|
La nuit ne sera qu'une succession de retournements
sur ce sol dur ou nous n'avons pas de matelas...
Avec en plus les chiens, les betes, et la pleine lune... Un enfer pour
cette deuxieme nuit mais plus autentique que les matreaux piqueur de
la ville...
En plein millieu de la nuit un des morçeau de bois qui est posé
sur le raffia de la tente du chef du village
va mystérieusement rouler et tomber sur notre moustiquaire, provoquant
un cri de sursaut de Mireille,
et surtout le réveil et la mise sur le mode "alarme"
du chien de garde du village qui va aboyer
pendant une bonne demi-heure réveillant tout le village, il s'ensuit
donc les discussions que nous
percevons de cases en cases sur ce qui a du se passer, impossible de
dormir...
Heureusement je me fait un pote direct au réveil ! Il aura son
tee shirt ...
On est immédiatement
gaté par un petit déjeuner local...
Mais nous sommes tellement géneureux qu'une fois encore nous
gatons nos piroguiers Max et Oscar avec ce délicieux, ce
merveilleux "truc infame qui pue" .....
 |
Je vous fait un agrandi pour vous montrer en détail, miam
miam !

|
Avec Mireille, nous nous promenons dans le village et une petite fille
nous suit, je lui fait un beau portrait et elle pose admirablement !
C'est trés impressionnant de voir les enfants en Afrique si débrouillards
et éveillés, ils participent activement aux taches
de la famille et aux travaux du village tout en jouant et en s'éveillant,
c'est aussi bien sur du au fait que c'est un mode de survie.
Elle arrive meme a se mettre en arriere plan sous le milles pates !
Nous décidons de repartir, la route est encore trés longue
et le soleil tape déja fort a 6 heures du matin...
 |
Nous repartons
donc et nous ferons des petites pauses afin de donner des vétements
de nous dégourdir les jambes et surtout de nous soulager
les fesses qui deviennent vraiment douloureuses...
Ici encore une petite fille n'ose meme pas me regarder, elle préfere
se mettre les mains devant les yeux tellement je suis térrifiant...
Sa mere a beau lui parler, rien a faire, je suis monstrueux a ses
yeux.
Nous procédons a la distribution des vétements, et
Mireille commence a avoir le coup de main et ça se passe
bien ! |
| Les chiens
sont souvent présent dans les villages, ils ont deux principales
utilités: etre des gardiens et/ou etre mangés ! |
 |
La descente du fleuve se poursuit
et nous avons déja parcouru plus de 50 kilometres sur le GPS
!
Au vu du fait qu'il n'y a pas de pistes et que la Jungle est completement
impénétrable c'est bien la pirogue qu'il fallait
choisir. Par contre on avance trop doucement, nous décidons donc
de s'aretter a la prochaine ville.
Oscar nous dit que nous trouverons des véhicules a Zinga, afin
de remonter ver Mbaiki en direction de Bangui...
Zinga est trés trés petit sur ma carte et invisible au
GPS !
Je doute de trouver un véhicule dans cette "ville"
mais nous verrons bien...
 |
C'est vraiment
dur de tenir par cette chaleur et je me protege mes jambes avec
le "cheche" que j'avais pris et le parasoleil fait le
reste, je suis allongé comme je peux et surtout "bien
collé a droite" a cause de la pirogue tordue... |
Nous croisons quelques
pirogues a rames, ceux ci nous propose un singe a manger, fumé
il n'a déja plus de pates ni de tete...
ça ne nous dis pas de manger ça, une autre fois
peut etre...
|
 |

Tout, absolument tout
est fait avec le fleuve ! |
|
Ca se gate, notre gentil
fleuve Oubangui, se transforme et mini mer en tempete, c'est du
a un orage qui heureusement sera passager.
Mais
ça provoque quand meme un petit stress chez Mimi qui ne
sait pas nager, et hélas les rapides qui suivront ne feront
rien pour la rassurer, je tente de le faire et ça ira ...
Mais je n'étais pas hyper confiant non plus, en fait ce
n'étais que des tourbillons d'eau assez impressionnants
et parfois notre pirogue frottera sur le fond tellement les niveaux
d'eau changent.
|

Au final tout se passera bien et nous arrivons enfin a Zinga, heureux
d'imaginer que notre "torture des fesses" va prendre fin,
mais je suis aussi triste de quitter le fleuve... |
Nous arrivons a Zinga,
ou nous découvrons le bateau d'un des président de Centrafique
échoué et pillé...

Zinga... Ce que je présentais
se confirme, il n'y a rien ici, et le militaire qui nous acceuille
nous le confirme, AUCUN CAMION ni véhicule ici,
il faudrait faire 10 kilometres a pied en brousse pour rejoindre le
croisement de la route qui mene a la prochaine ville.
Il est 17 heures et dans une heure le soleil se couche, je trouve
imprudent de tenter ça et de se retrouver a un carrefour, ou
aucune
voiture ne passera, bref je demande donc a nos priroguiers de nous
enmener plus bas sur le fleuve, a Mougoumba, de la
me confirme le militaire il y a des véhicules qui repartent
en direction de Mbaiki.
Par contre celui ci a pris le passeport de Mireille et le mien afin
de nous faire les formalités de passage, en façe de
l'autre
coté de la rive il y a la RDC et nous pouvons voir un camp
de réfugiés de la guerre terrible qui a régné
dans ce Pays, avec le
fameux Bemba qui a perdu les éléctions contre Kabila,
et les fameuses troupes d'enfants soldats.
Mireille reviens me voir, le militaire demande 4000, 2000 par passeport,
et par coup de tampon...
A moi de me le cogner celui la... Mais le temps presse et il résiste,
ses yeux embués porte les signes du buveur, et
mes négociations piétinent, le soleil tombe, et a mon
grand regret je cede et nous filons...
NOUS DEVONS ABSOLUMENT REJOINDRE MOUGOUMBA AVANT LA TOMBEE DE LA NUIT
!!!

Titi pas content et Mireille
non plus, je m'embrouille avec oscar, et Max me confirme que Oscar
déconne, je lui passe un bon savon, et je lui dit
que le fleuve la Lobaye est bien loin de la ou nous sommes et que
nous navigons depuis deux jours, de plus ce crétin nous propose
qu'on se débrouille
en sac a dos sur la route de Zinga, bref ça chauffe dur, mais
je me calme et le paysage avec le coucher du soleil
remets les esprits au calme !!!
Nous sommes au millieu du
fleuve qui est trés calme a cet endroit, et nous admirons le
ciel se refleter dans l'eau...
Afin de finir de me détendre
je prend une bonne biere bien chaude et en passe une autre a Oscar,
Max ne boit pas d'aclcol, Mireille elle scrute l'horizon toujours
légérement inquiete depuis les rapides !
Nous arrivons enfin a Mougoumba,
une petite ville, pas de bitume et des Militaires qui nous acceuillent,
et notent notre arrivé dés la descente de la pirogue.
Ils nous commandent de nous présenter a la Gendarmerie et a
la Police nous en indiquant la direction... Aie.
Nous souhaitons un bon
retour a nos piroguiers, et les payons les 60 000 CFA convenus, soit
600 anciens Francs.
Nous sommes acceuilli a la Gendarmerie, qui n'a pas vu passer un blanc
depuis trés longtemps, avec un faut sérieux, un militaire
m'invite a le suivre a l'intérieur, et la sort un vieux cahier
d'écolier et commence, a l'aide nos passeport, a noter notre
passage...
Puis il en viens au fait: 5000...
Comment ça 5000, je lui dit que ne payerais rien, que j'ai
payé le Visa pour la Centrafrique et que j'ai demandé
a l'ambassade,
qui m'a confirmé que nous n'avons rien a payer etc etc etc....
Bref ça cause, il défend son racket, je défend
mon portefeuille.
Sauf que dans ma tete, je suis tellement épuisé que
je suis pret a dormir par terre en prison, plutot que de me faire
arnaquer.
je lui indique que je veux bien rester ici jusqu'a ce que l'ambassade
me retrouve !
Un autre militaire qui écoute de dehors vient mettre fin a
ce cirque en nous libérant....
Mireille et moi leurs souhaitons une trés bonne soirée
et allons en direction ... du poste de police....
Ouf, ceux ci ferment et nous font les "formalitarnarque"
en quelques secondes, on en profite pour sympatiser, rigoler
et nous leur demandons ou est le centre ?, réponse: vous y
etes !!!
Voile le centre c'est la photo du haut en fait....
Nous trouvons une auberge et une chambre:
Le prix est convenable,
1000 CFA, soit 10 de nos anciens francs, pas d'eau, pas d'éléctricité,
pas de téléphone,
ni a l'auberge ni en ville... L'aéroport a lui aussi fermé,
comme tout depuis le départ de Bokassa...
L'aubergiste a qui je paye une biere nous commande a une dame un poisson,
nous dinons en regardant le spectacle de la rue
pendant ce temps la les moustiques me massacre les chevilles... Mais
je le saurais le lendemain.
Je demande a notre aubergiste quand il y a des départs pour
bangui ?
Il y en a un par semaine, et c'est demain matin a 6h ...
Ok nous y seront !!!!
Aprés une petite promenade ou nous croiserons nos priroguiers
fétant la paye, Oscar a trop bu...
Dodo, et pour la premiere fois du voyage nous dormons bien ....
|