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Oups,
il est déja 8 heures a ma montre, je réveille Mireille
et on se prend une bonne douche rafraischissante !
On re-vérifie les sacs, on dépose le reste a la réception,
ils hallucinent quand ont leurs dit qu'on pars descendre le fleuve en
pirogue, et on paye l'addition de la nuit et zou... On saute dans le
premier taxi, on stoppe au café prendre un petit déj et
on rejoins l'embarcadere !
Oscar et max sont la ! Ouf , par contre ils sont bizarre et rien n'est
pret ! pas de pirogue et pas de natte que nous avions payé la
veille pour dormir...
On
comprendra lus tard qu'on est encore a l'heure Francaise et qu'il est
7H30...
On remplis un vague cahier auprés des militaires, et j'insiste
pour qu'ils préviennent l'ambassade si on est pas revenu dans
4 jours !
Ils rigolent un peut quand meme, je crois qu'ils ont pas vu un touriste
depuis sacrément longtemps eux, car il me demandent toujours
si je suis journaliste ou espion !!!!!!!
La pirogue arrive enfin, on s'aprete a embarquer mais une grosse averse
nous fait faire demi tour et nous nous abritons sous une paillote pour
boire.. un JUS, j'en profite pour vous expliquer, ici on boit pas d'eau,
ou alors celle du fleuve, on boit ds jus, jus de citron, fanta orange,
ou coca cola ou biere, un jus quoi, c'est comme ça ! un militaire
en profite pour me proposer de nous acompagner, il argue que c'est dangeureux
et me fait flipper pour rien ... je lui dit que c'et NON !

Vingts minutes plus tard,
la pluie a céssé et nous montons a bord de la pirogue
sous les cris des acclamations des gens, ils nous salue nous aplaudissent
et/ou se moquent, deux touristes partent en pirogue c'est pas tous les
jours !!!
On est hyper mal
installé, c'est petit étroit, instable et on a les fesses
sur une simple planche en bois mis en largeur de la pirogue, ça
bouge beaucoup, meme a chaque coup de rame, mais on est bien, c'est
beau et on quitte doucement Bangui la Capitale, et laissons les bruits
des humains et des voitures pour avoir le bruit de l'eau du fleuve et
des animaux de la jungle qui nous entoure, c'est impressionnant, et
nous nous sentons tout petit !
Il faudra etre prudent, car Mireille ne sait pas nager !
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Chacun sa
position !
Nous nous
laissons ainsi descendre le long du fleuve Oubangui, et nous prenons
nos marque, je prends des photos et Mireille filme, je commence
a sympatiser avec Max et Oscar, et je les écoute parler
aux gens des villages qui sont si loin de nous, en fait l'eau
porte la voix et comme tout est calme ils s'entendent trés
bien !
Le Sango, la langue Centrafricaine aurait eu ses bases dans les
peuples qui communiquait en criant d'une berge a l'autre c'et
ainsi qu'elle s'est basé sur l'intonation, un meme mot
peut vouloir dire trois chose selon son intonation, par exemple
KUA, peut vouloir dire "travailler" ou "mort",
j'ai lu un livre sur la langue avant de partir avec Mireille.
Nous sommes obligé de nous plaçer sur la droite
de la piroge car elle est "voilée" (tordue) et
pour l'équillibre c'est "tout le monde a droite"
sinon on penche dangeureusement a gauche...
Meme si le ciel est parfois voilé de nuage le soleil frappe
dur, nous somme a l'équateur.
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La c'est un
village entier dédié au transport de bois
Ici le seul bateau a moteur que nous croiserons:

Nous croiserons de nombreuse
pirogues, et beaucoup de villages mais dés que vous quittez Bangui
vous etes avec les gens du fleuve, ils vivent entierement grace a lui,
ils boivent l'au, se lave avec, peche leur poissons dedans, se lavent
dedans, lavent leurs vetements, transporte TOUT en pirogue, et aussi
en ont peur.
A ce sujet ils croient aux talimbis, ce sont des gens qui vivent sous
l'eau et qui vous aspirent par en dessous et vous tuent, vous coupant
les mains les pieds et vous otant les yeux. Ce sont des cultes et des
legendes mais elles sont a respecter, surtout dans ces pays animistes.
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Les enfants hors de
Bangui ne voient pas de Blancs, et souvent ils jouent prés
du fleuve avec leur mere qui travaille, ce qui fait que lorsque
nous longeons la rive nous arrivons prés des villages en
silence et quand les petits relevent la tete, aux lieux de voir
les habituels centrafricains, ils voient un MOUDJOU !!!!!
HOREUR !!!!!! UN MONSTRE
!!!
C'est dans des cris
et hurlement qu'ils courent au village, provoquant les rires de
nos piroguiers.
Je suis impréssioné de leur faire si peur...
Meme quand leur mere les prennent dans leurs bras en leur parlant,
rien n'y fait, je suis une vision de cauchemar !!! et cela fait
bizare de faire si peur
il y en aura meme un qui, me voyant, tournera les talon en hurlant
"pardon" en Sango...
Cela durera tout le voyage en pirogue et jusqu'au retour a bangui.
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Distribution de vétements
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Nous nous arretons
dans les villages et commençons la distribution de vétements,
c'est mireille qui va gerer ça a 90 % des cas, car moi
je'effraye trop, un Moudjou ça fait vraiment peur, meme
ça horrifie !
Le deuxieme probleme c'est que déballer un sac de vétement
la ou ça n'est pas arriver depuis des année cela
provoque vite le rassemblement, puis l'émeute et pour finir
... la bagare, meme si elle n'aura jamais lieu, mireille devra
régulierement tout plier pour stopper l'atroupement.
Mais nous verrons vraiment
la joie sur leurs visage et surtout des fille prendre un vetements
et vite le remplacer par son haillon, et passer 10 minutes plus
tard devant nous comme si la chemise avait été faite
sur mesure pour elle ! Un revers, une ceinture en ficelle et hop
voila un vetement parfait !!!
Quand on pense a nos essayages, a nos retours a nos retouches....
Et le pire sera quand nous laisserons les tee shirt neuf décathlon,
encore enrolué dans le carton d'emballage, "un vrai
blanc" comme ils disent... Si nous avions su nous en aurions
ramené beaucoup plus...
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La distribution continue mais devient incotrolable, et la je vois
dans le ragard de Mireille un "Au secour Thierry".
J'interviens
afin de cesser cela et surtout que nous n'ayons pas de probleme
avec le chef du village
qui pourrais mal prendre le fait de ne pas controler ce que nous
provoquons...

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Nous repartons donc de ce village et continuons la descente du fleuve...
C'est long et calme mais magnifique, plus on descend et plus la jungle
s'intensifie sur les bords de l'Oubangui,
nous pénétrons la région des fameux pygmés.
On se sent de plus en plus loin de tout, les bruits des oiseaux
sont eux aussi de plus en plus fort, je pense au livre de Conrad, "Aux
coeur des ténebres"
qui inspira Kubrick pour le Film Apocalypse Now, la lente remontée
du Fleuve Congo...
La foret inpénétrable
descend dans le fleuve ou les plantes grimpent elles aussi vers les
arbres,
c'est impressionnant de densité...
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Top de se baigner dans
le fleuve, l'eau est au moins a 28 !
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on fait quand meme une pause baignade !
le mal aux fesses se fait sentir, j'en profite pour faire un point
GPS et la surprise en 5 heures nous n'avons fait que 20 kilometres,
il est donc impossible d'en faire 60 en une journée, je
m'en doutais et ça se confirme, les Piroguiers me disent
que si mais moi je n'y crois pas...
Bref il va nous falloir un village ou s'aretter dormir...

En plus le soleil descend et je prefere que nous trouvions un
village de jour afin que je puisse nous présenter au chef
pour savoir si on peut y dormir...
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Les villages défilent, l'ambiance est vraiment particuliere,
le bruit des rames dans l'eau, et les cris des animaux s'ajoutent
aux gens des villages qui discutent ou des enfants qui crient, l'eau
porte le moindre bruit et meme de loin nous
entendons les gens parler en Sango, la lumiere baisse et la fumée
des feux des village se mele au jour qui tombe.
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Top aussi de se doucher
au seau dans "la" douche du chef du village
J'ai caché ma mimi, non mais ho !!!
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Nous stoppons dans
ce village et je vais voir le chef du village qui est assis sur
une chaise en bois, je dois m'adresser a lui et a son "adjoint"...
je suis pour une fois pas trop speed et je ne les saoule pas de
paroles ! tant mieux car je me rend compte du pitoresque de la
situation: Le chef est ivre mort et n'arrive pas a baragouiner
grand chose, et son adjoint est un colosse "gay"...
Oui, je ne sais pas s'il le sait lui meme ou comment interpreter
la chose mais il est ultra éféminé et en
plus il a un strabisme impressionant, bref Mireille m'observe
discuter, le village est regroupé autour de nous... ambiance
!
Bref, il me dit que nous sommes les bienvenus et nous sommes l'attraction
du village, tout le monde arrive de partout...
Le village est composé d'environ 30 cases plus ou moins
grande et le long du fleuve a environ 10 metres de la berge, il
est en largeur le long du fleuve, derriere c'est la Jungle impénétrable...
ni route, ni sentier ni quoi que ce soit, nous essayerons d'aller
voir, et aprés 10 metres: demi tour !
Nous donnons aussi quelques vétéments et la encore
des heureux !
Leurs vetements sont souvent hors d'usages et recousu maintes
fois...
Ensuite nous sortons nos barres gerblé, qui sera notre
diner, et moi je me prends une biere bien chaude de la pirogue,
j'en donne une a Max et Oscar et une au chef du village qui les
yeux exorbité me remercie "Que vous soyez bénis
des dieux mon fils" rien que ça !
Meme mimi boira de la biere bien chaude on a que ça !
Du coup il nous offre une belle petite casserole de poissons avec
du manioc !!!! J'ouvre le couvercle et hume ce délicieux
parfum .... BBBbbeeeeuuuaaAAAAARRRKKKK
Bien obligé je mange un micro moreceau et bon comme je
suis, je cede tout a nos fideles piroguiers qui dévore
ce délicieux diner !!!!
On a vraiment bien fait de prendre des barres gerblés,
Avec Mireille on a mangé beaucoup de choses mais la IM-PO-SIBLE....
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L'acceuil
est carrément hallucinant !!!!!
C'est la fete !!!!

Voici venu le temps de voir ou dormir, et on a fait la plus grosse erreur
du voyage, on a pas pris de tente, il faut dire qu'a chaque fois qu'on
en prend une on se la transporte des jours durant pour l'utiliser une
fois ou jamais, alors la on a dit "basta" elle reste a Paris....
GROSSE ERREUR : jungle = bébétes !!!!!
Le chef plus saoul que le capitaine Hadock dans Tintin, nous offre sa
cas et sont lit !
Je met ma frontale d'explorateur et avec Mimi on va y poser nos sac,
la case est en terre cuite et le toit en raffia,
Il y a un "lit" ou nous posons nos affaires entre les cafards
gros comme un briquet Bic.
Et la avec la frontale j'observe le toit en rafia quiest a 10 centimetres
de ma tete et HORREUR, c'est tapissé de Mygales, et des corps
vides de celles qui ont mués... JE NE SUPPORTE PAS LES ARAIGNEES
!!!
Direction la sortie et je m'arette a 20 metres de la case, "Mimmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii",
elle arive, je lui demande de prendre les sacs de tout sortir...

je retourne voir le chef et lui explique qu'avec ma peau de Moudjou
(blanc) j'ai trop de coup de soleil et je ne peux pas rester au chaud
dans la case alors on va dormir par terre dehors, on se bricole deux
baton pour tenir la moustiquaire qu'il ne faut jamais oublié
et hop dodo...
La nuit ne sera qu'une succession de retournements sur ce sol dur ou
nous n'avons pas de matelas...
ça plus les chiens, les betes, et la pleine lune... Un enfer
pour cette deuxieme nuit mais plus autentique que les matreaux piqueur
de la ville...
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