouveau territoire de services et répondre aux attentes des clients.

Une omniprésence d’objets et d’outils numériques fragiles

Le développement de la domotique, des soins à domicile, du nomadisme, de l’intelligence des objets et tout simplement de la ville connectée avec un écosystème d’acteurs (commerçants, loisirs, transports en commun, organismes publics) est déjà une réalité.

Cet incroyable développement des usages se traduit par une omniprésence du numérique, via de nombreuses extensions digitales :

• le monde des capteurs : multi fonctions et nécessaires pour alimenter les bases de données avec des informations provenant du monde réel (température, pression, fumée, luminosité…)

• le monde des objets connectés : électroménager, chauffage, lampe, alarme…

• le monde du web : applications, navigateur…

• le monde des devices multi formats : ordinateur, tablette, mobile, montre, TV…

• le monde des périphériques : box tv/internet, imprimante, scanner, imprimantes 3D…

C’est l’ensemble de ce nouveau « patrimoine digital » que les utilisateurs devront mettre à jour, entretenir, réparer ou remplacer pour continuer à profiter des services désirés.

Ce tout numérique composé de hardware et de software, pour être réellement utilisable devra être : • interopérable (connexions filaire, wifi, mobile…) • mis à jour (nouvelles versions de software, d’applications) • être capable de gérer des nouveaux achats venant s’ajouter à ce patrimoine digital • être utilisable facilement et expliqué

Pour connecter, réparer,  rendre interopérable, upgrader ou tout simplement expliquer ces nombreux outils et logiciels, les utilisateurs auront besoin de personnes pouvant les aider. Ces services pourront être fournis par des « plombiers du digital » qui seront les petites mains du numérique de demain.

A l’heure où l’on a tendance à associer le digital à des cursus longs et parfois élitistes, la formation de ces « plombiers » de niveaux CAP ou bac permettrait d’apprendre les fondamentaux du numérique afin de savoir connecter un appareil, mettre à jour des logiciels, réparer des capteurs, rendre compatible des appareils entre eux ou simplement pour expliquer de façon intelligible des logiciels. Le niveau de connaissance en numérique n’aura pas besoin d’être celui d’un programmeur ou d’un ingénieur, car à l’image des voitures d’aujourd’hui, la partie complexe d’un produit, d’une application, d’un logiciel ne sera accessible qu’en atelier ou au sein des services techniques des marques.

Le développement d’une formation adaptée aux nouveaux besoins actuels  ainsi qu’aux futurs usages apparaît comme incontournable. Demain, ces interventions en soutien des nouvelles pratiques s’appliqueront à des domaines très variés comme la e-santé, la domotique, les services financiers et les paiements, les nouveaux modes de distribution, de loisir, de pédagogie ou même de communication sociale.

De nombreux acteurs sont susceptibles de développer en leur sein ou d’utiliser cette nouvelle profession afin de développer des services de proximité centrés sur les clients et proposant un réel SAV et des modèles de distribution clé en main.

Un vivier d’emploi de demain qui peut être soutenu

Le développement de ces nouvelles formations et de ces nouveaux métiers est un fantastique vivier d’emploi pour accompagner les nouveaux services de demain. Son développement est largement dépendant de la capacité d’innovation des grands acteurs du CAC 40, entourés de startups leur servant de relais pour avancer rapidement sur ces nouveaux sujets.

Ces « plombiers du digital » seront le lien humain essentiel entre une entreprise et le client final. Pour que digital ne soit pas vécu comme un processus à distance à la fois compliqué et déshumanisé mais comme une réelle aide locale humaine, créatrice de lien social.

Recrutement 2.0: Le pôle Emploi sera enfin connecté avec Viadéo

C’est une bonne nouvelle et surtout les candidats pourront enfin avoir accès au « marché caché »…

Viadeo et Pôle emploi ont conclu un partenariat pour développer l’usage des réseaux sociaux professionnels chez les demandeurs d’emploi et fluidifier les diffusion des offres d’emploi et des CV.

viadeo-pole-emploiPôle emploi et Viadeo se sont associés pour faciliter l’accès des demandeurs d’emploi à toutes les ressources numériques.

L’agence nationale avait lancé un appel à candidatures au début de l’année pour encourager les  personnes en recherche d’emploi à utiliser les réseaux sociaux professionnels afin de ne pas passer à côté d’offres « cachées » que l’on ne trouve que sur certains sites.

L’accord prévoit deux volets. Le premier concerne l’agrégation et la diffusion des annonces, le second, la multidiffusion des CV.

L’agrégation des offres d’emploi de Viadeo sur le site de Pôle emploi permettra de les rendre plus accessibles aux visiteurs.
Une sélection d’annonces provenant de l’agence  nationale sera également publiée sur la plate-forme communautaire pour renforcer leur fluidité sur des secteurs en tension.
Multidiffusion des CV entre le Pôle Emploi et Viadéo
Les demandeurs d’emploi pourront prochainement créer leur profil Viadeo à partir de leur CV sur Pôle emploi et réciproquement, ce qui devrait renforcer leur visibilité auprès des recruteurs. Ils pourront ainsi étendre  leur réseau, obtenir des  contacts , des nouvelles offres et des informations complémentaires sur une entreprise qui embauche.
Créé en France en 2004, Viadeo revendique 50 millions de membres. Le groupe compte aujourd’hui 400 salariés répartis dans 11 pays, et connaît une forte croissance  tout particulièrement dans les pays francophones et les marchés émergents tels que la Chine, la Russie et l’Afrique.
Un partenariat entre l’Apec et le site communautaire est actif depuis janvier 2010.

Google: L’entreprise ambitionne de devenir votre système d’exploitation personnel

Passionnant ! Voici un extrait d’un article publié en 2005 par le Time Magazine (On the Frontier of Search) : “Vous atterrissez tard dans la soirée dans une ville où vous ne connaissez personne.

google-tourisme-voyage-580x435Vous n’avez pas eu le temps de réserver un hôtel, votre bagage ne s’est pas présenté dans le carrousel et l’air conditionné de l’avion vous a donné un petit mal de gorge. Que faire ? Avec votre téléphone mobile, vous Googlez votre valise – elle est équipée d’une petite puce qui vous permet de la localiser – pour constater qu’elle a été déposée 200 mètres plus loin, au terminal suivant.

En allant la chercher, vous en profitez pour chercher une chambre d’hôtel. L’écran de votre téléphone vous montre des images de plusieurs hôtels dans votre gamme de prix, avec des vues depuis la fenêtre de votre chambre. Votre moteur de recherche vous donne la liste des pharmacies qui sont encore ouvertes à cette heure et vous annonce que votre groupe de blues favori jouera au festival de la ville durant le week-end.

Le moteur, qui peut chercher sur votre ordinateur resté à domicile, vous rappelle qu’un ami de collège vous a envoyé un mail il y a un an pour vous dire que lui et sa femme avaient déménagé dans cette ville (ce que vous aviez oublié). Vous décidez de les inviter au festival.” (traduction extraite d’Internet Actu : L’avenir de la recherche).

À l’époque, cet article m’avait paru complètement surréaliste, et les différents commentaires tournaient essentiellement autour de la confidentialité et de l’utilisation abusive des données personnelles. Huit ans plus tard, la situation a bien changé, car Facebook a réussi à nous faire admettre que la confidentialité est un truc de ringard (“We live in an open world“) et car Google a déjà livré la plupart des services décrits dans cet article (Google Now, le nouveau Google Maps, Google+…). En prenant un minimum de recul, on se rend compte que le pas franchit par Google en moins de dix ans est gigantesque, et qu’au cours des dix prochaines années ils vont nous livrer des services encore plus incroyables sur la base du Knowledge Graph ou des Glass

Google Now sur votre smartphone
Google Now sur votre smartphone

Si le Siri d’Apple avait fait beaucoup (trop ?) de bruit à sa sortie, je pense que nous ne mesurons pas bien le potentiel derrière Google Now. Le plus impressionnant avec cet assistant est sa capacité à anticiper vos besoins. Par exemple, il regarde dans votre agenda l’heure et le lieu de votre prochain RDV, calcul le temps de trajet en fonction des données en temps réel de la circulation ou de l’état des transports en commun, vous signale quand il est temps de partir et vous propose de notifier vos interlocuteurs par SMS de votre retard éventuel. Tout ceci est rendu possible grâce à la stratégie de diversification de Google dont les services concernent maintenant quasiment l’ensemble de nos activités quotidiennes :

Tous ces services étant bien évidemment liés par le biais d’Android et/ou Chrome. Le dernier domaine sur lequel Google n’a que peut d’emprise est la télévision, mais les choses pourraient changer avec les micro-consoles. Donc oui, effectivement, Google sait énormément de choses sur vous et votre quotidien : toutes vos données personnelles sont stockées, analysées, recoupées… dans le but de vous proposer des services à valeur ajoutée comme Google Now ou les très impressionnants Gmail Action Buttons : Take action right from the inbox.

Initiez des actions directement depuis vos emails
Initiez des actions directement depuis vos emails

Loin de moi l’idée de relancer le débat sur la confidentialité et les dérives potentielles de l’exploitation des données personnelles. Je pense ne pas me tromper en disant que notre économie et la société dans laquelle nous vivons reposent sur des systèmes d’information qui exploitent les données personnelles à très grande échelle, et ce depuis des décennies. Mais si vous ne voulez pas être fiché, débarrassez-vous de votre téléphone, de votre carte de crédit, de votre carte de transport, votre passeport… et adoptez le mode de vie d’après-guerre (la seconde guerre mondiale, pas la guerre du Golf).

Bref, le débat ne porte pas sur la confidentialité, mais plutôt sur notre dépendance à  l’internet et à Google en particulier puisqu’il occupe une place centrale sur la toile. Signalons que les premiers écrits sur ce sujet remontent à 2008 (Is Google Making Us Stupid?) et que l’on nous ressort la question régulièrement (Does the Internet Make You Dumber?Does the Internet Make You Smarter?) et à toutes les sauces (Les objets intelligents nous rendent-ils bêtes ?). Je ne me risquerais pas à vous livrer une analyse sur ce thème, simplement je pense que nous sommes autant dépendant de notre smartphone, que d’une calculatrice : nous pourrions nous débrouiller sans, mais c’est quand même nettement plus pratique avec. Ceci étant dit, je constate qu’il y a vingt ans je connaissais le N° de téléphone de mes amis par coeur, alors que je n’en connais plus aucun maintenant. Suis-je devenu plus stupide entre-temps ? Non pas pas réellement, car l’intelligence ne se mesure pas à la capacité de mémorisation ou à la rapidité de calcul (les ordinateurs seront toujours bien plus performants que nous dans ce domaine).

Donc non, notre dépendance à Google (ou par extension à l’internet) n’est pas forcément à craindre. D’une part, car nous sommes également dépendants au quotidien d’une infinité de choses que nous sommes incapables de produire nous-mêmes (pétrole, plastique, Nutella…). D’autre part, car l’intelligence de l’homme, celle qui en a fait l’espèce dominante de la planète, est plus liée à sa sensibilité (ses émotions), ses intuitions (déductions empiriques), sa capacité de discernement (sa conscience), sa créativité… Oui j’ai entendu parler de ce projet de drone qui peut prendre la décision de tirer tout seul sur ses cibles, mais ça relève plus de la science-fiction que de la réalité opérationnelle (je vous rappelle qu’un de nos soldats s’est fait récemment sanctionner pour avoir porté un foulard “non réglementaire”).

Nous en revenons donc à Google et à la place centrale qu’il occupe maintenant dans notre quotidien. J’ai eu l’occasion de lire ces derniers jours un certain nombre d’articles plus ou moins alarmistes (Welcome to Google IslandIt’s Google’s world, and we’re just living in itGoogle Glass in 10 years: The view from dystopia…), mais je reste confiant sur la capacité d’une société quôtée en bourse de se fixer ses propres limites. Certes, je ne vois pas de limite à l’ambition de Google, mais en tant qu’utilisateur j’aurais toujours la possibilité de me déconnecter, même si c’est une expérience… compliquée (I’m still here: back online after a year without the internet).

Oui j’ai volontairement confié une masse considérable de données personnelles à Google, dont les équipes les exploitent à des fins statistiques et comportementales. En contrepartie, ils me fournissent des services gratuits qui facilitent grandement mon quotidien. Cet arrangement tacite fonctionne plutôt bien et je n’ai pas l’intention de le dénoncer, car les bénéfices sont supérieurs aux désagréments. De plus, j’estime que les services et innovations que me propose Google (et par extension d’autres acteurs de l’internet) s’inscrivent dans une dynamique d’évolution sociétale : la société évolue et j’évolue avec elle grâce (en partie) aux nouvelles technologies. Ma vie serait-elle meilleure sans Google, Twitter, Amazon, mon smartphone, ma tablette… ? Difficile de répondre objectivement à cette question. Par contre, je serais très nettement en décalage avec mon entourage. J’imagine que Google n’occupe qu’une place très mineure dans le quotidien de moines tibétains, mais dans mon quotidien, c’est un incontournable.

Google_Copernic
Il y a un message caché dans cette illustration…

Pour conclure, je vais répondre à la question posée dans le titre : oui, je pense que Google ambitionne de devenir notre système d’exploitation personnel, au même titre que Microsoft a dû l’ambitionner à sa grande époque ou qu’Alibaba ou Rakuten ambitionnent de le devenir sur leur marché. Tout est une question d’ambition, de moyens et de temps. Ils finiront par y arriver, j’en ai la certitude. Après ça, la grande question est de savoir qui fixe le rythme d’innovation / d’adoption : les entreprises privées ? Les institutions ? Les gouvernements ? Début de réponse chez Erwann Gaucher : Ces fétichistes du papier qui sont au pouvoir.

Thierry Barbaut

Ciblage sur Internet: Attention aux fausses informations et aux profils mal renseignés, l’exemple Enliken

L’utilisation d’informations émanant de tierces parties, en particulier les DMP, permet de mieux cibler une campagne online.

 

enlikenSi tous les internautes remplissaient de longs formulaires avant de naviguer sur la toile, la tâche serait alors aisée et on pourrait avoir toutes les données que l’on rêve. Hélas tout ceci n’est que pure fiction.

Dans la réalité, aucun internaute ne définit de manière explicite ses préférences, goûts et autres aspirations. C’est donc un petit miracle que certaines entreprises comme Google arrivent à vous mettre dans des cases de catégories d’intérêt.

Sauf que le Big Data qui prédit votre sensibilité politique ou votre goût pour les chaussures n’est pas du tout efficace selon un enquête menée par Enliken. L’entreprise américaine demande aux internautes de remplir un questionnaire en échange de pouvoir accéder à du contenu premium.

D’ailleurs, n’hésitez pas à visiter le site d’Enliken pour vous passer-vous même au scanner et vous pourrez alors juger vous-même du résultat. Vous pouvez comparer 50 types d’informations personnelles qui sont utilisée par des tiers.

Ainsi, lorsque j’ai fait le test 58% de l’information d’Enliken s’est avéré inexacte. Certains points sont justes drôles : mon goût pour les animaux, les films pour enfants ou les bijoux. Et dire que certains e-marchand achètent cette information. Ça fait peur.

Thierry Barbaut

Technologie 5G: Samsung serait opérationnel !

Samsung Electronics a annoncé avoir développé avec succès la première technologie mondiale adaptative pour émetteur-récepteur, opérant sur les bandes Ka à ondes millimétriques pour les communications cellulaires.

La nouvelle technologie est basée sur la capacité 5G des systèmes de communication mobile et fournira une transmission élevée de données, cent fois plus rapide que les réseaux 4G actuels.

samsung-5gLa technologie de communication mobile 5G est la prochaine génération des réseaux technologique 4G Long Term Evolution (LTE). Avec la 5G, il sera possible de fournir une expérience TIC omniprésente en Gbps aux abonnés et offrir des vitesses élevées de transmission de données multipliées par dix pour chaque station de base. L’installation du réseau cellulaire haut-débit 5G requiert une large bande de fréquence.

Samsung compte accélérer la recherche et le développement de la technologie de communication mobile 5G pour la commercialiser d’ici 2020. La compétition pour le leadership dans le développement des prochaines générations de technologies mobiles de communication est de plus en plus serrée. La Chine a lancé en février 2012 son programme de recherche « IMT-2020 (5G) Promotion Group » pendant que la Commission européenne a planifié d’investir 50 millions d’euros en 2013 pour apporter la 5G sur le marché en 2020.

Thierry Barbaut

 

BYOD (Bring Your Own Device) de masse : l’exemple de Shell et ses 150 000 employés

Si pour de petites entreprises, mettre en place une politique de BYOD est assez aisé et rapide, pour les très grandes entreprises, la problématique est différente.

En ce sens, l’exemple de Shell est intéressant.

La quasi-intégralité des employés passera au BYOD dans quelques années

Le géant pétrolier anglo-hollandais Royal Dutch Shell compte à ce jour près de 90 000 employés internes, sans compter environ 60 000 employés supplémentaires avec qui il travaille via des sous-traitants ou par contrat à durée déterminée. En somme, la société gère environ 150 000 personnes à travers le monde. Un nombre très important qui implique une gestion sur le long terme pour le moindre changement à mettre en place.

byodDu fait de l’activité de l’entreprise, la plupart de ces employés travaillent à l’extérieur et doivent donc pouvoir appeler et être contactés à tout moment. Ils sont donc logiquement tous munis de téléphones. Jusqu’à présent, Shell fournissait à ses salariés les appareils mobiles dont ils avaient besoin. Mais du fait des coûts et surtout du management que cela entraîne, la société songe sérieusement à passer la quasi-intégralité de ses employés au BYOD.

Pour le moment, environ 10 000 d’entre eux apportent déjà leurs appareils selon le site britannique V3. Mais Ken Mann, qui s’occupe de la sécurité au sein de l’entreprise, n’a pas caché qu’il prévoyait que plus de 90 % des employés utiliseront leur propre mobile, leur tablette et même leur ordinateur portable pour travailler. Cela prendra toutefois quelques années pour atteindre un tel taux de mise en place du BYOD. Près de 135 000 personnes seront en effet concernées à terme, ce qui est tout sauf négligeable.

Shell forcé par la nouvelle génération

Fermé ni à Windows, ni à Android, ni à iOS, Shell compte bien s’adapter en fonction des tendances assure Ken Mann. Mais si Shell compte bien généraliser le BYOD, c’est pour la simple et bonne raison que son actuel effectif est vieillissant et que des dizaines de milliers d’employés seront remplacés lors des prochaines années. De nouveaux et jeunes salariés qui seront tous déjà équipés en smartphones, tablettes et ordinateurs portables.

« Nous voulons être en mesure d’attirer et de retenir du personnel jeune et talentueux » a ainsi précisé Mann, avant de rajouter fort judicieusement : « Ils ne veulent pas venir dans un environnement d’entreprise verrouillé ». Cette dernière remarque confirme un élément souvent abordé dans le BYOD : il est inévitable, car poussé par les employés. En ce sens, le PDG et fondateur de Skura titrait dans son blog en août 2012 : « Comment éviter le BYOD dans votre entreprise ». Sa réponse fut limpide : « Vous ne pouvez pas. » Pour Shell, il semble ainsi que le mouvement soit inévitable.

Concernant le volet sécuritaire, la société pétrolière explique à notre confrère V3 qu’une double authentification a été mise en place, à la fois via un mot de passe et une carte à puce. Mais Shell n’a pas caché avoir des problèmes pour trouver une société capable de lui fournir ce qu’il souhaite précisément en matière de BYOD, de cloud, d’authentification et de sécurité. Pour le moment, l’entreprise précise utiliser les outils de Computer Associates Technologies (CA), notamment CloudMinder, solution spécialisée dans la gestion de l’identification d’appareils, et SiteMinder, plutôt centré sur l’accès aux applications web pour les employés.

Rendez-vous dans quelques années pour savoir si Shell réussira son pari. Notez que l’exemple de Shell est précieux. Je n’ai ainsi trouvé aucune information équivalente chez Exxon, Total, Chevron, BP, Petro-Canada, PetroChina, Petrobras, etc. Soit le BYOD dans ces sociétés est peu développé, soit elles restent relativement discrètes sur le sujet. Si vous avez des détails sur ces compagnies, n’hésitez pas à commenter ce billet.

Thierry Barbaut