Archives de catégorie : Innovation

Les enjeux du numérique en Afrique

Intervention à l’Institut internationale de la communication de Paris (IICP) sur les enjeux du numérique en Afrique

  • Réseaux internet
  • Réseaux sociaux
  • Mobile money et les nouveaux services
  • Les villes intelligentes ou « Smart City »
  • Les services publics en ligne avec le cas du Rwanda Development Board ou « RDB »
  • Les applications sur mobile et smartphone sur la santé, l’agriculture, l’éducation, l’énergie et entrepreneuriat
  • Les usages des drones dans les différentes thématiques (agriculture, environnement…)
  • L’innovation
  • Les risques et les freins de développement du numérique
  • Les écosystèmes dans le E-commerce (Jumia).
  • Du numérique pour les humains !

L’intelligence artificielle et les drones en protection des animaux

Le programme Air Shepherd associe drones et intelligence artificielle pour sauver éléphants et rhinocéros des braconniers.

Depuis dix ans, un éléphant est tué par des braconniers toutes les 14 minutes et deux rhinocéros meurent tous les jours. A ce rythme, ces deux espèces animales auront disparu du continent africain dans dix ans, s’alarme la Lindbergh Foundation. Alors, pour éviter le pire, la fondation s’est associée à la société Neurala qui va équiper ses drones de surveillance d’un système d’intelligence artificielle.

Le programme Air Shepherd, actif depuis déjà plusieurs années, consiste à veiller sur des zones à risques, là où les braconniers ont l’habitude d’agir, en particulier la nuit grâce à des caméras à infrarouge. Jusqu’à maintenant, les drones, qui pouvaient voler cinq heures d’affilée maximum, se contentaient de déclencher un enregistrement vidéo à chaque détection d’une forme vivante.

Ces images étaient alors transmises à des opérateurs au sol chargés de les analyser. Si une forme humaine était repérée, l’information était transmise aux gardes chargés d’intercepter les suspects. Mais Air Shepherd ne pouvait pas embaucher suffisamment de monde pour visionner 24h/24 les milliers d’heures d’images filmées par les drones.

Désormais, les protecteurs des animaux seront assistés par le logiciel d’intelligence artificielle de Neurala, Neurala Brain. Celui-ci a appris à identifier éléphants et rhinocéros. Il pourra repérer des formes non répertoriées, en temps réel, dans les téraoctets de vidéos fournis par les drones. L’alerte pourra alors être envoyée immédiatement aux rangers, avant même que les intrus aient pu atteindre les animaux.

 

Cette IA, a expliqué le PDG de Neurala, Max Versace, a d’abord été développée pour la Nasa afin de participer à l’exploration autonome d’autres planètes.

Cette nouvelle collaboration « est un très bon exemple de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour une bonne cause », a-t-il ajouté en espérant qu’elle parviendra à sauver la vie de milliers d’animaux tout en permettant l’arrestation de nombreux braconniers.

Développement numérique, entre miracle et mirage

Si les technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde, ce n’est pas le cas de la répartition des revenus qu’ils dégagent…

L’internet, les téléphones mobiles et d’autres technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde et particulièrement dans les pays en développement, mais les dividendes escomptés du numérique, à savoir une croissance plus forte, la création de plus d’emplois ainsi que de meilleurs services publics, ne sont pas à la hauteur des attentes !

Hélas, 60 % de la population mondiale reste exclue d’une économie numérique en constante expansion

Aujourd’hui et particulièrement sur le continent Africain, ce sont les personnes riches, compétentes et influentes qui bénéficient d’une expansion rapide du numérique, des personnes qui sont mieux placées pour tirer parti des nouvelles technologies.

Il faut également prendre en compte que malgré le fait que le nombre d’utilisateurs de l’internet dans le monde ait plus que triplé depuis 2005, quatre milliards de personnes n’y ont toujours pas encore accès !

Photo : Le mobile en Afrique, une arme de développement massive !

Le vecteur de développement du numérique n’est pas uniquement financier ou technologique, ce sont les politiques publiques qui doivent démocratiser l’accès

« Les technologies numériques transforment le monde des affaires, du travail et de l’administration publique », a déclaré Jim Yong Kim, le président du Groupe Banque mondiale. « Nous devons continuer à connecter tout le monde et ne laisser personne sur la touche, parce que le coût des opportunités perdues est énorme. Mais pour que les dividendes du numérique soient largement partagés entre toutes les franges de la société, les pays doivent aussi améliorer leur climat des affaires, investir dans l’éducation et la santé, et promouvoir la bonne gouvernance. »

photo : Les axes de développement du numérique en Afrique lors du premier Forum International sur la jeunesse et l’entrepreunariat organisé par le MEDEF à Paris en décembre 2016

Des technologies pour quels utilisateurs ?

Bien sur il existe de nombreux cas de succès individuels, mais le constat est sans appel, l’effet des technologies sur la productivité globale, l’accroissement des opportunités pour les pauvres et la classe moyenne, et la généralisation de la gouvernance responsable n’ont pas été à la hauteur des attentes. Les technologies numériques se diffusent rapidement, mais leurs dividendes comme la croissance, les emplois et services, tardent à suivre.

La révolution numérique est en train de transformer le monde, facilitant les flux d’information et la montée en puissance des pays en développement qui sont en mesure de tirer profit de ces nouvelles opportunités.

Le fait qu’aujourd’hui 40 % de la population mondiale soit connectée par l’internet constitue une transformation stupéfiante. S’il faut se féliciter de cet exploit, c’est également l’occasion d’imaginer que nous devons éviter de créer une nouvelle classe exlue. Dans un monde où près de 20 % de la population est incapable de lire et d’écrire, la seule diffusion des technologies numériques a peu de chances de combler le fossé du savoir.

Photo : une publicité vante « internet qui fonctionne » au Burundi – Crédits : Thierry Barbaut 2015 www.barbaut.net

« Dans les pays en voie de développement je préconise plus d’acheter une poule qu’un smartphone ou un ordinateur » Bill Gates, fondateur de Microsoft et de la Fondation Bille & Melinda

Les technologies numériques peuvent favoriser l’inclusion, l’efficacité et l’innovation

Plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est paient leurs factures de services publics par téléphone mobile avec le mobile money, M-pesa en tête avec plus de 2,8 millions de transactions par jours.

En Chine, huit millions d’entrepreneurs, dont un tiers de femmes, utilisent une plateforme de commerce en ligne pour vendre des produits à l’échelle nationale et les exporter vers 120 pays. L’Inde a fourni une identité numérique à caractère unique à près d’un milliard de personnes en cinq ans ; elle a par également élargi l’accès aux services publics et réduit la corruption sur ce front. Et dans le domaine des services de santé publique, de simples SMS se sont avérés efficaces pour rappeler à des personnes vivant avec le VIH de prendre leurs médicaments vitaux.

Les nouvelles technologies favorisent l’inclusion bancaire et freinent la corruption

Pour tenir toute la promesse de développement d’une nouvelle vague numérique, il faut développer deux grandes mesures : réduire la fracture numérique en rendant l’internet universel, abordable, ouvert et sûr ; et renforcer les réglementations qui garantissent la concurrence entre les entreprises, adapter les compétences des travailleurs aux exigences de la nouvelle économie, et promouvoir des institutions responsables. Le travail des institutions politiques en Afrique est prépondérant.

Les stratégies de développement du numérique doivent être d’une portée beaucoup plus importante que celle des stratégies pour les technologies de l’information et de la communication. Pour bénéficier au maximum du numérique, les pays doivent créer un environnement propice aux technologies : des réglementations spécifiques qui facilitent la concurrence et l’entrée sur les marchés, des compétences qui permettent aux travailleurs de tirer parti de l’économie numérique, et des institutions qui rendent compte aux citoyens. Les technologies numériques peuvent, quant à elles, accélérer le développement, l’effet levier ou synergie des NTIC est majeur.

Il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les TIC

Des axes de développement indispensables : investir dans les infrastructures de base, réduire le coût de la conduite des affaires, abaisser les barrières commerciales, faciliter l’entrée de start-up, renforcer les autorités de la concurrence, et faciliter la concurrence entre les plateformes numériques.

FORMER ! Si l’alphabétisation de base reste essentielle pour les enfants, il sera indispensable, pour une large diffusion de l’internet, d’inculquer des aptitudes cognitives d’ordre supérieur, de développer les capacités d’analyse critique et de dispenser une formation fondamentale sur les systèmes avancés de TIC. L’enseignement d’aptitudes techniques à un stade précoce et l’exposition des enfants à la technologie favorisent une meilleure maîtrise des TIC et influent sur les choix de carrière.

Les technologies numériques peuvent participer à transformer nos économies, nos sociétés et nos institutions publiques

Ces changements ne sont ni acquis ni automatiques. Les pays qui investissent à la fois dans les technologies numériques engrangeront des revenus importants, tandis que les autres resteront probablement écartés. Si elles ne reposent pas sur un socle solide, les technologies risquent de créer des disparités sur le plan économique, d’accroître les inégalités et d’ouvrir la voie à l’ingérence des pouvoirs publics.

Thierry Barbaut – www.info-afrique.com

Le numérique et le code en Afrique

Les nouvelles technologies en Afrique représentent le plus gros marché au monde selon de nombreux experts financiers

Il y aurait actuellement 800 millions de téléphones mobile en Afrique, c’est plus qu’en Europe ou aux USA. Sachant que 80% de ces mobiles sont d’ancienne génération imaginons l’impact sur les applications et l’échange d’information quand ils seront renouvelés par des Smartphones.

Les nouveaux leaders de l’économie numérique ne sont pas uniquement Google, Facebook, SAP, Atos, mais aussi désormais Jumia, MTN, Orange… Des groupes qui définissent de nouveaux paradigmes « agiles » des entreprises participatives, collaboratives… du web 3.0 ?

Interview FedAfrica sur le digital en Afrique

Parmi les nombreuses mutations qui permettent à l’Afrique de s’imposer comme le continent de la croissance, l’essor de la sphère digitale, synonyme de développement économique et social est incontournable.
Le continent est aujourd’hui doté d’un très fort potentiel, tant en termes de nombre d’utilisateurs que d’accès aux offres les plus innovantes. C’est par ailleurs pour répondre à de nouvelles habitudes de consommation, ainsi qu’à un besoin de réactivité et d’inter-connectivité que l’ensemble des acteurs économiques ont pris part à cette révolution.

A ce titre, Fed Africa lance en 2016 le chantier de son nouveau site Internet qui promet d’être responsive et plus ergonomique.
Afin d’en savoir plus sur le virage numérique et ses formes multiples, nous avons convié Thierry Barbaut – expert Digital & Afrique, à nous faire un état des lieux du marché.
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Fed Africa : Dans quelle mesure les nouvelles technologies sont-elles un enjeu de développement ?

Thierry Barbaut : Les nouvelles technologies en Afrique touchent tous les secteurs d’activités : l’industrie, la finance, les matières premières mais aussi et surtout l’agriculture, la santé, les déplacements, les énergies renouvelables et bien sûr l’éducation. Grâce aux NTIC des perspectives incroyables se dessinent et plus particulièrement en Afrique grâce à deux leviers :

  1. Le premier levier est l’accès à l’information et c’est le mobile qui l’a rendu possible. Le marché est passé à une étape de renouvellement avec l’arrivée des smartphones low cost, c’est une deuxième phase de cette révolution télécom qui offrira l’accès à des applications plus inclusives pour des centaines de millions d’utilisateurs.
  2. Le second levier est représenté par les services qu’offre aujourd’hui le mobile. Le plus marquant est bien sur le mobile banking qui démocratise l’accès à la bancarisation. Toutes les classes sociales utilisent le mobile banking et les PME sont de plus en plus représentées. De nouveaux marchés s’ouvrent : l’assurance, l’épargne ou le micro-crédit

– L’émergence des réseaux sociaux en Afrique permet principalement l’échange d’information et donc le contact entre usagers : entreprises, particuliers, organisations avec un accent particulier sur le mode collaboratif. En effet l’outil est extrêmement utile aux populations en recherche de structuration, de fonds et bien sûr de mise en œuvre d’actions.

– Le big data est prépondérant car les données collectées changeront définitivement le visage de l’Afrique avec des perspectives de personnalisation des services adaptés aux besoins des utilisateurs.

– La cartographie et la géolocalisation en temps réel permettent déjà de lutter contre le développement du paludisme, de gérer le trafic des bus de Nairobi en mode collaboratif ou d’apporter des données météo précieuses aux millions d’agriculteurs ou éleveurs par le biais de SMS journaliers.

– le Crowdfunding mais aussi le crowdsourcing ou le crowdimpactingpermettront de mieux gérer l’aide au développement en récoltant et diffusant des données plus efficientes.
Fed Africa : Quels impacts à la sphère digitale dans les habitudes de consommation ?

Thierry Barbaut : Un des impacts majeurs a été de mettre en contact les populations, les familles, les régions et même les pays d’Afrique. Comme l’Afrique est dans le noir la nuit par manque d’électricité, elle est aussi dans l’ombre au niveau de la communication.

La diaspora entre enfin de manière efficiente dans le développement de l’Afrique, des HUBS se développent afin de faciliter les contacts mais aussi les financements, les échanges et les bonnes pratiques.

Jumia bien sûr avec la société AIG (Africa Internet Group) mais aussi Cdiscount (Bolloré et le groupe Casino) possèdent à eux deux plus de 40 sites internet de e-commerce en Afrique.

Mais là ou Jumia s’est particulièrement démarqué c’est dans l’adaptabilité des différents sites internet aux spécificités locales et culturelles mais aussi techniques et législativement : pas de HTTPS (paiement sécurisé sur Internet) ou de paiement par carte dans tel ou tel pays, c’est alors du «click and collect » qui est mis en place (système ou le consommateur commande en ligne et payera à la réception du produit).

Finance, marché informel et lutte contre la corruption

Le digital permet à l’Afrique de se placer sur les marchés financiers et de développer ses propres fonds d’investissement d’incubateurs et enfin de ne pas dépendre systématiquement de l’aide internationale même si des contrastes restent saisissants d’un pays à l’autre, ce qui est logique sur 54 pays.

Le fait de piloter des marchés financiers dans un écosystème digital permet ausside transformer le marché informel qui représente 70% en Afrique.Formaliser les échanges, par exemple sur les différents marchés journaliers qui se tiennent dans les villes et qui mettent à disposition des populations les denrées de première nécessité, représenterait plus de 500 milliards d’euros par an dans sa phase N+1. Le mobile banking sera bien sur le principal vecteur des connexions financières entre clients et vendeurs.

Fed Africa : Quelles sont vos projections concernant la prochaine décennie ?

Thierry Barbaut : Les HUBS liés aux nouvelles technologies vont exploser, ils sont des pépinières de jeunes vecteurs d’innovations locales et adaptés aux cultures et mode de consommation des 54 pays du continent.

– Les applications mobiles et les objets connectés, qu’ils soient chez les particuliers, dans les usines ou grandes entreprises joueront un rôle essentiel.

– Il est probable que l’Afrique soit finalement cette locomotive de la croissance mondiale dès 2030 avec deux milliards d’habitants. Les défis à relever sont énormes mais la croissance est présente et perdure même avec la chute des cours du pétrole. Cette croissance, même si elle est inégalement répartie, touchera de plus en plus de monde et donnera plus d’impact et de pouvoir d’achat aux populations.

Dans les bonnes initiatives digitales en Afrique il faut citer We Think Code, une ONG Sud-Africaine qui ouvrira début 2015 la première école gratuite de codeurs ouverte aux pays limitrophes sur le même modèle que « 42 Born to Code » l’école du fondateur d’Iliad (Free) Xavier Niel à Paris.
L’économie informelle va se structurer progressivement permettant aux Etats de mieux se développer financièrement notamment en collectant des impôts importants. La bonne gouvernance sera bien sûr aussi décisive qu’indispensable. Faisons confiance aux jeunes, 50% de la population Africaine à moins de 25 ans et la jeunesse rime avec innovation.

Smartphones are changing lives in Africa

The recent pace of economic growth in sub-Saharan Africa has undeniably been of enormous benefit to the continent

Countries such as Angola, Ghana, Mozambique, and Nigeria have profited from high levels of foreign investment and commodity exports, enabling them to invest in much-needed infrastructure. While this has certainly led to societal transformations, it has also exacerbated the gap between new technologies and old, often defective systems.

Much of sub-Saharan Africa continues to be plagued by poor access to electricity, sporadic Internet coverage, and weak governance—none of which is promising for the development of the latest technologies. These obstacles, while challenging, have nevertheless provided fertile ground for innovations using an already widespread technology: the mobile phone.

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One of the most important advances in mobile technology has been the rapid growth of mobile banking. Africa has been and continues to be one of the most un-banked populations in the world. Millions of Africans are paid in cash, have no access to social security or financial services, and don’t pay taxes. Mobile banking works to alleviate this problem by offering individual users a convenient way to make payments at retailers with only a basic mobile phone that uses near field communications (NFC), meaning that no Internet connection is necessary. Likewise, in Kenya, Safaricom pioneered mobile money transfers, enabling individuals to easily transfer money to a friend or relative via SMS. The service, called M-Pesa, has reached millions of people who previously had no access to financial services. Such services, while basic, help to improve security, offer a more flexible way to manage funds, and allow individuals to manage their income in a structured way.

Mobile payments also enable consumers to make long-distance purchases, thereby opening retailers up to a diverse body of consumers, irrespective of geography. Since payment is made through a mobile phone, the transactional cost to the retailer is much lower than debit or credit card processing fees. Banks across the continent are also opening their doors to new customers. For instance, in Angola, Banco Angolana de Investimentos (BAI) launched the e-Kwanza, a phone application through which new customers can register and set up their accounts for free.

SMS is also becoming an increasingly invaluable tool in the provision of health care services for those living outside of major urban areas. In Kenya, health care professionals are able to stay in touch with individuals living with HIV through the Weltel Project, while in Nigeria, SMS is being used to track the distribution of mosquito nets.

Mobile technology is also creating business opportunities for entrepreneurs working to develop new health care solutions. Health insurance is one such industry sector. One of the world’s largest “micro-insurance” companies, MicroEnsure, has built a business through the provision of mobile-based health insurance in collaboration with mobile network providers. The company has offices in Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, and Tanzania, and provides insurance services to some of the poorest people on the continent—even those living on less than $4 a day. To date, the company has around 4 million customers.

It is in the business arena that mobile technology is proving to be especially fruitful from a socio-economic perspective. A recent research paper from Forbes Africa in collaboration with Djembe Communications showed that the vast majority of young Africans (around 80 percent) would rather work for themselves than for an existing company—a prospect made more viable by access to mobile technology. In the agricultural sector, which accounts for roughly 60 percent of the continent’s export revenues, young entrepreneurs are creating new solutions for farming industries. M-Farm delivers real-time market information to farmers, helping them to better understand the true market price of crop supplies, as well as to negotiate more advantageous prices with wholesalers and importers. Other simple mobile phone ideas include iCow, which delivers a breeding calendar for cows’ gestation periods, in addition to providing farmers with advice on the best breeding practices.

The mobile phone’s educational capacities aren’t limited to the farming sector. A pilot program in Uganda called MobiLiteracy Uganda uses SMS and audio technology to support home learning, offering daily reading lessons in local languages via the parent’s mobile phone to students who are unable to physically attend classes. Because the lessons are delivered by SMS and audio, illiterate parents are also able to participate. In Kenya a 32-year-old teacher has created a mobile phone-based teaching platform, which acts as a virtual tutor and teacher’s assistant, enabling students to access all of their courses outside of the classroom. It is a for-profit business whose success is based on a high volume of low-cost users. As of November 2015 the service had 500,000 customers.

Utilizing existing technology is a smart way for entrepreneurs to create much-needed solutions across Africa. Foreign direct investment and top-down government investment will continue to improve infrastructure, but in the meantime there is money to be made through the most basic mobile phones. Young business leaders across the continent are creating new solutions, but they remain frustrated by poor access to capital, which prevents them from investing in order to expand. Lack of capital is an ongoing issue in Africa, which is why many young businesses look towards foreign investors for help. There are an increasing number of solutions, such as one provided by the pairing service FACRA, a government-backed venture capital fund in Angola. It acts as a conduit between successful Angolan businesses and foreign investors—an introduction that makes it easy for home-grown businesses to source capital from a range of potential suitors. It also provides an easy-access route for foreign firms looking for opportunities in the country, offering cultural and business initiation services and attractive financial terms for direct investment.

Organizations such as FACRA are supporting enterprises and making it much easier for growing businesses to find ways of expanding nationally and across borders. It is especially important for mobile-based businesses to succeed because they deliver low-cost solutions that have the potential for high returns, not to mention the socioeconomic benefits they provide to communities.

Over the next few years, it is likely that the use of mobile technology—even basic SMS services—will grow. The cost of basic phones has fallen dramatically over recent years and even smartphones are becoming commonplace. Foreign investors now have an opportunity to look at this fast-growing sector as a way of securing long-term gains through businesses that have a strong socio-economic impact, which could provide a win-win scenario for African economies, entrepreneurs, and foreign investors.

Réalité virtuelle et la stratégie de Google

Google ouvre un département dédié à la réalité virtuelle.

Google se doit de proposer les solutions les plus innovantes dans le domaine.

La Silicon Valley en est sûre : 2016 sera l’année de la guerre de la réalité virtuelle.  Et Google peaufine sa stratégie. Le géant de l’Internet se réorganise en créant une division consacrée à la réalité virtuelle.

À la tête des opérations, une pointure : Clay Bavor, anciennement responsable des applications (Gmail, Drive, Docs…), révèle le site américain Re/Code.

© Capture écran

La réalité virtuelle, c’est une expérience sensorielle totalement inédite qui permet d’immerger l’utilisateur dans un monde fictif. Concrètement, on pourra voyager aux quatre coins du monde ou pénétrer dans l’univers de son jeu vidéo préféré.

Google n’en est pas à son coup d’essai en manière de réalité virtuelle. Le Cardboard présenté en 2014 se présente comme une option low-cost en la matière. C’est un simple masque en carton avec un smartphone inséré. Grâce à des applications spécifiques, il est possible visualiser des images de réalité virtuelle générées ainsi que des vidéos en 360 degrés.

Le Google Cardboard est un dispositif peu onéreux permettant d’expérimenter la réalité virtuelle. © Google Cardboard

 

Dans ce domaine, Google fait bien pâle figure face à ses concurrents préparant des options plus hauts de gamme. Samsung a sorti son extension de Smartphone l’an dernier, Sony et HTC annoncent respectivement la sortie de la Playstation VR et le Vive. Le plus gros concurrent reste Facebook. La firme de Marc Zuckenberg a lancé les précommandes pour son Oculus Rift le 6 janvier dernier.

Abandon des Google Glass

Jusqu’ici Google s’était avant tout consacré au domaine de la réalité augmentée. Ici, non point d’immersion totale dans une autre réalité mais un enrichissement de ce qui nous entoure avec l’incorporation d’éléments virtuels comme des photos, des sons et des informations. Google s’est voulu pionnier en la matière avec ses Google Glass.
Mais celles-ci n’ont pas obtenu le succès escompté.

Trop chères, intrusives, mal acceptées par le grand public… Google a annoncé la suspension du programme en janvier 2015 pour le réformer complètement. Une nouvelle version doit sortir dans le courant de l’année 2016.

Loin de se laisser abattre, Google observe une nouvelle approche de la réalité augmentée en investissant dans Magic Leap. Doté de 1,4 milliards de dollars, cette start-up développe actuellement une nouvelle technologie qui, selon les rumeurs, permettrait d’insérer des images directement dans la rétine de l’utilisateur : une révolution.

Conscient de l’enjeu que représentent ces « nouvelles réalités », Google s’est ménagé plusieurs options. Ce nouveau département dédié à la réalité virtuelle n’est qu’une corde de plus à son arc.

 

Afrique, technologies, logistique et… Aéroports de drones

C’est encore une fois le Rwanda qui s’illustre dans les nouvelles technologies et l’innovation !

Après le lancement d’un fonds dédié aux nouvelles technologies c’est  le projet de lancement du premier DronePort en Afrique qui va voir le jour !

Ce sera le premier drone-port au monde, sur les rives rwandaises du lac Kivu, à Kibuye. ville frontalière de Goma

Cinq dômes au bout d’une piste de terre ocre qui abriteront des drones de trois ou six mètres, lesquels feront des va-et-vient, transportant des colis de 10 à 100 kg, que ce soit de la volaille, des médicaments ou des poches de sang. A terre, une poste et une clinique sont prévues sur le site pensé par l’architecte britannique Norman Foster qui travaille depuis janvier dernier sur ce projet, à la demande de Jonathan Ledgard qui dirige le centre Afrotech de l’école polytechnique de Lausane (Suisse).

Le Rwanda bénéficie d’une croissance économique importante et devient un modèle de croissance comme indique Mireille Modoi sur Info Afrique

norman-foster-aerodrones

« Norman Foster a réalisé le plus grand aéroport de la planète, à Pékin. Il va réaliser le plus petit aéroport du monde, en Afrique, le moins cher possible, et intégrant une myriade de technologies », expliquait au « Monde Afrique » M. Ledgard en juin dernier. Les premiers vols devraient se dérouler au début 2016 à Kibuye et les opérations commerciales pourraient démarrer trois ans plus tard. Selon la proposition dévoilée par le cabinet Foster & Partners, des dizaines de drones-ports pourraient ensuite se créer à travers le Rwanda et peut-être dans la région.

Le Rwanda a été privilégié pour cette expérience, parce que le transport de marchandises est complexe dans ce petit pays vallonné d’Afrique centrale. Mais aussi en raison de son cadre législatif plus souple et sa politique de développement faisant la part belle aux nouvelles technologies.

aerodrones

Si l’Afrique du Sud ou le Kenya ont adopté des régulations très strictes quant à l’usage de drones dans leur espace aérien, les autorités d’aviation civile rwandaises sont actuellement en train d’aménager un cadre législatif permettant le développement de drone-port à des fins humanitaires et commerciales. Ces propositions seront soumises au conseil des ministres prochainement et devraient entrer en vigueur en 2016.

Plusieurs pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir ce premier drone-port.

Et les initiateurs de ce projet discutent avec les responsables angolais, botswanais, ougandais, tanzaniens ou mozambicains. « Nous recherchons d’abord un lieu sécurisé dans un pays où les autorités locales participent au projet en identifiant les besoins des populations défavorisées, explique M. Ledgard. Car nous tenons à ce que nos “cargos-ports” se trouvent dans des zones pauvres et reculées où les drones livreront des produits de première nécessité tels que des médicaments, de la nourriture et des produits médicaux ».

Selon les études du centre Afrotech, les drones-cargos pourraient assurer à terme 10 à 15 % du transport de marchandises dans les pays qui les auront accueillis.

Avec Iliad, Free est la 29ème entreprise mondiale la plus innovante

Iliad critiqué, Free aussi bien sur, et pourtant Forbes classe l’entreprise française 29ème mondiale en termes d’innovation !

 

Huit groupes français, dont celui de Xavier Niel, font partie du classement Forbes des 100 entreprises les plus innovantes du monde. La France se classe en seconde place derrière les États-Unis et à égalité avec le Japon.

Le dernier classement Forbes sur les entreprises les plus innovantes de la planète va faire chaud au cœur aux industriels français. Sur les 100 groupes classés, huit groupes nationaux sont dans la liste.

 

En 13e place du classement général, c’est le groupe Hermes qui arrive en tête des groupes français. Le second français est Iliad qui occupe la 29e place (juste devant le géant américain de la VOD Netflix. Suivent Essilor (49e), Bureau Veritas (50e), Dassault Systemes (56e), Pernod Ricard (69e), Danone (86e) et Sodexo (89e).
iliad-freeGrâce à ces huit grandes entreprises, la France arrive en seconde position du classement mondial, certes très loin derrière les États-Unis (39 entreprises classées) mais à égalité avec le Japon.
Si l’on peut se féliciter du dynamisme de ces groupes, l’Europe n’a pas non plus à rougir. En effet, 24% des entreprises figurant au classement, soit près d’une sur quatre, sont européennes. Avec quatre groupes, la Grande-Bretagne est le second pays européen. Viennent ensuite, l’Irlande, l’Espagne et la Suède avec chacun deux entreprises, puis arrivent, avec une entreprise classée, la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal.
Ces bons résultats pour la France et l’Europe n’occultent tout de même pas notre absence dans le Top 10 des entreprises mondiales les plus innovantes. L’Américain SalesForce arrive très largement en tête tous secteurs et tous pays confondus. Une belle performance pour l’éditeur de logiciel Saas. Par contre, hormis Amazon en 6e place, les géants du Net sont les grands absents de ce palmarès. En effet, ni Apple, ni Google, ni Facebook, ni Microsoft, n’en font partie.
Cette particularité s’explique par la méthodologie choisie par Forbes. A la différence d’autres classements qui se basent notamment sur les dépôts de brevets ou sur des sondages réalisés auprès des dirigeants, la méthode Forbes repose sur les investisseurs, « qui identifient les entreprises les plus financièrement dynamiques aujourd’hui, et qui le resteront dans l’avenir. »

Microsoft: La nouvelle tablette Surface 3 !

« La tablette qui remplacera votre laptop »

La Surface Pro, la nouvelle tablette 12 pouces de Microsoft aux performances égalant un ordinateur portable, a été officialisée hier à New York. La communication de l’entreprise autour de ce nouveau produit s’adresse à un public très ciblé. De plus en plus de gens recherchent une machine convergente, capable de remplacer la myriade d’appareils et de terminaux que les constructeurs nous ont servis pendant des années.

Et il faut bien avouer que la Surface Pro 3 a des arguments pour tenir ce rôle :

  • Microsoft a généralement besoin de trois essais pour réussir quelque chose de correct. La Surface Pro est à sa troisième génération.
  • La taille de l’écran et la résolution de 2160×1440 pixels confèrent à la Surface Pro 3 un vrai confort d’utilisation
  • Les puces i7 d’Intel permettront à la tablette de se comporter exactement comme un ordinateur portable.

surface-pro3Ces trois facteurs pourraient bien être la clef pour réussir le pari de Microsoft, malgré la gamme de prix qui réserve cette tablette à un public restreint. Mais la question centrale reste posée : Microsoft parviendra-t-il à transformer l’essai ? L’éditeur de logiciel saura-t-il convaincre les acheteurs de passer sur sa tablette ? Et Microsoft est il capable de se distinguer de ses concurrents sur du matériel ?

La dernière question est particulièrement importante. Tout le monde veut une tablette capable d’égaler un ordinateur portable, mais la gamme Yoga de Lenovo dispose aussi de sérieux arguments en ce sens. Dell se positionne également sur cette ligne et pourrait bien réussir le pari de Microsoft avec ses tablettes Venue Pro.

L’analyste Daniel Ives, de FBR Capital Markets & co, remarque à ce sujet que « malgré cette annonce, nous continuons à penser que Microsoft doit encore faire ses preuves face à des acteurs tels que Samsung ou Apple. Microsoft est arrivé en retard sur le secteur des tablettes et l’influence de la Surface Pro était jusqu’ici un peu mitigé. La Surface pro 3 a de sérieux arguments, mais le défi à relever est titanesque compte tenu de la forte concurrence sur le secteur. »

L’horloge tourne pour la Surface Pro et Microsoft. Plusieurs raisons viennent expliquer cela :

  • Les utilisateurs de tablette se servent de plus en plus de leurs appareils comme des ordinateurs portables. Et ces utilisateurs sont déjà des clients Android ou Apple pour la plupart. Si Microsoft ne parvient pas à remettre en cause le statu quo, il risque de perdre une génération entière d’utilisateurs.
  • Surface n’a jamais vraiment réussi à être cool. Avec Surface 3, Microsoft se positionne pour toucher les business, intéressés par un appareil tout en un pour équiper leurs employés.
  • Si Microsoft ne parvient pas à convaincre avec cette annonce, alors il y a de fortes chances pour qu’il n’y arrive jamais.

« J’aimerais que vous pensiez à tout ce que vous pouvez faire avec votre tablette et votre ordinateur portable. Et que vous réfléchissiez à comment un simple appareil aussi fin et léger peut vous permettre de faire encore plus. » a ainsi déclaré Panos Panay, vice président de la section Surface chez Microsoft.

Les gens y pensent, cela n’a rien de nouveau. Reste à voir si Microsoft saura effectivement réaliser cette ambition et à la vendre suffisamment bien pour motiver l’achat.

Développement numérique : le rapport Erhel-La Raudière veut « faire sauter les digues »

Les deux députés ont présenté leur rapport sur le développement de l’Economie numérique française.

En 140 pages, les parlementaires comparent la France aux autres pays du monde et tentent d’en tirer des pistes pour l’avenir du secteur numérique.

 

Confiée en mars 2013, la mission de la commission des affaires économiques consacrée au développement économique de la France a rendu ses conclusions dans un rapport provisoire de 140 pages présenté hier aux parlementaires (voir liens et documents en bas d’article).

Mené par Laure de La Raudière et Corinne Erhel, deux députées respectivement UMP et PS en pointe sur les sujets du numérique, le rapport entend faire le point sur la situation (retard ?) du numérique en France vis-à-vis des autres pays.

Pour cela, les députées se sont rendues à la Silicon Valley, mais aussi en Australie, à Londres et à Hong Kong, afin de rencontrer et de recueillir les avis de différents acteurs, start up et entreprises. Le constat n’est pas toujours positif, mais les deux parlementaires ne sont pas pour autant alarmistes et rappellent que la France a certes de sévères lacunes, mais aussi des avantages qu’il ne faut pas sous estimer.

La formation, une clef essentielle pour avancer

Le premier axe mis en avant par le rapport est celui, nécessaire de la formation et de l’enseignement. Cela se traduit par plusieurs mesures proposées, s’adressant à différents niveaux de formations.  Parmi celle-ci, on retiendra surtout la nécessité « d’éveiller les élèves au code, et ce dès l’école primaire ».

Un premier acte qui doit s’accompagner d’un enseignement obligatoire de l’informatique dans le cycle secondaire, « quitte à supprimer une autre matière moins nécessaire ». En toute logique, le rapport préconise également la création d’une filière d’enseignement des professeurs d’informatique, avec la mise en place d’un CAPES spécialisé dans la question.

Concernant les études supérieures, le rapport prend acte de la création de l’école « 42 » par Xavier Niel et s’étonne du fait que cette initiative vienne d’un acteur privé. Comment remédier aux lacunes de l’enseignement public alors ? «  En formant des data scientists », expliquent les auteurs, « des cohortes de data scientists » pour être plus précis.

Un choix stratégique au vu de l’importance croissante du big data, mais qui ne suffira pas seul à résoudre tous les problèmes.  Une meilleure mise en valeur des licences professionnelles et une réhabilitation du doctorat, trop souvent laissé de coté par le monde de l’entreprise, sont d’autres pistes soulevées par le rapport.

La recherche également devra s’associer à l’effort, le rapport préconise ainsi que 10% des budgets universitaires de recherche soient dédiés à financer des études dans le domaine informatique.

L’économie numérique ne se finance pas comme tout le reste

La formation seule ne suffit pas et Laure de la Raudière et Corinne Erhel le savent bien. Elles se sont donc également penchées sur les modes de financements qui irriguent le développement de ces start up et entreprises du numérique.

« La plupart des entrepreneurs commencent par rechercher des fonds auprès de leurs proches, puis viennent les business angel. Ensuite dans une seconde phase de développement interviennent les fonds venant de capital risque et de capital développement » explique Corinne Erhel « La France souffre d’un manque sur ces dernières étapes du financement »

Mais les fonds privés seuls ne sont pas toujours suffisants et les députées demandent également pour un renfort de l’action publique dans le processus, citant Israël en exemple.  Elles plaident pour la création de fonds paneuropéens dédiés, encouragent la création d’un Nasdaq européen et proposent de réserver une part de la commande publique aux achats innovants et aux TPE et PME qui proposent leur services.

Outre ces aspects, le rapport prend acte de l’émergence de nouveaux types de financements tels que le crowdfunding, qui joue un rôle de plus en plus important dans les premières phases de lancement d’un produit ou d’une entreprise. La clef de ce changement explique Laure de la Raudière, c’est de pouvoir capter « la multitude » sous tous ses aspects, et permettre à l’économie collaborative et du partage de se développer.

Une nécessaire modernisation de l’environnement

« Mais alors, on est ringards en fait ? » plaisante le président de la commission lors de l’exposé des deux parlementaires. « Pas vraiment, mais on a besoin de se moderniser » répond Laure de La Raudière. Car la France, rappelle le rapport, peut compter sur de nombreux atout.

Le pays dispose de pôles de compétitivité repartis sur tout le territoire et de start up innovantes qui essaiment partout dans le monde. Mais les parlementaires reconnaissent la nécessité d’une modernisation de la législation et de l’action publique pour ne pas se faire distancer dans la course que se livrent les états développés.

Renforcer l’open data, poursuivre le mouvement de simplification de la vie des entreprises, poursuivre le développement du très haut débit et moderniser le cadre juridique : les propositions dans ce domaine sont nombreuses. Le rapport encourage une plus grande fluidité et une certaine souplesse vis-à-vis des règles « le but du jeu, c’est d’innover, toujours innover » rappellent les deux députées «  Il ne faut pas que les réglementations viennent limiter a priori cette capacité. »

Car c’est peut être au final le point central du rapport, évoqué à plusieurs reprises par les deux députées « ne pas dresser des digues de sable pour se protéger de ce déferlement numérique, mais innover comme des fous.» «  L’innovation » expliquent-elles, «  est au cœur de l’économie numérique et il faut l’encourager à tout prix si on veut que la France ne prenne pas trop de retard dans ce domaine. »

Retrouvez la note de synthèse ci-dessous et le rapport provisoire complet à cette adresse.

Google Maps: De plus en plus fort avec des fonctions offline !

Google vient de lancer une nouvelle version de son incontournable service de cartographie pour iOS et Android et propose quelques nouvelles fonctions qui méritent amplement que vous fassiez vite la mise à jour.

 

nouveau-google-mapsOn constate d’abord l’arrivée d’une fonction de stockage des plans hors-connexion (ou son retour, dans le cas d’Android).
Une fonctionnalité très pratique qui vous permet d’enregistrer des zones de la carte  –qui seront valables 30 jours- pour les consulter hors-ligne par la suite. Idéal lorsqu’on se rend à l’étranger et que l’on souhaite éviter de payer d’importants frais de roaming pour ses cartes.
Comptez aux alentours de 30 Mo d’espace disque pour stocker la carte d’une ville comme Paris et ses environs sur votre mobile.

La fonction de navigation a elle aussi été peaufinée, puisqu’elle vous indique quelle ligne suivre sur une route à plusieurs voies et vous propose, durant la conduite, des itinéraires alternatifs.

Quelques petits goodies complètent cette nouvelle version. De nouveaux filtres dans la recherche permettent par exemple de trier les meilleures adresses du quartier par note, horaires d’ouverture, prix… Autre « truc » bien utile, la possibilité d’enregistrer lsur votre compte Google les lieux que vous désirez conserver en mémoire en tapotant sur l’étoile qui lui est associée.
Notons enfin l’intégration de Uber directement dans Maps. Les utilisateurs du fameux service de VTC peuvent ainsi comparer, directement depuis l’appli, le temps de trajet en voiture avec chauffeur par rapport aux transports en commun… ou la marche.

Outernet: Internet pour tous gratuitement et partout

Outernet, l’internet pour tous !

L’organisation américaine à but non lucratif, le Media Development Investment Fund (MDIF), mène actuellement un projet innovant baptisé Outernet.

the-outernet-barbaut.netNé du constat de Syed Karim, le créateur du projet, qui déplore que l’accès au web reste trop inabordable dans le monde, Outernet permettra à n’importe quel citoyen du monde en possession d’un appareil wifi-compatible, d’accéder à un grand réseau d’information universel et gratuit d’ici 2015.

Pour atteindre cet objectif, le MDIF va envoyer près de 150 satellites low-cost d’un peu moins d’1,5 kilo en orbite autour de la terre.

Ce sont ces appareils qui retransmettront des informations émises à partir du sol partout dans le monde.

En procédant de la sorte, le MDIF veut contourner la censure de l’Internet en place dans certains pays tout en protégeant l’anonymat de ses utilisateurs.

Bien qu’Outernet permettra à des milliards de personnes d’accéder à l’éducation et à l’information universelles, il ne se déploiera pas tout de même comme Internet dans sa complexité, en tout cas pas dans ses premières années. En effet, l’utilisateur ne pourra pas publier lui-même des informations sur le réseau. De plus, le service proposera d’abord un nombre restreint de sites consultables.

Thierry Barbaut

Finance Participative: Enjeux et perspectives

Le financement participatif serait un enjeux majeur du développement en adéquation avec la mutation de nos modèles économiques ?

Je reviens de Bruxelles ou j’assistais à la première conférence Européenne sur les « Citizen Intitiatives », et la aussi est enfin pris en compte le pouvoir des citoyens a décider à qui donner, comment, combien et pourquoi ?

D’autant plus passionnant que je lance la plateforme de financement participatif www.microprojets.org de l’Agence des Micro Projets dont je pilote les stratégies Internet.

Mais revenons à cet article passionnant sur la finance participative de M. Alain Bloch:

Crowdfunding : capitalisme 2.0 ou menace pour l’économie ?

L’exemple a fait couler beaucoup d’encre et fait rêver nombre d’entrepreneurs : lorsque le 11 avril 2012, Eric Migicovsky a posté sur le site Kickstarter un appel pour le financement de son projet « SmartWatch », il ne s’attendait probablement pas à lever un million de dollars en 24 heures. C’est dix fois plus que le montant qu’il espérait !

finance-participative-barbaut.netAu bout de trois semaines, il avait réussi à collecter plus de 8 millions de dollars auprès de plus de 50.000 contributeurs, soit une moyenne de 160 dollars par internaute. Selon le cabinet américain Massolution, auteur en 2012 du premier « Crowdfunding Industry Report », le marché du « crowdfunding » (« financement par la foule ») devrait bondir de 88% en 2013, et dépasser 5 milliards de dollars. Il existe d’ores-et-déjà près de 900 plates-formes de ce type dans le monde, dont une cinquantaine en France.

« Le financement participatif représente une innovation majeure dans un univers financier qui a peu évolué depuis l’avènement d’internet. Nous en sommes au stade de l’e-commerce, il y a dix ans », avance Nicolas Dabbaghian, président et fondateur du site francais Spear, orienté vers la finance solidaire.

Une idée pas si neuve

L’idée n’est pourtant pas aussi nouvelle qu’elle peut en avoir l’air : nous avons collectivement oublié que lors de l’exposition universelle de 1900 en France, des entrepreneurs aussi célèbres que Thomas Edison ou Graham Bell donnaient, à quelques centaines de mètres de la Tour Eiffel, jusqu’à vingt conférences par jour pour présenter leur compagnie et qu’à l’issue, le public enthousiaste venu du monde entier signait des chèques de souscription au capital de ces « start-up » de l’époque…

Ce capitalisme populaire des « sociétés anonymes » du début du 20ème siècle succédait au capitalisme familial et annonçait l’ère de la gouvernance des managers formés par les premières écoles de commerce. Un « crowdfunding » sans internet en somme, mais qui apparaissait déjà dans la nature même du capitalisme entrepreneurial et de sa dynamique créatrice !

Une révolution qui ne va pas sans risques

S’il vise aussi les projets associatifs ou le mécénat, le crowdfunding est en passe de concerner de plus en plus de start-up. Aux Etats-Unis, la nouvelle législation, entrée en vigueur le 23 septembre dernier, ouvre plus largement encore à ces jeunes sociétés la possibilité de lever des fonds (actions comme obligations) sur le web : de nombreuses entreprises en ont profité, et rien que sur le site AngelList, elles se comptent déjà par centaines.

C’est le « Jobs Act », voté par le Congrès en avril 2012, qui a ouvert cette brèche dans les règles jusque-là très strictes du financement des jeunes entreprises de croissance. A ce stade, des conditions de revenus (plus de 200.000 dollars au cours des deux dernières années) ou de patrimoine (plus d’1 million de dollars) sont imposées aux personnes physiques qui souhaiteraient investir. Mais dans un deuxième temps – vraisemblablement dès l’an prochain -,  ces plates-formes de financement de l’innovation seront ouvertes à l’ensemble de la population américaine. De son côté, le gouvernement français a promis une réglementation pour le printemps 2014.

Dans la communauté scientifique des juristes comme des financiers, le débat est très animé : faut-il accepter le progrès apparemment enthousiasmant que représente le crowdfunding pour le financement des entreprises au prix d’une régression du point de vue de la protection des investisseurs ?

Certes, dans l’immédiat, la contribution moyenne des souscripteurs s’apparente davantage à une mise de jeux d’argent qu’à un véritable investissement, mais en sera-t-il toujours ainsi ?

Lorsque les premiers gains en capital des plus chanceux seront significatifs, le risque de panurgisme ne peut-il créer de nouvelles bulles spéculatives à très grande échelle du réseau mondial?

L’apparente opportunité pour les entrepreneurs pourrait alors très vite se transformer en cauchemar pour nos économies, en asséchant les circuits traditionnels de l’épargne tout en ne créant en contrepartie qu’un océan de pertes… Une sorte d’effet « worldwide Business Casino on line » à côté duquel les spéculations boursières les plus effrénées d’aujourd’hui apparaitraient comme d’aimables enfantillages !

Beaucoup de questions en suspens

Finance participative Agence des Micro projets
Le site de finance participative de l’Agence des Micro Projets

D’une façon générale, la rapidité du phénomène prend quelque peu de court la recherche académique en gestion comme en économie ou en droit : une journée internationale de recherche début octobre 2013 sur le campus d’HEC Paris a ainsi soulevé de nombreuses interrogations sans toujours être en mesure d’apporter à ce stade des réponses scientifiques plus opérationnelles que théoriques.

Question centrale : comment ce mode de financement alternatif va-t-il cohabiter avec les financements plus traditionnels comme le private equity ? Les plus optimistes d’entre nous soutiennent qu’il va d’une part permettre aux VC (venture capitalists) de réduire leur mise, donc leur risque.

D’autre part, il devrait agir sur ce nouveau marché comme un « signal » pour les personnes physiques. Leurs apports financiers constitueraient une sorte d’amplificateur vertueux de l’investissement des professionnels, le rendant plus efficace : un effet gagnant-gagnant dans cette hypothèse. Mais d’autres prétendent démontrer que les VC y perdraient inévitablement leur ratio prudentiel, multiplieraient mécaniquement les investissements et que nous serions alors revenus à la case « bulle spéculative » évoquée ci-dessus…

Pour les plus pessimistes, l’une des conséquences paradoxales du crowdfunding pourrait même être de nuire finalement à la création d’entreprise par une forme d’abondance de financement trop « facile ». La théorie nous enseigne en effet que les ressources d’un projet doivent être harmonieusement dimensionnées à l’opportunité entrepreneuriale. Ni trop, ni trop peu : on peut aussi mourir en quelque sorte étouffé par trop d’argent, comme la bulle Internet des années 2000 l’a montré.

L’avenir paraît plus radieux du côté de l’impact du crowdfunding sur le social business et les projets caritatifs : l’appât du gain y est ici marginal, limitant intrinsèquement les risques spéculatifs. Très commenté, y compris par les spécialistes de science politique, le succès de la plateforme Citizinvestor, lancée en septembre 2012 pour permettre aux citoyens américains de financer des projets d’infrastructures publiques, est dans ces domaines à la fois original et éloquent.

Le crowdfunding pourra-t-il contribuer à l’accélération du décollage économique des pays émergents ? En assurant un gigantesque effet de levier combinant financement d’infrastructures, projets caritatifs et investissement dans les PME, cette perspective paraît enthousiasmer un grand nombre de nos collègues en économie du développement, sans pour autant inquiéter le reste de la communauté académique. Le risque de conflit avec les systèmes traditionnels de financement, peu nombreux et faiblement efficients en l’espèce, serait ici faible, tout comme le risque spéculatif.

Nouvel esprit du capitalisme ou retour aux sources ?

En définitive, la question la plus essentielle pourrait se situer moins dans les promesses économiques de ce nouveau mode de financement de masse que dans son impact sur les modes de gouvernance du « capitalisme 2.0 ». De l’entreprise familiale au gouvernement des investisseurs, l’évolution du capitalisme et de ses sources de financement paraissaient au début du 21ème siècle avoir relégué au rang des antiquités le célèbre ouvrage « La main visible des managers » de l’économiste américain Alfred Chandler

La désintermédiation du financement des entreprises via internet, mais aussi potentiellement, ne l’oublions pas, en matière d’expression des actionnaires, contribuera-t-elle à un nouvel esprit du capitalisme, et lequel ? Où sonne-t-elle une forme de retour aux sources vers un « managérialisme » ni tout à fait le même, ni tout à fait autre ?

Afnor et Innovation: Un guide normatif du management innovant

L’Afnor publie un guide normatif du management de l’innovation. Non contraignant, ce document trace le parcours idéal à suivre par l’entreprise innovante qui s’en approprie les grandes lignes.

 

digital-assetNormes et innovation ne font généralement pas bon ménage. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre un chef d’entreprise se plaindre des normes européennes qui brideraient sa créativité…

Norme et innovation ne sont pourtant pas antinomiques : Afnor, l’organisme français de normalisation, publie même un guide normatif du management de l’innovation.

Pour les soixante-dix entreprises qui ont participé à la rédaction de ce guide, il n’est pas question de freiner la disruption. Explications avec Isabelle Lambert, chef de projet Afnor, et Béatrice Maurier, responsable innovation de Total Marketing Services, qui ont participé à la rédaction de la norme.

 

Que doit-on retenir de ce guide normatif du management de l’innovation ?

afnor-innovation-barbaut.netIsabelle Lambert : Sous forme de fiche pratique, ce document énonce les étapes à suivre pour qui veut mener un projet innovant. Nous nous adressons à toutes les organisations, qu’il s’agisse d’un organisme de recherche, d’un grand groupe ou d’une PME/PMI. Nous l’avons voulu pragmatique pour les opérationnels.

Béatrice Maurier : En conclusion de nos travaux, nous avons identifié les approches méthodologiques qui favorisent l’innovation mais nous laissons les organisations faire leur propre choix. Les entreprises doivent s’approprier ce guide. Son application est d’ailleurs volontaire. Ce n’est pas une norme contraignante qui in fine freinerait l’innovation.

Justement, associer le mot  « innovation » et le mot  « norme » sonne déjà bizarrement aux oreilles de beaucoup de décideurs…

Béatrice Maurier : On ne veut pas figer un cadre de l’innovation mais donner des points d’alerte. Ce guide, c’est une mise en commun des connaissances de plus de 50 organisations, entreprises et universités, à propos du management de l’innovation.

S’agit-il d’une recette magique ?

Isabelle Lambert : Bien sûr que toutes les entreprises ne sont pas prêtes à se transformer. Mais, une fois que la volonté de tous ses acteurs est acquise, une entreprise qui met en place toutes les démarches de notre guide doit réussir un processus d’innovation. De l’évaluation du projet jusqu’à la mise sur le marché du produit.

 

Extrait du guide normatif du management de l’innovation (Afnor)

 

les tendances dans le digital pour 2014

L’année 2013 tire à sa fin et déjà des interrogations se posent sur ce que nous réserve 2014. Dans le domaine des TIC, le service marketing d’un grand l’équipementier télécom a déjà sa petite idée.

ntic-digital-afrique-technologie.comDepuis 15 ans, il analyse au travers de multiples recherches, les valeurs et comportements de la population, notamment la perception et l’utilisation de produits et services TIC. S’appuyant sur des enquêtes menées chaque année auprès d’un panel de 100 000 personnes résidant dans 40 pays et 15 grandes villes, ce programme de recherche, à l’échelle mondiale a identifié les 10 tendances qui guideront l’industrie des TIC en 2014 :

Les applications vont transformer la société

Avec l’adoption du smartphone un peu partout dans le monde, la façon de communiquer et d’utiliser Internet va changer, entraînant une forte demande d’applications dans tous les secteurs de la société (achats, soins, communication, accès aux services publics, transports, etc.).

L’utilisation du corps comme mot de passe va s’accentuer

Les solutions biométriques vont connaitre leur essor face à la complication des mots de passes de plus en plus longs, comportant des combinaisons de chiffres, de lettres et de symboles et donc de plus en plus difficiles à retenir.

Le corps humain sera au centre de la technologie

Les appareils joueront le rôle de moniteur de vie, surveilleront les constantes physiques. D’un simple clic, des applications adaptées permettront de mieux connaître son corps.

Internet sera accessible partout

La multiplication des points d’accès au haut débit est en cours et aboutira à un environnement toujours connecté. L’internet mobile y jouera un grand rôle.

Les smartphones seront incontournables pour réduire la fracture numérique

L’arrivée des modèles à bas prix enlèvera aux gens le besoin d’acheter du matériel informatique coûteux pour accéder aux services Internet. Il sera le principal outil d’accès au web.

Les avantages de l’Internet occulteront ses risques

Du fait de son importance dans la vie quotidienne, les internautes deviendront plus souples sur des aspects comme la protection de la vie privée. Ils feront de moins en moins attention au type d’informations personnelles qu’ils communiquent.

La vidéo sur commande va exploser.

Les gens regarderont davantage les vidéos qui leur auront été recommandées par des amis. Malgré le large éventail de médias qui s’offrira, faire ses propres choix de programmes deviendra difficile.

Mieux comprendre la consommation de données

De plus en plus de gens voudront avoir une visibilité des données qu’ils consomment, s’assurer  que le montant qui leur est facturé est correct, qu’elles ne dépassent pas leur plafond de données fixé par leur opérateur.

L’omniprésence des capteurs

Les gens voudront que leur environnement soit interactif pour faciliter leurs déplacements.

Lire, mettre en pause, reprendre la lecture ailleurs

Les consommateurs auront tendance à vouloir commencer à lire une vidéo depuis chez eux, la mettre en pause pour continuer à la visionner pendant leur trajet ou à leur lieu de destination, mais chaque fois sur un support différent. Cela laisse présager de nouveaux terminaux.