C'est Christo qui est de corvée.

Aprés nous avoir déposé a Roissy pour le Congo, puis le Togo et le Benin, ce coup ci c'est la Centrafrique ! Et je suis déja plié dans le coffre pour commencer ces 14 heures de voyage.. La voiture est "commerciale" et bien chargée, dans le coffre entre les catalogues et nos sacs, il y a moi, tandis que Mireille et Christo discutent a l'avant...

On est assez stréssé quand meme, la mere de Mireille qui vit a reims nous dit que c'est hyper dangeureux d'aller la bas, ma mere se demande depuis longtemps pourquoi je ne vais pas en vacance comme tout le monde, et hier soir la soirée théma a terminée de nous achevé avec le sujet "Darfour" et ses bande de cavalier arabes jajawihds qui massacrent tous les noirs et les chrétiens au tchad et au darfour, ils ont attaqué la centrafrique en Novembre 2006 et se sont fait repoussé par les mirage francais aprés avoir massacré plus de 200 Centrafricains et brulé leurs villages... Ambiance ...

Nous sommes chargés, trois sacs de 25 kilos chacuns de vos dons de vétements, et nos deux sacs a dos perso.

 


C'est aprés 5 heures de vol que nous aterissons a Tripoli en Lybie , le genre d'endroit que je déteste, aprés l'escale, direction Douala au Cameroun, au bord de la mer de l'autre coté de l'Afrique, et ensuite re-décollage pour attérir enfin a Bangui capitale de la Centrafrique ou RCA (république Centrafricaine)... Mort de fatigue. On aura fait 15000 kilometres alors que la centrafrique est a 7000 !

A la descente de l'avion c'est la claque des 30 degrés, a 2 heures du mat c'est pas mal quand meme, dans le mini aéroport en bois des années 1930 on se présente aux traditionelles formalités en attendant les fameuses prises de tetes Africaines: PAPIERS, VISAS, PASSEPORT, ARGENT, CARNET DE VACCINATION, BAKSHICH, VALISE, MOTIF DE VOYAGE, BIERE POUR LE POLICIER, DOUANE, CONTROLE, RE BAKCHICH ... Et bien non, tout se passe dans un calme relatif et a part quelques abeilles géantes, rien pour nous gener. Cool !

A la sortie c'est le, aussi traditionel, porteur sourd muet qui s'empare de nos affaire et manque de se casser en deux sur nos sacs de fringues a distribuer, il nous remets dans les mains du meilleur taxi vereux de l'aéroport et nous deleste de nos premier CFA ( les restes de notre voyage du Congo ).

Je lance un: "chef trouve nous un hotel beau, pas cher, avec piscine, en ville, propre, et tout et tout.
Aprés le premier hotel de luxe a ONG ou ça sent bon les euros des "Médecins sans frontieres" nous changons d'endroit.
Nous les croiserons souvent ces ONG, ONU, AIDES quelconques et diverses, des beaux 4X4 Toyota, avec des décos superbes et toujours nickels, toujours vides aussi et jamais ailleurs qu'aux parkings des plus beaux restaurants de Bangui, jamais en brousse, jamais sur une piste, mais toujours avec les meme gentils blancs affalés aux meilleures tables climatisés, avec le meilleur diner, la bouteille de vin, et la pupulenge (femme de joie en Sango)...J'espere qu'une bonne partie arrive quand meme aux population, car elle en ont si besoin...

Bref nous voila a arrivé a un endroit ou ils ne sont pas, l'hotel Chez Levy's, le roi du business en centrafrique.
Aprés visites des chambres on pose nos sacs, OUF.
Douche et dodo direct, mais deux heure aprés il est 5 heures Bangui s'éveille et notre chambre donne sur la future extension de l'hotel, marteaux piqueurs et disqueuses nous torturent déja... Je chope mes boules quiés et tente de dormir jusqu'a midi, il fait trop chaud, on file en ville...nos tetes vont exploser...

Les chambres sont soit au "passe temps", soit normale !


Les taxis ici c'est soit normal, et la c'est environ 1,50 euros la course, soit "collectif et la c'est 0,15 euros, mais les gens montent a trois a l'avant et a Quatre minimum a l'arriere. Quand qux voiture ce sont des nissan hors course dont les cardans et rotules craquent a chaque coup de volant, les vitres sont bloqués a moitié ouverte et 90% des accessoire sont HS, mais ça roule !

On file a la banque changer mais la c'est le jour de la paye, et la paye en Centrafrique c'est 1/10eme de votre salaire tout les 6 mois, ça fait aussi tout ces gens d'un coup dans une des 3 banques de la ville, la seule ou on peut changer des euros en CFA !!!!
Bref le métro en heure de pointe, mais avec le sourire, ça c'est une mission pour Mireille, moi je sors de la et je file ou je veux aller depuis le début: VOIR LE FLEUVE !
je l'avait vu sur ma carte Michelin de l'afrique il y a longtemps, on s'y étais baigné 1500 kilometres plus bas au Congo en 2006, et je l'avais détaillé sur google Earth , il fait jusqua 12 kilometres de large en Centrafrique et 44 de large au Congo ! les iles font parfois 12 kilometres de long et le nord n'est pas praticable a cause des rapides... mais la, je le vois enfin, et j'arive au point de départ des piroguiers !
Je dis bonjour aux militaires, et je regarde les pirogues fines et longues en bois, faire l'aller retour entre la RDC et la Centrafrique, le fleuve c'est la frontiere. Et en RDC ça chauffe régulierement. Les militaires sont la pour raketer les gens et ça fait leur salaires, ils m'empeche de "filmer" prendre des photos mais j'y arrive quand meme.

Je retourne dans le centre, qui est a 300 metres et je me mets en terasse pour prendre un café et un pain au chocolat. Bon, l'ambiance est bonne, tout le monde sourit a peut prés et l'animation est relative, mireille me rejoins et on commence a se mettre en "prépa" ( ça j'adore ) : j'ai le GPS de Guigui ( mon copain de creil et pro du toy ( www. serie4.fr ) j'ai les cartes russes au 1 000 000 eme que j'ai chopé sur le net, des barres de céréales et des barres d'ovomaltine, un aspivenin, et mon mobile et des euros ! ça devrait le faire ! On confirme la plan A: on descend l'Oubangui de Bangui, et on prend la Lobaye qui remonte vers l'ouest ou vivent les pygmés, on dormira ou on peut dans des villages au bord du fleuve, ça devrait pas poser de probleme, mireille est OK !



En ville et ailleurs circulent beaucoup de fameux Pick-up Toyota lourdement armés, interdit de les prendre en photos, alors vite fait par derriere...


On retourne au bord du fleuve et on commence a demander aux piroguiers, deux se détachent du lot, Oscar le Centrafricain et Max le Congolais de RDC, on montre la carte et négocie le voyage jusqu'a la riviere la Lobaye dont l'embouchure est sur le fleuve Oubangui a 80 kilometres au sud de bangui, ça fait déja un paquet de coup de pagaie a donner vu que les pirogues a moteur a Bangui sont réservés aux "ministres".
On boucle l'heure du départ a 8H30 le ledemain !



Les militaires surveillent, et les piroguiers font la liaison avec la RDC en façe, a la rame et bien chargé de diverses marchandises...

On trouve un restaurant en ville le "marmiton" et nous mangeons une omelette et des brochettes avec une biere bien fraiche, on regarde les gens et j'aprends le Sango que Mireille comprend mais parle moins bien: Mi bara man = je te salue, Zuvuko = le noir etc etc etc...

Ensuite retour a l'hotel, on change de chambre et on commence a checker les afaire, on a acheté deux parasoleil (parapluie en france) car sinon on va cramer sous le soleil.



Le souk dans la chambre ! Il ne faut rien avoir a chercher plus tard et on laissera un des deux sacs a dos a l'Hotel, on optimise le poid avec les vetements a donner et le reste on le laisse a la réception. Ils sont content ça veux dire qu'on reviendra comme client !


 

La soirée !

Nous repartons en ville, et passons sur les hauteur voir la vue, devant nous se dessine le fleuve Oubangui Chari (ancien nom du pays) que nous allons descendre demain et c'est notre chemin qui se dessine au loin... C'est magnique, on est trés trés heureux et assez anxieux aussi quand meme !
La ville est quasiment invisible sous les arbres, a gauche la RDC et a droite la Centrafrique ! Au milieu les bancs de sables..

 


Nous changeons de quartier pour aller au Kika 1, on s'arette acheter des beignets et je prend en photos les "tisseuses de cheveux,


Les tisseuses de cheuveux !

Un bar au quartier Sika 1



A bangui le soir c'est le "déléstage" pas d'éléctricité, puis ça démarre a une certaine heure, tous regrettent l'époque de Bokassa, ou il y avait des aéroports des écoles du travail un peut de tourisme et un ordre, maintenant hors de la capitale pas d'éléctricité, pas d'eau pas de téléphone pas de réseau, c'est téléphone satellite ou rien, alors avec 40 euros de salaire mensuel payé une fois pas an ça limite les conversations téléphonique...


Ensuite on boit un coup et nous nous retrouvons vite a 6 a la terrasse d'un bar, ici comme qusiment partout en Afrique les bieres font 50cl et deux bieres ça fait... 1 litre, bref ça va vite et vaec la fatigue et la chaleur.... boum boum....on boit une Mocaf, la biere locale.



Ici bien sur les enfants travaillent, non forçés mais fier d'aider leur famille et de gagner quelque chose, il y a aussi beaucoup de porteur d'oeufs, et de toutes sorte de choses...


On sympatise avec les gens et ils nous donnent des informations mais peut conaissent les endroits ou nous allons c'est loin et ils n'y sont jamais allé !

bref, retour a l'hotel et dodo !